Les blogs
du village
grainedesucre

grainedesucre

S'inscrire à la newsletter du village

Statistiques
Nombre de visites : 2 425 744
Nombre de commentaires : 17 803
Nombre d'articles : 1 544
Dernière màj le 13/11/2018
Blog créé le 24/09/2011

S'inscrire à la newsletter du blog

S'inscrire au fil RSS

drôle d'usine...

 13/11/2018
Comme toutes les cheminées, elle se voit de loin... On la remarque quand on passe en train, en voiture, à pied....
Aujourd'hui, nous avons l'occasion d'approcher ce bâtiment...


Tout d'abord un peu d'histoire dunkerquoise : 

"Au tournant des XIXe et XXe siècles, Dunkerque devient sous l’impulsion de quelques entrepreneurs avisés l’un des plus importants centres de production de toile de jute en France. Retour sur une épopée qui dura près d’un siècle.

Un navire de contrebande qui parvient à déjouer la vigilance des autorités britanniques pour importer illégalement en France les pièces détachées d’un métier à filer le lin: l’histoire de l’industrie textile dunkerquoise commence comme un véritable roman d’aventure. Mais aussi anecdotique soit-elle, cette opération va sceller le destin de milliers de familles ouvrières et contribuer à l’essor industriel de toute l’agglomération. Car sitôt débarqué, le matériel est acheminé à Coudekerque-Branche où David Dickson, un filateur d’origine écossaise, et son associé Célestin Malo, le frère cadet de Gaspard Malo, célèbre homme d’affaires, viennent de fonder la toute première filature de lin du continent. La première filature de jute française"...



"Ouverte en 1836, cette petite manufacture est l’une des plus modernes du secteur. Elle dispose de métiers à filer mus par des machines à vapeur et d’un atelier de tissage mécanique de toiles à voiles. Les commandes abondent. Le succès est tel que nos deux entrepreneurs décident de tenter une nouvelle expérience en créant la première filature de jute française. Une idée de génie puisque cette fibre végétale (d’origine tropicale), moins chère que le lin et le coton, répond parfaitement aux besoins des petites fabriques de toiles, de bâches et autres cordages de marine. C’est le début d’une belle et grande épopée. Premier employeur du secteur, la société Malo-Dickson devient très rapidement l’une des plus grandes entreprises du nord de la France. À son apogée au milieu des années 1860, elle emploie plus de 1200 personnes."...


Sans doute cette grande cheminée servait-elle pour faire fondre le goudron qui enduisait les toiles ???

"Une colonie d’Écossais

Pour former et encadrer cette main-d’œuvre, David Dickson fait appel à des ingénieurs et à des ouvriers hautement qualifiés qu’il recrute dans son pays natal, l’Écosse. Souvent accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, voire même de leurs frères et sœurs, ces travailleurs étrangers fondent bientôt de véritables dynasties. Et suivant l’exemple de leur employeur, ils s’associent à quelques riches entrepreneurs français pour créer leur propre filature de lin ou de jute. C’est le cas de Joseph Grandy qui, après vingt et un ans de bons et loyaux services, fonde avec deux associés la filature « La Dunkerquoise » rue de l’Industrie à Dunkerque. Rachetée par les frères Kyd (1870) puis par les frères Walker, cette filature de lin, de chanvre et de jute compta jusqu’à 700 ouvriers."...



La guerre et la concurrence auront raison de ces entreprises...

"La vieille manufacture de Coudekerque-Branche est fermée au milieu des années 1970, peu de temps après celles de Rigot-Stalars au Jeu de Mail (1972) et de Weill à Petite-Synthe (1973). De cette puissante industrie ne subsiste aujourd’hui qu’un seul établissement, celui de la Société Dunkerquoise. Dirigée depuis 1884 par la famille Woussen, cette ancienne entreprise de location de sacs de jute est parvenue à traverser toutes les crises en se spécialisant dans la confection de toiles à bâches, de banderoles publicitaires et autres stores en matières synthétiques. Des innovations qui lui ont permis de s’imposer sur un marché désormais très concurrentiel. ◆ Sources Archives municipales et Musée portuaire. Odette Bonte, « Coudekerque-Branche"

Pour retrouver l'ensemble de cette histoire cliquez ici ! 

Aujourd'hui, avec un jardin d'eau, ce bâtiment a été restauré et réhabilité en lieu de vie  (crèche pour les habitants du quartier et pour les travailleurs du work and Co, bar à café bio) et de travail (espaces collaboratifs d'entreprises)...




Irène.. .et IRenE...

 28/10/2018
Sans doute référence à Irène Joliot-Curie, une association de lettres IRenE est le nouveau nom de ce laboratoire de l'Université du Littoral.

"IRenE (Innovation Recherche en Environnement) est une plateforme d’Innovation technologique régionale développée autour des compétences, des équipements et des savoir-faire acquis dans le cadre du GIS IRENI. Elle vient en soutien de la recherche et au service des entreprises, elle offre une expertise en Environnement que ce soit dans le domaine de l’atmosphère, de l’eau, des sols ou de l’interaction avec le vivant selon les axes suivants :

• Métrologie et capteur physico-chimiques
• Télédétection (pollution de l’air, atmosphère)
• Production et stockage d’énergie (éolien, méthanisation…)
• Remédiation, chimie verte, développement durable
• Toxicologie et écotoxicologie
• Modélisation atmosphérique

IRenE s’appuie sur des laboratoires délocalisés ainsi que sur le nouveau laboratoire central situé à Dunkerque, financé par la région Hauts-de-France, l’Etat, l’Europe, le département du Nord et la Communauté Urbaine de Dunkerque." (source du Net)




visite dans une superette et ... découverte de la confiture au gingembre... tout à fait "english" !
Nous avons goûté ce matin... c'est bon, avec un goût poivré à la fin, comme le gingembre frais. Je pense que ça doit bien s'allier avec une terrine ou des toasts aussi...



un autre support pour la peinture... cette fois, c'est sur porcelaine... Ici sur un plateau


là sur une assiette...


une esquisse...


façon gravure... de belles découvertes et une bonne idée des commerçants qui n'ont pas limité l'exposition à un week end...



le week end dernier, il y avait dans les vitrines des magasins l'exposition d'artistes "les peintres dans la ville"...

Chez le fleuriste, nous avons apprécié les peintures sur bois qui reflètent la vie d'ici et les monuments que nous connaissons bien...


le pêcheur de crevettes...


le phare de Dunkerque...


celui de Gravelines;..


pêche à chalut poussé...


et la plage... une belle ambiance...



L'école maternelle du centre ville de Dunkerque a fermé ses portes puis a été démollie afin de permettre la construction d'un nouveau quartier et d'une voie débouchant directement au centre...


Cependant, les travaux ont permis de découvrir d'anciennes constructions et les archéologues de l'INRAP ont ouvert à une visite guidée ce chantier qui retrace l'histoire de la ville...


La partie où se trouve la rotonde de la petite école, qui elle ne sera pas détruite, laissera place à un parking, il n'est donc pas prévu de fouilles à cet endroit...


Après un déroulé historique de la ville, de la naissance à nos jours, nous nous rendons sur le terrain...


Les murs descendent jusqu'à 3 mètres sous le niveau actuel...

la ville actuelle est donc posée sur son passé...


au fond, du sable bien sûr, puisque la ville a été gagnée sur la mer par l'assèchement des marais avoisinants..


Tout est cadré, millimétré, repéré...  les travaux d'archéologies permettront de conserver la trace de ce qui fût...

Ces "logettes" d'une pièce datent du faubourg du XVIIe siècle... époque où la population était essentiellement constituée de pêcheurs et de maraîchers...


Une seule pièce pour toute la famille !!!


avec comme seul confort, une cheminée accolée à celle du voisin...


La ruelle était pavée et il y avait un morceau de trottoir...




Le bourg devînt ville et Dunkerque un port à défendre des ennemis, il y eût donc des fortifications renforcées par Vauban. Les habitants ont dû céder la place à la construction de l'arsenal de marine... 
Cette opération s'est faite progressivement ce qui explique que l'on ne trouve pratiquement pas de vaisselle et autres objets de vie...


le canal et l'écluse ont été bouchés et l'arsenal fût construit... mais la ville présentait un "danger" pour l'Angleterre et l'arsenal dût se transformer en bâtiments qui géraient l'ensemble de l'arsenal militaire...



Du port, on accèdait à l'arsenal par cette porte monumentale... la porte de Berry ou porte de la marine...

les longs bâtiments s'étendaient jusqu'au centre ville.


On remarque bien ici que la ville était orientée différemment...


Voici les fondations du bâtiment principal où était logés l'intendant et le contrôleur de marine...


tout ceci fût détruit pendant les guerres suivantes ...


Un reste de cave en voûte... le travail des archéologues n'est pas fini, il leur reste encore un mois d'exploitation du site...


Ensuite, les promoteurs reprendront possession du terrain pour de nouvelles constructions...


Si l'histoire de l'arsenal et l'histoire de la ville vous intéressent, je ne peux que vous recommander ce lien ici ! qui vous récapitulera ces époques successives... 

Un morceau d'histoire qui revient à la surface et qui témoigne des temps anciens...




On parle souvent des églises, quelquefois des mairies, aujourd'hui je vous présente notre Palais de Justice...

"Le palais de justice s'élève à partir de 1858 à l'emplacement de l'ancien quai au bois, comblé de 1819 à 1821 et devenu marché aux pommes. L'architecte du département, François-Napoléon Develle, fournit les plans en 1855 et plusieurs projets de façade en 1856, 1857 et 1859. Adjudication en 1858 à l'entrepreneur Isidore Deforge, sculpture par Huidiez, de Lille. De graves problèmes de fondations retardent les travaux. L'inauguration a lieu en 1864. "


"Le bâtiment abrite alors le tribunal civil, le tribunal de commerce, la justice de paix. La partie supérieure de l'aile sud-est démolie en 1940 et reconstruite en 1950. Actuellement siègent les tribunaux de commerce, d'instance et de grande instance. (Actuacity)"


Le bâtiment vient d'être restauré... 

 "Ce n’est qu’à partir de la Révolution que le terme tribunal va se généraliser. Il est employé une trentaine de fois dans les textes de l’Assemblée Constituante et sera choisi pour désigner le Tribunal de cassation mis en place en 1790 (l’ancêtre de la Cour de cassation) puis le Tribunal révolutionnaire (chambre criminelle éphémère créée en 1792). Les hommes de la Révolution vouent en effet une grande admiration à la République romaine et au personnage du tribun de la plèbe, défenseur des droits et des intérêtes du peuple."



"Puis le XIXe et le Xxe siècle rapprochent cette notion de celle de bâtiment architectural. Le décorum de la Justice souvent inspiré des temples grecs, avec colonnes, symboles de Thémis et balances ornementales, prend toute sa dimension monumentale dans ces véritables palais de justice. On y met en scène la Justice, on y organise le rituel bien huilé des procès où la parole est distribuée à chacun, à tour de rôle, en fonction de sa place au sein du tribunal devenu le lieu suprême où le droit est rendu (site du Ministère de la Justice)



jeu de mots n° 20

 16/09/2018
et en plus c'est en face du tribunal  lol !



Nouvelle édition de cette manifestation au profit des sauveteurs en mers...
Cette année le petit déjeuner était offert par l'association carnavalesque "les corsaires"... de belles actions tout ça ...


Nous retrouvons les participants habituels...


repérables à leurs casques originaux...


L'équipe des bénévoles de la SNSM était là pour les accueillir...


ça n'en finissait plus d'arriver...


Puis les "capitaines de route" vinrent se placer devant...


Le président avait donné les consignes " pas d'alcool... attention sur les routes... vous êtes responsables des autres... "...


Les motards vont partir pour la journée dans un long périple jusqu'à la Côte d'Opale, les caps... Ils partageront le repas dans une ambiance chaleureuse...


Pour le moment, disciplinés, ils attendent le signal de départ... en faisant "chauffer les bécanes"...


ça fait un bruit assourdissant...


ça y est ! ils s'en vont... de longues files... par groupes... pas assez de temps ni d'yeux pour tout voir ...


A la fin, ce sont les "grosses motos"... (qui doivent sûrement avoir un autre nom que celui-là !)...


les "3 roues"...


tous les styles...


toutes les couleurs...


et voilà... le calme revient... la place est vide... 
D'après le journal, RECORD BATTU ! ils étaient 1200 à faire ce beau geste  !...



Après la visite du musée de la poupée et du jouet ancien (ici)
la visite de la distellerie de Wambrechies (ici)
nous nous sommes dirigés vers le parc de la Deûle à Houplin-Ancoisne à dix kilomètres au sud de Lille... pour visiter  le Jardin Mosaïc de la Culture...


"Au coeur du Parc de la Deûle, lauréat du Prix National du Paysage en 2006 et du Prix du Paysage du Conseil de l'Europe en 2009, se niche un jardin extraordinaire... Un jardin en forme d'invitation à rêver, et à s'ouvrir sur le monde. (Source : les espaces naturels de la Métropole Européenne de Lille)"


"MOSAÏC, dix jardins contemporains vous emmènent à la découverte de la diversité des habitants de la métropole lilloise. Fruit du talent des paysagistes Jacques SimonYves Hubert et Jean-Noël Capart, c'est un petit monde au sein duquel curiosités botaniques, oeuvres d'art et animaux domestiques rares cohabitent dans une parfaite harmonie. 

Régulièrement, MOSAÏC propose des concerts, des contes, de la danse, des ateliers d'initiation aux arts, des visites décalées etc. "



Etonnement en arrivant ... des nains ... partout des nains...  mais pourquoi ?
En 2004, Lille était capitale régionale de la culture et de nombreux défis avaient été lancés : la plus grande frite, la plus grande écharpe... et pour Mosaïc, le plus grand nombre de nains de jardin...

"Le record du monde du plus grand rassemblement de nains de jardin (2007)

En juillet 2007, le jardin Mosaïc, dans la métropole lilloise, avait lancé le défi de constituer le plus grand rassemblement de nains de jardin : plus de 800 gnomes avaient finalement répondu à l'appel. Mais ce record nordiste a été littéralement pulvérisé en 2011 par l'Anglaise Ann Atkins dont la propriété héberge une collection impressionnante de 2042 spécimens."



Cette année, lors de notre visite, il y en a plus de 2200 !!!! de tous les horizons, de toutes les formes et de toutes les couleurs !!!  une "Nainvasion" !!!


Certains sont personnifiés, comme ceux-ci...

au fil de la visite, nous aurons l'occasion d'en rencontrer bien d'autres...


"23 hectares Raconte les migrations des populations venues s’installer dans la région lilloise dans 10 jardins contemporains – des bois – un étang – de grandes plaines enherbées – œuvres d’art – animaux domestiques et curiosités botaniques"

Nous sommes ici en Afrique avec les constructions pour protéger de la chaleur et du vent, les rigoles qui amènent l'eau aux plantes...


Nous passons ainsi de pays en pays, de coutumes en coutumes, de manières de vivre en manières de vivre...

Les pays de Transylvanie, ont de jolis costumes ...


leur jardins sont limités par de petites barrières en osier. Les rubans que vous voyez flotter sont là pour faire un voeu... à l'origine pour de bonnes récoltes bien sûr mais aujourd'hui dans ce parc, ce sont les touristes qui attachent le ruban et formulent un voeu... ce que nous avons fait bien volontiers ! ...


de magnifiques oies blanches aux plumes frisées nous ont accueillis...

"L'oie du Danube, parfois appelée oie de Sébastopol, ou oie d'Astrakhan, est une race d'oie domestique descendant de l'oie cendrée. Elle a été exposée en Angleterre en 1860 sous le nom d'oie de Sébastopol, car c'est par ce port de la mer Noire que les soldats de la guerre de Crimée l'expédièrent en Europe de l'Ouest. Ensuite c'est le nom d'oie du Danube qui a prévalu, notamment à partir de son exposition en Irlande en 1863. Aujourd'hui, elle est élevée pour ses qualités ornementales.

L'oie du Danube est une oie généralement blanche de moyenne taille, reconnaissable par ses longues plumes frisées. Celles du cou sont douces et parfois grisâtres. Il existe des variétés plus récentes entièrement grises, ou fauve, ou à selle brune. Les plumes de la poitrine sont bouclées ou douces. Le jars pèse 6 à 7 kg, alors que l'oie pèse 5 à 6 kg. Les palmes et le bec sont orange, et les yeux, bleus. En moyenne, les femelles pondent de 25 à 35 œufs par an. L'oie du Danube ne vole pas bien, à cause du caractère frisé de ses plumes et de ses difficultés à prendre son envol."

Il paraît que ce sont les oies qui détachent les rubans la nuit... si le vôtre est choisi, votre voeu sera exaucé !!!



Nous partons cette fois pour la Grèce... la couleur bleue si caractéristique... les petites maisons blanchies à la chaux pour protéger de la chaleur...



les acanthes (en mauve à gauche) aux feuilles si particulières sont fleuries...


la végétation est luxuriante...


et nous serions bien restés sous cette jolie tonnelle !...


nous voici en Turquie, une petite pause sur ces poufs bien sympathiques pour écouter l'eau de la fontaine ?....


Notre voyage n'est pas fini... allons vers l'asie...


et ces rigoles en bambou très ingénieusement disposées pour l'écoulement de l'eau en étages...


le gong résonne bien souvent, c'est tellement tentant de le faire tinter !!!...


Ce qui n'effraie plus du tout Monsieur Coq et Madame la poule, dont les plumes n'ont rien à envier à son cher et tendre !...


C'est sur cette photo de passiflore que se termine ce premier volet... 
le second nous emmènera au pays des nains...



Notre gentille hôtesse nous a conté l'histoire des nains de jardin :

"Les nains de jardin apparaissent à la Renaissance : ils proviennent de l'image légendaire de pygmées travaillant dans les mines de métaux précieux de Cappadoce au xve siècle et auxquels les exploitants des mines inventent des statuettes en bois à leur effigie (bonnets rouges emplis de paille pour les protéger des éboulis, vêtements de couleur vive pour être repérables sous terre) jouant le rôle de gardiens protecteurs contre les forces maléfiques du monde souterrain."


Les plus anciens nains de jardin, conçus par Johann Bernhard Fischer von Erlach entre 1690 et 1695, sont des statuettes en marbre conservées au château Mirabell à Salzbourg.


"La production industrielle de nains de jardin en céramique est apparue en Allemagne (notamment à Gräfenroda en Thuringe) et en Suisse au xviiie siècle, puis s'est développée en Rhénanie, Alsace, Autriche, au Royaume-Uni en 1847 par Sir Charles Isham, lorsque celui-ci rapporte 21 personnages en terre cuite d'un voyage en Allemagne, et les dispose pour orner le jardin de sa maison dans le Northamptonshire. (Wikipédia)"


Nous les avons retrouvés au fil de la viste... comme ici, drôles de nains tout noirs !!! près de l'énorme araignée de paille...


Mais nous avons appris autre chose... c'est que nos joyeux nains ont beaucoup, beaucoup voyagé eux aussi !

et pour que leurs voyages soient utiles à tout le monde, ils ont décidé de reproduire avec des matériaux naturels, les monuments remarquables des pays dans lesquels ils sont allés !!!...  

La Pagode Tran Quoc...


chaque monument a droit au résumé très humoristique de Monsieur LENAIN...


Bien sûr, vous aurez reconnu l'Atomium ...


et la Tour de Pise ...


La basilique de la Sagrada Familia de Gaudi en Espagne...


et Tower Bridge de Londres...


merci à nos gentils compagnons pour ces beaux voyages !!!...


Il est temps de nous en retourner, la tête pleine de voyages, de contes et légendes...



Situé dans une très grande jardinerie le restaurant les Compagnons des saisons nous attendait pour le déjeuner...

L'aumonière de chèvre au miel, pommes et graines de courge torréfiées nous a mis en appétit...




suivi d'une escalope de volaille, sauce champignons, un morceau de gratin dauphinois et en accompagnement une poélée de petits légumes croquants...


le repas s'est terminé par un café gourmand bien sympathique, dans une fraîche ambiance de verdure...

Notre visite se poursuivra par la visite du jardin Mosaïc au coeur du Parc de la Deûle... à bientôt !



"Différentes sources attribuent l'invention du genièvre à Franciscus de le Boë, médecin, anatomiste de l'Université de Leyde (aujourd'hui aux Pays-Bas). Vers 1650, il aurait été le premier à distiller de l'alcool en présence de baies de genévrier pour en faire une potion médicinale qu'il a baptisée "genièvre". Dans un premier temps, le genièvre n'était en effet pas destiné à être un alcool de bouche mais un remède en référence aux différentes propriétés médicinales des baies de Juniperus communis. Ce ne sont pas ces propriétés médicinales qui le feront passer à la postérité, mais ses propriétés gustatives : la baie de genièvre permet d'aromatiser l'eau-de-vie de grain et de lui donner un bon goût."


"Occupé depuis 1517, le site était au départ un simple moulin à eau, aux multiples fonctions (moulin à blé, moulin à drap, scierie de bois du Brésil…). En 1789, Guillaume Claeyssens arrive à Wambrechies et fonde une huilerie sur le site. Dans des bâtiments des xviiie – xixe siècles, classés monuments historiques, la distillerie Claeyssens commence en 1817 à fabriquer, selon une méthode ancestrale, un alcool de grains (seigle et orge maltée) de qualité et réputé qui a pris le nom de la commune. C'est aussi l'une des rares distilleries de genièvre d'Europe. La distillerie est toujours en activité. Parmi les bâtiments de la distillerie, mais situé à l'écart, une malterie est également inscrite aux monuments historiques." (Wikipédia)


"C'est en 1817 que Joseph Claeyssens créé la Distillerie à Wambrechies.
Arrivé de Belgique en 1789 pour fuir la révolution Brabançonne, la famille Claeyssens achète le moulin à eau de Wambrechies, utilisé dans un premier temps comme moulin à huile puis transformé en distillerie de genièvre, beaucoup plus rentable à l'époque.

L'implantation de la distillerie de Wambrechies présente de nombreux avantages :
. Le canal de la Deûle pour amener par péniches les céréales
. le moulin à eau pour moudre le grin
. la nappe phréatique qui fournit une eau pure, en grande quantité, à faible coût." (site de la distillerie)


"À l'instar du gin, du whisky et de certaines vodkas, le genièvre de grains est une eau-de-vie de grains. Selon les distilleries, il peut être fabriqué à partir de différentes céréales, seules ou en mélange, comme l'orge, le seigle, le blé, l'avoine... Les baies de genévrier ne sont utilisées qu'en fin de fabrication au cours de la dernière distillation pour aromatiser le genièvre et lui donner son nom."



"En 1999, la Distillerie est entièrement classées « Monument Historique » puis labellisée « Qualité Tourisme », afin de développer l’activitié touristique." (site de la Distillerie)

Il ne reste que deux distilleries en France à Houlle (vous pouvez retrouver l'article sur la distillerie de Houlle ici !) et à Wambrechies.



Ce sont ces mêmes machines qui fonctionnent encore actuellement !!!...


"Une fois mélangées en proportion, les céréales sont moulues pour en faire de la farine et libérer l'amidon du grain."




La farine sera acheminée vers l'étape suivante pour le brassage...


la période de production s'étend d'octobre à Mars. Les machines nécessitent un entretien et un nettoyage avant et après la distillisation (environ un mois avant, un mois après)...


"Cette farine est ensuite mélangée à de l'eau chaude dans laquelle les enzymes naturelles du malt d'orge (principalement l'amylase) vont dégrader l'amidon en sucres : c'est le brassage, ou phase de saccharification, qui va durer plusieurs heures. À la fin de cette opération, on obtient un jus sucré appelé moût. Ce moût est alors ensemencé avec des levures (de type saccharomyces cerevisiae) qui vont pouvoir fermenter les sucres. On parle de fermentation alcoolique durant laquelle les sucres sont transformés en alcool par les levures."



lors de l'ajout d'eau pure, il faut longuement brasser le moût pour éviter les dépôts et empêcher que les tuyauteries ne se bouchent. Il faut une force certaine. L'outil utilisé est cet impressionnant râteau ! Le brasseur de moût est surnommé "le gondolier" on comprend facilement pourquoi !!


"La dernière étape de la fabrication du genièvre est la distillation, qui se fait en deux ou trois passages en alambic selon les distilleries et permet non seulement de séparer le moût de l'alcool, mais également de concentrer ce dernier. Puis enfin, c'est au cours de la dernière distillation que l'on ajoute des baies de genévrier qui infusent dans l'alambic et parfument ce que l'on peut désormais appeler le genièvre."



par évaporation dans ces grandes colonnes, la vapeur s'échappera dans les tuyaux supérieurs et en se condensant deviendra liquide... La première distillation se fait en colonnes, la seconde se fera en alambic...

"En colonne la « pâte à crêpres » est séparée d’un côté l’alcool 35/40 °, d’un côté la partie solide"

"
Les éleveurs utilisent les « drêches », les résidus solides des distallations, pour nourrir leur bétail."

Les drêches ne sont pas alcoolisées puisque l'alcool s'est évaporé...


"Les baies de genevrier n'interviennent qu'en deuxième distillation".

Au niveau de l’alambic les baies de genevrier trempent dans l’alcool. Elles donneront le goût et la couleur au produit final...


"Le goût final du genièvre variera selon les grains utilisés, leurs proportions, le mode de fabrication, la qualité et la quantité de baies de genévrier, mais également par son éventuelle maturation en fûts de chêne. Dans ce cas, les arômes vont évoluer en fonction de la durée de vieillissement, de la taille du tonneau, de son âge, voire des alcools qu'il aurait pu contenir auparavant. (Wikipédia)"


C'est dans l'alambic que l'alcool atteindra les fameux 49° !...


"En 1998, la Distillerie Claeyssens est rachetée par la famille Depasse, propriétaire des Grandes Distilleries de Charleroi.". C'est à Charleroi que se fera la mise en bouteilles...

En 2017, la Distillerie a fêté son bicentenaire...


Outre le genièvre de Wambrechies la marque s'est diversifiée et propose en autres :
un excellent whisky single malt, de la bière au genièvre de Wambrechies, de la Chuche mourette au cassis ou à la violette, du gin, de la vodka  et des cocktails aromatisés : pommes, spéculoos, vanille... de quoi satisfaire bien des goûts !...


si un reportage sur la fabrication du genièvre vous intéresse, voici le lien pour le retrouver 

https://www.wambrechies.fr/decouvrir-wambrechies/la-distillerie-claeyssens

voilà, la visite est terminée ... partons déjeuner...




Une journée à Wambrechies, à 7 kms de Lille... Nous partons pour une journée découverte ...
Une charmante ville, propre et accueillante en bordure de la Deûle...


Nous remarquons son hôtel de ville, construit en 1868, de style néoflamand du second Empire, constitué de briques de couleurs et qui se distingue par son beffroi de 27 m de haut...


et son église, Saint Vaast, construite en 1859 d'après les plans de l'architecte Charles Leroy (il construira plus tard Notre-Dame-de-la-Treille à Lille).
L'église ne fut consacrée qu'en 1932


Wambrechies est en bordure de Deûle et ici, en plus du traffic des péniches, des bâteaux de plaisance, il existe des mini-croisières et surtout de jolies guinguettes bien sympathiques !...


Entre l'église et le fleuve, le château de Robersart...datant du Xème siècle, il s'effondra et fut rebâti grâce au seigneur Joseph de Broide. 
De style renaissance, en forme de "U", il finit par être à l'abandon et légué à la ville en 1926.
Les travaux de restauration commencent en 1983... Il fut agrandi sur l'aile gauche en 1988 et 1999... les travaux extérieurs sont en cours... 
Depuis 1998,  300 m² sont réservés au musée de la poupée et du jouet ancien...


L'entrée donne le ton des petites merveilles qui se trouvent dans ce musée...


Nous sommes accueillis par le Président de l'association, intarissable sur les histoires de ses nombreux pensionnaires et l'amour qu'il porte aux jouets anciens...


le bois est patiné...


ces jouets ont eu une vie bien remplie...


Une cinquantaine de vitrines nous retrace l'histoire de nos poupées et de nos jeux d'enfants...


des poupées en porcelaine, à la tête si fragile ... aux vêtements riches en broderies et détails...


certaines poupées sont de véritables trésors ...


jusqu'aux années 60, les Barbies, et même Marylin ! ..


Vous souvenez-vous des "petits ménages"... ceux-ci sont en porcelaine et le service est complet !...


des "petites marchandes"...


et des marionnettes du petit théâtre ?...


N'oublions pas les jeux de garçons bien dissociés des jeux de filles à l'époque... les petites voitures...


les garages...


les petits trains...


les carrousels ...


et la grande roue...


sans oublier le champ de bataille des chevaliers et les châteaux forts !...
un moment magique au pays de l'enfance...



Ensuite, nous visiterons la distillerie de genièvre ... ce qui fera l'objet du prochain article...
à bientôt...



Dunkerque est la ville marraine de cette magnifique frégate anti-aérienne de 139m de long...


Construite à l'arsenal de Lorient, lancée le 6 février1985, elle a été armée le 21 octobre 1989...


Elle a, à son bord, 25 officiers, 154  officiers-mariniers et 71 quartiers-maîtres et matelots...


"Hallebarde  : Au fil des siècles, la hallebarde a vu son usage évoluer. D’abord arme de combat, puis d’abordage, comme définie par l’ordonnance de 1689, elle est devenue une arme d’apparat au cours du XIXe siècle. Sous forte influence chinoise pendant les campagnes des marins en Extrême-Orient, la hallebarde va ainsi s’orner de motifs exotiques. Sa présence pléthorique à bord des bateaux crée une fonction à la fin du XIXe siècle : celle du factionnaire hallebardier placé, à la mer comme au mouillage, devant un local dit « sensible ». La tradition du hallebardier s’est maintenue dans la Marine, comme arme de parade aussi bien en mer qu’à terre. Sa symbolique est sans équivoque : force, protection, prestige et tradition" (source du Net)



Peu de place sur ce navire, du fait, tout est rangé, ordonné...


tout est toujours prêt pour un départ immédiat...


Sur la tourelle rappel du parainnage depuis le 23 juillet 1990...


Le temps nous offre un beau point de vue sur l'entrée du port...


Passons à l'intérieur, rassurez-vous nous n'avons pas dû passer par là ...


l'espace de commandement...




Attention la tête, attention les pieds... on voit que chaque espace est pensé et utilisé...


L'accueil est partout agréable, attentif, documenté...


Ici s'est posé l'hélicoptère puis la Frégate est partie rejoindre la base navale de Toulon, son port d'attache ...


une visite intéressante...Jean Bart et la Ville peuvent être fiers de leur filleule !...



le livre des arbres

 24/06/2018
Pour rester dans le domaine des arbres, je lis en ce moment un livre passionnant d'un forestier extraordinaire !  "Si vous lisez ce livre, je crois que les forêts deviendront des endroits magiques pour vous aussi" Tim Flannery
"Un merveilleux conteur, à la fois sicnetifique et écologique" David George Haskell...
On y lit des histoires d'arbres comme des contes de fées !


exemple : cette vieille souche ne pourrit pas et des champignons sont venus à la rescousse ! cette souche peut se transformer presqu'en pierre mais ne pas mourir pour autant parce qu'elle est alimentée par les champignons et les racines des arbres alentours ! de merveilleuses découvertes grâce à ce livre !



Nous aimons cet endroit, clair et spacieux qui abrite des expositions captivantes sur la vie de demain...


L'exposition est au quatrième étage : Ecoponie et Urbanisation du futur...


La place pour cultiver en ville est restreinte, de nouveaux systèmes sont proposés pour parvenir à cultiver quand même...


Voulez-vous installer une tour Bioponique ?


Qu'est-ce que la bioponie ???... les panneaux nous l'indiquent à côté des exemples de ce que l'on peut obtenir...


comment gérer le flot des véhicules... des ingénieurs recherchent des solutions contre la polution et l'encombrement urbain...


Comme à Bristol (Angleterre) où des bus rouleront au Méthane qui sera produit à partir de la transformation des déchets...


Autre projet pour les cyclistes... passer carrément au-dessus de la ville ! c'est le projet d'un architecte Norman Foster pour la ville de Londres...


Par contre, je ne sais pas comment les cyclistes monteront ou descendront  ???


Redescendons sur terre, avec ces meubles réalisés à partir de palettes...
une table pour plantes vertes


des bacs pour vos aromatiques...


ou un petit bar dans un coin du jardin...


Nous avons préféré nous installer un moment sur la terrasse d'où l'on a un beau panorama sur la ville et ses alentours !



Rêvons un peu... un petit coussin moelleux, une boisson rafraîchissante hum nul besoin d'autre chose pour le moment...



vous vous souvenez de notre visite aux ateliers municipaux... (ici !)... 
nous avions vu la transformation d'une ancienne armoire métallique en bac à fleurs...


Une fois, peinte, "habillée" de bois lasuré... elle est prête à recevoir son habillage pour commencer la culture...
Deux trous dans le fond pour l'écoulement du trop plein d'eau, un habillage plastique pour éviter la rouille, de la terre et des billes d'argile, un cloisonnement et... des graines...


quelques planches teintées et lasurées pour faire une jardinière étagée...


Un petit hôtel à insectes...


Un petit composteur...


un nichoir...


et un avion prêt à recevoir des fleurs...


Les tout-petits de l'école à côté, sont venus nous aider et nous apporter leurs dessins...


de belles fleurs de mains aussi ! ...


Ils ont reçu en échange, des friandises et ont réalisé les "chaussettes/hérissons" pour la fête des pères... Une belle après-midi de partage...


Nous sommes passés ce matin... ça pousse !!!



Avec les personnes de l'activité aquarelle, nous sommes allés mercredi dernier, voir l'exposition de la Biennale Internationale d'aquarelle 2018...
61 artistes internationaux y exposent leurs oeuvres...


Nous avons eu l'occasion d'assister à une démonstration de Monsieur Fernand THIENPONDT, artiste peintre et aquarelliste de renom, né et vivant à Bruges en Belgique ....


sur une scène, une table de travail, le matériel... devant deux rangées de sièges pour les spectateurs et deux écrans de chaque côté pour suivre le déroulement de la création...


Nous assistons à la création d'une aquarelle marine... et sous nos yeux, en une heure et demie, peu à peu, la mer se dessine...


Une mer agitée... des hautes vagues qui se soulèvent ... des couleurs qui s'intensifient...


l'eau qui jaillit des vagues à l'assaut du phare...


Une magnifique aquarelle qui sera encadrée et exposée dès le lendemain... de longs applaudissements pour remercier l'artiste pour son talent, sa gentillesse, ses conseils...


Ensuite, nous sommes allés visiter l'exposition...

tant de sujets divers traités avec la même élégance et la même virtuosité !



Angleterre, Argentine, Australie, Belgique, Canada, Chili, Chine, Espagne, Finlande, France, Grèce, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Roumanie, Russie, Suède, Ukraine...


Plus de 200 oeuvres exposées...



D'abord on découvre, on est surpris de la beauté des oeuvres...


du souci du détail et de la lumière si présente...


l'inattendu, comme cet imperméable argenté...


le volume recréé avec ce jabot de chemisier... on croirait pouvoir le toucher !...


Une aquarelle magnifique dans sa lumière, dans les détails...


l'aquarelle c'est d'abord savoir travailler avec le papier et l'eau... jusqu'à quel point le papier est encore trop mouillé, juste assez, déjà sec... Ici, c'est "humide dans l'humide" et ça donne ce fondu des tons...

L'invitée d'honneur est Ewa Karpinska, mondialement connue pour son travail de "l'humide dans l'humide" justement...


les sujets sont parfois surprenants !...


les animaux sont d'une grande beauté et d'une grande précision !...


les fleurs semblent si réelles, qu'elles donnent l'impression de sortir du tableau...


les sujets, les formes, les couleurs plus ou moins intenses... Chaque fois, la sensation ressentie est différente et suscite l'admiration...


Il nous fallait repartir, à regrets... nous aurions aimé assister à la démonstration de l'artiste roumaine qui allait peindre des fleurs, faire à nouveau un tour dans l'exposition, nous attarder sur telle ou telle peinture, apprécier les détails... mais c'était déjà bien d'avoir pu y aller !



L'Eco-maison

 09/04/2018
Avec Véronique, nous sommes allés visiter l'éco-maison témoin de Grande-Synthe (près de Dunkerque).

"Elle préfigure la maison du futur, construite pour être durable, économe et agréable à vivre."


Toute en bois, en double vitrage et en économie d'énergie, elle abrite l'université populaire depuis octobre 2010...

"L'orientation Nord-Sud, plutôt que Est-Ouest, apporte un maximum de chaleur. L'écomaison est également équipée d'un «sunspace», une véranda avec de hautes fenêtres, pour un apport de lumière naturelle et un gain de chaleur optimum. En cas de forte chaleur, des stores rétractables protègent le «sunspace» des rayons directs du soleil."


cette maison abrite par ailleurs, des bénévoles écrivains publics qui aident les habitants dans leurs démarches administratives...


Elle est entourée d'un jardin écologique...

"Dans le même esprit, l'aménagement du jardin a été conçu par les services techniques de la Ville de Grande-Synthe et ZEDfactory pour encourager la biodiversité au moyen d'une noue paysagère et d'espèces végétales diversifi ées: essences régionales, saules tressés, arbres fruitiers..."


On y trouve aussi des ruches. Les abeilles profitent des plantes sans pesticides...


On y trouve également des plantes médicinales. En échange de l'entretien, les bénévoles peuvent obtenir des graines pour ensemencer les jardins collectifs en ville...


des séances d'information sur le compostage ont lieu régulièrement et vous pouvez alors obtenir un composteur à la taille de vos besoins...


Les conseils ne manquent pas pour vivre au mieux avec la nature. Si vous voulez en savoir plus... c'est ici !
Nous avons passé un bon après-midi et appris beaucoup de choses...



nom de bateaux...

 08/04/2018
nos amis plaisanciers ont de l'humour... peut être une nouvelle rubrique...

le 1er ...  EMLAU ... pour un bateau...!


le deuxième...

FAST SNAIL... traduction : ESCARGOT RAPIDE... 

je crois que je vais regarder tous ces noms de plus près !!!



Vous vous souvenez du site Tourville avec la construction du navire "le Jean Bart"  (ici !)

Daniel a réalisé la maquette de ce voilier des mers.... (clic sur les photos)...


on retrouve bien la forme du vaisseau... au centre le petit personnage (clic sur l'image)  nous donne une belle indication de la taille finale !...


Nouvelle maquette pour Daniel ...

Dans le cadre du partenariat avec le lycée de l'Europe, "les étudiants en BTS Système numérique information réseau (SNIR) travailleront sur un projet d'animation en 3D."


"Autour du chantier de construction du Jean-Bart, Tourville Développement veut continuer à étoffer le village artisanal (qui compte déjà une forge, un atelier bois et une saurisserie), et un parc à thèmes."

« Sur la dalle qui vient d'être coulée, nous allons construire, d'abord au 1/15e puis à l'échelle 1, une reproduction animée en 3 D et sonorisée de l'entrepont du vaisseau engagé dans une bataille navale »

L'ensemble sera mobile, de façon à faire ressentir les mouvements du navire et Daniel s'est donc mis à l'ouvrage... c'est la réplique exacte de ce qui sera présenté au public à taille réelle  ...


Côté lycée : une professeure de français et un professeur d'informatique vont faire travailler les étudiants sur ce sujet concret... 

Côté Daniel, la patience, la minutie, des heures de travail pour réaliser la maquette... tout est à l'échelle... les poulies fonctionnent, les ouvertures pour laisser les canons sortir également... 

Leurs efforts conjoints : une maquette animée et pilotée par un programme informatique...

Cette maquette se trouvera à Tourville...


Le coeur "gros comme ça" Daniel a pensé qu'il n'y aurait plus de traces du travail des étudiants au lycée. Il a donc décidé de leur créer une maquette souvenir, représentant une portion à l'échelle exacte du modèle initial...

Quand on aime, ça ne s'invente pas... bravo Daniel !



"La brasserie se situe dans le coeur historique de la Cité, à l'emplacement de l'ancienne Abbaye de Saint André, autour de laquelle s'est édifiée la Ville, enclose dans les remparts." (Infos Office de Tourisme)


"De part et d'autre de la cour existent encore plusieurs bâtiments (écuries...) dans lesquels était située la première brasserie qui a fonctionné jusqu'en 1926 et qui produisait de 10.000 à 12.000 hectolitres par an."


"Après 75 ans de fermeture et de nombreux travaux, la Malterie-brasserie de l’Abbaye du Cateau ouvre de nouveau ses portes aux visiteurs"


"le fleuron de la brasserie : la bière VIVAT." 

ce sont les moines qui au début ont créé cette bière...


La brasserie a été transformée en restaurant/musée... 
"La seule brasserie en activité dans le Cambrésis à ce jour (on en comptait près de 200 au début 1900), dans un site restauré récemment de très grande qualité"


on y trouve des pièces anciennes comme une machine à vapeur...


ce vieux poêle...


La visite guidée nous a permis de retracer l'histoire où le houblon et l'orge venaient de la région...


les grains traités se transformaient en malt...


griffés pour libérer leur saveur, le rebus repartait pour engraisser les animaux ou enrichir les champs...


les ouvriers ne pouvaient pas rester longtemps près du four, la chaleur y était trop dense. Ils se déshydrataient et la poussière emplissait les poumons...

La brasserie faisait vivre 80% de la population ...


Aujourd'hui, le malt arrive en sacs... la bière est brassée dans des bâtiments  annexes à Neuvilly...


si vous souhaitez en savoir plus sur l'histoire et la sauvegarde de ce patrimoine, vous pouvez en cliquant ICI ! tout savoir sur l'effort qu'il a fallu faire pour restaurer les bâtiments mais aussi découvrir la fabrication de la Vivat.



"L’église Saint-Martin, seul bâtiment restant de l’ancienne abbaye bénédictine Saint-André, est construite d’après les plans du frère Jean du Blocq de la compagnie de Jésus au cours de deux campagnes : la première, concernant la façade et la nef, date des années 1634-1635, tandis que le choeur et le transept sont réalisés au tournant des XVIIème et XVIIIème siècles." 

"Etablie au coeur d'une ancienne Abbaye bénédictine, la Brasserie historique de l'Abbaye du Cateau est aujourd'hui un site classé."


Il reste la chapelle autrefois réservée aux moines sous le nom de chapelle Saint André...
"La façade, œuvre du sculpteur cambrésien Jaspar Marsy, est caractéristique du maniérisme des régions septentrionales. Le jeu de courbes et contre-courbes, l'emploi des volutes, la variété des motifs décoratifs (frises ornées, pots-à-feu) en font un veritable chef-d'oeuvre. Son clocher à bulbe date des années 1680."


Après la révolution la chapelle est devenue église de la paroisse et devient église Saint Martin..."




"L'abondance du décor se retrouve à l'intérieur, où se côtoient les sculptures de Jaspar Marsy dans la nef et des frères Froment dans le choeur. "


"La tribune d'orgues, du début du XVIIIème siècle est l'oeuvre du sculpteur cambrésien Boittaux."



il faut se nourrir de culture mais... pas seulement... c'est donc la pause déjeuner et aussi l'occasion "culturelle" de découvrir des spécialités...dans l'ancienne brasserie transformée en musée et en restaurant...
nous avons commencé par une délicieuse tartinette au maroilles...


puis d'une fondante carbonade à la Vivat... pas besoin de couteau pour couper tant c'était moelleux... un accompagnement de pommes rôties et d'un dôme d'épinards aillé...


Notre hôte d'un jour, impressionnant de taille, de chevelure et de gentillesse !!!...


pour terminer une délicieuse gaufre croquante avec glace au caramel  et crème chantilly, nappage de crème pâtissière... et un petit noir... de quoi repartir d'un bon pied l'après-midi !...



voyage d'une journée qui a commencé avec 14 kms de bouchons sur l'autoroute et du fait un retard de 3/4 d'heure pour la visite mais... nous avons eu une guide passionnante qui nous a vite fait oublier cet inconvénient...


'Le musée est créé en 1952 par Matisse lui-même qui offre à la ville du Cateau-Cambrésis une collection de 82 œuvres... En 1982, alors que ses collections se sont enrichies de plusieurs donations, le musée est installé dans l'ancien palais Fénelon. Il devient musée départemental en 1992." (source Wikipédia)


Matisse a réalisé également de nombreuses oeuvres en bronze...

"Dans dix-sept salles, sur environ 4 600 m2, le musée rassemble plus de 170 œuvres de Matisse, auxquelles s'ajoutent 65 toiles d'Auguste Herbin, des toiles de Geneviève Claisse, parente et élève d'Herbin, la totalité de la donation Tériade et 30 photographies de la collection Henri Cartier-Bresson. Le musée compte aussi quatre toiles du peintre Fernand Léger."


un tableau que j'aime beaucoup "Vigne" pour l'utilisation des couleurs...


l'époque du pointillisme...


l'influence du séjour à Tahiti...


A la fin de sa vie, les papiers découpés...

ensuite nous sommes allés faire d'autres découvertes dans la ville...



Il faut des années de pratique, allons plus loin... toute une vie et un amour inconditionnel de son métier pour travailler la pierre....expo ce 30 janvier...


un métier mais plus que ça ! et ça ne s'invente pas... il faut bien sûr des outils spéciaux..


mais il faut aussi savoir les entretenir et les protéger...


séculaire, ce métier a fait évoluer les outils....


au départ, il faut des croquis et des gabarits... on voit très bien le schéma du départ pour que ce morceau de pierre devienne un chat ! ...


au fil du temps, il faut l'expérience, l'apprentissage, les découvertes


ensuite vient la connaissance profonde de la pierre et de ce qu'on peut en faire... Ici la souppe 
"La pierre s’est formée à l’éocène supérieur lors de la transgression ludienne (un changement du niveau de la mer) il y a trente-cinq millions d’années sous la forme d’un grand dépôt sédimentaire. Le courant fluviatile Loire-Seine qui vient du massif central va entailler le plateau calcaire ainsi formé. Vers 1,4 millions d’années un relèvement dans la région d’Orléans dû à une poussée tectonique va séparer le courant Loire du courant Seine et donner naissance à la vallée du Loing et le calcaire de Souppes est né." (source du net).
je ne peux que vous conseiller de suivre cette histoire et de son utilisation dans la construction des monuments de Paris  (l'Arc de Triomphe, la Sorbonne et pas seulement)... c'est  ici !


quand on travaille la pierre on fait des découvertes... comme ici une concrétion de pierre en formation... trésor de la nature !


ou ce morceau en forme de poisson (en bas de l'image) trouvé à l'intérieur d'un bloc... fossile marin ou ???...
et aussi les fruits de mer fossilisés dont la calcification s'est inscrite dans la pierre et dans le moule ( en haut à gauche) qui lui servait de gangue<;;;


Ensuite il faut se lancer dans la création...


le stylisme...


l'orginalité...


mais l'inventivité va plus loin... comme ce jeu de solitaire où chaque bille est logée dans un creu taillé à la main et où  chaque bille sortie du jeu suit le parcours taillé pour sortir par un trou à l'extérieur ! ...


Joël mérite bien sa médaille !


et sa signature !...


d'autant plus qu'Il ne demande qu'à transmettre ! ...


à donner envie de se lancer dans l'aventure... sous l'oeil bienveillant de Marie-Christine, son épouse...


et on l'écouterait longtemps nous raconter la réfection de tel ou tel bâtiment célèbre dont notre église dunkerquoise St Eloi...


mais ceci est une autre histoire .... que je vous conterai un jour ...



aujourd'hui Véronique nous emmène à la découverte de la fabrication de la bière. Rendez-vous est fixé aux 3 Brasseurs ...


à la rencontre de Kévin, le brasseur, créateur de bière...


une visite très intéressante où nous avons suivi depuis le début la fabrication de la bière... d'abord le grain bien sûr qui est concassé ou qui arrive en granulats...


et puis le brassage dans cet immense chaudron de 700 litres...


on peut y mettre du blé, du seigle, de l'avoine, de l'orge... et chaque plante va donner sa couleur caractéristique et son taux de teneur en sucre...


ensuite on ajoute l'eau et le tout est brassé avec un fourquet, ce grand outil en bois noir, autant dire que Kévin est musclé pour remuer tout ça !...


le tout passe ensuite dans des filtres pour faire une stérilisation... la cuve est en inox et l'extérieur en cuivre.


C'est aussi le rôle de Kévin d'astiquer la cuve !!!..


après le passage dans l'alambic et l'ajout éventuel d'épices ou autres céréales, le produit est refroidi rapidement pour ne pas laisser les bactéries se développer...


et dans de longs tuyaux le liquide concocté par notre alchimiste se dirige vers les cuves de fermentation où lui sera ajouté la levure... véritable organisme vivant, la levure donnera son petit goût d'amertume. Elle sera ensuite réutilisée pour le brassin suivant...


par ici de nombreuses canalisations en fonctions des cuvées souhaitées...


et le produit vient fermenter dans les cuves de garde. On y ajoute du CO2 pour activer la fameuse mousse...


l'embouteillage se fait à la main, ainsi que l'étiquettage. Une partie est dirigée directement vers les pompes à bière du restaurant pour la bière au tirage. Il y a bien sûr les bières traditionnelles : la blanche, la blonde, l'ambrée, la brune, les bières occasionnelles, la bière de Noël, de Pâques et une bière spécialement créée par Kévin, la "Pa d'heure" qui ne se consomme qu'au tirage et au restaurant...


chaque brasseur invente, dans les différents restaurants, sa propre bière et certaines sont primées...


on ne trouve certaines bières qu'à certains moments de l'année suivant les saisons, en général, pendant une période de trois mois...


Kévin nous a expliqué encore beaucoup de choses, sur la température de conservation chez soi. A savoir que ces bières sont dites fraîches et ne se conservent que quatre mois, savoir aussi quelle bière associer avec quel plat...


C'était passionnant de découvrir un mode un peu magique et intéressant de rencontrer quelqu'un de passionné par son métier. Merci Kévin !



époustouflant ! si vous avez l'occasion de passer par Angoulême, cette expostion aura lieu jusqu'au 7 janvier 2018 au Musée du Papier :

"Le Musée du Papier a l’honneur d’exposer les sculptures de papier de l’artiste chinois Li Hongbo." "

À première vue solides, ces bustes, corps et crânes, constitués de centaines de couches de papier empilées, sont souples et déformables. L’artiste, qui devient une référence de la sculpture chinoise, expose un peu partout à travers le monde. Li Hongbo utilise des milliers de couches de papier. Il s’inspire des jouets traditionnels chinois faits en papier et reproduit des formes et des objets usuels. On les voit ainsi bouger, se tordre ou s’allonger.

L’artiste n’ayant jamais exposé en France, le Musée du Papier sera le premier établissement culturel français à accueillir cet artiste de renommée internationale. Cette exposition sera l’événement phare du Musée du Papier en 2017." le lien est ici !
l
a démarche de l'artiste est ici !




Vous pouvez retrouver les articles précédents :
Bergues et son histoire I    (ici)
Bergues et son histoire II   (ici)
Bergues et son histoire III  (ici)
Bergues et son histoire IV  (ici)
Bergues et son histoire V  (ici)
Bergues et son histoire VI (ici)


"Le charme de Bergues réside aussi dans ses façades de briques jaunes (ou "briques de sable"), ses vielles demeures  , ses places, ses quais..."


"Le touriste attentif remarquera au gré des rues, mascarons, pignons à pas de moineaux, petites chapelles, dates sculptées ou en fer forgé, hautes cheminées, chasse-roues, gratte-pieds ou autres décors..."


les couleurs si particulières qui mettent la brique jaune en valeur, les volets de bois, ce vert intense... les rues en cercles concentriques...


beaucoup de détails à découvrir...


le cordonnier...


le fromager...avec le fromage de Bergues, peu calorique, affiné à la bière...


une des meilleurs pâtisseries du coin !!!  mais il y a aussi la saucisse de Bergues, le potje vless? les gaufres.. de quoi réjouir les papilles ! ....


si vous êtes gastronomes .... le "cornet d'or" (5 étoiles !)


la taverne "Brugel" (5 étoiles) ... ou la tête d'or ... ou "aux vieux remparts"... ou "bienvenue chez nous" et bien d'autres encore...


mais aussi des estaminets, de petits restos... comme la "Taverne Vauban" : 

"Une cuisine traditionnelle travaillée avec des produits locaux. Au menu, vous retrouverez donc des spécialités régionales comme le Potjevleesh, l'émincé de poulet au maroilles ou la carbonnade flamande. Mais le chef propose également des plats typiques d'une brasserie, le steak frites en tête. Une adresse sans chichi qui sert une bonne cuisine en somme !" (le petit Futé)

ce personnage sur un vélo ne vous rappelle rien ?



et oui plus récemment le film de Danie Boon a mis la ville au premier plan...  (photo du net)...


Il serait inconvable de finir ce tour d'horizon, sans parler du beffroi de la ville, témoin d'une si belle déclaration d'amour dans le film !!!

47 mètres de haut ! carillon de 50 cloches.... "Le second beffroi commencé au à la fin du 14ème, suite à la destruction du premier bâtiment par les troupes françaises en 1383, puis restauré au 16ème, fut détruit en 1944. Reconstruit presque à l'identique en 1961, par Paul Gelis"

je devrais dire : il sonnait parce que le haut du beffroi est en mauvais état et les cloches les plus importantes ont été déposées en attendant la restauration...


191 marches, sous l'oeil vigilant du lion des Flandres, pour une vue imprenable pour ceux qui oseront s'aventurer en haut de ce bâtiment d'utilité publique quand il sera restauré...


voilà j'espère que ce tour d'horizon touristique vous aura donné l'envie de venir la visiter un jour ...



Vous pouvez retrouver les précédents articles sur Bergues

Bergues et son histoire I   (ici)
Bergues et son histoire II  (ici) 
Bergues et son histoire III (ici)
Bergues et son histoire IV (ici)
Bergues et son histoire V  (ici)

voyons maintenant le patrimoine de la ville : Le Mont de Piété :
"L' ancien Mont de Piété: Bâtiment de briques et pierres blanches. Pignon baroque, construit par l'architecte Wenceslas Cobergher. Inauguré en 1633, il abrite le Musée Municipal depuis 1953...On y remarquera plus particulièrement la façade aux fenêtres scandées de couronnements alternés d'arcs de cercle et de triangles au premier étage, de chapeaux de gendarme et de trapèzes au rez-de-chaussée. Au premier étage toujours, en dessous des clés ornées de mascarons, des cartouches portent chacun une lettre dont la lecture d'ensemble rappelle la vocation primitive de l'édifice. A l'intérieur on admirera aussi les voûtes de briques jaunes rythmées par des arcs en anse de panier...

Le Mont-de-Piété de Bergues fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis 1907."

"Construit selon "le nombre d'or", c'est une élégante construction de briques de sable et pierres blanches, de style renaissance flamande."



"Créé en 1841, le Musée de Bergues a pu voir le jour, comme beaucoup de Musées français, grâce aux saisies révolutionnaires."

"Le Musée abrite de nombreuses peintures principalement des écoles du nord, on y retrouve également des peintures françaises du XIXème siècle et des pièces provenant de l'abbaye bénédictine de Saint-Winoc et des couvents de la ville saisies à la révolution, de nombreux dessins et documents.

La plus belle oeuvre du musée est "le Vielleur au chien" de Georges de La Tour. Il rassemble près de 450 tableaux."...

Une nouvelle visite du musée fait partie de mes projets pour 2018...



l'hôtel de Ville :

"Avec sa façade en pierre bleu et grise, ses meneaux, ses colonnettes engagées et ses obélisques, l'hôtel de ville de Bergues n'est pas sans rappeler des constructions de la même époque de l'autre côté de la frontière actuelle (Furnes, Tournai, Gand)."


"A droite, sur la façade, un buste de Lamartine rappelle l'élection de ce dernier en tant que député de Bergues en 1833."

En 1833, Alphonse de Lamartine est élu député de Bergues et de Mâcon. Il restera le Grand Electeur de Bergues jusqu'en 1837.


et bien sûr le géant de Bergues est nommé : L'Electeur de Lamartine". Il fait 6m50 (assis !), il pèse 250 kg.

"il porte une redingote noire, un chapeau haut de forme et une chemise blanche à col dur. Il tient toujours à la main un grand parapluie appelé "Berguenard".

Il a été inauguré le 21 septembre 1913 à Bergues en commémoration du 80ème anniversaire de l'élection d'Alphonse de Lamartine comme député du canton de Bergues en 1833. A l'époque, compte-tenu du scrutin censitaire, alors en vigueur, seuls les plus riches de la circonscription ont le droit de vote (ils sont moins de 400 électeurs)."...



la fontaine des "trois grâces" :

"Dans la mythologie grecque, les Grâces étaient des filles de Zeus et de l'Eurynome Océanide. Habituellement, trois sont représentés, Aglaia, la Grâce qui symbolise la Beauté, Euphrosyne, la Grâce du Délice et Thalia, la Grâce de la Fleur."


place du marché aux poissons où se situe l'ancien abattoir...


ou place du marché aux bestiaux avec la célèbrissime vache flamande...



nous irons enfin au pied du beffroi et faire un tour dans le centre ville...



vous pouvez voir les autres articles sur cette charmante ville :
Bergues et son histoire I (ici)
Bergues et son histoire II (ici)
Bergues et son histoire III (ici)
Bergues et son histoire IV (ici)

descendons maintenant vers les agencements militaires...





tout n'est que passages étroits...


escaliers ...




passages voûtés...


renfoncements...


réserves de munitions...


Il est toujours possible de passer d'un côté...


ou d'un autre à condition de bien connaître les lieux...


casernement bien protégé...


et de nombreux souterrains qui permettaient de se rendre au centre de la ville en toute sécurité...


laissons les murailles et la défense pour nous intéresser maintenant au patrimoine...



vous pouvez voir les autres articles sur cette charmante ville :
Bergues et son histoire I (ici)
Bergues et son histoire II (ici)
Bergues et son histoire III (ici)

poursuivons notre visite ...

petit tour sur les remparts...

On peut les appréhender de l'extérieur...



alternance de portes...


de tours...


et de murailles...


entourés d'une double protection... on peut suivre les nombreux parcours proposés...


et c'est joli en toutes saisons...


la hauteur de ces murs est impressionnante...


le chemin de dessus permet de belle échappées sur la campagne...


sur les contreforts...


ou sur la gare qui est juste à la sortie de la ville. Rassurez-vous la fumée blanche juste à côté de la gare n'est pas due à un incendie mais elle sort de l'usine qui fabrique ces délicieuses gaufres dont le parfum embaume toute la ville !...


le chemin en hauteur permet de voir l'extérieur...


nos pas nous emmèneront ensuite à l'intérieur des remparts vers les constructions de défense...



Bergues est une charmante ville qui a de nombreux attraits. J'ai commencé à vous la présenter 
ici 
et ici ...

pour y accéder, il fallait passer les portes monumentales ... cette vue aérienne (photo du net) nous montre bien sa haute protection de murailles et de défense...


"Les remparts de la ville représentent une enceinte fortifiée de 5300 mètres. Préservés dans leur quasi-totalité, ils sont le témoin de 1000 ans d’histoire. En effet, de 882 à 1946, ils n’ont pas cessé d’être modifiés par les invasions françaises, flamandes, bourguignonnes, autrichiennes, espagnoles et allemandes. Vauban, architecte militaire de Louis XIV effectua les dernières modifications en les ceinturant d’eau, d’écluses, de bastions et de portes."


la plus belle porte est bien celle de Cassel ! l
"D'allure très classique, la Porte de Cassel date d'après la conqu^te française (Traité d'Aix la Chapelle - 1668). C'est pourquoi, c'est le soleil rayonnant de Louis XIV qui domaine l'ouvrage au niveau du fronton triangulaire."

 



"La Porte de Bierne fut construite au début du XVème siècle (époque bourguignonne). Malgré les modifications qu’elle a subi au cours du XIXème siècle, elle a su garder un style médiéval. Cette porte est constituée de deux imposantes tours rondes en façade et de deux tourelles à l’arrière, ce qui lui donne l’allure d’un petit château quadrangulaire."


"La Porte de Dunkerque semble elle aussi dater de l’époque bourguignonne. Son pont levis fut détruit lors de la deuxième guerre mondiale."


on peut apprécier l'épaisseur de la muraille !...


un chemin de ronde permet d'apprécier de jolies vues sur la campagne environnante...


Passer sous ses portes est encore impressionnant...


outre les portes, des tours renforçaient encore le système défensif de la ville...

la Tour Nekestor ... "La Tour Neker, connue également sous le nom de « la Nekerstor » fut construite au XVème lors de l’invasion bourguignonne. Son nom vient d’un animal de la mythologie flamande vivant dans l’eau et qui était sensé vivre dans les entrailles de la tour. Jusqu’en 1720, la tour commandait l’accès en ville par la voie d’eau."

C'est une tour de flanquement et une porte d'eau du premier canal circulaire (aujourd'hui souterrain)...


Ici la porte du port...

Il y eut des travaux pour empêcher l'eau de mer de pénêtrer dans les canaux de la ville, sinon les navires ne pouvaient pas accoster. Il fallait donc que le niveau des canaux soit constant...


les murailles abritaient une importante caserne, la caserne Leclaire...

"Construction de 1732 à 1736 par le marquis d'Asfeld, à l'instigation de Vauban, dans le but de fournir une alternative au logement chez l'habitant, devenu de plus en plus impopulaire à mesure de l'augmentation des effectifs des troupes en résidence permanente. L'ancienne caserne sise sur le même emplacement était devenue trop vétuste et trop petite. Le bâtiment de 4 niveaux pouvait loger 1000 hommes de troupe et leurs officiers, le pavillon d'angle était destiné à ces derniers, il est délimité en extérieur par des chaînes d'angle de pierre en besace."


partout ces murailles sont rassurantes pour la population au fil des siècles...


on ne s'y trompe pas... pour passer, il fallait "montrer patte blanche"...


il était ainsi facile de contrôler ceux qui voulaient entrer dans la ville...

le prochain article vous emmènera sur les remparts...



les villes ne naissent pas par hasard. Il faut un lieu particulier et des hommes... les légendes et l'histoire font le reste...

les annotations en vert sont issues du net...
"Bergues se situe dans le Blootland, à environ 10 km au sud de Dunkerque et 55 km au nord-ouest de Lille, ainsi qu'à 10 km de la frontière avec la Belgique."


"Selon la légende, Winoc (ou Winox), fils de roi breton (c'est-à-dire de Grande-Bretagne selon François-Joseph Grille), se serait retiré entre 665 et 675 avec quelques compagnons sur le « Groenberg (Le mont vert) », une colline isolée en bordure des anciens marais côtiers. Leur implantation s'est toutefois rapidement développée jusqu'à former un petit monastère qui deviendra l'Abbaye de Saint-Winoc ; pour cette raison Winoc a de nouveau recherché le calme à Wormhout, plus au sud, où il est mort en 717."



"La Cité marchande : la proximité de la mer, d'une région agricole et de la présence d'un centre spirituel important tel que l'abbaye ont stimulé la croissance de la ville. Il est certain qu'à cette époque, en 1028, les comtes de Flandre y ont bâti une véritable place forte. L'indépendance administrative a trouvé son expression dans le beffroi dont la construction a été autorisée par le comte en 1240. Les comtes flamands ont également renforcé les fortifications de tours."



"Un des plus importants moyens de défense de Bergues, outre ses fortifications fut la possibilité d'inonder les alentours en manoeuvrant les écluses ou autres moyens de régulation des marais ou Watringue."



"Construite sur le Groenberg (ou "mont vert", altitude : 22 mètres), l'abbaye occupait tout le sommet de la colline.

Fondée par les comtes de Flandres au tout début du XIème siècle pour commémorer le passage de Saint-Winoc sur le mont, elle restera sous la règle de Saint-Benoît (abbaye bénédictine) jusqu'à sa destruction lors de la tourmente révolutionnaire."

Les tours furent préservées en leur qualité d'amer pour la navigation, ce qui obligea le ministère de la marine à reconstruire l'une d'entre elles (la Tour "pointue"), suite à son effondrement au début du XIXème siècle."

« En 1792. On abattit l'église de son couvent, et l'on n'en conserva que la tour. 



"Une autre église, celle de Saint-Pierre, était placée tout vis-à-vis, on la jeta de même par terre, et de même aussi on en conserva seulement le clocher. Ces deux tours, en face l'une de l'autre, et qui existent encore à présent (en 1825), font un effet extraordinaire au milieu de la place où elles sont demeurées : on les voit jusqu'à cinq ou six lieues en mer, quoique Bergues soit à deux lieues dans les terres ; elles servent de guides aux marins qui cherchent la rade de Dunkerque, ou qui veulent entrer dans le port. À l'endroit où étaient les églises, on élève maintenant un fort. » écrivait en 1825 le chroniqueur François-Joseph Grille."

L'autre tour, la "Tour carrée", autrefois appelée "Tour bleue" à cause de sa haute toiture d'ardoise, était posée à la croisée du transept de l'ancienne église abbatiale.

L'essentiel de sa maçonnerie est aujourd'hui encore composé de grés ferrugineux qui attestent de l'ancienneté du bâtiment.



outre ces vestiges, demeure l'école privée St Winnock...


"Bergues comportait jusqu'à la Révolution française deux églises paroissiales".

la deuxième église, en centre ville est dédiée à Saint-Martin...

"Située au centre géométrique de la première enceinte de la ville, l'église Saint Martin est une ancienne hallekerque (église à trois nefs égales). Celle-ci avait était entièrement reconstruite à la fin du XVIème siècle, après le sac de la ville de 1558 par les troupes françaises et les troubles religieux (Guerre des Gueux)."



"L'église St Martin a été profondément meurtrie au cours de la dernière guerre (incendie en mai 1940 par les Allemands et dynamitage de la tour par l'occupant le 16 septembre 1944, jour de la libération de la ville).

Reconstruite à la fin des années 1950 par Gélis, elle n'a malheureusement pas été reconstruite sur son plan initial et seules quelques parties anciennes subsistent : transept sud (classé Monument Historique), portail sud, chevet."

le prochain article vous emmènera vers les canaux et les murailles... la suite ... article ci-dessous...



"Au XIXème siècle, la ville est déjà connue pour ses fromages faits du lait des petites vaches flamandes : « Aux halles de Bergues, il se vend une quantité considérable de fromages façon de Hollande, et que les correspondants de Paris donnent, au marché des Innocents, pour des fromages de Groningue." 


Bergues a perdu de son éclat, mais François-Joseph Grille précise que « La ville de Bergues est forte par ses remparts et surtout par ses inondations ; et ces flaques d'eau qui l'emprisonnent, peuvent aussi parfois la sauver. »


"Bergues fait partie d'un dispositif militaire qui la lie à Dunkerque : « De Bergues à Dunkerque, la grande route est tracée le long du grand canal. À l'est de ce canal, au milieu de la distance, entre les deux villes, est le port Saint-François, qui lie les fortifications des deux places. À portée de canon » rappelle JF Grille."


"À cette époque Bergues qui réunit 3 canaux (de Dunkerque, de Saint-Omer (Aa) et de Furnes) est encore un vrai port : « Des embarcations partent à toutes les heures pour ces villes, ou reviennent dans ces directions."


"On a fait un port intérieur qui fait arriver les marchandises jusqu'à la porte des magasins, "...

près de la place du marché aux poissons, tout près d'une des entrées de la ville, l'abattoir...


"et l'on a multiplié les écluses, qui font la fortune du pays, par les irrigations qu'elles facilitent et par la navigation qu'elles assurent : chacune a son numéro ; en les ouvrant toutes à la fois, on submergerait dix lieues de prairies, et on rendrait l'accès de la ville impraticable."


"Si ces digues venaient à se rompre par quelque circonstance fortuite, on conçoit quel serait le danger. "


"L'habitude fait qu'on vit là-dessus fort tranquille, en attendant le refoulement des vagues de la mer du Nord, et quelque catastrophe du genre de celle de Cronstadt et de Saint-Pétersbourg"


entièrement fortifiée, renforcée par les travaux de Vauban, Bergues vit dans son enceinte, bien protégée...

La Nekestor (photo du net) ...


"Construction du XVème siècle, la Nekerstor est à la fois une puissante tour de flanquement du front Ouest et une porte d'eau.

Jusqu'à 1720-1725, date de recouvrement de l'actuel canal souterrain, c'est elle qui commandait l'accès en ville par la voie d'eau."


"De style ogival, la tour doit son nom au Neker, animal de la mythologie flamande vivant dans l'eau et qui était sensé vivre dans les entrailles de la tour."

La suite vous emmènera vers les portes de la ville, les murailles et les remparts...



le feu de Saint Pol

 14/08/2017
"Le feu de Saint-Pol est dénommé « feu » faute de satisfaire à au moins deux des critères de la définition du phare au sens strict qu'en donne l'administration française." (source du Net) - (photo du présentoir près de l'Ecluse De Gaulle)

très particulier puisque d'architecture "art déco", il mérite qu'on aille voir les détails de sa construction...


"A l'extrémité de la jetée ouest de Dunkerque, inscrit aux monuments historiques, 

Actuellement hors service il constitue un attrait pour les vacanciers.
 

Originellement revêtu de briques émaillées blanches, ce phare à l'architecture Art déco, fut l'une des dernières œuvres de Gustave Umbdenstock, architecte en chef du gouvernement français au début du siècle et créateur du palais des armées de l'exposition universelle de Paris en 1900"
"Initialement, le phare était accessible les jours de tempête par une galerie souterraine sous la jetée (elle est désormais murée). "


"Entouré pendant la guerre, d'un blockhaus, qui fut démonté en 1946, le phare fut gardé jusqu'en 1979.
Les gardiens pouvaient d'ailleurs y accéder par une galerie souterraine les jours de tempête"


au temps où l'on pouvait accèder par l'Ecluse De Gaulle à la digue et plage du Break, nous étions allés jusqu'au pied du feu, puis sur le chemin qui menait au bas du monument. Aujourd'hui l'accès n'est plus possible...


"Le phare se trouve sur le musoir d'une longue jetée dont le côté ouest n'est totalement baigné par la mer qu'au moment des grandes marées."

Il a longtemps servi de point de répères pour les navires à l'entrée du port ouest.


"Construit en 1937-1938 (mais restauré à l'identique en 1954), allumé en 1939, le feu fut gardé jusqu'à son automatisation en 1978 (le dernier gardien en poste fut M. Louis Marcourt jusqu'en 1979)."


mais approchons nous un peu (avec le zoom) pour voir les détails...

"Porte du phare, avec son étoile des vents (emblème du Service des phares et balises)
"Le fut, légèrement tronconique, est réalisé en briques rouges mais, à l'origine, il était entièrement revêtu de briques émaillées blanches, du moins jusqu'à l'encorbellement  une partie émaillée préservée (à gauche)." 


"Trois coupoles renversées futuristes font la signature artistique de ce phare tout en séparant utilement les éclats des différents feux secondaires. "

Elles produisent un surprenant contraste avec la partie supérieure constituée d'un encorbellement d'inspiration moyenâgeuse, avec ses ouvertures en forme de meurtrières, supporté par une série de corbeaux verticaux alignés selon une géométrie néanmoins presque contemporaine qui se termine par un balcon circulaire.

Sur le fût du phare, se trouvent les feux secondaires, dits feux de police, composés de trois rangées de signaux lumineux, rouges et verts, qui étaient autrefois employés pour réguler les entrées et sorties dans le port, à partir de la capitainerie d'où ils étaient actionnés. Les trois coupoles précédemment signalées leur servent de pare-soleil. Les signaux, rouges et verts, sont orientés vers les quatre points cardinaux.

La hauteur du feu est de 36 m et sa portée de 15 milles (pour le secteur blanc) et 12 milles (pour le secteur vert)."


Au-dessus, seuls le soulignement des ouvertures, le haut des corbeaux et le rebord supérieur étaient émaillés ou blanchis. Sous les coupelles le fût était ombré d'une teinte différente. L'émail s'est érodé avec le temps mais cela explique les traces blanchâtres qui s'observent un peu partout sur le phare.

Au sommet, la base du dôme de cuivre qui coiffe le feu est décorée d’une frise en métal découpé (formant une couronne) qui surplombe des gargouilles noires en forme de tête de lion.

Cette singularité architecturale explique probablement qu'on qualifiait jadis le feu de « la plus belle tour du plus beau château »


"Le délabrement dont il a ensuite commencé à souffrir s'est accentué en 1991, quand il a été décidé d'arrêter le chauffage. A tel point que son remplacement par une structure métallique fut envisagé, mais en 1996 une association de défense s'est créée et a réussi à le faire reconnaitre comme monument historique.

Une association de défense (Myosotis) s'est créée en 1996, notamment pour faire reconnaître le feu Saint-Pol comme monument historique, ce qui fut obtenu par arrêté en date du 31 décembre 1999 grâce à l'action conjuguée de cette association et des élus.

Depuis 2012, le feu de Saint-Pol est choisi pour illustrer l'affiche du festival mondial du film de mer à Dunkerque Les Écrans de la mer."

Souhaitons lui bonne chance et qu'il perdure comme témoin d'un passé pas si lointain !




La criée de Dunkerque

 21/07/2017
Aujourd'hui nous avons eu le plaisir de découvrir la criée aux poissons...

rendez-vous 13h30, nous y allons à pied ce n'est pas très loin... elle est située sur le site des anciens chantiers de France...

nous passons devant la "cathédrale" qui usinait les "moyennes" pièces de bâteaux qui étaient assemblées ensuite. Aujourd'hui accollée au FRAC, elle lui sert de magasin où on stocke les pièces volumineuses....




une chance, la porte est ouverte et Philippe m'explique... "là il y avait un pont roulant, là c'était les bureaux, là ..." tout est encore dans sa tête et moi je m'imagine...le bruit, le fer, les outils démesurés, les engins énormes...




y sont entreposés aujourd'hui des morceaux de décor du film de Christopher Nolan "Dunkirk"... c'est rigolo de voir ce trompe-l'oeil de camion...


oh et ce faux bâteau médical et la grosse cheminée en carton-pate !!!


mais nous voici au lieu de rendez-vous... vous y êtes aussi ? allez nous allons visiter... nous avons de la chance, cette visite n'a lieu qu'une fois ou deux par an !
c'est une petite criée puisque la zone de pèche du dunkerquois est réduite, coincée entre Calais, l'Angleterre et la Belgique.Elle possède une flotille de vingt bâteaux de pêche : 16 trémailleurs côtiers (qui pêchent la sole) ; 3 chalutiers polyvalents, dont 2 crevettiers et 1 coquillard ; un ligneur.



les patrons pêcheurs paient une cotisation à la Coopérative. Ils ont en échange un calibrage des poissons et une vente aux mareilleurs, la fourniture de la glace... La Coopérative Maritime de Dunkerque possède une criée six jours sur sept.



La criée possède un site Internet dédié (www.crieededunkerque.fr), qui permet à des mareyeurs de toute la France d’acheter en ligne (sans jeu de mot !) le poisson pêché au large de Dunkerque.


Nous voici dans "le Saint des Saints". le tableau électronique est pour le moment muet. 
il ne reste que des places devant et aujourd'hui il y a peu d'acheteurs alors nous nous installons "comme si"... au premier rang...


le silence se fait et la vente commence... sur le tapis roulant progressent les caisses bleues (identifiables comme appartenant à Dunkerque)... deux personnes aux commandes. Chaque bac est identifié nommément et électroniquement, un homme gère l'arrivée des bacs, c'est lui qui va afficher sur le tableau les lots successifs de poisson et leur contenance...
un deuxième homme au bout du tapis, annonce le nombre de caisses du même lot à vendre... les marayeurs (intermédiaires des acheteurs) vont faire leurs achats...


Il y a un peu de tout : soles, turbots, buccins, sèches, roussettes, raies... 

humm j'aurais bien envie d'acheter un peu de chaque !!!...
de belles roussettes nous passent devant le nez...


un lot de sèches...

"L’autre innovation concerne la vente à distance. Cela démarre doucement, admet Catherine Leprêtre. Mais nous avons déjà des acheteurs du sud de la France, de la région bordelaise, de Paris, etc. Le but est d’étendre notre zone de chalandise et de nous développer, tout simplement.  » Dans la salle des ventes, informatisée depuis vingt ans, les mareyeurs présents voient désormais s’afficher aussi le nom des acheteurs lointains."



et le tableau affiche tout, le type de poisson, sa qualité, sa grandeur, le nombre de caisses, le bâteau qui l'a péché...
le prix se base sur les criées les plus proches pour faire un prix ni trop haut,ni trop bas... et le prix diminue jusqu'au moment où un acheteur appuye sur le bouton... s'il y a plusieurs acheteurs, le prix remonte un peu jusqu'à trouver acquéreur...
Quand les marayeurs ont achété pour leurs clients, ce qui reste sera vendu aux particuliers dans les aubettes de la place du Mynck...


Voilà la vente est terminée. A la sortie du tapis de l'autre côté, les bacs sont regroupés par acheteurs. la glace est omniprésente pour ne pas rompre la chaîne du froid...


Voici la machine qui en produit...


enrubannées de film plastique, les caisses sont montées immédiatement dans les camions frigorifiques pour partir, soit sur Dunkerque pour être distribuées aux acheteurs, soit partir pour la fabrication de filets tout prêts. Certains clients veulent un produit pratiquement prêt à servir... soit, la plus grosse partie de la production partira en Italie et en Espagne...


nous visitons maintenant le local "avant" criée... quand les caisses arrivent, les poissons passent dans une calibreuse qui les répartit dans des caisses en fonction de la grosseur des poissons....

"Programmées par informatique, les calibreuses équipées d’un tapis roulant font défiler les poissons un à un. En fonction de leur poids, ils sont poussés par un taquet qui les fait tomber dans différentes caisses."


les caisses reçoivent le code qui va les identifier pour l'acheteur...


Les caisses de ceux qui ne sont pas arrivés à temps pour la criée sont stockées dans cet immense frigo (2°) jusqu'au lendemain. Il y a aussi les caisses en transit qui attendent leur transporteur...


puis nous sortons vers le quai où accostent les bâteaux de pêche...
filet à petites mailles ...


filet à grosses mailles...


Un bâteau de pêche s'éloigne... on voit bien le filet accroché sur les mâts qui, en mer, s'inclineront pour qu'il puisse se développer en mer...


Mannôt'je s'en retourne en mer...


et les moules de Dunkerque me direz-vous ? eh bien elles ne passent pas par la coopérative parce que le cheminement n'est pas le même. 
Au début de la création des marins on tout lâché pour se lancer dans la mytiliculture... hélas les premières années n'ont pas été rentables et aujourd'hui, il reste une famille dunkerquoise qui exploite le site et deux entreprises bretonnes qui expédient directement leur production en Bretagne...
photo d'un collecteur de moules...


cependant pour être sûr de la vente des moules sur le Dunkerquois, les bâteaux arrivent à la coopérative où la cueillette (eh oui, les mytiliculteurs dépendent du Ministère de l'agriculture parce que ce n'est pas de la pêche !) est placée dans 
"un petit local qui renferme des bassins de purification pour les moules de Dunkerque. Au total, 28 bacs ont été installés avec des douchettes au plafond. Des analyses avant et après purification sont effectuées, comme l’exige la réglementation". Ainsi les moules vendues aux aubettes ou chez les restaurateurs sont de parfaite qualité...


indifférent à notre présence, ce goéland guette l'arrivée d'autres bâteaux... des fois que... 
La visite est terminée et nous prenons le chemin du retour...


le temps pour nous de nous attarder devant ce tout nouveau monument...


Voici ce qu'en dit la plaque commémorative ...


Comme le symbole de ce sablier et du temps qui passe, nous revenons chez nous avec le sentiment d'avoir découvert un univers si particulier et d'avoir appris beaucoup de choses en une heure et demie !




Tous Pirates !

 17/04/2017
Une belle exposition au musée portuaire...

"Entre légende et réalité

L'exposition aborde les idées toutes faites sur les pirates, corsaires et flibustiers pour dépoussiérer ces images déformées par la légende ou les médias. Elle explore les parcours de personnages bien réels, du passé ou d'aujourd'hui, dont les activités sont dépeintes comme des exploits ou des crimes.

En fil rouge de l'exposition, un échange constant entre la piraterie ancienne -celle des îles au trésor et de Barbe-Noire- et la piraterie actuelle - celle des côtes somaliennes ou qui attaque les données de nos ordinateurs-." (issu du site du musée)



Un monde à part que la piraterie, fait d'histoire et de légendes....  

"Le mot « pirate » vient du latin pirata (« celui qui tente la fortune, qui est entreprenant ») 

 Au Moyen Âge, la signification du terme « pirate » se restreint pour désigner plus spécifiquement des bandits qui parcourent les mers pour piller des navires marchands. Les pirates, au contraire, pratiquent le banditisme. La piraterie n'a pas disparu avec la fin de la marine à voile, elle est toujours pratiquée aujourd'hui sur les océans et notamment au large de la Corne de l'Afrique où des navires de guerre protègent le commerce maritime sur une zone aussi étendue que le continent européen." (Wikipédia).


Dès l'entrée, nous sommes mis dans l'ambiance !... 



"La piraterie existait déjà dans l'Antiquité. Toutes les civilisations anciennes ayant possédé une marine l'ont connue, les Phéniciens comme les Mycéniens, la mer étant considérée comme un espace libre où règne la « loi du plus fort ». Lorsque les États deviennent plus puissants, à la piraterie s'ajoute la guerre de course.

Jules César dut lui-même afronter la piraterie. Lors d'un voyage vers l'Orient entre les années 75 av. J.-C. et 74 av. J.-C., il fut capturé par ceux-ci, à hauteur de l'île de Pharmacuse, à proximité de la ville de Milet en Asie Mineure. Dès sa libération contre rançon, il entreprit de se venger. Après avoir réuni en toute hâte une flottille, il surprit et captura les pirates qu'il fit exécuter et, en partie, crucifier. Pompée se rendit célèbre en nettoyant la Méditerranée des pirates ciliciens.

Les Vikings furent des pirates mais aussi des explorateurs, qui dévastèrent l'Europe du Nord du ixe au xie siècle."

Trésors, verroterie, or, bijoux... la légende est bien là ... 



"Les pirates se distinguent des corsaires qui sont des civils faisant la guerre sur mer avec l'autorisation de leur gouvernement (grâce aux lettres de marque), selon les lois de la guerre, avec un statut équivalent aux militaires mais sans être soumis à l'autorité d'un état-major et au contraire d'une façon indépendante. La confusion entre pirates et corsaires résulte de plusieurs faits : jusqu'à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate, synonymes, étaient employés indifféremment (pour les distinguer, il faut qu'un État souverain délivre une lettre de marque - or l’État souverain n'apparaît en Europe qu'au cours des xvie et xviie siècles) ; les Corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce mais, sans ressources en temps de paix, ils devenaient pirates (comme Francis Drake ou Jean Ango). Cette apparence ne doit pas faire oublier qu'ils respectaient en général les vies et les biens personnels ; seul le navire et le fret faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas. Notons toutefois qu'un corsaire autorisé par un État particulier était qualifié de pirate par les États ennemis. Tout corsaire, donc, est un pirate du point de vue d'un État tiers"



leurs armes sont impressionnantes bien sûr : hache, harpon, boutefeu, crochets, pistolets, poignards... 

Pirates, boucaniers, flibustiers ??? :
Boucaniers : les pirates qui sévissaient dans la mer des Caraïbes étaient parfois appelés abusivement boucaniers. À l'origine soit aventuriers, soit déserteurs des différentes nations européennes, les boucaniers vivaient sans chef, et s'occupaient surtout du ravitaillement en viande fumée (« boucanées », d'où leur nom) des équipages de passage quels qu'ils soient. Ils élevaient des bœufs et chassaient les petits cochons sauvages. Ils se trouvaient dans le nord-ouest de Saint-Domingue et dans la baie de Campeche, mais ils avaient souvent leurs comptoirs à la Tortue. À l'occasion, il leur arrivait de se mêler à une expédition, mais ce n'était pas leur activité principale."


Nous entrons dans l'expositon par ce joli décor de soute de navire...

Flibustiers : le mot « flibustier » est dérivé du néerlandais vrijbuiter (« qui fait du butin librement ». Certaines sources citent comme origine le mot flibot (« sorte de petit bateau »), d’autres préfèrent free booter (« libre pillard »). Le mot apparaît lorsque les Hollandais révoltés contre la domination espagnole avaient armé des navires corsaires pour lutter contre l'Espagne. Mais les Pays-Bas n'existant pas en tant qu'État indépendant reconnu avant 1648, leur statut de corsaire n'était pas reconnu. Les Espagnols les considéraient comme pirates pendant que les alliés des Hollandais les voyaient comme des corsaires. Toute une population va naître à mi-chemin entre piraterie, aventure, guerre de course. Le flibustier est un aventurier qui peut se louer en tant que corsaire au plus offrant en temps de guerre, qui peut naviguer comme marin de commerce comme s'adonner à la piraterie."


"Un corsaire est une personne (le plus souvent l'armateur, le capitaine ou le membre de l'équipage d'un navire civil armé) autorisée par une lettre de marque (également appelée « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires. Les corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu'ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de leur gouvernement. Capturés, ils ont droit au statut de prisonnier de guerre.

Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course »."



Voici "la trousse" du médecin vers la fin 1800 !!! des aiguilles, des scies, des pinces... qui malgré tout ont sauvé la vie de certains hommes !...


les circonstances de la vie ont fait que des femmes aussi sont devenues pirates... telles que Mary Read, Anne Bonny...

Et puis, il y a ceux dont on parle encore parce qu'ils se sont distingués, mandatés par le Roi... Surcouf, Jean Bart...

"Les corsaires sont des civils mandatés par « lettre de course » des autorités de leur nation qui, en temps de guerre, combattent d'une façon indépendante avec un statut équivalent aux militaires les navires sous pavillon étrangers mais sans être rattaché à un état-major, tout en obéissant aux lois de la guerre."La confusion résulte du fait que les corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce et que, jusqu'à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate étaient employés indifféremment.

Cette apparence ne doit pas faire oublier que les corsaires respectaient les vies et les biens personnels ; seul le navire et sa cargaison faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas. Les corsaires s'attaquaient rarement aux navires de guerre, comme le montrent les recherches dans les archives françaises : sur 23 201 corsaires français embarqués entre 1692 et 1763, seuls 133 meurent au combat. Au moment des guerres de la Révolution et de l'Empire, sur 1 651 décisions du tribunal des prises, seuls 75 combats et 18 abordages sont répertoriés."

"
Un autre corsaire connu fut Jean Bart, un Dunkerquois qui servit la France et sa majesté sous Louis XIV. Il sauva la France de la famine."

Mais ceci fera l'objet d'un autre article, un jour...

 




J'avais mis un article sur cette action caritative et conviviale (ici)...
Cette année, plus de "bateaux" et beaucoup, beaucoup de monde pour la voir...
pour rire et s'amuser... (petit clic sur les photos)...


les embarcations de toutes sortes, se retrouvent une à une dans le bassin dans un joyeux méli-mélo....


la musique est bien sûr au rendez-vous et les airs du carnaval mettent l'ambiance...


il n'y a pas que les embarcations qui sont folichonnes ! ...


toutes les tailles et toutes les formes sont autorisées pourvu que ça flotte ! ...


Je ne sais si ce "Sandettie"-là tiendrait longtemps la mer ...


un radeau de la Méduse ?...


chacun a son idée sur la meilleure navigation... bon ce n'est pas encore au point !...


oh tiens ! un "navire" avec un gouvernail ... le luxe !...


cet "O.F.N.I." (pour Objets Flottants Non Identifiés) me semble bien fragile ...


cette course devriendrait-elle internationale ??? ...


En tout cas, l'essentiel est de participer et surtout de bien s'amuser !



Je vous avais déjà parlé de ce théâtre de marionnettes et d'objets articulés (ici) puis des expositions, les "petites ailes" (ici) et "l'homme 100 masques" (ici)...

Aujourd'hui, nous sommes invités à voir "l'envers du décor"...


Tout d'abord, il faut un très très grand hangar, pour déposer tout ce qui a servi et servira encore aux spectacles... et malgré l'aspect désordonné de cet entrepôt, il faut beaucoup d'ordre...


la puce géante sauteuse ... (heureusement que dans la nature, elles n'ont pas cette taille-là)...


Notre charmante guide, étudiante en Master, nous fait une démonstration d'une marionnette "de corps"... la marionnette s'attache par une ceinture "scratch" autour de la taille du comédien... Ensuite, il glisse sa main dans la tête... et grâce au jeu de lumières dirigé vers la marionnette, on oublie le comédien pour laisser la marionnette prendre vie...


Ici classement des têtes...


là, ce sont les "animaux" ... voici un dinosaure ou un tamanoir, fait entièrement de petites cuillères en métal... (clic sur la photo)... surprenant !!!...


derrière la Halle aux spectacles, des loges, un atelier de mécanique...
on peut y réaliser des objets en métal, articulés, soudés...


les affiches des spectacles sont faites par sérigraphie ici.... 
des ateliers pour adultes et pour enfants sont proposés régulièrement...

encore une visite bien documentée et qui nous donne l'envie d'y retourner pour d'autres découvertes...



Après notre visite du musée, nous nous sommes dirigés vers le vélodrome... La construction du stade est liée à la volonté des élus de développer le sport et le plein air pour la population grandissante de Roubaix... (les textes en vert sont issus du net)...

"Le vélodrome André-Pétrieux, ou vélodrome de Roubaix, est un vélodrome situé à Roubaix (Nord), en France. Il a été inauguré en 1936 et se trouve à l'est de la ville, entre l'avenue Roger-Salengro et l'avenue du Parc-des-Sports. Il est connu pour être le lieu d'arrivée de Paris-Roubaix depuis 1943. Il succède au premier vélodrome roubaisien, inauguré le 9 juin 1895 et détruit en 1924, et qui avait accueilli Paris-Roubaix de sa création jusqu'en 1914.

Le vélodrome de Roubaix a également accueilli les championnats de France de cyclisme sur piste en 1966 et 1971 et est depuis 2006 le cadre d'une course de cyclo-cross disputée en janvier et devenue une manche de la coupe du monde de cyclo-cross en 2008-2009, 2009-2010 et 2012-2013.

La pelouse au centre du vélodrome accueille les matchs du Rugby club de Roubaix." 



"Paris-Roubaix est l'une des plus anciennes courses cyclistes, créée en 1896 par Théodore Vienne après l'ouverture du nouveau vélodrome de Roubaix. Cette classique flandrienne s'est disputée tous les ans jusqu'à nos jours, en mars ou en avril, interrompue seulement par les deux guerres mondiales. Depuis 1966, elle ne part plus de la région parisienne mais de Picardie : de Chantilly de 1966 à 1976 et de Compiègne, depuis 1977, avant de parcourir plus de deux cent cinquante kilomètres vers le nord.

Surnommée « l'enfer du Nord », « la dure des dures » comme le vantent les affiches de la 106e édition, « la Pascale » ou encore « la reine des classiques », la course inclut plusieurs secteurs pavés…,

D'autres secteurs, très étroits, ont été tracés entre les champs de betteraves et ils ne peuvent être empruntés qu'en file indienne. Quand l'épreuve se déroule sous la pluie, la boue ajoute à la difficulté et aux risques. Le vainqueur est non seulement un homme fort du peloton, mais il doit aussi être chanceux et bien soutenu par ses équipiers."



"À l'origine, les routes pavées ne constituent pas une spécificité de Paris-Roubaix. Durant les premières décennies, elles représentent une soixantaine de kilomètres du parcours : une quarantaine de kilomètres ininterrompus entre Hénin-Liétard et Roubaix, et une vingtaine dans les principales villes traversées. Les voies restantes sont encore en terre, sauf de rares secteurs déjà bitumés. Paris-Roubaix est alors davantage caractérisée par sa distance, plus courte que celle des classiques de l'époque, ce qui la rend plus nerveuse.

Le bitume commence son apparition massive durant l'entre-deux-guerres… Le nombre de kilomètres pavés tombe à 31 en 1955, et atteint son minimum en 1965 avec 22 km."



"Les 63 premières éditions de Paris-Roubaix, de 1896 à 1965, se sont déroulées sur des parcours similaires. Partant de Paris ou de sa banlieue Chatou et Saint-Denis notamment

La première difficulté était une côte située à Cormeilles au sommet de laquelle une prime de 1 000 ou 2 000 francs était attribuée au coureur passant en tête. Le lieu emblématique de Paris-Roubaix à cette époque est la côte de Doullens dans la Somme. Elle a joué un rôle important dans la course durant les premières décennies et était considérée comme le premier « juge de paix ». Elle est située sur la route nationale 25 à la sortie de Doullens et mène au hameau de Beaurepaire. Longue de 2 500 m, elle était exposée au vent ce qui provoquait la formation de bordures au sein du peloton."  (cette photo est issue du net)...



partout ici, même dans les anciennes douches, on retrouve les noms de cyclistes célèbres, Jean Stablinsky, Eddy Merckx, Louison Bobet, Bernard Hinaut...
"On dit d’ailleurs ici que l’Enfer du Nord mène au Paradis."

" Depuis plus de 120 ans, Roubaix vit cyclisme, cycle et vélo à l’approche du mois d’avril. Les onze autres mois de l’année ne sont pas en reste de cyclisme. Au cœur de la ville, le parc des sports est le rendez-vous du cyclisme sportif, avec le vélodrome André Pétrieux créé en 1936, qui voit tous les ans l’arrivée du Paris-Roubaix" ...
 


"À Roubaix, le Paris-Roubaix peut se vivre toute l’année : d’autres versions de la course (VTT, Cyclo, Challenge, Junior…) existent et des visites des vélodromes assurées par un passionné sont proposées chaque mois par l’office du tourisme."

Chaque vainqueur reçoit le trophée de la course...  


A côté du stade ce trouvait un centre de plein air pour les enfants atteints de tuberculose. Ce lieu va être transformé pour être intégré dans un complexe sportif dédié au cyclisme...

Aujourd’hui, la ville devient également un pôle important du cyclisme sur piste, depuis l’ouverture du vélodrome couvert, le Stab, baptisé ainsi en mémoire au coureur Jean Stablinski. Grâce à une piste de BMX qui vient compléter cette offre de cyclisme sur route et sur piste, Roubaix est désormais capable d’accueillir tout au long de l’année des compétitions internationales (Coupe du Monde de cyclo-cross, open international de cyclisme sur piste…). Avec ses équipements de qualité et des événements d’envergure, Roubaix apparaît véritablement comme une ville où la passion du cyclisme peut s’exercer et se vivre toute l’année."...


"Le Stab, vélodrome couvert ouvert en 2012 accueille les Championnats de France de cyclisme sur piste, ainsi que de nombreuses compétitions et baptêmes sur piste. L’enceinte générale du Vélodrome a accueilli les Championnats du Monde UCI de Cyclocross et continue de vivre de nombreux évènements annuels, sportifs, culturels ou historiques."...


Dès l'entrée, nous sommes impressionés par la particularité du lieu... Ici, de grands sportifs ont offert un de leur maillot à leur passage... 



Nous nous installons sur les gradins, chance un entraînement à lieu cet après-midi là ... le revêtement est fait de lamelles de bois. La vitesse est très très rapide.


Les vélos sont spécialement conçu pour la piste. Ils n'ont pas de frein et pour s'arrêter, les "pistards" doivent ralentir progressivement


Vous pouvez venir vous entraîner, le parc à vélos vous est accessible... vous pouvez avoir votre "baptème de piste"  (inclinaisons de la piste 44,3°) !! sensations garanties !!!

L'ensemble du lieu est modulable et peut accueillir des séminaires...


Une exposition (photo du net) a été inaugurée à l'occasion du  Paris-Roubaix 2016  en préfiguration de la construction du musée.

"L’exposition de préfiguration est un premier pas vers le musée définitif de Paris-Roubaix. Plus grand et plus étoffé, il mettra en scène chaque pan de l’histoire, chaque détail de l’histoire. Installé au cœur du parc des sports de Roubaix, entre le Vélodrome et le Stab, le musée de Paris-Roubaix sera un musée vivant, alliant histoire et actualité. Il sera connecté et offrira au plus grand nombre un véritable voyage au cœur de l’épopée Paris-Roubaix. Le musée aura ses expositions temporaires, ses manifestations et deviendra l’un des grands pans de la culture à Roubaix, confirmant ainsi la cité aux mille cheminées comme ville aux trois musées, avec le Musée de la Piscine et La Manufacture Musée de la mémoire et de la création textile."

Peut-être une bonne occasion de retourner à Roubaix voir ce nouveau musée... 



Nous passons à l'étage...


Instinctivement, on s'arrête pour apprécier l'ensemble des oeuvres présentées...


les ouvertures qui donnent accès à la galerie supérieure où se trouvaient les plongeoirs, sont autant de cellules de verres où nous découvront l'art du textile dans toute son ingéniosité ...

Histoire des collections les collections du musée rassemblent celles du musée industriel de Roubaix et celles du musée municipal consacré au peintre d’origine roubaisienne Jean-Joseph Weerts.

Plusieurs collections sont aujourd'hui présentées au public sur un espace d'environ 7 000 m2 :

une collection de textiles comprenant des milliers d'échantillons de la production française de 1835 à 1940 et des pièces textiles allant de l'Antiquité (Égypte) à la création contemporaine

une collection de mode

une collection de céramique

un fonds ethnographique sur l'industrie textile

et un fonds beaux-arts constitués d'œuvres des xixe et xxe siècles (Camille Claudel, Henri Fantin-Latour, Jean-Léon Gérôme, Dominique Ingres, Tamara de Lempicka, Kees van Dongen…)"



Ici un plat en métal réalisé par Picasso...


et des moulages de plâtre pour d'autres oeuvres prêtés par la famille de Picasso...


Changeons maintenant de direction dans les bâtiments... Nous passons devant la cafétaria qui a conservé ces meubles d'origine...


Il existait un solarium pour soigner les enfants atteints de tuberculose...

Le solarium de l’ancienne piscine municipale est aujourd’hui un jardin botanique textile dédié aux plantes cultivées pour l’exploitation de leur fibre ou de leur teinte."

Le jardin montre la relation existant entre la botanique et l’industrie textile : des fibres et des plantes tinctoriales (qui servent à teindre) y sont plantées selon un parcours thématique. Le jardin est un espace à contempler mais également à visiter. Il a été conçu et est entretenu par le service Espaces Verts de la Ville de Roubaix.

Les végétaux mis en scène font référence à ceux présentés dans le musée pour leur qualité esthétique et leur pouvoir tinctorial
Le jardin constitué de vagues reprenant chacune une couleur de teinture, le rouge, le jaune, le bleu, le vert, le brun, le violet et le gris. A première vue cela ressemblerait à un jardin de curé où se conjugueraient l’utile culinaire ou médicinal (l’origan, l’oseille, la rhubarbe, l’artichaut) et l’agréable visuel de la rose de provins, trémière, dahlia, scabieuse et verge d’or. Mais c’est avant tout un jardin thématique qui se réfère au passé industriel de Roubaix."



De ce côté de la galerie, nous accédons à l'étage supérieur... tout est par mesure d'hygiène en céramique...


pour les plus aisés, il existait des "salles de bains" avec vue sur le jardin... pour les messieurs...


et pour les dames...


cette aile des bâtiments est consacrée aux oeuvres picturales et sculpturales... ainsi ce bronze de Beethoven...


ou cette sculpture d'Armand BLOCH ...


"Masques de peintres, sculpteurs, architectes et graveurs français du XIXe siècle et contemporains, 1913, chêne ciré"

J'aurais aimé y rester beaucoup plus longtemps... bon comme dans beaucoup d'endroits, ça donne l'envie d'y revenir...

la prochaine étape nous emmènera voir le vélodrome de Roubaix et je vous expliquerait pourquoi ces deux lieux sont liés...

D''autres copinautes ont déjà fait des articles sur ce musée, je vous mets les liens pour les retrouver : 
Sylvie "les bons restaurants"          ici !
Marie-Claude "33 gourmande"        ici ! 
Marie-Christine "Galinette"              ici !





une nouvelle découverte ce jour-là à Roubaix...  Une ville vivant à l'époque industrielle (1900...) ville aux "mille cheminées" allons ne soyons pas dans l'exagération, il y avait condensées en centre ville, 267 cheminées, correspondant à autant d'industries (lainières, tissages et autres...) ce qui a fait quintupler en peu de temps la population qui vivait dans des conditions insalubres, où les enfants souffraient de tuberculoses, où les maladies se propageaient comme trainées de poudre, promiscuité, manque d'hygiène, pollution (dèjà à cette époque)... l'idée est de faire sortir les ouvriers de leur condition par l'hygiène et le sport... ainsi fût créés la piscine et le vélodrome....

(les textes en vert sont issus du site officiel et d'internet)

"
Construite dans le style Art déco, c'est à la fois une piscine sportive, avec son bassin olympique de 50 mètres, et un établissement public de bains-douches. "

"Le musée de La Piscine Musée d’art et d’industrie André Diligent, qui a ouvert ses portes le 21 octobre 2001 est implanté sur le site de l’ancienne piscine Art Déco qui à l’initiative du maire Jean-Baptiste Lebas a été bâtie entre 1927 et 1932 selon les plans de l’architecte lillois Albert Baert (1863-1951).
"


"La piscine est inaugurée le 2 octobre 1932. Elle est conçue comme un sanctuaire de l’hygiénisme en réponse à la misère des populations ouvrières. Elle offre un équipement sportif de grande qualité et met en avant les capacités d’une équipe municipale issue du monde ouvrier. La façade théâtrale est de style byzantin. Le plan est celui d’une abbaye : quatre ailes disposées autour d’un jardin évoquant un cloître. Dans les ailes Sud et Ouest les baigneurs pouvaient utiliser des baignoires. L’aile Nord comporte les espaces de circulation et de distribution et les zones de loisirs (terrasse solarium et bar). Le bassin et les cabines se trouvent dans l’aile Est dont les verrières représentent le soleil levant et le soleil couchant. "

cette photo dès l'entrée du musée ne laisse voir que des hommes. En effet, il y avait des jours d'ouverture, pour les hommes, pour les femmes et pour les enfants et les personnes âgées... 


"Le choix de l’architecte n’a pas été anodin pour Jean-Baptiste Lebas. Albert Baert est un homme progressiste, de gauche et franc maçon. En octobre 1932, à l’ouverture, la piscine apparaît alors comme un programme politique et social. En effet, par la beauté et l’efficacité du lieu, il y a naissance d’un rationalisme théatral. Après 50 ans d’utilisation la piscine est fermée en novembre 1985 pour des raisons de sécurité."


dès l'accueil, nous sommes bien sûr dans un musée...


"Le décor intérieur est caractéristique du style art-déco et semble présenter des symboles maçonniques. En effet, Albert Baert appartenait à la loge maçonnique du Nord-Orient de Lille dont il a construit le temple rue Thiers à Lille. En 1934, la piscine est classée par la revue Bâtir comme l’une des plus modernes d’Europe."



"Pour répondre aux besoins des industriels, la ville se dote d’une laverie moderne sise dans les sous-sols de l’ancienne piscine municipale. Au service de l’hygiène, on y trouvait également des bains publics, un bain de vapeur et même un coiffeur."
ainsi les visiteurs passaient dans ces cabines fermées par des portes sauf la partie douche qui ouvrait sur le bassin. Ainsi les maîtres nageurs pouvaient s'assurer que les clients avaient effectivement pris une douche... 



Après être passés par les douches, nous débouchons sur un endroit magique, superbement éclairé... un  plan d'eau traverse l'ensemble de la salle. Un plancher peut venir le couvrir lors de manifestations artistiques. On ne peut que se sentir enveloppé de lumière en arrivant dans cet endroit ...

"Bien que cette figure crachant de l’eau représente Neptune le dieu des océans, elle a été surnommée le lion par les baigneurs en raison de sa chevelure évoquant une crinière."


 



"L’origine du musée La Piscine de Roubaix remonte à 1835, date de la création du musée industriel de Roubaix qui présente dans de gros ouvrages reliés des échantillons significatifs de la production textile contemporaine de la ville. Le rôle essentiel du musée est la protection commerciale et industrielle des produits manufacturés face à la concurrence. Il conserve aussi la mémoire de la révolution industrielle et constitue ainsi un projet éducatif destiné à la population roubaisienne. Les initiateurs de ce musée sont des manufacturiers associés à l’épopée économique de la ville. Le musée industriel de Roubaix existe jusqu’en 1861, date à laquelle il est confié à Théodore Leuridan, archiviste et bibliothécaire. Le musée est alors installé au second étage d’une ancienne filature et s’oriente vers les Beaux-Arts."

"En janvier 1998, les travaux débutent sous la direction de l’architecte Jean-Paul Philippon choisi par le jury du concours international de concepteur ouvert en décembre 1993. L’ensemble du bâtiment est restauré pour accueillir les collections. Des salles d’expositions temporaires sont construites ainsi qu’une nouvelle aile le long du jardin de la piscine pour le parcours Beaux-Arts."




"A l’intérieur, au centre du bassin, une lame d’eau rappelle la vocation première du lieu. Sur ses bords, le jardin de sculptures. Cet espace central du musée a diverses utilisations : expositions, défilés de mode… Autour du bassin, au rez-de-chaussée et au premier étage, les cabines dont on a réemployé les briques émaillées d’origine, sont converties en vitrines qui présentent des céramiques, des tissus, des bijoux, des dessins…."



"Les tympans représentant le soleil levant et le soleil couchant, alors qu’ils sont situés sur un axe Nord-Sud, étant très dégradés, ils ont été restaurés avec de nouveaux verres sous la direction de Monsieur Brouard, maître verrier."


avant d'être implanté dans la Piscine, le musée existait déjà :
" En 1882, la ville crée avec l’Etat une école d’ingénieurs pour le textile, l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT). Intégrées au projet de l’école pour permettre aux futurs ingénieurs d’acquérir une connaissance artistique, les collections du musée et de la bibliothèque de la ville lui sont apportées en 1889, date de son inauguration. Le musée devient alors musée national"


"À partir de 1902, Victor Champier, ancien directeur de la Revue des Arts Décoratifs nommé directeur de l'école, développe considérablement les collections, par ses achats d'œuvres contemporaines, comme par les dons de l'Etat ou de particuliers qu'il suscite. Mais, après sa mort en 1929, le musée tombe en désuétude.

En 1940, le musée ferme ses portes en raison de la guerre. Il ne les rouvre pas et, en 1959, le musée est déclassé par l’Etat. Ses collections sont alors pour partie dispersées, ne laissant subsister dans l'école qu'un dépôt sans inventaire, très détérioré.

En 1924, un nouveau musée municipal, installé au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, est fondé pour recevoir la donation d'une cinquantaine de tableaux du peintre roubaisien Jean-Joseph Weerts. Le sculpteur Marcel Guillemyn, chargé du musée Weerts à partir de 1963, se passionne pour le patrimoine de l'ancien musée industriel et entreprend de récupérer une partie de la collection et de la stocker dans les bureaux de l’hôtel de ville. Mais le musée municipal ferme ses portes à son tour en 1981."



Tout le long du bassin, nous découvrons des sculptures monumentales qui ne semblent pas si impressionnantes vue la grandeur de la salle...


graciles, ces statues nous laissent flâner au fil de l'eau...


nous nous laissons prendre au charme de ces naïades... tout à fait en accord avec la mosaïque Art déco représentant les ondulations de la mer...


nous arrivons au bout du bassin pour découvrir, un portail, de style mauresque, en faïence, qui a trouvé toute sa place en cet endroit ...

" L’installation du portique restauré de Sandier en 2002

Le portique est restauré. Désormais, le bassin est conclu par ce monumental portique en grès émaillé polychrome conçu par Sandier pour la bibliothèque du pavillon français à l’Exposition Universelle de Gand, en 1913."

 



Nous parvenons à l'étage pour apprécier l'ensemble de cet espace dédié à l'art...


instinctivement, on s'arrête pour mieux profiter de la magie de ce lieu unique...



je ne suis pas trop roman mais ... je me suis laissée attirer par celui-ci et je suis bien loin d'être déçue !

"Nichée dans un petit village de la côte anglaise, la librairie Nightingale est le refuge des amateurs de livres. Un lieu préservé et hors du temps que sa propriétaire Emilia a bien du mal à maintenir à flots...." 

je ne vous dirai pas pourquoi Emilia reprend cette librairie, ni ce que cette librairie a de particulier...
les habitants vont l'aider... par petites touches très finement entremêlées, on découvre un peu la vie de chacun et surtout leurs bonnes raisons d'essayer d'aider Emilia...
Un livre plein de saveur ... 



La ferme Vernaelde

 02/12/2016
notre marche d'aujourd'hui nous emmène à la ferme Vernaelde. 

Nous passons par le jardin public où tout est couvert de givre.


Avec le soleil, c'est très beau...


"Le site de la Ferme Vernaelde s'étend sur 15 hectares de zones prairiales jouxtant des zones boisées. La volonté communale est de garder un caractère champêtre, rural, mêlant patrimoine historique et vert, tout en y consacrant une gestion écologique "zéro phyto". L'intérêt est ici qu'au travers la création de corridors écologiques, on arrive à créer à la fois une zone ludique et une zone refuge pour les animaux." (site de la Ville de Coudekerque-Branche)


"La première étape a été la création du "jardin de l'avenir" (un arbre planté pour chaque nouvelle naissance coudekerquoise) en forme de spirale avec pour centre un chêne symbolisant la Charte de l'Environnement. Est venu s'y greffer un panel d'aménagements écologiques : nichoirs à insectes, nichoirs à oiseaux,"


"Géré de façon écologique, ce site est également un outil pédagogique pour les familles, écoles, et structures diverses qui fréquentent le site. Terrain de jeux pour les enfants, ce site est aussi encadré par un labyrinthe géant en phase finale de construction."


on y rencontre cochons...


poules, faisan, oies... de "toutes plumes"...


"15 ha de zones prairiales jouxtant des zones boisées. Les premières étapes ont été la construction du « jardin de l’avenir ». Ce projet, en constante évolution, consiste à planter un arbre pour chaque nouveau né coudekerquois, et ce en forme de spirale avec pour centre un chêne, symbolisant la Charte de l’environnement. Le long d’un piétonnier de 500 m de long viendra se greffer un panel d’aménagements écologiques et de plantations dont les objectifs ont été de créer à la fois une zone ludique et une zone refuge pour les animaux."


"On peut aussi trouver sur le site de Vernaelde un Centre équestre communal, dont la spécificité équine, reconnue par la FFE au niveau national est le respect de la nature à cheval. La compétition n’est pas l’objectif premier, mais plutôt la balade, la randonnée et le treck qui sont mis en avant."


caresses aux ânes venus à notre rencontre...


visite des écuries où j'ai bien bavardé avec "Rigolo" (parce que je ne trouvais pas gentil de l'avoir appelé ainsi). C'est un adorable cheval à la robe particulière...


"De nombreux animaux tels que des faisans, lièvres, hérissons, pic-vert, pic-épeiches, faucons crécerelles, balbuzards, hérons cendrés... sont observables pour les passionnés, les plus silencieux et les plus patients.

Ce site est ensuite encadré par un labyrinthe végétal géant en phase finale de construction planté avec des essences régionales."



J'irai visiter la partie "plantes" et le labyrinthe sans doute au printemps...

Il est temps de nous en retourner... à la prochaine fois !



"l'homme 100 masques"

 06/11/2016
le théâtre La Licorne (Ici) nous propose une nouvelle exposition après celles des "peties ailes" (ici), voici "l'Homme 100 masques"


"Facteur de masques lillois, Francis Debeyre travaille une palette infinie de formes et des matières : cuir, peau, fourrure, tissu peint ou brodé, le grillage encrassé... son travail pour la scène confronte les exigences artistiques qu'un spectacle nécessite et ses désirs de création"...

maquette d'une transformation de visage humain et d'une tête de sanglier pour la créaction d'un masque..


Nous faisons d'abord un premier tour "naïf" sans commentaires pour découvrir et imaginer... le deuxième tour nous l'avons fait avec la guide... 

Tout d'abord le "Chat Huant"...


tous les masques sont en cuir recouvert ensuite d'autres matières. La plupart de ces masques ont été portés pendant des spectacles.

Les masques sont conçus pour "comme de bonnes chaussures, oublier qu'on les porte" ...


celui-ci représente la justice avec sa balance...


la luxure...


les yeux sont en coquillage percé, le nez peut avoir une coquille d'huître comme support de dessous. 
la fente des yeux pour le comédien, dans le masque, n'est pas toujours à l'endroit des yeux  ! ...


la particularité de ce groupes de personnages réside dans la bouche qui a la même forme pour tous...


les 4 saisons...


Pinnochio...


terminons par celui-ci  qui n'a pas été utilisé en spectacle... 

un univers particulier... un monde étrange... une exposition pas comme les autres...



reprenons notre parcours découverte des villas malouines commencé ici !

La villa "La Potinière" : "Hôtel élevé à la fin du XIXème siècle, il appartenait à la famille Marchand, des huileries Marchand. Il est d'inspiration classique, caractérisé par ses pilastres et colonnes doriques et corinthiennes et par sa très haute balustrade. Il possède un faux toit en terrasse sur lequel a été rajouté un étage supplémentaire." 

pourquoi Potinière ? La mode était aux bains-de-mer et les belles de l'époque, entre les recontres à la plage et au restaurant, s'échangeaient tous les potins mondains... 


"Sur le côté gauche, une porte cochère assez monumentale permettait l'entrée des voitures à chevaux"

Entre nous... il paraît que dans une villa de Malo, quelqu'un de très très célèbre a fait construire aussi une grande porte cochère... pour que sa maîtresse puisse venir le retrouver en toute discrétion... mais chut !!!! ce sont les "on-dits" !


"La digue-promenade fut construite pour permettre aux dames de montrer leurs robes, fin XIXème, début XXème siècle." 


la "Villa des flots" "Une des premières villas construite à Malo au XIXème siècle. Elle fut construite en 1883, cette résidence est attribuée à Charles Garnier, architecte de l'Opéra de Paris, sans qu'aucun document ne confirme cette hypothèse. Elle a été construite pour Francisque Sarcey, journaliste, écrivain parisien et ami de Gaspard Malo. A l'abri des regards, ses jardins entourent la villa. Le mur côté mer a été construit avant la Seconde Guerre Mondiale pour soutenir la dune sur laquelle se dresse cette jolie demeure." 

"Gaspard Malo est à l'origine de la création de la commune de Malo-les-Bains".


la "Villa Saint-Paul" : "Elle est l'oeuvre des architectes Baert et Boidin (1891-1892). "un terrain sablonneux"  fût acheté en 1890 par un riche négociant de Roubaix... Les étages de la villa Saint-Paul s'élèvent en retrait, permettant ainsi de ménager une terrasse devant la mer, sur la première travée du sous-bassement".




"La superposition des terrasses permettait un meilleur ensoleillement de la digue promenade"...


la Villa "Mon Plaisir" : "Construite pour un industriel du textile, la villa "Mon Plaisir" fût édifiée dans un style néo-flamand fin XIXème siècle début XXème siècle. Ses formes sont assez symétriques, remarquez le pignon de façade dit en "pas de moineaux". La brique rouge est dominante et nuancée par de la pierre ou des briques allant des couleurs jaune au gris."


La "villa des sourires" : "Trois bâtisses indépendantes forment la "Villa des Sourires".


L'architecture rappelle les voyages, la toiture ressemble aux chalets de montagne, le bulbe de la tourelle d'angle évoque le style mauresque."

"La tourelle devient un point de repère dans le paysage urbain et balnéaire".


La "Villa Quo Vadis" (cette photo-ci est issue du net) : "Oeuvre de Jules Potier, architecte municipal de Malo-les-Bains, la villa "Quo Vadis" fut construite en 1894 et 1905. Cette villa s'inscrit dans le courant Art Nouveau qui vise à mettre en relief la valeur ornementale de la ligne courbe, qu'elle soit d'origine végétale, florale ou géométrique. 
Les tons utilisés, le vert notamment, sont typiques. Depuis sa construction, la maison a perdu certains éléments de décor, on lui a ajouté un étage de combles. Le bois, matériau de construction des premiers chalets, contribue à la spécificité des villas malouines. 

L'architecture de villégiature recherchera la fantaisie et le pittoresque". 


"La fréquence et la concentration d'ouvertures tels que balcons, logettes, belvédères et bow-windows sont exceptionnelles dans la rue du Maréchal Foch". 

"la charmante villa du numéro 17 est parée de briques rouges et de pierres. L'art Nouveau est présent par le jeu des courbures et par les représentations de feuilles qui parcourent la façade"...



Cette maison a conservé son intégrité de l'époque et a été magnifiquement restaurée. On peut apercevoir à travers la baie vitrée, le magnifique vitrail Art Déco qui donne accès à la verrière.


"L'illusion parfaite. Semblables, vous avez dit semblables ? regardez bien les numéros 19 et 21 !. Ces deux maisons donnent l'illusion par quelques artifices, d'une seule et même imposante villa : les portes d'entrée sont traitées en porche unique. Les balcons en fonte moulée sont ouverts, ils se superposent et rétrécissent au fur et à mesure que vous levez la tête vers le ciel. Remarquez la continuité des matériaux et l'élément décoratif central."

Elles ont appartenu à deux frères et la "petite histoire" dit que dans la rue parallèle, juste de l'autre côté, vivaient deux soeurs... une bien jolie histoire...
Les maisons des deux soeurs n'existent plus, elles ont été détruites.


les rues qui mènent à la mer sont étroites... il fallait donc un point de vue en hauteur...


"Construite au dessus du bâti, la tourelle permet, à l'abri de tous les regards, d'avoir une vue sur la mer"...


la "Villa Cécile" : "Villa datant de 1897, de l'architecte Jules Potier construite pour devenir sa résidence personnelle. Elle est d'un style pittoresque éclectique. On remarque les jeux de briques colorées : ce sont des briques silico-calcaires. Cette villa présente les caractéristiques typiques de la villa balnéaire : Bow-window au premier étage, pignon factice de façade élevé au niveau de la toiture, jeux de couleurs à l'aide d'une alternance de briques jaunes et de briques rouges, utilisation de briques vernissées émaillées. Les ornements proviennent de la Maison Caillot. On remarque un jeu décoratif avec l'évocation de coquillages en frises sous la corniche."...


Nous arrivons sur la place Turenne, cette maison n'est pas classée aux Monuments historiques parce qu'elle est copiée sur une maison de Nancy !!!

"Jules Potier a construit une charmante petite maison qui nous est parvenue dans un bien meilleur état. Si les briques utilisées n’avaient pas cette couleur soutenue qui signale bien les édifices du nord de la France, on pourrait facilement se croire dans une rue de Nancy. Potier a certainement connu, par la presse de l’époque, les constructions d’Emile André, dont les fenêtres ont parfois cette forme de cœur qu’on voit ici au rez-de-chaussée. A l’architecture nancéienne, Potier emprunta aussi le pignon néo-gothique, beaucoup plus rare dans la région des Flandres."


Je vous ai gardé la plus belle pour la fin bien sûr !!!!

la "Villa Ringot" (inscrite aux Monuments Historiques) : "La villa Ringot date de 1910. Du sculpteur Maurice Ringot, cette villa appartient plus au domaine de l'art décoratif qu'à celui de l'architecture. La façade est une sculpture en ciment simili-pierre."


son balcon est tout en dentelle...


sa façade entièrement sculptée d'arabesques...


et regardez-bien... la partie gauche représente la nuit "un hibou, un visage de femme endormie, des fleurs fermées."...


la partie droite représente le jour : "un coq, un visage de femme éveillée, des fleurs ouvertes"...

de quoi rêver non ?

Nous n'avons pas fait tout le parcours, beaucoup d'autres villas, peut être moins célèbres méritent que l'on s'y attarde... ce sera pour une prochaine fois ...



Accompagnés d'un guide passionnant, nous avons eu le plaisir de découvrir non seulement une architecture plus qu'originale mais aussi ... la "petite histoire" ...
vous venez ?  

Nous sommes à Malo-les-Bains... place de la mairie...


la place fut reconstruite  après guerre... les architectes ont conservé les maisons à pignon dites "à pas de moineaux"... Nous allons découvrir des styles, des originalités dues à la simple envie des propriétaires...


je ne peux que me référer à la brochure consacrée à ce sujet ...

"Séduit par cette plage, le monde littéraire et artistique a fait construire en d'autres temps de nombreux chalets par des architectes prestigieux comme Garnier, Brill, Colibert et Viollet le Duc. Au patrimoine des personnalités, Dunkerque et sa région portent les traces de grands auteurs et poètes comme Victor Hugo, Francisque Sarcey, Jacques Duquesne, Maxime Van Der Meersch ou encore Louis Aragon. Au fil du temps, la présence de personnalités parisiennes et de notables de la région a fait de Malo-Les-Bains, station balnéaire de Dunkerque, à la fois un lieu de villégiature et un lieu de détente"... 


se mélangent donc la brique, la pierre, la céramique, le bois, le fer forgé... avec des niveaux très différents... balcon au rez-de-chaussée, puis bow-window, quelquefois surmontés de style byzantin, art nouveau ou exotique... chalet suisse ou style normand... chacun y va de son imagination et de ses moyens !!


"pas moins de 2 700 villas ont fleurii entre 1890 et 1920"...


quelques thèmes avant de parler de leur histoire...

Il faut bien sûr parler des balcons... le long des rues qui mènent à la plage, on ne voit pratiquement qu'eux...en fer forgé, en fonte moulée... ils offrent leurs dentelles au regard des passants...


les bow-windows... incontournables dans ces constructions, il fallait "avoir pignon sur rue" et "voir la mer" bien que ces maisons en soient parfois un peu éloignées...


quand on suit ce parcours, il faut aussi lever le nez... remarquer les détails...



certaines d'entre elles portent la date de construction sur la façade...


pratiquement toutes ont un nom... "Pichounette", Villa Marie-Clémence", "mon plaisir"... noms rattachés à un lien sentimental ou autre qui identifie la construction...


Briques recouvertes d'émail, pierre, briques rouges... chacun apporte sa marque décorative...


chacun apporte son détail... escargot sur le toit, sculptures, cheminées, rosaces en émail...

et derrière tout ça, des villas avec une histoire...

à bientôt pour la suite...



alors visitons la Chambre d'hiver. Comme il doit être agréable de prendre un thé ou un café face à ce paysage...


et par un charmant tapis de verdure...


nous entrons dans la Chambre mixed-border avec ses vivaces...


les plantes ne demandent qu'à s'épanouir...


Il y a  encore d'autres chambres mais ce sera pour le printemps...
nous voici à nouveau dans la chambre sur cour...


Nous admirons la taille de ces arbres...


voici de nouveau la maison...


hummm et si nous restions encore un peu....


l'endroit est si accueillant...


tout comme l'intérieur... 
oh là là ... tarte, crêpes... café, thé, bière... 


bon ce sera une bière...
c'était tellement bien... c'est sûr nous reviendrons !!!



nous pouvons nous balader dans le sens que nous souhaitons...
découvrons alors la "chambre bleue", typique du jardin renaissance...


"Des carrés, un cadré végétal (saules et chênes)..."


"mettant en valeur le jardin face à la plaine bocagère, fond gris bleuté et fermes colorées"...(Vue jusque Dunkerque 25 kms)..."


"de grands damiers avec des vivaces à dominante de floraison bleue..."


Nous sommes derrière la maison et ce massif étagé est magnifique...


un banc nous permet de nous attarder dans cet écrin vert...


pour découvrir fleurs et papillons...


Il est temps de descendre jusqu'à la "Chambre d'eau" et d'en faire le tour...


"Nous retrouvons un esprit naturaliste  dans une dominante de feuillages filiformes : graminées, bambous, saules"...


petite cabane en osier.... "Le poulailler flamand a été repris sur un modèle du XIIIème siècle"


Les bourdons, les libellules et autres insectes sont au paradis !


fruits....


et fleurs....

le dernier volet nous ramènera doucement au point de départ...



découverte d'un jardin "remarquable" 
d'abord ici ! puis ici !

aujourd'hui nous visitons la "chambre du Belvédère" nous y accédons par une
jolie tonnelle ombragée...


le raisin commence à mûrir au soleil...


La "chambre du Nord" nous offre une bien jolie arcade...


La "Chambre ronde" est à floraisons jaunes en avril avec les narcisses...


Pendant le reste de l'année, les écorces décoratives (prunus et acers...) continuent de l'égayer...


La "Chambre d'Automne" longe le plan d'eau (nous y reviendrons plus tard)...

On y retrouve asters et persicaires...


"foisonnent les fusains, malus, viburnum, aronia"....

d'autres découvertes  nous attendent... à bientôt pour la suite !



"la distillerie  a été fondée en 1812. La fabrication du genièvre est un art traditionnel ... cette eau-de-vie de grains traditionnels des Gens du Nord est restée la même depuis le XVIIIème siècle, époque où s'intallait à Dunkerque la première distillerie française..."


"en 1810, on comptait dans le Nord, 72 fabriques d'eau-de-vie à genièvre, il n'en reste que trois : Houlle, Loos et Wambrechies. Avec une production de l'ordre de 300 hectolitres d'alcool pur par an, la distillerie Persyn de Houlle reste une entreprise artisanale..."

source : http://www.genievredehoulle.com/ 


Le petit village de Houlle dans le Pas-de-Calais doit sa notoriété à la distillerie...

Ici encore, notre guide est un passionné ! Il nous a communiqué son enthousiasme pour l'évolution d'un bon, voire d'un excellent genièvre ! et pour ses recherches sur le vieillissement,  les arômes et la création...


surprise ! le bâtiment n'est pas très grand...


on accède par une porte cochère et si les murs semblent sales c'est en fait dû à l'émanation d'alcool, un champignon se développe et noircit la brique...


"le genièvre de Houlle est distillé à partir de céréales dans notre région : l'avoine, l'orge et le sègle..."

 


D'abord stocké dans des cuves ouvertes... "la première phase de fabrication consiste à transformer l'amidon des céréales en sucre... le brassage dure trois heures...
La seconde est la fermentation : la levure change le moût sucré en moût alcoolique (pendant trois jours)..." 
"la troisième est la distillation qui s'effectue dans les alambics nécessitant trois passages..." 
le deuxième alambic va être remplacé. On voit bien l'espace dessous pour chauffer le produit. Le charbon difficile à gérer en régularité a fait place à des fours alimentés en gaz... 


l'alchimie de la transformation se fait dans les alambics...l'alcool titre alors à près de 70°, une part s'évapore c'est ce qu'on appelle "la part des anges" ! puis "les baies de genièvre viendront parfumer l'eau de vie de grains." comme une "infusion", l'alcool va s'aromatiser...


"le genièvre vient de naître et il faut encore l'élever : il reste sous bois et mûrit lentement, un an, cinq ans, dans des fûts de chêne dont certains ont plus de cent ans" 


la Houlle... eau claire et courante à la base de la fabrication...



Voici quelques recettes utilisant du genièvre de Houlle ici ! 


et quelques cocktails au nom bien sympathiques ! ici !


L'optique de la distillerie n'est pas de s'agrandir pour une production à très grande échelle  mais de conserver une extrème qualité du produit et créer de nouvelles saveurs avec le savoir-faire ancestral...

Ici s'est terminée notre journée découverte instructive et appréciée !



"Pour l'entretien du marais, 150 moutons Shetland sont utilisés : 
rustiques, ils nettoient efficacement les îlots sans nécessiter
de suivi contraignant."


"On y dénombre près de 300 variétés de plantes, dont 249 espèces de plantes supérieures ont été identifiées rien que dans la Réserve naturelle régionale devenue réserve nationale. …

33 % sont d’intérêt patrimonial : 

  • 20 espèces protégées,
  • 1 est exceptionnelle,
  • 2 sont très rares
  • 9 espèces sont rares
  • 11 espèces assez rares
  • et 2 espèces peu communes (dans la région)."


"Si les maraîchers sont contraints à respecter une charte de culture sur le marais, certains sont engagés dans un mode de production biologique ou raisonné et n'utilisent que très peu voire aucun engrais chimique et pesticides qui puisse altérer le milieu. Ainsi sont cultivées les fameuses carottes de Tilques, mais aussi le crésson, les choux et bien d'autres légumes notamment dans la cressonnière de tilques."

Ce jour-là nous pouvions acheter directement les produits aux producteurs... 


"Le marais est devenu au XIXe siècle une région maraîchère et d’élevage et il reste aujourd’hui le seul marais de cette importance encore cultivé pour le maraichage en France (le marais poitevin ayant été en grande partie drainé et occupé par les céréaliers). Près de cinquante légumes différents y sont cultivés, dont le chou-fleur l’été (introduit vers 1751) et l’endive d’hiver (introduite vers 1920 dans la région)."


"Le marais concentre un tiers des plantes aquatiques françaises 
mais aussi, plus inattendu, 13 espèces de chauve-souris
et 28 espèces de libellules qui limitent efficacement la prolifération
des moustiques sur le site !
Il y a également de nombreux poissons :
cendre, perche, lamproie fluviale, anguille, gardon, brochet,
tanche, épinoche...
27 espèces au total
et 74 espèces de mollusques.

Enfin, on y trouve 470 espèces de champignons !"


"En 2013, le marais audomarois a été désigné au titre du programme « Man and Biosphere » de l'UNESCO"


Ici c'est une propriété privée et l'accès en est d'ailleurs bien limité...


ingénieux mais il faut oser pour passer d'une parcelle à l'autre ...


"238 espèces d'oiseaux sont recensées à ce jour. D’autres espèces remarquables et patrimoniales sont présentes dans le reste du marais (surtout dans les prairies humides extensivement pâturées)."



"10 % des plantes sont d’intérêt patrimonial majeur (espèces protégées, exceptionnelles à rares en région). 

  • 200 espèces d’oiseaux
  •   13 espèces de chauves-souris dont la plus rare de France (Le Vespertilion des marais)
  •   26 espèces de poissons
  •   86 espèces d’araignées et d’oplions
  •   18 espèces d’odonates ‘21% des espèces françaises)
  •   98 espèces de coléoptères
  •     8 espèces d’orthoptères inventoriées
  •   90 espèces de lépidoptères
  •   23 espèces d’homoptères"


encore deux beaux spécimens de bacôve...


eh oui c'est déjà le retour... on aimerait s'attarder, aller encore moins vite, y retourner... bon ce sera pour une autre fois...

cette journée découverte n'est pas terminée et nous nous dirigeons maintenant vers le village de Houlle...



Nous voici arrivés près des bâteaux promenade et nous embarquons à la découverte du marais audomarois...

N'hésitez pas à cliquer sur les photos... bonne promenade !!




"Le Marais audomarois se situe à la rencontre entre l’Artois et la Flandre.  Vaste de 3726 ha, riche de 700 km de canaux, de paysages pittoresques, de 300 espèces de plantes dont 40 légalement protégées, de plus de 200 espèces d’oiseaux, de 26 espèces de poissons, c'est véritablement un site privilégié."



"Le marais est drainé par 700 km de rivières et de canaux, à la fois publiques et privés. Toutes les voies navigables du marais sont reliées entre elles pour permettre un accès à la mer. Ce qui explique également le système, relativement complexe, d'écluses et de pompes mises en place pour réguler les eaux du marais en fonction des marées."



"C’est une ancienne zone humide tourbeuse, inondée par la mer durant plusieurs siècles à l’époque carolingienne, exondée puis exploitée pour la tourbe et drainée par les moines de la proche abbaye de Clairmarais notamment."



"C’est à cette époque que débute la mise en valeur du marais par les habitants des communes, notamment ceux des faubourgs du Haut-Pont et de Lyzel à Saint-Omer, car le territoire de la ville s'étend sur près de 40% du marais. L’aménagement du marais est intimement lié à celui de la ville. Vers 1100, un premier canal qui longe la rive artésienne du marais est creusé depuis la ville (le port au lait battu) jusque Watten. Puis en 1165, un nouveau canal endigué, qui traverse le Haut-Pont, est percé. Favorisant l’écoulement des eaux, il permet la mise en valeur du marais haut autour de la ville entre 1165 et 1215 environ. Il se distingue par son lacis de canaux sinueux."

 


nous traversons ici le canal de Neufossé. C'est un canal artificiel à grand gabarit qui avait été créé à des fins militaires. Il a été achevé en 1774.
Il relie l'Aa à la Lys...


"Le marais est composé de milieux naturels divers : des roselières , des espaces à hautes herbes (les mégaphorbiaies), des bois tourbeux, des prairies humides, des fossés et rivières… Le tiers de la flore aquatique française et la moitié de celle de la région y est représentée. Au total, 400 espèces de plantes et 490 de champignons y ont été recensées. Ces milieux favorisent l’accueil d’une faune avec des espèces rares et protégées. On a dénombré plus de 230 espèces d’oiseaux parmi lesquels des espèces migratrices comme le Blongios nain, plus petit représentant des hérons en Europe. On trouve aussi 70 mollusques, 26 espèces de poissons... Ces inventaires, qui restent partiels, témoignent de la grande diversité du marais et de la responsabilité de chacun à œuvrer à la conservation de ce patrimoine commun."



Voici le "moulin rouge". L'activité humaine est importante dans le marais. 
cette ancienne guinguette, reproduction à l'identique du fameux "Moulin Rouge" a fermé ses portes en 2000...


"Il faut ensuite attendre la fin du 18ème siècle et surtout le 19ème siècle pour que les terres basses soient mises en valeur par la technique des  polders empruntée aux Néerlandais. Les casiers hydrauliques dans lesquels le niveau de l’eau est régulé grâce à la présence de digues et de moulins d'exhaure sont composés d’étroites bandes de terre, appelées « lègres », séparées entre elles par des fossés, « les watergangs ». Ils constituent un paysage très régulier particulièrement bien identifiable sur les vues aériennes."



"Dernier marais  maraîcher de France, c’est une terre de cocagne où chaque parcelle peut porter plusieurs récoltes."...

 "profitant d'un sol tourbeux riche et d'une importante quantité d'eau, 50 légumes différents y sont produits, mais ce sont surtout le chou-fleur (5 millions de têtes cultivés par an), et plus récemment l'endive, qui en font la renommée. Il s'agit donc d'un lieu, autrefois très important, de maraîchage."


Pour naviguer facilement entre ces parcelles, les habitants des marais utilisent le bacôve :

"Le bacôve sert à transporter les productions, les outils ou le bétail."


les maisons ici sont longues et basses... Le facteur fait sa tournée en barque ! il en a pour deux heures... sa visite est toujours bienvenue pour une petite causette... 

Aujourd'hui certaines de ces maisons se transforment en gîte.  

A bientôt pour la suite de cette découverte ...



Nous voici tout près de Blendecques.
Au Moyen Âge, la commune s'est développée sur les abords de l'axe important qui joignait Saint-Omer à Thérouanne, autour des moulins à vent et moulins à eau construits sur l'Aa et d'une abbaye cistercienne .

À la révolution industrielle et au xxe siècle, les moulins ont été remplacés par des usines (papeteries-cartonneries notamment, dont deux sur le territoire de la commune) fonctionnant au charbon, puis au fioul ou au gaz et desservies par une voie ferrée plus ou moins parallèle à la rivière de Arques à Lumbres.
La proche verrerie-cristallerie d'Arques jouera aussi un rôle important en tant qu'employeur direct ou indirect important (notamment des années 1970 à 1990)."



"Le moulin Snick est l'un des plus anciens moulins de Blendecques. Il était situé sur la seigneurie du Hamel.
Avant la révolution, il servait à fouler les draps.  Appartenant à l'abbaye de Saint- Bertin, il fut vendu comme bien national par le district de Saint-Omer à Louis Obert, marchand brasseur à Saint-Omer, le 28 octobre 1791. Il fut revendu à Antoine Dambricourt Goemaere."

(la photo ci-dessous vient du net) 


"Vers 1795, le moulin appartint à un distillateur de Saint-Omer, Snick, qui le garda plus de quarante ans et le transforma en moulin à farine. De là est venu son nom actuel. À l'époque, il y avait quinze moulins à Blendecques.

En 1838, il fut vendu à Ignace Prosper Porion, négociant à Saint-Omer, qui reconstruisit le barrage vers 1841 tel qu'il est encore actuellement, composé de huit vannes plus celle donnant sur la roue que l'on nomme vanne molaire."


"En 1866, le moulin passa dans les mains de son fils Jean Baptiste. Au décès de ce dernier, son fils Prosper prit la succession. Puis il le vendit à Adolphe Leleu, descendant de plusieurs générations de meuniers à vent de Haut-Arques. Il en était déjà locataire dès 1908. 

La famille Leleu aurait également tenu le moulin de la Barne, sur route de Racquinghem. En 1923, il prit le pivot du moulin à vent de la Barne pour remplacer l'arbre-moteur du moulin Snick. Dès 1912, il le modernisa et remplaça les quatre paires de meules par des cylindres de la maison H. et G. Rose de Poissy. À sa mort, en 1940, ses deux fils Georges et Marius reprirent le moulin et le modernisèrent encore."


"En 1950, les bluteries furent remplacées par un plansichter et les cylindres renouvelés en 1955 par d'autres achetés d'occasion au moulin de Pont-Sainte-Maxence dans l'Oise. Le moulin fut toujours actionné par une roue en bois. 


"Dès 1920, il produisait sa propre électricité pour son éclairage. Un moteur électrique de 15 CV avec transformateur fut installé vers 1925 pour aider la roue, et en 1968 un autre de 32 CV pour remplacer la roue en cas de défaillance."


"Sans successeur et l'âge venant, les deux frères Leleu cessèrent leur activité le 1er juillet 1983. Une association racheta le moulin quelques années plus tard et en 1989, avec l'aide de l'ARAM (Association Régionale des Amis des Moulins Nord/Pas-de-Calais) qui réalisa les plans et débloqua une subvention du Conseil Régional, la roue fut refaite complètement, ainsi que l'arbre-moteur, en bois de doussié plus résistant."


"En 1991, le moulin fut racheté pour devenir un restaurant et depuis 1994 il est géré par les propriétaires actuels."



Nous y avons de ce fait, déjeuné dans un cadre magnifique...

- toast au Maroilles sur lit de salade
- Aiguillettes de poulet à la forestière
- dessert glacé
- café


un repas traditionnel et savoureux.


Nous avons été accueillis très chaleureusement par le Patron.



Un dernier regard sur la rivière...

Notre  journée allait se poursuivre par la visite des Marais...
à bientôt pour la suite...



nous sommes partis à la découverte de la région Odomaroise (région de Saint-Omer) dans le Pas-de-Calais.

Première visite : Arc International  Bien évidemment les photos et caméras sont interdites. La visite est passionnante, impressionnante. 

La photo du site en France, lieu de création de l'entreprise vient du site http://www.visiteverreriearc.com/  (cliquez sur le nom pour y accéder)


"A la lueur du verre en fusion, le guide vous emmène dans un univers insoupçonné

Arc : véritable ville dans la ville, le site de production verrier d'Arc International impressionne par sa taille et par son omniprésence au sein de la région de Saint-Omer. Qu'il s'agisse de gobelets colorés, de flûtes élancées ou de verres à pied raffinés, vous découvrirez un univers surprenant.

Laissez-vous surprendre par l'alchimie des matières et la puissance du feu qui révèlent toute la délicatesse du verre.
Formée à 1 500°C, la goutte de verre en fusion devient, sous vos yeux, en quelques minutes, l'article emballé et prêt à être expédié. "



comme je ne peux pas vous montrer l'usine, je vous emmène dans le magasin "Arc décoration" ...


Créée en 1825, la Verrerie Cristallerie d’Arques – petite entreprise familiale – s’est d’abord imposée comme l’un des fleurons industriels du nord de la France avant de devenir, au fil des années, un groupe international, leader mondial des arts de la table. Devenue Arc International en 2000, l’entreprise connaît son essor grâce à une famille visionnaire qui lui a apporté ses ambitions, ses valeurs et sa stabilité et qui a fait de l’innovation technologique le fer de lance de son développement."



"5 sites de production dans le monde : en France, aux Etats-Unis, en Chine, aux Emirats Arabes Unis et en Russie"

"Environ 4 300 000 articles fabriqués chaque jour."

un petit clic sur les photos ... 


Cristal d'Arques, Luminarc, Chef et Sommelier, Arcoroc... vous connaissez.... et bien toutes ces marques sont ici représentées et en vente "Usine"...


deux plates, deux creuses.... j'ai failli me laisser tenter !!!


pour tous les goûts...


et de toutes les couleurs....


Arts de la table et de la décoration... tout y est ! ...


du faitout, casseroles, articles de déco de table au ramasse-miettes... les rayons se succèdent...


raisonnablement, je me suis contentée de ce taille-crayon pour légumes que je n'ai pas encore expérimenté...

la matinée a été bien occupée et nous ne sommes pas loin de midi. Direction Blendecques, commune traversée par l'Aa (les cruciverbistes connaissent bien !) ce sera l'objet du prochain article... à bientôt...



C'est çà aussi Certiferm !
Une belle visite du Château de Cercamp en juin... un article (ici !) ... et un très joli retour ....  merci Monsieur DUFOUR ! 

"
un grand merci ! modif  suppr
Merci beaucoup pour ces photos et ces commentaires qui mettent pleinement en valeur le travail que nous effectuons pour redonner un peu de lustre au Cercamp. J'espère qu'ils donneront envie à d'autres personnes de nous rendre visite. 
Au plaisir de vous revoir pour vous faire découvrir les futurs travaux et aménagements réalisés.
 Bien cordialement 
Serge Dufour"
 le site du Château est ici !

ci-dessous, assises et restes de l'ancienne abbaye...



le corridor des azalées nous emmène à la Chambre du Printemps. Nous nous y sommes attardés avec plaisir...


l'aspect semi-ombragé est très reposant. Ici pruneliers, seringats...


l'herbe est fauchée tardivement...


de belles échappées sur la campagne. C'est ma photo de fond d'écran actuellement...


la maison est entourée d'hortensias de plusieurs couleurs...


les massifs sont magnifiques... (petit clic sur la photo...)


A l'ombre les couleurs ressortent davantage et nous offre des tons soutenus...


Un autre banc pour se poser et apprécier la douceur du lieu ...


le corridor des Hydrangea ( Hortensias, buddléias, spiraea à dominante rosée et géranium en couvre-sol) nous mène en pente douce vers deux autres chambres...

que je vous ferai découvrir très prochainement...



Ce jardin, classé jardin remarquable, nous a enchanté ! et encore il paraît qu'en avril, avec les bulbes c'est magnifique... !

Nous suivons le chemin herbeux...



Nous sommes début août, il fait très beau et si vous voulez nous suivre pour la visite... suivez avec nous la flèche...


le chemin ombragé vous mène vers la ferme familiale...


"en quasi-ruines lorsque nous sommes arrivés en 1990 avec aucun arbre excepté un noyer et quelques gros saules...

les murets et trottoirs, en pierre des Monts ou en briques furent montés avec les restes de l'ancienne grange..." (textes issus du dépliant fourni à l'entrée) 


tout ici est à la fois naturel, spontané et cependant bien organisé...

"Le jardin prend son inspiration dans ce que peut représenter ou être, un jardin et son environnement dans la Flandre"...



"Propre à l'esprit "Renaissance flamande", comme dans une maison, vous passerez dans diverses pièces : 17 chambres de verdure..."

tout d'abord ... La "Chambre sur cour.".. "de février à mai, cet espace est couvert de milliers de bulbes propres aux jardins flamands mais aussi à l'automne par les feuillaisons et fructifications (viornes, fusains, aralia, sumac, érables du Canada)"...


"la taille en forme de différents plateaux rappelant le pignon à pas de moineaux sur la ferme"...


Suivons le plan qui nous est proposé et nous nous trouvons dans le "Corridor des azalées"...


pour entrer dans la "Chambre des Berlingots" ... où les buis sont taillés en forme de berlingots...


ce banc nous invite à nous asseoir... nous apprécions ce coin d'ombre pour mieux observer ces formes originales...




les trous dans la haie (pruneliers et aubépine rehaussée de saules blancs têtards) nous permettent d'apprécier les échappées sur la campagne vallonnée alentour...


nous passons dans la "Chambre des fruits"  où poussent de vieilles variétés


c'est un plaisir de suivre paisiblement le sentier bordé de pommiers, poiriers...


les fruis sont rutilants de soleil  !


une plus petite chambre ... la "Chambre des broderies" où les buis et le sommet des charmes sont taillés en forme de rayons ou de globe...


tout ici est douceur et rondeur...

j'aimerais voir ce même lieu innondé de bulbes au printemps !!!

d'autres chambres nous attendent pour cette balade de verdure oh combien reposante !! à bientôt pour la suite...



une idée m'est venue par rapport à la production de mes cinq petits pois qui m'en ont donné 15... 

 entre autres solutions sur le net .... c'est un calcul très amusant pour les mathématiciens ... si le coeur vous en dit...

"Elle est archi connue : le vizir, à qui son calife propose (en remerciement d'avoir inventé le jeu d'échecs, justement !) une pièce d'or par case du jeu d'échecs, refuse poliment mais accepte, en revanche, qu'on remplace les pièces d'or par des grains de blé et qu'on mette, non pas un grain de blé sur chaque case, mais un grain de blé sur la 1ère case, le double sur la 2ème case, le double de la 2ème case sur la 3ème case, le double de la 3ème case sur la 4ème case,et ainsi de suite jusqu'à la 64ème.

On sait que le calife ricane, mais que le vizir ricane encore plus parce sur la 64ème case, il y aura des tonnes de grains de blé. (http://lemigo.free.fr/echecsble/)"



Résultat de recherche d'images pour

 




J'ai découvert son existence par hasard en cherchant sur le net un nom de tomate !!!  
vous pouvez retrouver le site du CCVS ici ! 

et voici le mot d'accueil : 

"Chaque année, de nombreuses espèces et variétés disparaissent de façon irréversible de notre patrimoine horticole et botanique. 
Le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS), créé en 1989 à l'initiative de scientifiques et d'amateurs passionnés, s'est donné pour mission de rassembler tous ceux qui souhaitent oeuvrer contre la disparition de cette richesse et de cette biodiversité.

Le CCVS a établi UNE CHARTE DES COLLECTIONS et travaille ainsi avec des détenteurs de collections végétales, publics ou privés : pépiniéristes, horticulteurs, services d'espaces verts, jardins botaniques, collectionneurs amateurs.

La tâche première de l'association est de recenser, puis d'évaluer, en leur accordant un label, les grandes collections végétales à vocation botanique ou horticole.

Pour ce faire, elle dispose de 2 niveaux de reconnaissance :

  • "Collection Nationale CCVS" (CN) : il s'agit d'une collection d'intérêt national qui a satisfait à des critères d'excellence lors de son évaluation. Elle doit notamment, par sa composition, être largement représentative du thème choisi.
     
  • "Collection Agréée CCVS" (CA) : collection qui doit encore s'enrichir par rapport au thème choisi, ou dont certains éléments relatifs à son mode de culture, sa gestion ou sa pérennité sont encore insuffisants pour obtenir le label "Collection Nationale CCVS".

A l'instar de son homologue au Royaume-Uni, Plant Heritage (NCCPG), le CCVS participe, d'une manière générale, à la protection et à l'enrichissement du patrimoine végétal."

En Grande Bretagne, l'association s'appelle  National Council for the Conservation of Plants and Gardens ou  Plant Heritage.

En mars 2016, "Au coeur de la Touraine, à Montlouis-sur-Loire, entre Tours et Amboise, la Fête des Plantes et des Poules réunira comme chaque année plus de 10 000 visiteurs autour de 126 exposants pour cette édition qui proposent graines, plantes, collections végétales, outillage, mobilier et accessoires de jardin, poules de collection ainsi que les plants de tomates du Conservatoire agrée par le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées)." (texte de jardipartage)...

Il existe de nombreuses villes qui organisent ces fêtes. Peut-être y en-a-t-il une près de chez vous ? ...
il me semblait que je devais vous en parler ;-)) 


 




voici Isabelle et Francine ! elles sont arrivées là un beau jour on ne sait pas trop comment. Depuis elles y ont élu domicile et auront une heureuse fin de vie...


ces variétés de plantes se cultivent à l'extérieur...


et on imagine le travail nécessaire pour assurer une pousse parfaite...


Nous passons ensuite dans les serres chaudes...
ces plantes seront plutôt utilisées pour des décorations en salle, sur des escaliers...
ici les bocarnéas...


les ficus...


il faut également penser à avoir des tailles différentes...


plantes à fruits : ananas, caféier, citronnier...


ou des espèces plus délicates aux fleurs somptueuses, comme cet hibiscus...


cet autre arbuste qui donne de jolies grappes roses...


ici même chose, il en faut des petits et des grands...


qui dit fleurs dit... abeilles...

les plaques alvéolées sont posées sur le support de fils métalliques...


et les cadres seront alignés dans la ruche. Les abeilles viendront continuer à créer les alvéoles;..


il aurait fallu plus de temps encore pour tout voir, poser encore et encore des questions... nous verrons peut être les abeilles une autre fois...

Un grand merci aux personnes qui nous ont reçus  avec gentillesse et compétence !


un exemple en ville...


et encore...



chance, nous avons pu visiter les serres municipales avant que les fleurs n'aient toutes été disposées à l'extérieur partout en ville...

entrez avec nous... l'accueil est chaleureux et on sent l'amour du métier derrière les commentaires..



profusion de couleurs ici 30 000 pots sont traités dès le printemps...


ouh là !  mon petit sachet de terreau face à çà !!....


fontaines à fleurs...


grands bacs à déposer sur les places...


tout part des oignons, bulbes, graines...


et se transforme en jardinières et compositions...


délicates...


ou unicouleur...


bleu comme ces lobellias...


roses...


ou blanches...


elles seront  assemblées suivant la demande pour le plus grand plaisir des yeux...

Ensuite nous allons voir les plantes d'extérieur et les plantes vertes...



préparation des éléments du film... les navires ... l'un est "habillé" hôpital militaire flottant... les autres peints en gris...


tout est "semblant" comme ces gonflages pneumatiques recouverts de treillis...ils seront "vus de loin"...


ce matin la jetée était en "réparation" ... eh oui certains éléments du décor n'ont pas tenu... ils doivent être prêts et identiques aux plans précédents... prochain tournage mardi.... pas de dimanche ni de jour férié lors d'un tournage de film....


c'est quoi cette mittrallieuse au début de la jetée ? ... juste un décor pour la défense lors du tournage...


de l'autre côté du chenal... de faux décors encore... des morceaux de carcasses...


voici face à la jetée les "instruments" à faire de la fumée. Seul regret pour moi... la pelouse est "cramée" à trois endroits face à la jetée... N'y avait-il que cette solution face au budget d'un tel film ? ... j'espère y revoir les pâquerettes et autres plantules revenir dans ces endroits brûlés...


ok l'eau n'est pas loin et çà ne s'étendra pas à tout l'espace vert qu'il y a sur cet espace déjà fortement industrialisé... j'espère seulement qu'une infime part des "retombées financières" retombera sur les "inconvénients" du tournage ...


véhicule de 2016 en camouflage soit pour servir de décor soit pour filmer de plus près...



L'accueil du propriétaire est chaleureux et la visite nous a enchanté.
On sent qu'il vit son projet à fond et que çà le rend heureux ! 

Très peu de meubles que nous verrons sont d'origine puisque la Baronne de Fourment les a vendu...  Cependant, avec beaucoup de recherches d'une part, et de goût d'autre part, M. DUFOUR recrée une belle ambiance... Il est aidé des personnes qui souhaitent redonner vie à ce château et qui ont donné des meubles ou des objets...


c'est un travail énorme, il faut faire les recherches pour "coller" le plus possible à la réalité, défaire les transformations qui ont été faites lors de l'occupation des lieux par l'Assistance Publique quelquefois sans savoir ce qu'il y a derrière, et refaire...


Vue la hauteur, la taille et le nombre de pièces, je vous laisse imaginer ce que çà représente !!


Cependant tout est fait avec goût et sans fausses notes !


ne croiriez-vous pas être l'invité dans ce noble château ?


cette pièce évocatrice d'un temps passé nous fait vagabonder l'imagination !


"A l’intérieur, l’ancien salon de l’abbé a conservé de somptueux lambris de chêne naturel que la clarté du dessin Rocaille et la vigueur de la facture conduisent à attribuer au célèbre sculpteur autrichien Pfaff."

Normalement les photos à l'intérieur sont interdites et c'est avec l'aimable autorisation de M. Dufour que je peux vous les faire partager... j'ai donc cessé de faire des photos à partir du salon de l'abbé par respect pour les consignes.


nous avons poursuivi la visite à l'étage, puis nous avons emprunté l'escalier monumental pour rejoindre la galerie du bas. Des fouilles ont été faites dans le parc, notamment avec un drone, pour retrouver les traces des fondations de l'abbaye... un sourcier a retrouvé l'émergence de deux sources, une au milieu du parc... une près des bâtiments actuels.... les moines avaient fait dévier la rivière de la Canche de telle manière que l'eau arrivait propre et repartait avec les souillures grâce au courant...  les caves de l'abbaye existent encore mais les arbres plus que centenaires ont fait effronder les voûtes et il faut une équipe de spéléologues spécialisés pour s'y aventurer...



nous sommes ensuite allés voir à l'extérieur le mur d'enceinte où des travaux sont entrepris en coordination avec les Monuments Historiques, pour remettre en état le cabinet des moines...

"Dans le parc du château de Cercamp se trouve un ensemble rare dans une abbaye cistercienne : trois cabinets des moines édifiés au XVIIIe siècle.

Initialement au nombre de huit, ils sont situés le long de l’axe principal venant du logis abbatial, dénommé « jardins et cabinets des religieux ». Pavillons de plan carré d’un niveau, surmontés d’un comble, chacun d'entre eux est en lien avec un petit jardin.

Inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1946, le "Pavillon du Prieur" fait partie de cet ensemble."

Les entreprises locales sont sollicitées en priorité, ce qui est un bien pour la région, et l'afflux de touristes aident également  à la vie économique de la ville de Frévent...



Voilà, la visite se termine... nous serions restés bien plus longtemps a écouter la renaissance de cette magnifique demeure... 

voici le lien ici ! pour retrouver l'histoire, le renouveau du château et suivre sa réhabilitation...


Ici se termine notre parcours ... des lieux et des images plein la tête... une superbe journée en souvenir et de belles découvertes.



Sur la commune de Frévent, au bout d'une longue allée bordée d'arbres, on pénêtre sur le site par un pavillon-porche... 

"Orné de pilastres doriques supportant un entablement classique, il est encadré de longues ailes brique et pierre en fer à cheval, abritant de belles écuries voûtées." (source : http://www.cercamp.fr/)



" L'intérieur des bâtiments de la Porterie, des Hôtes et des Etrangers, ainsi que les bâtiments annexes et le parc font l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques depuis 1946."

ce passage nous donne accès à la cour d'honneur...


"Elevé en 1750 sur les plans de Raoul Coigniart qui travailla également à l’abbaye de Valloires, le château développe une superbe façade de 19 travées, puissante et majestueuse. Il faut en apprécier l’ordonnance pleine d’équilibre et souligner la qualité de la sculpture qui orne les clés et les côtés des grandes fenêtres."


sur le fronton, nous retrouvons les "armes du Baron de Fourment" ...


deux cerfs dans un champ : CERCAMP...


à droite de l'entrée, les ruines de l'abbaye. 

L'abbaye cistercienne a été fondée en 1137 par Hugues III de Campdavaine. Elle reçut la visite de François Ier et servira de lieu pour les négociations du traité du Câteau-Cambraisis. 

Une première reconstruction eut lieu après la guerre de 30 ans mais seulement sous le règne de Louis XIV.

Vînt la Révolution, l'abbaye servit de prison...  puis elle fût l'objet d'une adjudication aux frères Thélu, drapiers. Les propriétaires font abattre les ruines de l'église et les bâtiments trop délabrés et ne gardent que le quartier des étrangers (l'actuel château)...  l'abbaye devient une filature de laine... 





Les bâtiments furent ensuite de nouveau abandonnés pendant de longues années lorsqu’en 1823, François-Luglien, baron de Fourment, s’en rend acquéreur.

l'été 1915, le château héberge le général Foch (pas encore Maréchal à cette époque)...
 
A la mort du baron, son épouse vend l'ensemble du mobilier et fait don du château à l'Assistance publique qui en fera un centre d'hébergement pour les enfants... ensuite le château fut de nouveau à l'abandon jusqu'au rachat de ses derniers acquéreurs qui ont entrepris sa remise en état en partenariat avec les Monuments Historiques.

 les terrrains de l'Abbaye étaient immenses... au centre de la photo on peut apercevoir une colonne blanche ... la limite du parc !... (cliquez sur la photo pour agrandir)


le prochain article nous permettra de visiter un peu l'intérieur...



"Après la guerre 1914-18, une période plus calme et prospère commence. La communauté compte en 1933 : 60 soeurs. Cette augmentation du nombre de soeurs nécessite de construire un monastère plus spacieux. Mais la guerre 1939-45 interrompt le projet. Celui-ci ne sera repris qu’en janvier 1950. Frère Aimable Flipo, moine du Mont des Cats est sur place pour diriger les travaux de 1950 à 57."



la reconstruction de l'abbaye que nous visitons aujourd'hui date de 1954.
cependant, nous retrouvons toujours la forme carrée, le cloître et l'austérité... 



notre guide nous emmène vers la salle capitulaire... le châpitre..... où les soeurs avaient le droit de parole... pour le bien de la communauté, d'où l'expression "AVOIR DROIT AU CHAPITRE" mais pour aussi s'accuser de "mauvaises paroles", de 'mauvaises intentions"...  et elles "recevaient" les "remises en ordre" de leur "déviances"...  d'où l'expression  SE FAIRE CHAPITRER !


la modernité a enlevé les stalles pour un alignement  ...


nous sommes maintenant dans la salle du repas pris en commun.... la loi du silence est toujours de mise sauf la moniale désignée pour lire l'extrait de la bible...




l'association qui essaie de maintenir l'histoire de ce haut lieu de la religion, propose des journées à thèmes comme celle des jeux anciens...


où l'exposition des ouvrages à la disposition des monialles, comme cette bible en langue arabe... d'autres en chinois ou autres langues...


notre visite se poursuit dans cette architecture sans frioritures, sans affects... centré sur la pensée religieuse...


le Père abbé qui a conçu et dirigé les travaux de l'Abbaye est mort à 102 ans. Notre guide a pu le rencontrer et il lui a expliqué qu'aux angles du cloître, chaque pierre de la voûte a été ciselée à la main...


"Progressivement, le nombre de religieuses va se réduire, passant de 64 en 1958, à 53 en 1970 et 33 actuellement." mardi 19 juin 2012, les trois dernières sœurs du monastère quittaient Belval pour rejoindre la communauté d’Igny dans la Marne. Une journée à marquer d’une pierre blanche. Des moniales cisterciennes priaient, travaillaient à Belval depuis 119 ans ! Le 14 juin 2012, l’association Abbaye de Belval et la SAS Abbaye de Belval prenaient en quelque sorte le relais levant le voile sur leur volonté de faire vivre Belval en gardant l’âme des lieux tout en insufflant un esprit social et solidaire : « ouvrir un avenir conforme au passé et au présent d’un site longtemps fermé ».

aujourd'hui l'association a pris le relais pour l'entretien des bâtiments mais aussi la commercialisation des produits...  le fromage de l'abbaye de Belval : le nature :  affiné en cave ... le floral affiné avec des fleurs séchées..., le fromage au lait cru de vache, affiné avec des graines de lin, l'enclos de Belval, crémeux.. et aussi... la bière de l'Abbaye...
 



Pour répondre à la question de Lisette, oui le fromage est toujours fabriqué selon la recette des moniales. Les fromages de Belval sont répertoriés par le Conservatoire National des Arts Culinaires et ont, ainsi que la bière le label "Saveurs en Or". Le site de l'Abbaye ici ! vous en dit plus sur chaque fromage et vous indique quelques recettes à réaliser...

nous quittons Belval pour nous diriger vers Cercamp et son château abbatial... à bientôt pour la suite...



à la découverte des monastères, nous arrivons ensuite à l'Abbaye de Belval, dans une jolie vallée montueuse...
Elle est située près de Troisvaux dans le Pas-de-calais... au Nord de St-Pol-sur-Ternoise...



texte du site de l'abbaye : "

L’idée de la fondation de l’abbaye de Belval est née de la conversation aux abords du château de Belval qui était en vente, de l’abbé Trannoy, curé de Troisvaux avec l’abbé Poiré curé de Monchy, en 1889. L’abbé Trannoy se passionna pour l’idée, au point d’inviter Dom Sébastien Wyart, en 1891, à venir visiter le site. Dom Sébastien devenu abbé de Sept-Fons écrit à l’abbé Trannoy qu’il ne doit pas espérer une communauté de moines, mais qu’il peut demander à la Mère Abbesse de Laval de fonder une communauté de moniales. Après de laborieuses préparations la communauté est fondée en 1893. Le 12 octobre a lieu l’installation de la première supérieure, Mère Joseph Guillouard par Dom Jérôme Parent. L’abbaye est mise sous la protection de Saint Benoît-Joseph Labre, originaire d’Amettes, non loin de Belval."



Les moniales vivent d'abord dans le "château"  une ancienne bergerie... ce bâtiment en pierres grises...

"Les débuts furent très difficiles pour les soeurs, car le château était trop petit pour abriter une communauté monastique dans la tradition cistercienne. Une ferme et une fromagerie furent créées pour subvenir aux besoins de la communauté, où le travail était rude pour les soeurs. Malgré la précarité matérielle des débuts, le recrutement est allé rapidement en progressant. La communauté comptait 36 soeurs en 1900." 



En 1893... un jardinet ...


et une chapelle...


aujourd'hui, une réplique de la grotte de Lourdes...


"En 1897, Père Albéric Staes, le nouvel aumônier envoyé par Dom Jérôme, aide la communauté à construire un nouveau monastère. L’église est bénite en 1899, mais inondations et incendie de la fromagerie en 1902 occasionnent de grosses dépenses supplémentaires. Père Albéric ayant été nommé Prieur de Tamié en 1901, c’est Père Augustin Tharin qui le remplace à l’aumônerie.

La veille de Pâques 1909, un nouvel incendie, qui a commencé dans l’aumônerie, détruit les constructions faites alors. Un an après, les soeurs entrent dans l’église restaurée"

le prochain article vous emmènera à l'intérieur de l'Abbaye... 



une porte et un guichet où l'on passait les repas... (autrefois, une porte fermait le guichet)...
derrière la cellule des pères... voeu de silence et d'étude... donc le moins de contact possible...


une chaise, un prie-Dieu....


un lit, un endroit pour lire, prier, méditer...
remarquez au bas, le tiroir à briques que l'on chauffait pour avoir un peu de chaleur...


Ils avaient cependant droit à un carré de verdure... où ils pouvaient soit ne rien faire et se reposer,


soit jardiner des fleurs et des arbustes,


soit faire un potager mais alors le produit de ce dernier était partagé par la communauté... 
notez que tout est dirigé vers l'intérieur des bâtiments... aucune vue sur la vie à l'extérieur...


un autre espace ... celui du cimetière... les moines étaient enterrés sur une planche de bois, à même le sol et la tombe était marquée d'une simple croix sans nom...


à cet endroit, ils avaient un peu de perspective et de profondeur avec la vue des b&a