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Dernière màj le 11/02/2018
Blog créé le 24/09/2011

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Il faut des années de pratique, allons plus loin... toute une vie et un amour inconditionnel de son métier pour travailler la pierre....expo ce 30 janvier...


un métier mais plus que ça ! et ça ne s'invente pas... il faut bien sûr des outils spéciaux..


mais il faut aussi savoir les entretenir et les protéger...


séculaire, ce métier a fait évoluer les outils....


au départ, il faut des croquis et des gabarits... on voit très bien le schéma du départ pour que ce morceau de pierre devienne un chat ! ...


au fil du temps, il faut l'expérience, l'apprentissage, les découvertes


ensuite vient la connaissance profonde de la pierre et de ce qu'on peut en faire... Ici la souppe 
"La pierre s’est formée à l’éocène supérieur lors de la transgression ludienne (un changement du niveau de la mer) il y a trente-cinq millions d’années sous la forme d’un grand dépôt sédimentaire. Le courant fluviatile Loire-Seine qui vient du massif central va entailler le plateau calcaire ainsi formé. Vers 1,4 millions d’années un relèvement dans la région d’Orléans dû à une poussée tectonique va séparer le courant Loire du courant Seine et donner naissance à la vallée du Loing et le calcaire de Souppes est né." (source du net).
je ne peux que vous conseiller de suivre cette histoire et de son utilisation dans la construction des monuments de Paris  (l'Arc de Triomphe, la Sorbonne et pas seulement)... c'est  ici !


quand on travaille la pierre on fait des découvertes... comme ici une concrétion de pierre en formation... trésor de la nature !


ou ce morceau en forme de poisson (en bas de l'image) trouvé à l'intérieur d'un bloc... fossile marin ou ???...
et aussi les fruits de mer fossilisés dont la calcification s'est inscrite dans la pierre et dans le moule ( en haut à gauche) qui lui servait de gangue<;;;


Ensuite il faut se lancer dans la création...


le stylisme...


l'orginalité...


mais l'inventivité va plus loin... comme ce jeu de solitaire où chaque bille est logée dans un creu taillé à la main et où  chaque bille sortie du jeu suit le parcours taillé pour sortir par un trou à l'extérieur ! ...


Joël mérite bien sa médaille !


et sa signature !...


d'autant plus qu'Il ne demande qu'à transmettre ! ...


à donner envie de se lancer dans l'aventure... sous l'oeil bienveillant de Marie-Christine, son épouse...


et on l'écouterait longtemps nous raconter la réfection de tel ou tel bâtiment célèbre dont notre église dunkerquoise St Eloi...


mais ceci est une autre histoire .... que je vous conterai un jour ...



aujourd'hui Véronique nous emmène à la découverte de la fabrication de la bière. Rendez-vous est fixé aux 3 Brasseurs ...


à la rencontre de Kévin, le brasseur, créateur de bière...


une visite très intéressante où nous avons suivi depuis le début la fabrication de la bière... d'abord le grain bien sûr qui est concassé ou qui arrive en granulats...


et puis le brassage dans cet immense chaudron de 700 litres...


on peut y mettre du blé, du seigle, de l'avoine, de l'orge... et chaque plante va donner sa couleur caractéristique et son taux de teneur en sucre...


ensuite on ajoute l'eau et le tout est brassé avec un fourquet, ce grand outil en bois noir, autant dire que Kévin est musclé pour remuer tout ça !...


le tout passe ensuite dans des filtres pour faire une stérilisation... la cuve est en inox et l'extérieur en cuivre.


C'est aussi le rôle de Kévin d'astiquer la cuve !!!..


après le passage dans l'alambic et l'ajout éventuel d'épices ou autres céréales, le produit est refroidi rapidement pour ne pas laisser les bactéries se développer...


et dans de longs tuyaux le liquide concocté par notre alchimiste se dirige vers les cuves de fermentation où lui sera ajouté la levure... véritable organisme vivant, la levure donnera son petit goût d'amertume. Elle sera ensuite réutilisée pour le brassin suivant...


par ici de nombreuses canalisations en fonctions des cuvées souhaitées...


et le produit vient fermenter dans les cuves de garde. On y ajoute du CO2 pour activer la fameuse mousse...


l'embouteillage se fait à la main, ainsi que l'étiquettage. Une partie est dirigée directement vers les pompes à bière du restaurant pour la bière au tirage. Il y a bien sûr les bières traditionnelles : la blanche, la blonde, l'ambrée, la brune, les bières occasionnelles, la bière de Noël, de Pâques et une bière spécialement créée par Kévin, la "Pa d'heure" qui ne se consomme qu'au tirage et au restaurant...


chaque brasseur invente, dans les différents restaurants, sa propre bière et certaines sont primées...


on ne trouve certaines bières qu'à certains moments de l'année suivant les saisons, en général, pendant une période de trois mois...


Kévin nous a expliqué encore beaucoup de choses, sur la température de conservation chez soi. A savoir que ces bières sont dites fraîches et ne se conservent que quatre mois, savoir aussi quelle bière associer avec quel plat...


C'était passionnant de découvrir un mode un peu magique et intéressant de rencontrer quelqu'un de passionné par son métier. Merci Kévin !



époustouflant ! si vous avez l'occasion de passer par Angoulême, cette expostion aura lieu jusqu'au 7 janvier 2018 au Musée du Papier :

"Le Musée du Papier a l’honneur d’exposer les sculptures de papier de l’artiste chinois Li Hongbo." "

À première vue solides, ces bustes, corps et crânes, constitués de centaines de couches de papier empilées, sont souples et déformables. L’artiste, qui devient une référence de la sculpture chinoise, expose un peu partout à travers le monde. Li Hongbo utilise des milliers de couches de papier. Il s’inspire des jouets traditionnels chinois faits en papier et reproduit des formes et des objets usuels. On les voit ainsi bouger, se tordre ou s’allonger.

L’artiste n’ayant jamais exposé en France, le Musée du Papier sera le premier établissement culturel français à accueillir cet artiste de renommée internationale. Cette exposition sera l’événement phare du Musée du Papier en 2017." le lien est ici !
l
a démarche de l'artiste est ici !




Vous pouvez retrouver les articles précédents :
Bergues et son histoire I    (ici)
Bergues et son histoire II   (ici)
Bergues et son histoire III  (ici)
Bergues et son histoire IV  (ici)
Bergues et son histoire V  (ici)
Bergues et son histoire VI (ici)


"Le charme de Bergues réside aussi dans ses façades de briques jaunes (ou "briques de sable"), ses vielles demeures  , ses places, ses quais..."


"Le touriste attentif remarquera au gré des rues, mascarons, pignons à pas de moineaux, petites chapelles, dates sculptées ou en fer forgé, hautes cheminées, chasse-roues, gratte-pieds ou autres décors..."


les couleurs si particulières qui mettent la brique jaune en valeur, les volets de bois, ce vert intense... les rues en cercles concentriques...


beaucoup de détails à découvrir...


le cordonnier...


le fromager...avec le fromage de Bergues, peu calorique, affiné à la bière...


une des meilleurs pâtisseries du coin !!!  mais il y a aussi la saucisse de Bergues, le potje vless? les gaufres.. de quoi réjouir les papilles ! ....


si vous êtes gastronomes .... le "cornet d'or" (5 étoiles !)


la taverne "Brugel" (5 étoiles) ... ou la tête d'or ... ou "aux vieux remparts"... ou "bienvenue chez nous" et bien d'autres encore...


mais aussi des estaminets, de petits restos... comme la "Taverne Vauban" : 

"Une cuisine traditionnelle travaillée avec des produits locaux. Au menu, vous retrouverez donc des spécialités régionales comme le Potjevleesh, l'émincé de poulet au maroilles ou la carbonnade flamande. Mais le chef propose également des plats typiques d'une brasserie, le steak frites en tête. Une adresse sans chichi qui sert une bonne cuisine en somme !" (le petit Futé)

ce personnage sur un vélo ne vous rappelle rien ?



et oui plus récemment le film de Danie Boon a mis la ville au premier plan...  (photo du net)...


Il serait inconvable de finir ce tour d'horizon, sans parler du beffroi de la ville, témoin d'une si belle déclaration d'amour dans le film !!!

47 mètres de haut ! carillon de 50 cloches.... "Le second beffroi commencé au à la fin du 14ème, suite à la destruction du premier bâtiment par les troupes françaises en 1383, puis restauré au 16ème, fut détruit en 1944. Reconstruit presque à l'identique en 1961, par Paul Gelis"

je devrais dire : il sonnait parce que le haut du beffroi est en mauvais état et les cloches les plus importantes ont été déposées en attendant la restauration...


191 marches, sous l'oeil vigilant du lion des Flandres, pour une vue imprenable pour ceux qui oseront s'aventurer en haut de ce bâtiment d'utilité publique quand il sera restauré...


voilà j'espère que ce tour d'horizon touristique vous aura donné l'envie de venir la visiter un jour ...



Vous pouvez retrouver les précédents articles sur Bergues

Bergues et son histoire I   (ici)
Bergues et son histoire II  (ici) 
Bergues et son histoire III (ici)
Bergues et son histoire IV (ici)
Bergues et son histoire V  (ici)

voyons maintenant le patrimoine de la ville : Le Mont de Piété :
"L' ancien Mont de Piété: Bâtiment de briques et pierres blanches. Pignon baroque, construit par l'architecte Wenceslas Cobergher. Inauguré en 1633, il abrite le Musée Municipal depuis 1953...On y remarquera plus particulièrement la façade aux fenêtres scandées de couronnements alternés d'arcs de cercle et de triangles au premier étage, de chapeaux de gendarme et de trapèzes au rez-de-chaussée. Au premier étage toujours, en dessous des clés ornées de mascarons, des cartouches portent chacun une lettre dont la lecture d'ensemble rappelle la vocation primitive de l'édifice. A l'intérieur on admirera aussi les voûtes de briques jaunes rythmées par des arcs en anse de panier...

Le Mont-de-Piété de Bergues fait l'objet d'un classement au titre des Monuments historiques depuis 1907."

"Construit selon "le nombre d'or", c'est une élégante construction de briques de sable et pierres blanches, de style renaissance flamande."



"Créé en 1841, le Musée de Bergues a pu voir le jour, comme beaucoup de Musées français, grâce aux saisies révolutionnaires."

"Le Musée abrite de nombreuses peintures principalement des écoles du nord, on y retrouve également des peintures françaises du XIXème siècle et des pièces provenant de l'abbaye bénédictine de Saint-Winoc et des couvents de la ville saisies à la révolution, de nombreux dessins et documents.

La plus belle oeuvre du musée est "le Vielleur au chien" de Georges de La Tour. Il rassemble près de 450 tableaux."...

Une nouvelle visite du musée fait partie de mes projets pour 2018...



l'hôtel de Ville :

"Avec sa façade en pierre bleu et grise, ses meneaux, ses colonnettes engagées et ses obélisques, l'hôtel de ville de Bergues n'est pas sans rappeler des constructions de la même époque de l'autre côté de la frontière actuelle (Furnes, Tournai, Gand)."


"A droite, sur la façade, un buste de Lamartine rappelle l'élection de ce dernier en tant que député de Bergues en 1833."

En 1833, Alphonse de Lamartine est élu député de Bergues et de Mâcon. Il restera le Grand Electeur de Bergues jusqu'en 1837.


et bien sûr le géant de Bergues est nommé : L'Electeur de Lamartine". Il fait 6m50 (assis !), il pèse 250 kg.

"il porte une redingote noire, un chapeau haut de forme et une chemise blanche à col dur. Il tient toujours à la main un grand parapluie appelé "Berguenard".

Il a été inauguré le 21 septembre 1913 à Bergues en commémoration du 80ème anniversaire de l'élection d'Alphonse de Lamartine comme député du canton de Bergues en 1833. A l'époque, compte-tenu du scrutin censitaire, alors en vigueur, seuls les plus riches de la circonscription ont le droit de vote (ils sont moins de 400 électeurs)."...



la fontaine des "trois grâces" :

"Dans la mythologie grecque, les Grâces étaient des filles de Zeus et de l'Eurynome Océanide. Habituellement, trois sont représentés, Aglaia, la Grâce qui symbolise la Beauté, Euphrosyne, la Grâce du Délice et Thalia, la Grâce de la Fleur."


place du marché aux poissons où se situe l'ancien abattoir...


ou place du marché aux bestiaux avec la célèbrissime vache flamande...



nous irons enfin au pied du beffroi et faire un tour dans le centre ville...



vous pouvez voir les autres articles sur cette charmante ville :
Bergues et son histoire I (ici)
Bergues et son histoire II (ici)
Bergues et son histoire III (ici)
Bergues et son histoire IV (ici)

descendons maintenant vers les agencements militaires...





tout n'est que passages étroits...


escaliers ...




passages voûtés...


renfoncements...


réserves de munitions...


Il est toujours possible de passer d'un côté...


ou d'un autre à condition de bien connaître les lieux...


casernement bien protégé...


et de nombreux souterrains qui permettaient de se rendre au centre de la ville en toute sécurité...


laissons les murailles et la défense pour nous intéresser maintenant au patrimoine...



vous pouvez voir les autres articles sur cette charmante ville :
Bergues et son histoire I (ici)
Bergues et son histoire II (ici)
Bergues et son histoire III (ici)

poursuivons notre visite ...

petit tour sur les remparts...

On peut les appréhender de l'extérieur...



alternance de portes...


de tours...


et de murailles...


entourés d'une double protection... on peut suivre les nombreux parcours proposés...


et c'est joli en toutes saisons...


la hauteur de ces murs est impressionnante...


le chemin de dessus permet de belle échappées sur la campagne...


sur les contreforts...


ou sur la gare qui est juste à la sortie de la ville. Rassurez-vous la fumée blanche juste à côté de la gare n'est pas due à un incendie mais elle sort de l'usine qui fabrique ces délicieuses gaufres dont le parfum embaume toute la ville !...


le chemin en hauteur permet de voir l'extérieur...


nos pas nous emmèneront ensuite à l'intérieur des remparts vers les constructions de défense...



Bergues est une charmante ville qui a de nombreux attraits. J'ai commencé à vous la présenter 
ici 
et ici ...

pour y accéder, il fallait passer les portes monumentales ... cette vue aérienne (photo du net) nous montre bien sa haute protection de murailles et de défense...


"Les remparts de la ville représentent une enceinte fortifiée de 5300 mètres. Préservés dans leur quasi-totalité, ils sont le témoin de 1000 ans d’histoire. En effet, de 882 à 1946, ils n’ont pas cessé d’être modifiés par les invasions françaises, flamandes, bourguignonnes, autrichiennes, espagnoles et allemandes. Vauban, architecte militaire de Louis XIV effectua les dernières modifications en les ceinturant d’eau, d’écluses, de bastions et de portes."


la plus belle porte est bien celle de Cassel ! l
"D'allure très classique, la Porte de Cassel date d'après la conqu^te française (Traité d'Aix la Chapelle - 1668). C'est pourquoi, c'est le soleil rayonnant de Louis XIV qui domaine l'ouvrage au niveau du fronton triangulaire."

 



"La Porte de Bierne fut construite au début du XVème siècle (époque bourguignonne). Malgré les modifications qu’elle a subi au cours du XIXème siècle, elle a su garder un style médiéval. Cette porte est constituée de deux imposantes tours rondes en façade et de deux tourelles à l’arrière, ce qui lui donne l’allure d’un petit château quadrangulaire."


"La Porte de Dunkerque semble elle aussi dater de l’époque bourguignonne. Son pont levis fut détruit lors de la deuxième guerre mondiale."


on peut apprécier l'épaisseur de la muraille !...


un chemin de ronde permet d'apprécier de jolies vues sur la campagne environnante...


Passer sous ses portes est encore impressionnant...


outre les portes, des tours renforçaient encore le système défensif de la ville...

la Tour Nekestor ... "La Tour Neker, connue également sous le nom de « la Nekerstor » fut construite au XVème lors de l’invasion bourguignonne. Son nom vient d’un animal de la mythologie flamande vivant dans l’eau et qui était sensé vivre dans les entrailles de la tour. Jusqu’en 1720, la tour commandait l’accès en ville par la voie d’eau."

C'est une tour de flanquement et une porte d'eau du premier canal circulaire (aujourd'hui souterrain)...


Ici la porte du port...

Il y eut des travaux pour empêcher l'eau de mer de pénêtrer dans les canaux de la ville, sinon les navires ne pouvaient pas accoster. Il fallait donc que le niveau des canaux soit constant...


les murailles abritaient une importante caserne, la caserne Leclaire...

"Construction de 1732 à 1736 par le marquis d'Asfeld, à l'instigation de Vauban, dans le but de fournir une alternative au logement chez l'habitant, devenu de plus en plus impopulaire à mesure de l'augmentation des effectifs des troupes en résidence permanente. L'ancienne caserne sise sur le même emplacement était devenue trop vétuste et trop petite. Le bâtiment de 4 niveaux pouvait loger 1000 hommes de troupe et leurs officiers, le pavillon d'angle était destiné à ces derniers, il est délimité en extérieur par des chaînes d'angle de pierre en besace."


partout ces murailles sont rassurantes pour la population au fil des siècles...


on ne s'y trompe pas... pour passer, il fallait "montrer patte blanche"...


il était ainsi facile de contrôler ceux qui voulaient entrer dans la ville...

le prochain article vous emmènera sur les remparts...



les villes ne naissent pas par hasard. Il faut un lieu particulier et des hommes... les légendes et l'histoire font le reste...

les annotations en vert sont issues du net...
"Bergues se situe dans le Blootland, à environ 10 km au sud de Dunkerque et 55 km au nord-ouest de Lille, ainsi qu'à 10 km de la frontière avec la Belgique."


"Selon la légende, Winoc (ou Winox), fils de roi breton (c'est-à-dire de Grande-Bretagne selon François-Joseph Grille), se serait retiré entre 665 et 675 avec quelques compagnons sur le « Groenberg (Le mont vert) », une colline isolée en bordure des anciens marais côtiers. Leur implantation s'est toutefois rapidement développée jusqu'à former un petit monastère qui deviendra l'Abbaye de Saint-Winoc ; pour cette raison Winoc a de nouveau recherché le calme à Wormhout, plus au sud, où il est mort en 717."



"La Cité marchande : la proximité de la mer, d'une région agricole et de la présence d'un centre spirituel important tel que l'abbaye ont stimulé la croissance de la ville. Il est certain qu'à cette époque, en 1028, les comtes de Flandre y ont bâti une véritable place forte. L'indépendance administrative a trouvé son expression dans le beffroi dont la construction a été autorisée par le comte en 1240. Les comtes flamands ont également renforcé les fortifications de tours."



"Un des plus importants moyens de défense de Bergues, outre ses fortifications fut la possibilité d'inonder les alentours en manoeuvrant les écluses ou autres moyens de régulation des marais ou Watringue."



"Construite sur le Groenberg (ou "mont vert", altitude : 22 mètres), l'abbaye occupait tout le sommet de la colline.

Fondée par les comtes de Flandres au tout début du XIème siècle pour commémorer le passage de Saint-Winoc sur le mont, elle restera sous la règle de Saint-Benoît (abbaye bénédictine) jusqu'à sa destruction lors de la tourmente révolutionnaire."

Les tours furent préservées en leur qualité d'amer pour la navigation, ce qui obligea le ministère de la marine à reconstruire l'une d'entre elles (la Tour "pointue"), suite à son effondrement au début du XIXème siècle."

« En 1792. On abattit l'église de son couvent, et l'on n'en conserva que la tour. 



"Une autre église, celle de Saint-Pierre, était placée tout vis-à-vis, on la jeta de même par terre, et de même aussi on en conserva seulement le clocher. Ces deux tours, en face l'une de l'autre, et qui existent encore à présent (en 1825), font un effet extraordinaire au milieu de la place où elles sont demeurées : on les voit jusqu'à cinq ou six lieues en mer, quoique Bergues soit à deux lieues dans les terres ; elles servent de guides aux marins qui cherchent la rade de Dunkerque, ou qui veulent entrer dans le port. À l'endroit où étaient les églises, on élève maintenant un fort. » écrivait en 1825 le chroniqueur François-Joseph Grille."

L'autre tour, la "Tour carrée", autrefois appelée "Tour bleue" à cause de sa haute toiture d'ardoise, était posée à la croisée du transept de l'ancienne église abbatiale.

L'essentiel de sa maçonnerie est aujourd'hui encore composé de grés ferrugineux qui attestent de l'ancienneté du bâtiment.



outre ces vestiges, demeure l'école privée St Winnock...


"Bergues comportait jusqu'à la Révolution française deux églises paroissiales".

la deuxième église, en centre ville est dédiée à Saint-Martin...

"Située au centre géométrique de la première enceinte de la ville, l'église Saint Martin est une ancienne hallekerque (église à trois nefs égales). Celle-ci avait était entièrement reconstruite à la fin du XVIème siècle, après le sac de la ville de 1558 par les troupes françaises et les troubles religieux (Guerre des Gueux)."



"L'église St Martin a été profondément meurtrie au cours de la dernière guerre (incendie en mai 1940 par les Allemands et dynamitage de la tour par l'occupant le 16 septembre 1944, jour de la libération de la ville).

Reconstruite à la fin des années 1950 par Gélis, elle n'a malheureusement pas été reconstruite sur son plan initial et seules quelques parties anciennes subsistent : transept sud (classé Monument Historique), portail sud, chevet."

le prochain article vous emmènera vers les canaux et les murailles... la suite ... article ci-dessous...



"Au XIXème siècle, la ville est déjà connue pour ses fromages faits du lait des petites vaches flamandes : « Aux halles de Bergues, il se vend une quantité considérable de fromages façon de Hollande, et que les correspondants de Paris donnent, au marché des Innocents, pour des fromages de Groningue." 


Bergues a perdu de son éclat, mais François-Joseph Grille précise que « La ville de Bergues est forte par ses remparts et surtout par ses inondations ; et ces flaques d'eau qui l'emprisonnent, peuvent aussi parfois la sauver. »


"Bergues fait partie d'un dispositif militaire qui la lie à Dunkerque : « De Bergues à Dunkerque, la grande route est tracée le long du grand canal. À l'est de ce canal, au milieu de la distance, entre les deux villes, est le port Saint-François, qui lie les fortifications des deux places. À portée de canon » rappelle JF Grille."


"À cette époque Bergues qui réunit 3 canaux (de Dunkerque, de Saint-Omer (Aa) et de Furnes) est encore un vrai port : « Des embarcations partent à toutes les heures pour ces villes, ou reviennent dans ces directions."


"On a fait un port intérieur qui fait arriver les marchandises jusqu'à la porte des magasins, "...

près de la place du marché aux poissons, tout près d'une des entrées de la ville, l'abattoir...


"et l'on a multiplié les écluses, qui font la fortune du pays, par les irrigations qu'elles facilitent et par la navigation qu'elles assurent : chacune a son numéro ; en les ouvrant toutes à la fois, on submergerait dix lieues de prairies, et on rendrait l'accès de la ville impraticable."


"Si ces digues venaient à se rompre par quelque circonstance fortuite, on conçoit quel serait le danger. "


"L'habitude fait qu'on vit là-dessus fort tranquille, en attendant le refoulement des vagues de la mer du Nord, et quelque catastrophe du genre de celle de Cronstadt et de Saint-Pétersbourg"


entièrement fortifiée, renforcée par les travaux de Vauban, Bergues vit dans son enceinte, bien protégée...

La Nekestor (photo du net) ...


"Construction du XVème siècle, la Nekerstor est à la fois une puissante tour de flanquement du front Ouest et une porte d'eau.

Jusqu'à 1720-1725, date de recouvrement de l'actuel canal souterrain, c'est elle qui commandait l'accès en ville par la voie d'eau."


"De style ogival, la tour doit son nom au Neker, animal de la mythologie flamande vivant dans l'eau et qui était sensé vivre dans les entrailles de la tour."

La suite vous emmènera vers les portes de la ville, les murailles et les remparts...



le feu de Saint Pol

 14/08/2017
"Le feu de Saint-Pol est dénommé « feu » faute de satisfaire à au moins deux des critères de la définition du phare au sens strict qu'en donne l'administration française." (source du Net) - (photo du présentoir près de l'Ecluse De Gaulle)

très particulier puisque d'architecture "art déco", il mérite qu'on aille voir les détails de sa construction...


"A l'extrémité de la jetée ouest de Dunkerque, inscrit aux monuments historiques, 

Actuellement hors service il constitue un attrait pour les vacanciers.
 

Originellement revêtu de briques émaillées blanches, ce phare à l'architecture Art déco, fut l'une des dernières œuvres de Gustave Umbdenstock, architecte en chef du gouvernement français au début du siècle et créateur du palais des armées de l'exposition universelle de Paris en 1900"
"Initialement, le phare était accessible les jours de tempête par une galerie souterraine sous la jetée (elle est désormais murée). "


"Entouré pendant la guerre, d'un blockhaus, qui fut démonté en 1946, le phare fut gardé jusqu'en 1979.
Les gardiens pouvaient d'ailleurs y accéder par une galerie souterraine les jours de tempête"


au temps où l'on pouvait accèder par l'Ecluse De Gaulle à la digue et plage du Break, nous étions allés jusqu'au pied du feu, puis sur le chemin qui menait au bas du monument. Aujourd'hui l'accès n'est plus possible...


"Le phare se trouve sur le musoir d'une longue jetée dont le côté ouest n'est totalement baigné par la mer qu'au moment des grandes marées."

Il a longtemps servi de point de répères pour les navires à l'entrée du port ouest.


"Construit en 1937-1938 (mais restauré à l'identique en 1954), allumé en 1939, le feu fut gardé jusqu'à son automatisation en 1978 (le dernier gardien en poste fut M. Louis Marcourt jusqu'en 1979)."


mais approchons nous un peu (avec le zoom) pour voir les détails...

"Porte du phare, avec son étoile des vents (emblème du Service des phares et balises)
"Le fut, légèrement tronconique, est réalisé en briques rouges mais, à l'origine, il était entièrement revêtu de briques émaillées blanches, du moins jusqu'à l'encorbellement  une partie émaillée préservée (à gauche)." 


"Trois coupoles renversées futuristes font la signature artistique de ce phare tout en séparant utilement les éclats des différents feux secondaires. "

Elles produisent un surprenant contraste avec la partie supérieure constituée d'un encorbellement d'inspiration moyenâgeuse, avec ses ouvertures en forme de meurtrières, supporté par une série de corbeaux verticaux alignés selon une géométrie néanmoins presque contemporaine qui se termine par un balcon circulaire.

Sur le fût du phare, se trouvent les feux secondaires, dits feux de police, composés de trois rangées de signaux lumineux, rouges et verts, qui étaient autrefois employés pour réguler les entrées et sorties dans le port, à partir de la capitainerie d'où ils étaient actionnés. Les trois coupoles précédemment signalées leur servent de pare-soleil. Les signaux, rouges et verts, sont orientés vers les quatre points cardinaux.

La hauteur du feu est de 36 m et sa portée de 15 milles (pour le secteur blanc) et 12 milles (pour le secteur vert)."


Au-dessus, seuls le soulignement des ouvertures, le haut des corbeaux et le rebord supérieur étaient émaillés ou blanchis. Sous les coupelles le fût était ombré d'une teinte différente. L'émail s'est érodé avec le temps mais cela explique les traces blanchâtres qui s'observent un peu partout sur le phare.

Au sommet, la base du dôme de cuivre qui coiffe le feu est décorée d’une frise en métal découpé (formant une couronne) qui surplombe des gargouilles noires en forme de tête de lion.

Cette singularité architecturale explique probablement qu'on qualifiait jadis le feu de « la plus belle tour du plus beau château »


"Le délabrement dont il a ensuite commencé à souffrir s'est accentué en 1991, quand il a été décidé d'arrêter le chauffage. A tel point que son remplacement par une structure métallique fut envisagé, mais en 1996 une association de défense s'est créée et a réussi à le faire reconnaitre comme monument historique.

Une association de défense (Myosotis) s'est créée en 1996, notamment pour faire reconnaître le feu Saint-Pol comme monument historique, ce qui fut obtenu par arrêté en date du 31 décembre 1999 grâce à l'action conjuguée de cette association et des élus.

Depuis 2012, le feu de Saint-Pol est choisi pour illustrer l'affiche du festival mondial du film de mer à Dunkerque Les Écrans de la mer."

Souhaitons lui bonne chance et qu'il perdure comme témoin d'un passé pas si lointain !




La criée de Dunkerque

 21/07/2017
Aujourd'hui nous avons eu le plaisir de découvrir la criée aux poissons...

rendez-vous 13h30, nous y allons à pied ce n'est pas très loin... elle est située sur le site des anciens chantiers de France...

nous passons devant la "cathédrale" qui usinait les "moyennes" pièces de bâteaux qui étaient assemblées ensuite. Aujourd'hui accollée au FRAC, elle lui sert de magasin où on stocke les pièces volumineuses....




une chance, la porte est ouverte et Philippe m'explique... "là il y avait un pont roulant, là c'était les bureaux, là ..." tout est encore dans sa tête et moi je m'imagine...le bruit, le fer, les outils démesurés, les engins énormes...




y sont entreposés aujourd'hui des morceaux de décor du film de Christopher Nolan "Dunkirk"... c'est rigolo de voir ce trompe-l'oeil de camion...


oh et ce faux bâteau médical et la grosse cheminée en carton-pate !!!


mais nous voici au lieu de rendez-vous... vous y êtes aussi ? allez nous allons visiter... nous avons de la chance, cette visite n'a lieu qu'une fois ou deux par an !
c'est une petite criée puisque la zone de pèche du dunkerquois est réduite, coincée entre Calais, l'Angleterre et la Belgique.Elle possède une flotille de vingt bâteaux de pêche : 16 trémailleurs côtiers (qui pêchent la sole) ; 3 chalutiers polyvalents, dont 2 crevettiers et 1 coquillard ; un ligneur.



les patrons pêcheurs paient une cotisation à la Coopérative. Ils ont en échange un calibrage des poissons et une vente aux mareilleurs, la fourniture de la glace... La Coopérative Maritime de Dunkerque possède une criée six jours sur sept.



La criée possède un site Internet dédié (www.crieededunkerque.fr), qui permet à des mareyeurs de toute la France d’acheter en ligne (sans jeu de mot !) le poisson pêché au large de Dunkerque.


Nous voici dans "le Saint des Saints". le tableau électronique est pour le moment muet. 
il ne reste que des places devant et aujourd'hui il y a peu d'acheteurs alors nous nous installons "comme si"... au premier rang...


le silence se fait et la vente commence... sur le tapis roulant progressent les caisses bleues (identifiables comme appartenant à Dunkerque)... deux personnes aux commandes. Chaque bac est identifié nommément et électroniquement, un homme gère l'arrivée des bacs, c'est lui qui va afficher sur le tableau les lots successifs de poisson et leur contenance...
un deuxième homme au bout du tapis, annonce le nombre de caisses du même lot à vendre... les marayeurs (intermédiaires des acheteurs) vont faire leurs achats...


Il y a un peu de tout : soles, turbots, buccins, sèches, roussettes, raies... 

humm j'aurais bien envie d'acheter un peu de chaque !!!...
de belles roussettes nous passent devant le nez...


un lot de sèches...

"L’autre innovation concerne la vente à distance. Cela démarre doucement, admet Catherine Leprêtre. Mais nous avons déjà des acheteurs du sud de la France, de la région bordelaise, de Paris, etc. Le but est d’étendre notre zone de chalandise et de nous développer, tout simplement.  » Dans la salle des ventes, informatisée depuis vingt ans, les mareyeurs présents voient désormais s’afficher aussi le nom des acheteurs lointains."



et le tableau affiche tout, le type de poisson, sa qualité, sa grandeur, le nombre de caisses, le bâteau qui l'a péché...
le prix se base sur les criées les plus proches pour faire un prix ni trop haut,ni trop bas... et le prix diminue jusqu'au moment où un acheteur appuye sur le bouton... s'il y a plusieurs acheteurs, le prix remonte un peu jusqu'à trouver acquéreur...
Quand les marayeurs ont achété pour leurs clients, ce qui reste sera vendu aux particuliers dans les aubettes de la place du Mynck...


Voilà la vente est terminée. A la sortie du tapis de l'autre côté, les bacs sont regroupés par acheteurs. la glace est omniprésente pour ne pas rompre la chaîne du froid...


Voici la machine qui en produit...


enrubannées de film plastique, les caisses sont montées immédiatement dans les camions frigorifiques pour partir, soit sur Dunkerque pour être distribuées aux acheteurs, soit partir pour la fabrication de filets tout prêts. Certains clients veulent un produit pratiquement prêt à servir... soit, la plus grosse partie de la production partira en Italie et en Espagne...


nous visitons maintenant le local "avant" criée... quand les caisses arrivent, les poissons passent dans une calibreuse qui les répartit dans des caisses en fonction de la grosseur des poissons....

"Programmées par informatique, les calibreuses équipées d’un tapis roulant font défiler les poissons un à un. En fonction de leur poids, ils sont poussés par un taquet qui les fait tomber dans différentes caisses."


les caisses reçoivent le code qui va les identifier pour l'acheteur...


Les caisses de ceux qui ne sont pas arrivés à temps pour la criée sont stockées dans cet immense frigo (2°) jusqu'au lendemain. Il y a aussi les caisses en transit qui attendent leur transporteur...


puis nous sortons vers le quai où accostent les bâteaux de pêche...
filet à petites mailles ...


filet à grosses mailles...


Un bâteau de pêche s'éloigne... on voit bien le filet accroché sur les mâts qui, en mer, s'inclineront pour qu'il puisse se développer en mer...


Mannôt'je s'en retourne en mer...


et les moules de Dunkerque me direz-vous ? eh bien elles ne passent pas par la coopérative parce que le cheminement n'est pas le même. 
Au début de la création des marins on tout lâché pour se lancer dans la mytiliculture... hélas les premières années n'ont pas été rentables et aujourd'hui, il reste une famille dunkerquoise qui exploite le site et deux entreprises bretonnes qui expédient directement leur production en Bretagne...
photo d'un collecteur de moules...


cependant pour être sûr de la vente des moules sur le Dunkerquois, les bâteaux arrivent à la coopérative où la cueillette (eh oui, les mytiliculteurs dépendent du Ministère de l'agriculture parce que ce n'est pas de la pêche !) est placée dans 
"un petit local qui renferme des bassins de purification pour les moules de Dunkerque. Au total, 28 bacs ont été installés avec des douchettes au plafond. Des analyses avant et après purification sont effectuées, comme l’exige la réglementation". Ainsi les moules vendues aux aubettes ou chez les restaurateurs sont de parfaite qualité...


indifférent à notre présence, ce goéland guette l'arrivée d'autres bâteaux... des fois que... 
La visite est terminée et nous prenons le chemin du retour...


le temps pour nous de nous attarder devant ce tout nouveau monument...


Voici ce qu'en dit la plaque commémorative ...


Comme le symbole de ce sablier et du temps qui passe, nous revenons chez nous avec le sentiment d'avoir découvert un univers si particulier et d'avoir appris beaucoup de choses en une heure et demie !




Tous Pirates !

 17/04/2017
Une belle exposition au musée portuaire...

"Entre légende et réalité

L'exposition aborde les idées toutes faites sur les pirates, corsaires et flibustiers pour dépoussiérer ces images déformées par la légende ou les médias. Elle explore les parcours de personnages bien réels, du passé ou d'aujourd'hui, dont les activités sont dépeintes comme des exploits ou des crimes.

En fil rouge de l'exposition, un échange constant entre la piraterie ancienne -celle des îles au trésor et de Barbe-Noire- et la piraterie actuelle - celle des côtes somaliennes ou qui attaque les données de nos ordinateurs-." (issu du site du musée)



Un monde à part que la piraterie, fait d'histoire et de légendes....  

"Le mot « pirate » vient du latin pirata (« celui qui tente la fortune, qui est entreprenant ») 

 Au Moyen Âge, la signification du terme « pirate » se restreint pour désigner plus spécifiquement des bandits qui parcourent les mers pour piller des navires marchands. Les pirates, au contraire, pratiquent le banditisme. La piraterie n'a pas disparu avec la fin de la marine à voile, elle est toujours pratiquée aujourd'hui sur les océans et notamment au large de la Corne de l'Afrique où des navires de guerre protègent le commerce maritime sur une zone aussi étendue que le continent européen." (Wikipédia).


Dès l'entrée, nous sommes mis dans l'ambiance !... 



"La piraterie existait déjà dans l'Antiquité. Toutes les civilisations anciennes ayant possédé une marine l'ont connue, les Phéniciens comme les Mycéniens, la mer étant considérée comme un espace libre où règne la « loi du plus fort ». Lorsque les États deviennent plus puissants, à la piraterie s'ajoute la guerre de course.

Jules César dut lui-même afronter la piraterie. Lors d'un voyage vers l'Orient entre les années 75 av. J.-C. et 74 av. J.-C., il fut capturé par ceux-ci, à hauteur de l'île de Pharmacuse, à proximité de la ville de Milet en Asie Mineure. Dès sa libération contre rançon, il entreprit de se venger. Après avoir réuni en toute hâte une flottille, il surprit et captura les pirates qu'il fit exécuter et, en partie, crucifier. Pompée se rendit célèbre en nettoyant la Méditerranée des pirates ciliciens.

Les Vikings furent des pirates mais aussi des explorateurs, qui dévastèrent l'Europe du Nord du ixe au xie siècle."

Trésors, verroterie, or, bijoux... la légende est bien là ... 



"Les pirates se distinguent des corsaires qui sont des civils faisant la guerre sur mer avec l'autorisation de leur gouvernement (grâce aux lettres de marque), selon les lois de la guerre, avec un statut équivalent aux militaires mais sans être soumis à l'autorité d'un état-major et au contraire d'une façon indépendante. La confusion entre pirates et corsaires résulte de plusieurs faits : jusqu'à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate, synonymes, étaient employés indifféremment (pour les distinguer, il faut qu'un État souverain délivre une lettre de marque - or l’État souverain n'apparaît en Europe qu'au cours des xvie et xviie siècles) ; les Corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce mais, sans ressources en temps de paix, ils devenaient pirates (comme Francis Drake ou Jean Ango). Cette apparence ne doit pas faire oublier qu'ils respectaient en général les vies et les biens personnels ; seul le navire et le fret faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas. Notons toutefois qu'un corsaire autorisé par un État particulier était qualifié de pirate par les États ennemis. Tout corsaire, donc, est un pirate du point de vue d'un État tiers"



leurs armes sont impressionnantes bien sûr : hache, harpon, boutefeu, crochets, pistolets, poignards... 

Pirates, boucaniers, flibustiers ??? :
Boucaniers : les pirates qui sévissaient dans la mer des Caraïbes étaient parfois appelés abusivement boucaniers. À l'origine soit aventuriers, soit déserteurs des différentes nations européennes, les boucaniers vivaient sans chef, et s'occupaient surtout du ravitaillement en viande fumée (« boucanées », d'où leur nom) des équipages de passage quels qu'ils soient. Ils élevaient des bœufs et chassaient les petits cochons sauvages. Ils se trouvaient dans le nord-ouest de Saint-Domingue et dans la baie de Campeche, mais ils avaient souvent leurs comptoirs à la Tortue. À l'occasion, il leur arrivait de se mêler à une expédition, mais ce n'était pas leur activité principale."


Nous entrons dans l'expositon par ce joli décor de soute de navire...

Flibustiers : le mot « flibustier » est dérivé du néerlandais vrijbuiter (« qui fait du butin librement ». Certaines sources citent comme origine le mot flibot (« sorte de petit bateau »), d’autres préfèrent free booter (« libre pillard »). Le mot apparaît lorsque les Hollandais révoltés contre la domination espagnole avaient armé des navires corsaires pour lutter contre l'Espagne. Mais les Pays-Bas n'existant pas en tant qu'État indépendant reconnu avant 1648, leur statut de corsaire n'était pas reconnu. Les Espagnols les considéraient comme pirates pendant que les alliés des Hollandais les voyaient comme des corsaires. Toute une population va naître à mi-chemin entre piraterie, aventure, guerre de course. Le flibustier est un aventurier qui peut se louer en tant que corsaire au plus offrant en temps de guerre, qui peut naviguer comme marin de commerce comme s'adonner à la piraterie."


"Un corsaire est une personne (le plus souvent l'armateur, le capitaine ou le membre de l'équipage d'un navire civil armé) autorisée par une lettre de marque (également appelée « lettre de commission » ou « lettre de course ») à attaquer en temps de guerre, tout navire battant pavillon d'États ennemis, et particulièrement son trafic marchand, laissant à la flotte de guerre le soin de s'attaquer aux objectifs militaires. Les corsaires ne doivent donc pas être confondus avec les pirates puisqu'ils exercent leur activité selon les lois de la guerre, uniquement en temps de guerre et avec l'autorisation de leur gouvernement. Capturés, ils ont droit au statut de prisonnier de guerre.

Cette forme de guerre navale est appelée « guerre de course »."



Voici "la trousse" du médecin vers la fin 1800 !!! des aiguilles, des scies, des pinces... qui malgré tout ont sauvé la vie de certains hommes !...


les circonstances de la vie ont fait que des femmes aussi sont devenues pirates... telles que Mary Read, Anne Bonny...

Et puis, il y a ceux dont on parle encore parce qu'ils se sont distingués, mandatés par le Roi... Surcouf, Jean Bart...

"Les corsaires sont des civils mandatés par « lettre de course » des autorités de leur nation qui, en temps de guerre, combattent d'une façon indépendante avec un statut équivalent aux militaires les navires sous pavillon étrangers mais sans être rattaché à un état-major, tout en obéissant aux lois de la guerre."La confusion résulte du fait que les corsaires faisaient la guerre aux nations ennemies en s'attaquant à leur commerce et que, jusqu'à la fin du Moyen Âge, les termes de corsaire et pirate étaient employés indifféremment.

Cette apparence ne doit pas faire oublier que les corsaires respectaient les vies et les biens personnels ; seul le navire et sa cargaison faisaient l'objet de la prise, une enquête établissait si la prise avait été légitime et le bien était rendu si tel n'avait pas été le cas. Les corsaires s'attaquaient rarement aux navires de guerre, comme le montrent les recherches dans les archives françaises : sur 23 201 corsaires français embarqués entre 1692 et 1763, seuls 133 meurent au combat. Au moment des guerres de la Révolution et de l'Empire, sur 1 651 décisions du tribunal des prises, seuls 75 combats et 18 abordages sont répertoriés."

"
Un autre corsaire connu fut Jean Bart, un Dunkerquois qui servit la France et sa majesté sous Louis XIV. Il sauva la France de la famine."

Mais ceci fera l'objet d'un autre article, un jour...

 




J'avais mis un article sur cette action caritative et conviviale (ici)...
Cette année, plus de "bateaux" et beaucoup, beaucoup de monde pour la voir...
pour rire et s'amuser... (petit clic sur les photos)...


les embarcations de toutes sortes, se retrouvent une à une dans le bassin dans un joyeux méli-mélo....


la musique est bien sûr au rendez-vous et les airs du carnaval mettent l'ambiance...


il n'y a pas que les embarcations qui sont folichonnes ! ...


toutes les tailles et toutes les formes sont autorisées pourvu que ça flotte ! ...


Je ne sais si ce "Sandettie"-là tiendrait longtemps la mer ...


un radeau de la Méduse ?...


chacun a son idée sur la meilleure navigation... bon ce n'est pas encore au point !...


oh tiens ! un "navire" avec un gouvernail ... le luxe !...


cet "O.F.N.I." (pour Objets Flottants Non Identifiés) me semble bien fragile ...


cette course devriendrait-elle internationale ??? ...


En tout cas, l'essentiel est de participer et surtout de bien s'amuser !



Je vous avais déjà parlé de ce théâtre de marionnettes et d'objets articulés (ici) puis des expositions, les "petites ailes" (ici) et "l'homme 100 masques" (ici)...

Aujourd'hui, nous sommes invités à voir "l'envers du décor"...


Tout d'abord, il faut un très très grand hangar, pour déposer tout ce qui a servi et servira encore aux spectacles... et malgré l'aspect désordonné de cet entrepôt, il faut beaucoup d'ordre...


la puce géante sauteuse ... (heureusement que dans la nature, elles n'ont pas cette taille-là)...


Notre charmante guide, étudiante en Master, nous fait une démonstration d'une marionnette "de corps"... la marionnette s'attache par une ceinture "scratch" autour de la taille du comédien... Ensuite, il glisse sa main dans la tête... et grâce au jeu de lumières dirigé vers la marionnette, on oublie le comédien pour laisser la marionnette prendre vie...


Ici classement des têtes...


là, ce sont les "animaux" ... voici un dinosaure ou un tamanoir, fait entièrement de petites cuillères en métal... (clic sur la photo)... surprenant !!!...


derrière la Halle aux spectacles, des loges, un atelier de mécanique...
on peut y réaliser des objets en métal, articulés, soudés...


les affiches des spectacles sont faites par sérigraphie ici.... 
des ateliers pour adultes et pour enfants sont proposés régulièrement...

encore une visite bien documentée et qui nous donne l'envie d'y retourner pour d'autres découvertes...



Après notre visite du musée, nous nous sommes dirigés vers le vélodrome... La construction du stade est liée à la volonté des élus de développer le sport et le plein air pour la population grandissante de Roubaix... (les textes en vert sont issus du net)...

"Le vélodrome André-Pétrieux, ou vélodrome de Roubaix, est un vélodrome situé à Roubaix (Nord), en France. Il a été inauguré en 1936 et se trouve à l'est de la ville, entre l'avenue Roger-Salengro et l'avenue du Parc-des-Sports. Il est connu pour être le lieu d'arrivée de Paris-Roubaix depuis 1943. Il succède au premier vélodrome roubaisien, inauguré le 9 juin 1895 et détruit en 1924, et qui avait accueilli Paris-Roubaix de sa création jusqu'en 1914.

Le vélodrome de Roubaix a également accueilli les championnats de France de cyclisme sur piste en 1966 et 1971 et est depuis 2006 le cadre d'une course de cyclo-cross disputée en janvier et devenue une manche de la coupe du monde de cyclo-cross en 2008-2009, 2009-2010 et 2012-2013.

La pelouse au centre du vélodrome accueille les matchs du Rugby club de Roubaix." 



"Paris-Roubaix est l'une des plus anciennes courses cyclistes, créée en 1896 par Théodore Vienne après l'ouverture du nouveau vélodrome de Roubaix. Cette classique flandrienne s'est disputée tous les ans jusqu'à nos jours, en mars ou en avril, interrompue seulement par les deux guerres mondiales. Depuis 1966, elle ne part plus de la région parisienne mais de Picardie : de Chantilly de 1966 à 1976 et de Compiègne, depuis 1977, avant de parcourir plus de deux cent cinquante kilomètres vers le nord.

Surnommée « l'enfer du Nord », « la dure des dures » comme le vantent les affiches de la 106e édition, « la Pascale » ou encore « la reine des classiques », la course inclut plusieurs secteurs pavés…,

D'autres secteurs, très étroits, ont été tracés entre les champs de betteraves et ils ne peuvent être empruntés qu'en file indienne. Quand l'épreuve se déroule sous la pluie, la boue ajoute à la difficulté et aux risques. Le vainqueur est non seulement un homme fort du peloton, mais il doit aussi être chanceux et bien soutenu par ses équipiers."



"À l'origine, les routes pavées ne constituent pas une spécificité de Paris-Roubaix. Durant les premières décennies, elles représentent une soixantaine de kilomètres du parcours : une quarantaine de kilomètres ininterrompus entre Hénin-Liétard et Roubaix, et une vingtaine dans les principales villes traversées. Les voies restantes sont encore en terre, sauf de rares secteurs déjà bitumés. Paris-Roubaix est alors davantage caractérisée par sa distance, plus courte que celle des classiques de l'époque, ce qui la rend plus nerveuse.

Le bitume commence son apparition massive durant l'entre-deux-guerres… Le nombre de kilomètres pavés tombe à 31 en 1955, et atteint son minimum en 1965 avec 22 km."



"Les 63 premières éditions de Paris-Roubaix, de 1896 à 1965, se sont déroulées sur des parcours similaires. Partant de Paris ou de sa banlieue Chatou et Saint-Denis notamment

La première difficulté était une côte située à Cormeilles au sommet de laquelle une prime de 1 000 ou 2 000 francs était attribuée au coureur passant en tête. Le lieu emblématique de Paris-Roubaix à cette époque est la côte de Doullens dans la Somme. Elle a joué un rôle important dans la course durant les premières décennies et était considérée comme le premier « juge de paix ». Elle est située sur la route nationale 25 à la sortie de Doullens et mène au hameau de Beaurepaire. Longue de 2 500 m, elle était exposée au vent ce qui provoquait la formation de bordures au sein du peloton."  (cette photo est issue du net)...



partout ici, même dans les anciennes douches, on retrouve les noms de cyclistes célèbres, Jean Stablinsky, Eddy Merckx, Louison Bobet, Bernard Hinaut...
"On dit d’ailleurs ici que l’Enfer du Nord mène au Paradis."

" Depuis plus de 120 ans, Roubaix vit cyclisme, cycle et vélo à l’approche du mois d’avril. Les onze autres mois de l’année ne sont pas en reste de cyclisme. Au cœur de la ville, le parc des sports est le rendez-vous du cyclisme sportif, avec le vélodrome André Pétrieux créé en 1936, qui voit tous les ans l’arrivée du Paris-Roubaix" ...
 


"À Roubaix, le Paris-Roubaix peut se vivre toute l’année : d’autres versions de la course (VTT, Cyclo, Challenge, Junior…) existent et des visites des vélodromes assurées par un passionné sont proposées chaque mois par l’office du tourisme."

Chaque vainqueur reçoit le trophée de la course...  


A côté du stade ce trouvait un centre de plein air pour les enfants atteints de tuberculose. Ce lieu va être transformé pour être intégré dans un complexe sportif dédié au cyclisme...

Aujourd’hui, la ville devient également un pôle important du cyclisme sur piste, depuis l’ouverture du vélodrome couvert, le Stab, baptisé ainsi en mémoire au coureur Jean Stablinski. Grâce à une piste de BMX qui vient compléter cette offre de cyclisme sur route et sur piste, Roubaix est désormais capable d’accueillir tout au long de l’année des compétitions internationales (Coupe du Monde de cyclo-cross, open international de cyclisme sur piste…). Avec ses équipements de qualité et des événements d’envergure, Roubaix apparaît véritablement comme une ville où la passion du cyclisme peut s’exercer et se vivre toute l’année."...


"Le Stab, vélodrome couvert ouvert en 2012 accueille les Championnats de France de cyclisme sur piste, ainsi que de nombreuses compétitions et baptêmes sur piste. L’enceinte générale du Vélodrome a accueilli les Championnats du Monde UCI de Cyclocross et continue de vivre de nombreux évènements annuels, sportifs, culturels ou historiques."...


Dès l'entrée, nous sommes impressionés par la particularité du lieu... Ici, de grands sportifs ont offert un de leur maillot à leur passage... 



Nous nous installons sur les gradins, chance un entraînement à lieu cet après-midi là ... le revêtement est fait de lamelles de bois. La vitesse est très très rapide.


Les vélos sont spécialement conçu pour la piste. Ils n'ont pas de frein et pour s'arrêter, les "pistards" doivent ralentir progressivement


Vous pouvez venir vous entraîner, le parc à vélos vous est accessible... vous pouvez avoir votre "baptème de piste"  (inclinaisons de la piste 44,3°) !! sensations garanties !!!

L'ensemble du lieu est modulable et peut accueillir des séminaires...


Une exposition (photo du net) a été inaugurée à l'occasion du  Paris-Roubaix 2016  en préfiguration de la construction du musée.

"L’exposition de préfiguration est un premier pas vers le musée définitif de Paris-Roubaix. Plus grand et plus étoffé, il mettra en scène chaque pan de l’histoire, chaque détail de l’histoire. Installé au cœur du parc des sports de Roubaix, entre le Vélodrome et le Stab, le musée de Paris-Roubaix sera un musée vivant, alliant histoire et actualité. Il sera connecté et offrira au plus grand nombre un véritable voyage au cœur de l’épopée Paris-Roubaix. Le musée aura ses expositions temporaires, ses manifestations et deviendra l’un des grands pans de la culture à Roubaix, confirmant ainsi la cité aux mille cheminées comme ville aux trois musées, avec le Musée de la Piscine et La Manufacture Musée de la mémoire et de la création textile."

Peut-être une bonne occasion de retourner à Roubaix voir ce nouveau musée... 



Nous passons à l'étage...


Instinctivement, on s'arrête pour apprécier l'ensemble des oeuvres présentées...


les ouvertures qui donnent accès à la galerie supérieure où se trouvaient les plongeoirs, sont autant de cellules de verres où nous découvront l'art du textile dans toute son ingéniosité ...

Histoire des collections les collections du musée rassemblent celles du musée industriel de Roubaix et celles du musée municipal consacré au peintre d’origine roubaisienne Jean-Joseph Weerts.

Plusieurs collections sont aujourd'hui présentées au public sur un espace d'environ 7 000 m2 :

une collection de textiles comprenant des milliers d'échantillons de la production française de 1835 à 1940 et des pièces textiles allant de l'Antiquité (Égypte) à la création contemporaine

une collection de mode

une collection de céramique

un fonds ethnographique sur l'industrie textile

et un fonds beaux-arts constitués d'œuvres des xixe et xxe siècles (Camille Claudel, Henri Fantin-Latour, Jean-Léon Gérôme, Dominique Ingres, Tamara de Lempicka, Kees van Dongen…)"



Ici un plat en métal réalisé par Picasso...


et des moulages de plâtre pour d'autres oeuvres prêtés par la famille de Picasso...


Changeons maintenant de direction dans les bâtiments... Nous passons devant la cafétaria qui a conservé ces meubles d'origine...


Il existait un solarium pour soigner les enfants atteints de tuberculose...

Le solarium de l’ancienne piscine municipale est aujourd’hui un jardin botanique textile dédié aux plantes cultivées pour l’exploitation de leur fibre ou de leur teinte."

Le jardin montre la relation existant entre la botanique et l’industrie textile : des fibres et des plantes tinctoriales (qui servent à teindre) y sont plantées selon un parcours thématique. Le jardin est un espace à contempler mais également à visiter. Il a été conçu et est entretenu par le service Espaces Verts de la Ville de Roubaix.

Les végétaux mis en scène font référence à ceux présentés dans le musée pour leur qualité esthétique et leur pouvoir tinctorial
Le jardin constitué de vagues reprenant chacune une couleur de teinture, le rouge, le jaune, le bleu, le vert, le brun, le violet et le gris. A première vue cela ressemblerait à un jardin de curé où se conjugueraient l’utile culinaire ou médicinal (l’origan, l’oseille, la rhubarbe, l’artichaut) et l’agréable visuel de la rose de provins, trémière, dahlia, scabieuse et verge d’or. Mais c’est avant tout un jardin thématique qui se réfère au passé industriel de Roubaix."



De ce côté de la galerie, nous accédons à l'étage supérieur... tout est par mesure d'hygiène en céramique...


pour les plus aisés, il existait des "salles de bains" avec vue sur le jardin... pour les messieurs...


et pour les dames...


cette aile des bâtiments est consacrée aux oeuvres picturales et sculpturales... ainsi ce bronze de Beethoven...


ou cette sculpture d'Armand BLOCH ...


"Masques de peintres, sculpteurs, architectes et graveurs français du XIXe siècle et contemporains, 1913, chêne ciré"

J'aurais aimé y rester beaucoup plus longtemps... bon comme dans beaucoup d'endroits, ça donne l'envie d'y revenir...

la prochaine étape nous emmènera voir le vélodrome de Roubaix et je vous expliquerait pourquoi ces deux lieux sont liés...

D''autres copinautes ont déjà fait des articles sur ce musée, je vous mets les liens pour les retrouver : 
Sylvie "les bons restaurants"          ici !
Marie-Claude "33 gourmande"        ici ! 
Marie-Christine "Galinette"              ici !





une nouvelle découverte ce jour-là à Roubaix...  Une ville vivant à l'époque industrielle (1900...) ville aux "mille cheminées" allons ne soyons pas dans l'exagération, il y avait condensées en centre ville, 267 cheminées, correspondant à autant d'industries (lainières, tissages et autres...) ce qui a fait quintupler en peu de temps la population qui vivait dans des conditions insalubres, où les enfants souffraient de tuberculoses, où les maladies se propageaient comme trainées de poudre, promiscuité, manque d'hygiène, pollution (dèjà à cette époque)... l'idée est de faire sortir les ouvriers de leur condition par l'hygiène et le sport... ainsi fût créés la piscine et le vélodrome....

(les textes en vert sont issus du site officiel et d'internet)

"
Construite dans le style Art déco, c'est à la fois une piscine sportive, avec son bassin olympique de 50 mètres, et un établissement public de bains-douches. "

"Le musée de La Piscine Musée d’art et d’industrie André Diligent, qui a ouvert ses portes le 21 octobre 2001 est implanté sur le site de l’ancienne piscine Art Déco qui à l’initiative du maire Jean-Baptiste Lebas a été bâtie entre 1927 et 1932 selon les plans de l’architecte lillois Albert Baert (1863-1951).
"


"La piscine est inaugurée le 2 octobre 1932. Elle est conçue comme un sanctuaire de l’hygiénisme en réponse à la misère des populations ouvrières. Elle offre un équipement sportif de grande qualité et met en avant les capacités d’une équipe municipale issue du monde ouvrier. La façade théâtrale est de style byzantin. Le plan est celui d’une abbaye : quatre ailes disposées autour d’un jardin évoquant un cloître. Dans les ailes Sud et Ouest les baigneurs pouvaient utiliser des baignoires. L’aile Nord comporte les espaces de circulation et de distribution et les zones de loisirs (terrasse solarium et bar). Le bassin et les cabines se trouvent dans l’aile Est dont les verrières représentent le soleil levant et le soleil couchant. "

cette photo dès l'entrée du musée ne laisse voir que des hommes. En effet, il y avait des jours d'ouverture, pour les hommes, pour les femmes et pour les enfants et les personnes âgées... 


"Le choix de l’architecte n’a pas été anodin pour Jean-Baptiste Lebas. Albert Baert est un homme progressiste, de gauche et franc maçon. En octobre 1932, à l’ouverture, la piscine apparaît alors comme un programme politique et social. En effet, par la beauté et l’efficacité du lieu, il y a naissance d’un rationalisme théatral. Après 50 ans d’utilisation la piscine est fermée en novembre 1985 pour des raisons de sécurité."


dès l'accueil, nous sommes bien sûr dans un musée...


"Le décor intérieur est caractéristique du style art-déco et semble présenter des symboles maçonniques. En effet, Albert Baert appartenait à la loge maçonnique du Nord-Orient de Lille dont il a construit le temple rue Thiers à Lille. En 1934, la piscine est classée par la revue Bâtir comme l’une des plus modernes d’Europe."



"Pour répondre aux besoins des industriels, la ville se dote d’une laverie moderne sise dans les sous-sols de l’ancienne piscine municipale. Au service de l’hygiène, on y trouvait également des bains publics, un bain de vapeur et même un coiffeur."
ainsi les visiteurs passaient dans ces cabines fermées par des portes sauf la partie douche qui ouvrait sur le bassin. Ainsi les maîtres nageurs pouvaient s'assurer que les clients avaient effectivement pris une douche... 



Après être passés par les douches, nous débouchons sur un endroit magique, superbement éclairé... un  plan d'eau traverse l'ensemble de la salle. Un plancher peut venir le couvrir lors de manifestations artistiques. On ne peut que se sentir enveloppé de lumière en arrivant dans cet endroit ...

"Bien que cette figure crachant de l’eau représente Neptune le dieu des océans, elle a été surnommée le lion par les baigneurs en raison de sa chevelure évoquant une crinière."


 



"L’origine du musée La Piscine de Roubaix remonte à 1835, date de la création du musée industriel de Roubaix qui présente dans de gros ouvrages reliés des échantillons significatifs de la production textile contemporaine de la ville. Le rôle essentiel du musée est la protection commerciale et industrielle des produits manufacturés face à la concurrence. Il conserve aussi la mémoire de la révolution industrielle et constitue ainsi un projet éducatif destiné à la population roubaisienne. Les initiateurs de ce musée sont des manufacturiers associés à l’épopée économique de la ville. Le musée industriel de Roubaix existe jusqu’en 1861, date à laquelle il est confié à Théodore Leuridan, archiviste et bibliothécaire. Le musée est alors installé au second étage d’une ancienne filature et s’oriente vers les Beaux-Arts."

"En janvier 1998, les travaux débutent sous la direction de l’architecte Jean-Paul Philippon choisi par le jury du concours international de concepteur ouvert en décembre 1993. L’ensemble du bâtiment est restauré pour accueillir les collections. Des salles d’expositions temporaires sont construites ainsi qu’une nouvelle aile le long du jardin de la piscine pour le parcours Beaux-Arts."




"A l’intérieur, au centre du bassin, une lame d’eau rappelle la vocation première du lieu. Sur ses bords, le jardin de sculptures. Cet espace central du musée a diverses utilisations : expositions, défilés de mode… Autour du bassin, au rez-de-chaussée et au premier étage, les cabines dont on a réemployé les briques émaillées d’origine, sont converties en vitrines qui présentent des céramiques, des tissus, des bijoux, des dessins…."



"Les tympans représentant le soleil levant et le soleil couchant, alors qu’ils sont situés sur un axe Nord-Sud, étant très dégradés, ils ont été restaurés avec de nouveaux verres sous la direction de Monsieur Brouard, maître verrier."


avant d'être implanté dans la Piscine, le musée existait déjà :
" En 1882, la ville crée avec l’Etat une école d’ingénieurs pour le textile, l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT). Intégrées au projet de l’école pour permettre aux futurs ingénieurs d’acquérir une connaissance artistique, les collections du musée et de la bibliothèque de la ville lui sont apportées en 1889, date de son inauguration. Le musée devient alors musée national"


"À partir de 1902, Victor Champier, ancien directeur de la Revue des Arts Décoratifs nommé directeur de l'école, développe considérablement les collections, par ses achats d'œuvres contemporaines, comme par les dons de l'Etat ou de particuliers qu'il suscite. Mais, après sa mort en 1929, le musée tombe en désuétude.

En 1940, le musée ferme ses portes en raison de la guerre. Il ne les rouvre pas et, en 1959, le musée est déclassé par l’Etat. Ses collections sont alors pour partie dispersées, ne laissant subsister dans l'école qu'un dépôt sans inventaire, très détérioré.

En 1924, un nouveau musée municipal, installé au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, est fondé pour recevoir la donation d'une cinquantaine de tableaux du peintre roubaisien Jean-Joseph Weerts. Le sculpteur Marcel Guillemyn, chargé du musée Weerts à partir de 1963, se passionne pour le patrimoine de l'ancien musée industriel et entreprend de récupérer une partie de la collection et de la stocker dans les bureaux de l’hôtel de ville. Mais le musée municipal ferme ses portes à son tour en 1981."



Tout le long du bassin, nous découvrons des sculptures monumentales qui ne semblent pas si impressionnantes vue la grandeur de la salle...


graciles, ces statues nous laissent flâner au fil de l'eau...


nous nous laissons prendre au charme de ces naïades... tout à fait en accord avec la mosaïque Art déco représentant les ondulations de la mer...


nous arrivons au bout du bassin pour découvrir, un portail, de style mauresque, en faïence, qui a trouvé toute sa place en cet endroit ...

" L’installation du portique restauré de Sandier en 2002

Le portique est restauré. Désormais, le bassin est conclu par ce monumental portique en grès émaillé polychrome conçu par Sandier pour la bibliothèque du pavillon français à l’Exposition Universelle de Gand, en 1913."

 



Nous parvenons à l'étage pour apprécier l'ensemble de cet espace dédié à l'art...


instinctivement, on s'arrête pour mieux profiter de la magie de ce lieu unique...



je ne suis pas trop roman mais ... je me suis laissée attirer par celui-ci et je suis bien loin d'être déçue !

"Nichée dans un petit village de la côte anglaise, la librairie Nightingale est le refuge des amateurs de livres. Un lieu préservé et hors du temps que sa propriétaire Emilia a bien du mal à maintenir à flots...." 

je ne vous dirai pas pourquoi Emilia reprend cette librairie, ni ce que cette librairie a de particulier...
les habitants vont l'aider... par petites touches très finement entremêlées, on découvre un peu la vie de chacun et surtout leurs bonnes raisons d'essayer d'aider Emilia...
Un livre plein de saveur ... 



La ferme Vernaelde

 02/12/2016
notre marche d'aujourd'hui nous emmène à la ferme Vernaelde. 

Nous passons par le jardin public où tout est couvert de givre.


Avec le soleil, c'est très beau...


"Le site de la Ferme Vernaelde s'étend sur 15 hectares de zones prairiales jouxtant des zones boisées. La volonté communale est de garder un caractère champêtre, rural, mêlant patrimoine historique et vert, tout en y consacrant une gestion écologique "zéro phyto". L'intérêt est ici qu'au travers la création de corridors écologiques, on arrive à créer à la fois une zone ludique et une zone refuge pour les animaux." (site de la Ville de Coudekerque-Branche)


"La première étape a été la création du "jardin de l'avenir" (un arbre planté pour chaque nouvelle naissance coudekerquoise) en forme de spirale avec pour centre un chêne symbolisant la Charte de l'Environnement. Est venu s'y greffer un panel d'aménagements écologiques : nichoirs à insectes, nichoirs à oiseaux,"


"Géré de façon écologique, ce site est également un outil pédagogique pour les familles, écoles, et structures diverses qui fréquentent le site. Terrain de jeux pour les enfants, ce site est aussi encadré par un labyrinthe géant en phase finale de construction."


on y rencontre cochons...


poules, faisan, oies... de "toutes plumes"...


"15 ha de zones prairiales jouxtant des zones boisées. Les premières étapes ont été la construction du « jardin de l’avenir ». Ce projet, en constante évolution, consiste à planter un arbre pour chaque nouveau né coudekerquois, et ce en forme de spirale avec pour centre un chêne, symbolisant la Charte de l’environnement. Le long d’un piétonnier de 500 m de long viendra se greffer un panel d’aménagements écologiques et de plantations dont les objectifs ont été de créer à la fois une zone ludique et une zone refuge pour les animaux."


"On peut aussi trouver sur le site de Vernaelde un Centre équestre communal, dont la spécificité équine, reconnue par la FFE au niveau national est le respect de la nature à cheval. La compétition n’est pas l’objectif premier, mais plutôt la balade, la randonnée et le treck qui sont mis en avant."


caresses aux ânes venus à notre rencontre...


visite des écuries où j'ai bien bavardé avec "Rigolo" (parce que je ne trouvais pas gentil de l'avoir appelé ainsi). C'est un adorable cheval à la robe particulière...


"De nombreux animaux tels que des faisans, lièvres, hérissons, pic-vert, pic-épeiches, faucons crécerelles, balbuzards, hérons cendrés... sont observables pour les passionnés, les plus silencieux et les plus patients.

Ce site est ensuite encadré par un labyrinthe végétal géant en phase finale de construction planté avec des essences régionales."



J'irai visiter la partie "plantes" et le labyrinthe sans doute au printemps...

Il est temps de nous en retourner... à la prochaine fois !



"l'homme 100 masques"

 06/11/2016
le théâtre La Licorne (Ici) nous propose une nouvelle exposition après celles des "peties ailes" (ici), voici "l'Homme 100 masques"


"Facteur de masques lillois, Francis Debeyre travaille une palette infinie de formes et des matières : cuir, peau, fourrure, tissu peint ou brodé, le grillage encrassé... son travail pour la scène confronte les exigences artistiques qu'un spectacle nécessite et ses désirs de création"...

maquette d'une transformation de visage humain et d'une tête de sanglier pour la créaction d'un masque..


Nous faisons d'abord un premier tour "naïf" sans commentaires pour découvrir et imaginer... le deuxième tour nous l'avons fait avec la guide... 

Tout d'abord le "Chat Huant"...


tous les masques sont en cuir recouvert ensuite d'autres matières. La plupart de ces masques ont été portés pendant des spectacles.

Les masques sont conçus pour "comme de bonnes chaussures, oublier qu'on les porte" ...


celui-ci représente la justice avec sa balance...


la luxure...


les yeux sont en coquillage percé, le nez peut avoir une coquille d'huître comme support de dessous. 
la fente des yeux pour le comédien, dans le masque, n'est pas toujours à l'endroit des yeux  ! ...


la particularité de ce groupes de personnages réside dans la bouche qui a la même forme pour tous...


les 4 saisons...


Pinnochio...


terminons par celui-ci  qui n'a pas été utilisé en spectacle... 

un univers particulier... un monde étrange... une exposition pas comme les autres...



reprenons notre parcours découverte des villas malouines commencé ici !

La villa "La Potinière" : "Hôtel élevé à la fin du XIXème siècle, il appartenait à la famille Marchand, des huileries Marchand. Il est d'inspiration classique, caractérisé par ses pilastres et colonnes doriques et corinthiennes et par sa très haute balustrade. Il possède un faux toit en terrasse sur lequel a été rajouté un étage supplémentaire." 

pourquoi Potinière ? La mode était aux bains-de-mer et les belles de l'époque, entre les recontres à la plage et au restaurant, s'échangeaient tous les potins mondains... 


"Sur le côté gauche, une porte cochère assez monumentale permettait l'entrée des voitures à chevaux"

Entre nous... il paraît que dans une villa de Malo, quelqu'un de très très célèbre a fait construire aussi une grande porte cochère... pour que sa maîtresse puisse venir le retrouver en toute discrétion... mais chut !!!! ce sont les "on-dits" !


"La digue-promenade fut construite pour permettre aux dames de montrer leurs robes, fin XIXème, début XXème siècle." 


la "Villa des flots" "Une des premières villas construite à Malo au XIXème siècle. Elle fut construite en 1883, cette résidence est attribuée à Charles Garnier, architecte de l'Opéra de Paris, sans qu'aucun document ne confirme cette hypothèse. Elle a été construite pour Francisque Sarcey, journaliste, écrivain parisien et ami de Gaspard Malo. A l'abri des regards, ses jardins entourent la villa. Le mur côté mer a été construit avant la Seconde Guerre Mondiale pour soutenir la dune sur laquelle se dresse cette jolie demeure." 

"Gaspard Malo est à l'origine de la création de la commune de Malo-les-Bains".


la "Villa Saint-Paul" : "Elle est l'oeuvre des architectes Baert et Boidin (1891-1892). "un terrain sablonneux"  fût acheté en 1890 par un riche négociant de Roubaix... Les étages de la villa Saint-Paul s'élèvent en retrait, permettant ainsi de ménager une terrasse devant la mer, sur la première travée du sous-bassement".




"La superposition des terrasses permettait un meilleur ensoleillement de la digue promenade"...


la Villa "Mon Plaisir" : "Construite pour un industriel du textile, la villa "Mon Plaisir" fût édifiée dans un style néo-flamand fin XIXème siècle début XXème siècle. Ses formes sont assez symétriques, remarquez le pignon de façade dit en "pas de moineaux". La brique rouge est dominante et nuancée par de la pierre ou des briques allant des couleurs jaune au gris."


La "villa des sourires" : "Trois bâtisses indépendantes forment la "Villa des Sourires".


L'architecture rappelle les voyages, la toiture ressemble aux chalets de montagne, le bulbe de la tourelle d'angle évoque le style mauresque."

"La tourelle devient un point de repère dans le paysage urbain et balnéaire".


La "Villa Quo Vadis" (cette photo-ci est issue du net) : "Oeuvre de Jules Potier, architecte municipal de Malo-les-Bains, la villa "Quo Vadis" fut construite en 1894 et 1905. Cette villa s'inscrit dans le courant Art Nouveau qui vise à mettre en relief la valeur ornementale de la ligne courbe, qu'elle soit d'origine végétale, florale ou géométrique. 
Les tons utilisés, le vert notamment, sont typiques. Depuis sa construction, la maison a perdu certains éléments de décor, on lui a ajouté un étage de combles. Le bois, matériau de construction des premiers chalets, contribue à la spécificité des villas malouines. 

L'architecture de villégiature recherchera la fantaisie et le pittoresque". 


"La fréquence et la concentration d'ouvertures tels que balcons, logettes, belvédères et bow-windows sont exceptionnelles dans la rue du Maréchal Foch". 

"la charmante villa du numéro 17 est parée de briques rouges et de pierres. L'art Nouveau est présent par le jeu des courbures et par les représentations de feuilles qui parcourent la façade"...



Cette maison a conservé son intégrité de l'époque et a été magnifiquement restaurée. On peut apercevoir à travers la baie vitrée, le magnifique vitrail Art Déco qui donne accès à la verrière.


"L'illusion parfaite. Semblables, vous avez dit semblables ? regardez bien les numéros 19 et 21 !. Ces deux maisons donnent l'illusion par quelques artifices, d'une seule et même imposante villa : les portes d'entrée sont traitées en porche unique. Les balcons en fonte moulée sont ouverts, ils se superposent et rétrécissent au fur et à mesure que vous levez la tête vers le ciel. Remarquez la continuité des matériaux et l'élément décoratif central."

Elles ont appartenu à deux frères et la "petite histoire" dit que dans la rue parallèle, juste de l'autre côté, vivaient deux soeurs... une bien jolie histoire...
Les maisons des deux soeurs n'existent plus, elles ont été détruites.


les rues qui mènent à la mer sont étroites... il fallait donc un point de vue en hauteur...


"Construite au dessus du bâti, la tourelle permet, à l'abri de tous les regards, d'avoir une vue sur la mer"...


la "Villa Cécile" : "Villa datant de 1897, de l'architecte Jules Potier construite pour devenir sa résidence personnelle. Elle est d'un style pittoresque éclectique. On remarque les jeux de briques colorées : ce sont des briques silico-calcaires. Cette villa présente les caractéristiques typiques de la villa balnéaire : Bow-window au premier étage, pignon factice de façade élevé au niveau de la toiture, jeux de couleurs à l'aide d'une alternance de briques jaunes et de briques rouges, utilisation de briques vernissées émaillées. Les ornements proviennent de la Maison Caillot. On remarque un jeu décoratif avec l'évocation de coquillages en frises sous la corniche."...


Nous arrivons sur la place Turenne, cette maison n'est pas classée aux Monuments historiques parce qu'elle est copiée sur une maison de Nancy !!!

"Jules Potier a construit une charmante petite maison qui nous est parvenue dans un bien meilleur état. Si les briques utilisées n’avaient pas cette couleur soutenue qui signale bien les édifices du nord de la France, on pourrait facilement se croire dans une rue de Nancy. Potier a certainement connu, par la presse de l’époque, les constructions d’Emile André, dont les fenêtres ont parfois cette forme de cœur qu’on voit ici au rez-de-chaussée. A l’architecture nancéienne, Potier emprunta aussi le pignon néo-gothique, beaucoup plus rare dans la région des Flandres."


Je vous ai gardé la plus belle pour la fin bien sûr !!!!

la "Villa Ringot" (inscrite aux Monuments Historiques) : "La villa Ringot date de 1910. Du sculpteur Maurice Ringot, cette villa appartient plus au domaine de l'art décoratif qu'à celui de l'architecture. La façade est une sculpture en ciment simili-pierre."


son balcon est tout en dentelle...


sa façade entièrement sculptée d'arabesques...


et regardez-bien... la partie gauche représente la nuit "un hibou, un visage de femme endormie, des fleurs fermées."...


la partie droite représente le jour : "un coq, un visage de femme éveillée, des fleurs ouvertes"...

de quoi rêver non ?

Nous n'avons pas fait tout le parcours, beaucoup d'autres villas, peut être moins célèbres méritent que l'on s'y attarde... ce sera pour une prochaine fois ...



Accompagnés d'un guide passionnant, nous avons eu le plaisir de découvrir non seulement une architecture plus qu'originale mais aussi ... la "petite histoire" ...
vous venez ?  

Nous sommes à Malo-les-Bains... place de la mairie...


la place fut reconstruite  après guerre... les architectes ont conservé les maisons à pignon dites "à pas de moineaux"... Nous allons découvrir des styles, des originalités dues à la simple envie des propriétaires...


je ne peux que me référer à la brochure consacrée à ce sujet ...

"Séduit par cette plage, le monde littéraire et artistique a fait construire en d'autres temps de nombreux chalets par des architectes prestigieux comme Garnier, Brill, Colibert et Viollet le Duc. Au patrimoine des personnalités, Dunkerque et sa région portent les traces de grands auteurs et poètes comme Victor Hugo, Francisque Sarcey, Jacques Duquesne, Maxime Van Der Meersch ou encore Louis Aragon. Au fil du temps, la présence de personnalités parisiennes et de notables de la région a fait de Malo-Les-Bains, station balnéaire de Dunkerque, à la fois un lieu de villégiature et un lieu de détente"... 


se mélangent donc la brique, la pierre, la céramique, le bois, le fer forgé... avec des niveaux très différents... balcon au rez-de-chaussée, puis bow-window, quelquefois surmontés de style byzantin, art nouveau ou exotique... chalet suisse ou style normand... chacun y va de son imagination et de ses moyens !!


"pas moins de 2 700 villas ont fleurii entre 1890 et 1920"...


quelques thèmes avant de parler de leur histoire...

Il faut bien sûr parler des balcons... le long des rues qui mènent à la plage, on ne voit pratiquement qu'eux...en fer forgé, en fonte moulée... ils offrent leurs dentelles au regard des passants...


les bow-windows... incontournables dans ces constructions, il fallait "avoir pignon sur rue" et "voir la mer" bien que ces maisons en soient parfois un peu éloignées...


quand on suit ce parcours, il faut aussi lever le nez... remarquer les détails...



certaines d'entre elles portent la date de construction sur la façade...


pratiquement toutes ont un nom... "Pichounette", Villa Marie-Clémence", "mon plaisir"... noms rattachés à un lien sentimental ou autre qui identifie la construction...


Briques recouvertes d'émail, pierre, briques rouges... chacun apporte sa marque décorative...


chacun apporte son détail... escargot sur le toit, sculptures, cheminées, rosaces en émail...

et derrière tout ça, des villas avec une histoire...

à bientôt pour la suite...



alors visitons la Chambre d'hiver. Comme il doit être agréable de prendre un thé ou un café face à ce paysage...


et par un charmant tapis de verdure...


nous entrons dans la Chambre mixed-border avec ses vivaces...


les plantes ne demandent qu'à s'épanouir...


Il y a  encore d'autres chambres mais ce sera pour le printemps...
nous voici à nouveau dans la chambre sur cour...


Nous admirons la taille de ces arbres...


voici de nouveau la maison...


hummm et si nous restions encore un peu....


l'endroit est si accueillant...


tout comme l'intérieur... 
oh là là ... tarte, crêpes... café, thé, bière... 


bon ce sera une bière...
c'était tellement bien... c'est sûr nous reviendrons !!!



nous pouvons nous balader dans le sens que nous souhaitons...
découvrons alors la "chambre bleue", typique du jardin renaissance...


"Des carrés, un cadré végétal (saules et chênes)..."


"mettant en valeur le jardin face à la plaine bocagère, fond gris bleuté et fermes colorées"...(Vue jusque Dunkerque 25 kms)..."


"de grands damiers avec des vivaces à dominante de floraison bleue..."


Nous sommes derrière la maison et ce massif étagé est magnifique...


un banc nous permet de nous attarder dans cet écrin vert...


pour découvrir fleurs et papillons...


Il est temps de descendre jusqu'à la "Chambre d'eau" et d'en faire le tour...


"Nous retrouvons un esprit naturaliste  dans une dominante de feuillages filiformes : graminées, bambous, saules"...


petite cabane en osier.... "Le poulailler flamand a été repris sur un modèle du XIIIème siècle"


Les bourdons, les libellules et autres insectes sont au paradis !


fruits....


et fleurs....

le dernier volet nous ramènera doucement au point de départ...



découverte d'un jardin "remarquable" 
d'abord ici ! puis ici !

aujourd'hui nous visitons la "chambre du Belvédère" nous y accédons par une
jolie tonnelle ombragée...


le raisin commence à mûrir au soleil...


La "chambre du Nord" nous offre une bien jolie arcade...


La "Chambre ronde" est à floraisons jaunes en avril avec les narcisses...


Pendant le reste de l'année, les écorces décoratives (prunus et acers...) continuent de l'égayer...


La "Chambre d'Automne" longe le plan d'eau (nous y reviendrons plus tard)...

On y retrouve asters et persicaires...


"foisonnent les fusains, malus, viburnum, aronia"....

d'autres découvertes  nous attendent... à bientôt pour la suite !



"la distillerie  a été fondée en 1812. La fabrication du genièvre est un art traditionnel ... cette eau-de-vie de grains traditionnels des Gens du Nord est restée la même depuis le XVIIIème siècle, époque où s'intallait à Dunkerque la première distillerie française..."


"en 1810, on comptait dans le Nord, 72 fabriques d'eau-de-vie à genièvre, il n'en reste que trois : Houlle, Loos et Wambrechies. Avec une production de l'ordre de 300 hectolitres d'alcool pur par an, la distillerie Persyn de Houlle reste une entreprise artisanale..."

source : http://www.genievredehoulle.com/ 


Le petit village de Houlle dans le Pas-de-Calais doit sa notoriété à la distillerie...

Ici encore, notre guide est un passionné ! Il nous a communiqué son enthousiasme pour l'évolution d'un bon, voire d'un excellent genièvre ! et pour ses recherches sur le vieillissement,  les arômes et la création...


surprise ! le bâtiment n'est pas très grand...


on accède par une porte cochère et si les murs semblent sales c'est en fait dû à l'émanation d'alcool, un champignon se développe et noircit la brique...


"le genièvre de Houlle est distillé à partir de céréales dans notre région : l'avoine, l'orge et le sègle..."

 


D'abord stocké dans des cuves ouvertes... "la première phase de fabrication consiste à transformer l'amidon des céréales en sucre... le brassage dure trois heures...
La seconde est la fermentation : la levure change le moût sucré en moût alcoolique (pendant trois jours)..." 
"la troisième est la distillation qui s'effectue dans les alambics nécessitant trois passages..." 
le deuxième alambic va être remplacé. On voit bien l'espace dessous pour chauffer le produit. Le charbon difficile à gérer en régularité a fait place à des fours alimentés en gaz... 


l'alchimie de la transformation se fait dans les alambics...l'alcool titre alors à près de 70°, une part s'évapore c'est ce qu'on appelle "la part des anges" ! puis "les baies de genièvre viendront parfumer l'eau de vie de grains." comme une "infusion", l'alcool va s'aromatiser...


"le genièvre vient de naître et il faut encore l'élever : il reste sous bois et mûrit lentement, un an, cinq ans, dans des fûts de chêne dont certains ont plus de cent ans" 


la Houlle... eau claire et courante à la base de la fabrication...



Voici quelques recettes utilisant du genièvre de Houlle ici ! 


et quelques cocktails au nom bien sympathiques ! ici !


L'optique de la distillerie n'est pas de s'agrandir pour une production à très grande échelle  mais de conserver une extrème qualité du produit et créer de nouvelles saveurs avec le savoir-faire ancestral...

Ici s'est terminée notre journée découverte instructive et appréciée !



"Pour l'entretien du marais, 150 moutons Shetland sont utilisés : 
rustiques, ils nettoient efficacement les îlots sans nécessiter
de suivi contraignant."


"On y dénombre près de 300 variétés de plantes, dont 249 espèces de plantes supérieures ont été identifiées rien que dans la Réserve naturelle régionale devenue réserve nationale. …

33 % sont d’intérêt patrimonial : 

  • 20 espèces protégées,
  • 1 est exceptionnelle,
  • 2 sont très rares
  • 9 espèces sont rares
  • 11 espèces assez rares
  • et 2 espèces peu communes (dans la région)."


"Si les maraîchers sont contraints à respecter une charte de culture sur le marais, certains sont engagés dans un mode de production biologique ou raisonné et n'utilisent que très peu voire aucun engrais chimique et pesticides qui puisse altérer le milieu. Ainsi sont cultivées les fameuses carottes de Tilques, mais aussi le crésson, les choux et bien d'autres légumes notamment dans la cressonnière de tilques."

Ce jour-là nous pouvions acheter directement les produits aux producteurs... 


"Le marais est devenu au XIXe siècle une région maraîchère et d’élevage et il reste aujourd’hui le seul marais de cette importance encore cultivé pour le maraichage en France (le marais poitevin ayant été en grande partie drainé et occupé par les céréaliers). Près de cinquante légumes différents y sont cultivés, dont le chou-fleur l’été (introduit vers 1751) et l’endive d’hiver (introduite vers 1920 dans la région)."


"Le marais concentre un tiers des plantes aquatiques françaises 
mais aussi, plus inattendu, 13 espèces de chauve-souris
et 28 espèces de libellules qui limitent efficacement la prolifération
des moustiques sur le site !
Il y a également de nombreux poissons :
cendre, perche, lamproie fluviale, anguille, gardon, brochet,
tanche, épinoche...
27 espèces au total
et 74 espèces de mollusques.

Enfin, on y trouve 470 espèces de champignons !"


"En 2013, le marais audomarois a été désigné au titre du programme « Man and Biosphere » de l'UNESCO"


Ici c'est une propriété privée et l'accès en est d'ailleurs bien limité...


ingénieux mais il faut oser pour passer d'une parcelle à l'autre ...


"238 espèces d'oiseaux sont recensées à ce jour. D’autres espèces remarquables et patrimoniales sont présentes dans le reste du marais (surtout dans les prairies humides extensivement pâturées)."



"10 % des plantes sont d’intérêt patrimonial majeur (espèces protégées, exceptionnelles à rares en région). 

  • 200 espèces d’oiseaux
  •   13 espèces de chauves-souris dont la plus rare de France (Le Vespertilion des marais)
  •   26 espèces de poissons
  •   86 espèces d’araignées et d’oplions
  •   18 espèces d’odonates ‘21% des espèces françaises)
  •   98 espèces de coléoptères
  •     8 espèces d’orthoptères inventoriées
  •   90 espèces de lépidoptères
  •   23 espèces d’homoptères"


encore deux beaux spécimens de bacôve...


eh oui c'est déjà le retour... on aimerait s'attarder, aller encore moins vite, y retourner... bon ce sera pour une autre fois...

cette journée découverte n'est pas terminée et nous nous dirigeons maintenant vers le village de Houlle...



Nous voici arrivés près des bâteaux promenade et nous embarquons à la découverte du marais audomarois...

N'hésitez pas à cliquer sur les photos... bonne promenade !!




"Le Marais audomarois se situe à la rencontre entre l’Artois et la Flandre.  Vaste de 3726 ha, riche de 700 km de canaux, de paysages pittoresques, de 300 espèces de plantes dont 40 légalement protégées, de plus de 200 espèces d’oiseaux, de 26 espèces de poissons, c'est véritablement un site privilégié."



"Le marais est drainé par 700 km de rivières et de canaux, à la fois publiques et privés. Toutes les voies navigables du marais sont reliées entre elles pour permettre un accès à la mer. Ce qui explique également le système, relativement complexe, d'écluses et de pompes mises en place pour réguler les eaux du marais en fonction des marées."



"C’est une ancienne zone humide tourbeuse, inondée par la mer durant plusieurs siècles à l’époque carolingienne, exondée puis exploitée pour la tourbe et drainée par les moines de la proche abbaye de Clairmarais notamment."



"C’est à cette époque que débute la mise en valeur du marais par les habitants des communes, notamment ceux des faubourgs du Haut-Pont et de Lyzel à Saint-Omer, car le territoire de la ville s'étend sur près de 40% du marais. L’aménagement du marais est intimement lié à celui de la ville. Vers 1100, un premier canal qui longe la rive artésienne du marais est creusé depuis la ville (le port au lait battu) jusque Watten. Puis en 1165, un nouveau canal endigué, qui traverse le Haut-Pont, est percé. Favorisant l’écoulement des eaux, il permet la mise en valeur du marais haut autour de la ville entre 1165 et 1215 environ. Il se distingue par son lacis de canaux sinueux."

 


nous traversons ici le canal de Neufossé. C'est un canal artificiel à grand gabarit qui avait été créé à des fins militaires. Il a été achevé en 1774.
Il relie l'Aa à la Lys...


"Le marais est composé de milieux naturels divers : des roselières , des espaces à hautes herbes (les mégaphorbiaies), des bois tourbeux, des prairies humides, des fossés et rivières… Le tiers de la flore aquatique française et la moitié de celle de la région y est représentée. Au total, 400 espèces de plantes et 490 de champignons y ont été recensées. Ces milieux favorisent l’accueil d’une faune avec des espèces rares et protégées. On a dénombré plus de 230 espèces d’oiseaux parmi lesquels des espèces migratrices comme le Blongios nain, plus petit représentant des hérons en Europe. On trouve aussi 70 mollusques, 26 espèces de poissons... Ces inventaires, qui restent partiels, témoignent de la grande diversité du marais et de la responsabilité de chacun à œuvrer à la conservation de ce patrimoine commun."



Voici le "moulin rouge". L'activité humaine est importante dans le marais. 
cette ancienne guinguette, reproduction à l'identique du fameux "Moulin Rouge" a fermé ses portes en 2000...


"Il faut ensuite attendre la fin du 18ème siècle et surtout le 19ème siècle pour que les terres basses soient mises en valeur par la technique des  polders empruntée aux Néerlandais. Les casiers hydrauliques dans lesquels le niveau de l’eau est régulé grâce à la présence de digues et de moulins d'exhaure sont composés d’étroites bandes de terre, appelées « lègres », séparées entre elles par des fossés, « les watergangs ». Ils constituent un paysage très régulier particulièrement bien identifiable sur les vues aériennes."



"Dernier marais  maraîcher de France, c’est une terre de cocagne où chaque parcelle peut porter plusieurs récoltes."...

 "profitant d'un sol tourbeux riche et d'une importante quantité d'eau, 50 légumes différents y sont produits, mais ce sont surtout le chou-fleur (5 millions de têtes cultivés par an), et plus récemment l'endive, qui en font la renommée. Il s'agit donc d'un lieu, autrefois très important, de maraîchage."


Pour naviguer facilement entre ces parcelles, les habitants des marais utilisent le bacôve :

"Le bacôve sert à transporter les productions, les outils ou le bétail."


les maisons ici sont longues et basses... Le facteur fait sa tournée en barque ! il en a pour deux heures... sa visite est toujours bienvenue pour une petite causette... 

Aujourd'hui certaines de ces maisons se transforment en gîte.  

A bientôt pour la suite de cette découverte ...



Nous voici tout près de Blendecques.
Au Moyen Âge, la commune s'est développée sur les abords de l'axe important qui joignait Saint-Omer à Thérouanne, autour des moulins à vent et moulins à eau construits sur l'Aa et d'une abbaye cistercienne .

À la révolution industrielle et au xxe siècle, les moulins ont été remplacés par des usines (papeteries-cartonneries notamment, dont deux sur le territoire de la commune) fonctionnant au charbon, puis au fioul ou au gaz et desservies par une voie ferrée plus ou moins parallèle à la rivière de Arques à Lumbres.
La proche verrerie-cristallerie d'Arques jouera aussi un rôle important en tant qu'employeur direct ou indirect important (notamment des années 1970 à 1990)."



"Le moulin Snick est l'un des plus anciens moulins de Blendecques. Il était situé sur la seigneurie du Hamel.
Avant la révolution, il servait à fouler les draps.  Appartenant à l'abbaye de Saint- Bertin, il fut vendu comme bien national par le district de Saint-Omer à Louis Obert, marchand brasseur à Saint-Omer, le 28 octobre 1791. Il fut revendu à Antoine Dambricourt Goemaere."

(la photo ci-dessous vient du net) 


"Vers 1795, le moulin appartint à un distillateur de Saint-Omer, Snick, qui le garda plus de quarante ans et le transforma en moulin à farine. De là est venu son nom actuel. À l'époque, il y avait quinze moulins à Blendecques.

En 1838, il fut vendu à Ignace Prosper Porion, négociant à Saint-Omer, qui reconstruisit le barrage vers 1841 tel qu'il est encore actuellement, composé de huit vannes plus celle donnant sur la roue que l'on nomme vanne molaire."


"En 1866, le moulin passa dans les mains de son fils Jean Baptiste. Au décès de ce dernier, son fils Prosper prit la succession. Puis il le vendit à Adolphe Leleu, descendant de plusieurs générations de meuniers à vent de Haut-Arques. Il en était déjà locataire dès 1908. 

La famille Leleu aurait également tenu le moulin de la Barne, sur route de Racquinghem. En 1923, il prit le pivot du moulin à vent de la Barne pour remplacer l'arbre-moteur du moulin Snick. Dès 1912, il le modernisa et remplaça les quatre paires de meules par des cylindres de la maison H. et G. Rose de Poissy. À sa mort, en 1940, ses deux fils Georges et Marius reprirent le moulin et le modernisèrent encore."


"En 1950, les bluteries furent remplacées par un plansichter et les cylindres renouvelés en 1955 par d'autres achetés d'occasion au moulin de Pont-Sainte-Maxence dans l'Oise. Le moulin fut toujours actionné par une roue en bois. 


"Dès 1920, il produisait sa propre électricité pour son éclairage. Un moteur électrique de 15 CV avec transformateur fut installé vers 1925 pour aider la roue, et en 1968 un autre de 32 CV pour remplacer la roue en cas de défaillance."


"Sans successeur et l'âge venant, les deux frères Leleu cessèrent leur activité le 1er juillet 1983. Une association racheta le moulin quelques années plus tard et en 1989, avec l'aide de l'ARAM (Association Régionale des Amis des Moulins Nord/Pas-de-Calais) qui réalisa les plans et débloqua une subvention du Conseil Régional, la roue fut refaite complètement, ainsi que l'arbre-moteur, en bois de doussié plus résistant."


"En 1991, le moulin fut racheté pour devenir un restaurant et depuis 1994 il est géré par les propriétaires actuels."



Nous y avons de ce fait, déjeuné dans un cadre magnifique...

- toast au Maroilles sur lit de salade
- Aiguillettes de poulet à la forestière
- dessert glacé
- café


un repas traditionnel et savoureux.


Nous avons été accueillis très chaleureusement par le Patron.



Un dernier regard sur la rivière...

Notre  journée allait se poursuivre par la visite des Marais...
à bientôt pour la suite...



nous sommes partis à la découverte de la région Odomaroise (région de Saint-Omer) dans le Pas-de-Calais.

Première visite : Arc International  Bien évidemment les photos et caméras sont interdites. La visite est passionnante, impressionnante. 

La photo du site en France, lieu de création de l'entreprise vient du site http://www.visiteverreriearc.com/  (cliquez sur le nom pour y accéder)


"A la lueur du verre en fusion, le guide vous emmène dans un univers insoupçonné

Arc : véritable ville dans la ville, le site de production verrier d'Arc International impressionne par sa taille et par son omniprésence au sein de la région de Saint-Omer. Qu'il s'agisse de gobelets colorés, de flûtes élancées ou de verres à pied raffinés, vous découvrirez un univers surprenant.

Laissez-vous surprendre par l'alchimie des matières et la puissance du feu qui révèlent toute la délicatesse du verre.
Formée à 1 500°C, la goutte de verre en fusion devient, sous vos yeux, en quelques minutes, l'article emballé et prêt à être expédié. "



comme je ne peux pas vous montrer l'usine, je vous emmène dans le magasin "Arc décoration" ...


Créée en 1825, la Verrerie Cristallerie d’Arques – petite entreprise familiale – s’est d’abord imposée comme l’un des fleurons industriels du nord de la France avant de devenir, au fil des années, un groupe international, leader mondial des arts de la table. Devenue Arc International en 2000, l’entreprise connaît son essor grâce à une famille visionnaire qui lui a apporté ses ambitions, ses valeurs et sa stabilité et qui a fait de l’innovation technologique le fer de lance de son développement."



"5 sites de production dans le monde : en France, aux Etats-Unis, en Chine, aux Emirats Arabes Unis et en Russie"

"Environ 4 300 000 articles fabriqués chaque jour."

un petit clic sur les photos ... 


Cristal d'Arques, Luminarc, Chef et Sommelier, Arcoroc... vous connaissez.... et bien toutes ces marques sont ici représentées et en vente "Usine"...


deux plates, deux creuses.... j'ai failli me laisser tenter !!!


pour tous les goûts...


et de toutes les couleurs....


Arts de la table et de la décoration... tout y est ! ...


du faitout, casseroles, articles de déco de table au ramasse-miettes... les rayons se succèdent...


raisonnablement, je me suis contentée de ce taille-crayon pour légumes que je n'ai pas encore expérimenté...

la matinée a été bien occupée et nous ne sommes pas loin de midi. Direction Blendecques, commune traversée par l'Aa (les cruciverbistes connaissent bien !) ce sera l'objet du prochain article... à bientôt...



C'est çà aussi Certiferm !
Une belle visite du Château de Cercamp en juin... un article (ici !) ... et un très joli retour ....  merci Monsieur DUFOUR ! 

"
un grand merci ! modif  suppr
Merci beaucoup pour ces photos et ces commentaires qui mettent pleinement en valeur le travail que nous effectuons pour redonner un peu de lustre au Cercamp. J'espère qu'ils donneront envie à d'autres personnes de nous rendre visite. 
Au plaisir de vous revoir pour vous faire découvrir les futurs travaux et aménagements réalisés.
 Bien cordialement 
Serge Dufour"
 le site du Château est ici !

ci-dessous, assises et restes de l'ancienne abbaye...



le corridor des azalées nous emmène à la Chambre du Printemps. Nous nous y sommes attardés avec plaisir...


l'aspect semi-ombragé est très reposant. Ici pruneliers, seringats...


l'herbe est fauchée tardivement...


de belles échappées sur la campagne. C'est ma photo de fond d'écran actuellement...


la maison est entourée d'hortensias de plusieurs couleurs...


les massifs sont magnifiques... (petit clic sur la photo...)


A l'ombre les couleurs ressortent davantage et nous offre des tons soutenus...


Un autre banc pour se poser et apprécier la douceur du lieu ...


le corridor des Hydrangea ( Hortensias, buddléias, spiraea à dominante rosée et géranium en couvre-sol) nous mène en pente douce vers deux autres chambres...

que je vous ferai découvrir très prochainement...



Ce jardin, classé jardin remarquable, nous a enchanté ! et encore il paraît qu'en avril, avec les bulbes c'est magnifique... !

Nous suivons le chemin herbeux...



Nous sommes début août, il fait très beau et si vous voulez nous suivre pour la visite... suivez avec nous la flèche...


le chemin ombragé vous mène vers la ferme familiale...


"en quasi-ruines lorsque nous sommes arrivés en 1990 avec aucun arbre excepté un noyer et quelques gros saules...

les murets et trottoirs, en pierre des Monts ou en briques furent montés avec les restes de l'ancienne grange..." (textes issus du dépliant fourni à l'entrée) 


tout ici est à la fois naturel, spontané et cependant bien organisé...

"Le jardin prend son inspiration dans ce que peut représenter ou être, un jardin et son environnement dans la Flandre"...



"Propre à l'esprit "Renaissance flamande", comme dans une maison, vous passerez dans diverses pièces : 17 chambres de verdure..."

tout d'abord ... La "Chambre sur cour.".. "de février à mai, cet espace est couvert de milliers de bulbes propres aux jardins flamands mais aussi à l'automne par les feuillaisons et fructifications (viornes, fusains, aralia, sumac, érables du Canada)"...


"la taille en forme de différents plateaux rappelant le pignon à pas de moineaux sur la ferme"...


Suivons le plan qui nous est proposé et nous nous trouvons dans le "Corridor des azalées"...


pour entrer dans la "Chambre des Berlingots" ... où les buis sont taillés en forme de berlingots...


ce banc nous invite à nous asseoir... nous apprécions ce coin d'ombre pour mieux observer ces formes originales...




les trous dans la haie (pruneliers et aubépine rehaussée de saules blancs têtards) nous permettent d'apprécier les échappées sur la campagne vallonnée alentour...


nous passons dans la "Chambre des fruits"  où poussent de vieilles variétés


c'est un plaisir de suivre paisiblement le sentier bordé de pommiers, poiriers...


les fruis sont rutilants de soleil  !


une plus petite chambre ... la "Chambre des broderies" où les buis et le sommet des charmes sont taillés en forme de rayons ou de globe...


tout ici est douceur et rondeur...

j'aimerais voir ce même lieu innondé de bulbes au printemps !!!

d'autres chambres nous attendent pour cette balade de verdure oh combien reposante !! à bientôt pour la suite...



une idée m'est venue par rapport à la production de mes cinq petits pois qui m'en ont donné 15... 

 entre autres solutions sur le net .... c'est un calcul très amusant pour les mathématiciens ... si le coeur vous en dit...

"Elle est archi connue : le vizir, à qui son calife propose (en remerciement d'avoir inventé le jeu d'échecs, justement !) une pièce d'or par case du jeu d'échecs, refuse poliment mais accepte, en revanche, qu'on remplace les pièces d'or par des grains de blé et qu'on mette, non pas un grain de blé sur chaque case, mais un grain de blé sur la 1ère case, le double sur la 2ème case, le double de la 2ème case sur la 3ème case, le double de la 3ème case sur la 4ème case,et ainsi de suite jusqu'à la 64ème.

On sait que le calife ricane, mais que le vizir ricane encore plus parce sur la 64ème case, il y aura des tonnes de grains de blé. (http://lemigo.free.fr/echecsble/)"



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J'ai découvert son existence par hasard en cherchant sur le net un nom de tomate !!!  
vous pouvez retrouver le site du CCVS ici ! 

et voici le mot d'accueil : 

"Chaque année, de nombreuses espèces et variétés disparaissent de façon irréversible de notre patrimoine horticole et botanique. 
Le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (CCVS), créé en 1989 à l'initiative de scientifiques et d'amateurs passionnés, s'est donné pour mission de rassembler tous ceux qui souhaitent oeuvrer contre la disparition de cette richesse et de cette biodiversité.

Le CCVS a établi UNE CHARTE DES COLLECTIONS et travaille ainsi avec des détenteurs de collections végétales, publics ou privés : pépiniéristes, horticulteurs, services d'espaces verts, jardins botaniques, collectionneurs amateurs.

La tâche première de l'association est de recenser, puis d'évaluer, en leur accordant un label, les grandes collections végétales à vocation botanique ou horticole.

Pour ce faire, elle dispose de 2 niveaux de reconnaissance :

  • "Collection Nationale CCVS" (CN) : il s'agit d'une collection d'intérêt national qui a satisfait à des critères d'excellence lors de son évaluation. Elle doit notamment, par sa composition, être largement représentative du thème choisi.
     
  • "Collection Agréée CCVS" (CA) : collection qui doit encore s'enrichir par rapport au thème choisi, ou dont certains éléments relatifs à son mode de culture, sa gestion ou sa pérennité sont encore insuffisants pour obtenir le label "Collection Nationale CCVS".

A l'instar de son homologue au Royaume-Uni, Plant Heritage (NCCPG), le CCVS participe, d'une manière générale, à la protection et à l'enrichissement du patrimoine végétal."

En Grande Bretagne, l'association s'appelle  National Council for the Conservation of Plants and Gardens ou  Plant Heritage.

En mars 2016, "Au coeur de la Touraine, à Montlouis-sur-Loire, entre Tours et Amboise, la Fête des Plantes et des Poules réunira comme chaque année plus de 10 000 visiteurs autour de 126 exposants pour cette édition qui proposent graines, plantes, collections végétales, outillage, mobilier et accessoires de jardin, poules de collection ainsi que les plants de tomates du Conservatoire agrée par le CCVS (Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées)." (texte de jardipartage)...

Il existe de nombreuses villes qui organisent ces fêtes. Peut-être y en-a-t-il une près de chez vous ? ...
il me semblait que je devais vous en parler ;-)) 


 




voici Isabelle et Francine ! elles sont arrivées là un beau jour on ne sait pas trop comment. Depuis elles y ont élu domicile et auront une heureuse fin de vie...


ces variétés de plantes se cultivent à l'extérieur...


et on imagine le travail nécessaire pour assurer une pousse parfaite...


Nous passons ensuite dans les serres chaudes...
ces plantes seront plutôt utilisées pour des décorations en salle, sur des escaliers...
ici les bocarnéas...


les ficus...


il faut également penser à avoir des tailles différentes...


plantes à fruits : ananas, caféier, citronnier...


ou des espèces plus délicates aux fleurs somptueuses, comme cet hibiscus...


cet autre arbuste qui donne de jolies grappes roses...


ici même chose, il en faut des petits et des grands...


qui dit fleurs dit... abeilles...

les plaques alvéolées sont posées sur le support de fils métalliques...


et les cadres seront alignés dans la ruche. Les abeilles viendront continuer à créer les alvéoles;..


il aurait fallu plus de temps encore pour tout voir, poser encore et encore des questions... nous verrons peut être les abeilles une autre fois...

Un grand merci aux personnes qui nous ont reçus  avec gentillesse et compétence !


un exemple en ville...


et encore...



chance, nous avons pu visiter les serres municipales avant que les fleurs n'aient toutes été disposées à l'extérieur partout en ville...

entrez avec nous... l'accueil est chaleureux et on sent l'amour du métier derrière les commentaires..



profusion de couleurs ici 30 000 pots sont traités dès le printemps...


ouh là !  mon petit sachet de terreau face à çà !!....


fontaines à fleurs...


grands bacs à déposer sur les places...


tout part des oignons, bulbes, graines...


et se transforme en jardinières et compositions...


délicates...


ou unicouleur...


bleu comme ces lobellias...


roses...


ou blanches...


elles seront  assemblées suivant la demande pour le plus grand plaisir des yeux...

Ensuite nous allons voir les plantes d'extérieur et les plantes vertes...



préparation des éléments du film... les navires ... l'un est "habillé" hôpital militaire flottant... les autres peints en gris...


tout est "semblant" comme ces gonflages pneumatiques recouverts de treillis...ils seront "vus de loin"...


ce matin la jetée était en "réparation" ... eh oui certains éléments du décor n'ont pas tenu... ils doivent être prêts et identiques aux plans précédents... prochain tournage mardi.... pas de dimanche ni de jour férié lors d'un tournage de film....


c'est quoi cette mittrallieuse au début de la jetée ? ... juste un décor pour la défense lors du tournage...


de l'autre côté du chenal... de faux décors encore... des morceaux de carcasses...


voici face à la jetée les "instruments" à faire de la fumée. Seul regret pour moi... la pelouse est "cramée" à trois endroits face à la jetée... N'y avait-il que cette solution face au budget d'un tel film ? ... j'espère y revoir les pâquerettes et autres plantules revenir dans ces endroits brûlés...


ok l'eau n'est pas loin et çà ne s'étendra pas à tout l'espace vert qu'il y a sur cet espace déjà fortement industrialisé... j'espère seulement qu'une infime part des "retombées financières" retombera sur les "inconvénients" du tournage ...


véhicule de 2016 en camouflage soit pour servir de décor soit pour filmer de plus près...



L'accueil du propriétaire est chaleureux et la visite nous a enchanté.
On sent qu'il vit son projet à fond et que çà le rend heureux ! 

Très peu de meubles que nous verrons sont d'origine puisque la Baronne de Fourment les a vendu...  Cependant, avec beaucoup de recherches d'une part, et de goût d'autre part, M. DUFOUR recrée une belle ambiance... Il est aidé des personnes qui souhaitent redonner vie à ce château et qui ont donné des meubles ou des objets...


c'est un travail énorme, il faut faire les recherches pour "coller" le plus possible à la réalité, défaire les transformations qui ont été faites lors de l'occupation des lieux par l'Assistance Publique quelquefois sans savoir ce qu'il y a derrière, et refaire...


Vue la hauteur, la taille et le nombre de pièces, je vous laisse imaginer ce que çà représente !!


Cependant tout est fait avec goût et sans fausses notes !


ne croiriez-vous pas être l'invité dans ce noble château ?


cette pièce évocatrice d'un temps passé nous fait vagabonder l'imagination !


"A l’intérieur, l’ancien salon de l’abbé a conservé de somptueux lambris de chêne naturel que la clarté du dessin Rocaille et la vigueur de la facture conduisent à attribuer au célèbre sculpteur autrichien Pfaff."

Normalement les photos à l'intérieur sont interdites et c'est avec l'aimable autorisation de M. Dufour que je peux vous les faire partager... j'ai donc cessé de faire des photos à partir du salon de l'abbé par respect pour les consignes.


nous avons poursuivi la visite à l'étage, puis nous avons emprunté l'escalier monumental pour rejoindre la galerie du bas. Des fouilles ont été faites dans le parc, notamment avec un drone, pour retrouver les traces des fondations de l'abbaye... un sourcier a retrouvé l'émergence de deux sources, une au milieu du parc... une près des bâtiments actuels.... les moines avaient fait dévier la rivière de la Canche de telle manière que l'eau arrivait propre et repartait avec les souillures grâce au courant...  les caves de l'abbaye existent encore mais les arbres plus que centenaires ont fait effronder les voûtes et il faut une équipe de spéléologues spécialisés pour s'y aventurer...



nous sommes ensuite allés voir à l'extérieur le mur d'enceinte où des travaux sont entrepris en coordination avec les Monuments Historiques, pour remettre en état le cabinet des moines...

"Dans le parc du château de Cercamp se trouve un ensemble rare dans une abbaye cistercienne : trois cabinets des moines édifiés au XVIIIe siècle.

Initialement au nombre de huit, ils sont situés le long de l’axe principal venant du logis abbatial, dénommé « jardins et cabinets des religieux ». Pavillons de plan carré d’un niveau, surmontés d’un comble, chacun d'entre eux est en lien avec un petit jardin.

Inscrit au titre des Monuments historiques depuis 1946, le "Pavillon du Prieur" fait partie de cet ensemble."

Les entreprises locales sont sollicitées en priorité, ce qui est un bien pour la région, et l'afflux de touristes aident également  à la vie économique de la ville de Frévent...



Voilà, la visite se termine... nous serions restés bien plus longtemps a écouter la renaissance de cette magnifique demeure... 

voici le lien ici ! pour retrouver l'histoire, le renouveau du château et suivre sa réhabilitation...


Ici se termine notre parcours ... des lieux et des images plein la tête... une superbe journée en souvenir et de belles découvertes.



Sur la commune de Frévent, au bout d'une longue allée bordée d'arbres, on pénêtre sur le site par un pavillon-porche... 

"Orné de pilastres doriques supportant un entablement classique, il est encadré de longues ailes brique et pierre en fer à cheval, abritant de belles écuries voûtées." (source : http://www.cercamp.fr/)



" L'intérieur des bâtiments de la Porterie, des Hôtes et des Etrangers, ainsi que les bâtiments annexes et le parc font l'objet d'une inscription au titre des Monuments Historiques depuis 1946."

ce passage nous donne accès à la cour d'honneur...


"Elevé en 1750 sur les plans de Raoul Coigniart qui travailla également à l’abbaye de Valloires, le château développe une superbe façade de 19 travées, puissante et majestueuse. Il faut en apprécier l’ordonnance pleine d’équilibre et souligner la qualité de la sculpture qui orne les clés et les côtés des grandes fenêtres."


sur le fronton, nous retrouvons les "armes du Baron de Fourment" ...


deux cerfs dans un champ : CERCAMP...


à droite de l'entrée, les ruines de l'abbaye. 

L'abbaye cistercienne a été fondée en 1137 par Hugues III de Campdavaine. Elle reçut la visite de François Ier et servira de lieu pour les négociations du traité du Câteau-Cambraisis. 

Une première reconstruction eut lieu après la guerre de 30 ans mais seulement sous le règne de Louis XIV.

Vînt la Révolution, l'abbaye servit de prison...  puis elle fût l'objet d'une adjudication aux frères Thélu, drapiers. Les propriétaires font abattre les ruines de l'église et les bâtiments trop délabrés et ne gardent que le quartier des étrangers (l'actuel château)...  l'abbaye devient une filature de laine... 





Les bâtiments furent ensuite de nouveau abandonnés pendant de longues années lorsqu’en 1823, François-Luglien, baron de Fourment, s’en rend acquéreur.

l'été 1915, le château héberge le général Foch (pas encore Maréchal à cette époque)...
 
A la mort du baron, son épouse vend l'ensemble du mobilier et fait don du château à l'Assistance publique qui en fera un centre d'hébergement pour les enfants... ensuite le château fut de nouveau à l'abandon jusqu'au rachat de ses derniers acquéreurs qui ont entrepris sa remise en état en partenariat avec les Monuments Historiques.

 les terrrains de l'Abbaye étaient immenses... au centre de la photo on peut apercevoir une colonne blanche ... la limite du parc !... (cliquez sur la photo pour agrandir)


le prochain article nous permettra de visiter un peu l'intérieur...



"Après la guerre 1914-18, une période plus calme et prospère commence. La communauté compte en 1933 : 60 soeurs. Cette augmentation du nombre de soeurs nécessite de construire un monastère plus spacieux. Mais la guerre 1939-45 interrompt le projet. Celui-ci ne sera repris qu’en janvier 1950. Frère Aimable Flipo, moine du Mont des Cats est sur place pour diriger les travaux de 1950 à 57."



la reconstruction de l'abbaye que nous visitons aujourd'hui date de 1954.
cependant, nous retrouvons toujours la forme carrée, le cloître et l'austérité... 



notre guide nous emmène vers la salle capitulaire... le châpitre..... où les soeurs avaient le droit de parole... pour le bien de la communauté, d'où l'expression "AVOIR DROIT AU CHAPITRE" mais pour aussi s'accuser de "mauvaises paroles", de 'mauvaises intentions"...  et elles "recevaient" les "remises en ordre" de leur "déviances"...  d'où l'expression  SE FAIRE CHAPITRER !


la modernité a enlevé les stalles pour un alignement  ...


nous sommes maintenant dans la salle du repas pris en commun.... la loi du silence est toujours de mise sauf la moniale désignée pour lire l'extrait de la bible...




l'association qui essaie de maintenir l'histoire de ce haut lieu de la religion, propose des journées à thèmes comme celle des jeux anciens...


où l'exposition des ouvrages à la disposition des monialles, comme cette bible en langue arabe... d'autres en chinois ou autres langues...


notre visite se poursuit dans cette architecture sans frioritures, sans affects... centré sur la pensée religieuse...


le Père abbé qui a conçu et dirigé les travaux de l'Abbaye est mort à 102 ans. Notre guide a pu le rencontrer et il lui a expliqué qu'aux angles du cloître, chaque pierre de la voûte a été ciselée à la main...


"Progressivement, le nombre de religieuses va se réduire, passant de 64 en 1958, à 53 en 1970 et 33 actuellement." mardi 19 juin 2012, les trois dernières sœurs du monastère quittaient Belval pour rejoindre la communauté d’Igny dans la Marne. Une journée à marquer d’une pierre blanche. Des moniales cisterciennes priaient, travaillaient à Belval depuis 119 ans ! Le 14 juin 2012, l’association Abbaye de Belval et la SAS Abbaye de Belval prenaient en quelque sorte le relais levant le voile sur leur volonté de faire vivre Belval en gardant l’âme des lieux tout en insufflant un esprit social et solidaire : « ouvrir un avenir conforme au passé et au présent d’un site longtemps fermé ».

aujourd'hui l'association a pris le relais pour l'entretien des bâtiments mais aussi la commercialisation des produits...  le fromage de l'abbaye de Belval : le nature :  affiné en cave ... le floral affiné avec des fleurs séchées..., le fromage au lait cru de vache, affiné avec des graines de lin, l'enclos de Belval, crémeux.. et aussi... la bière de l'Abbaye...
 



Pour répondre à la question de Lisette, oui le fromage est toujours fabriqué selon la recette des moniales. Les fromages de Belval sont répertoriés par le Conservatoire National des Arts Culinaires et ont, ainsi que la bière le label "Saveurs en Or". Le site de l'Abbaye ici ! vous en dit plus sur chaque fromage et vous indique quelques recettes à réaliser...

nous quittons Belval pour nous diriger vers Cercamp et son château abbatial... à bientôt pour la suite...



à la découverte des monastères, nous arrivons ensuite à l'Abbaye de Belval, dans une jolie vallée montueuse...
Elle est située près de Troisvaux dans le Pas-de-calais... au Nord de St-Pol-sur-Ternoise...



texte du site de l'abbaye : "

L’idée de la fondation de l’abbaye de Belval est née de la conversation aux abords du château de Belval qui était en vente, de l’abbé Trannoy, curé de Troisvaux avec l’abbé Poiré curé de Monchy, en 1889. L’abbé Trannoy se passionna pour l’idée, au point d’inviter Dom Sébastien Wyart, en 1891, à venir visiter le site. Dom Sébastien devenu abbé de Sept-Fons écrit à l’abbé Trannoy qu’il ne doit pas espérer une communauté de moines, mais qu’il peut demander à la Mère Abbesse de Laval de fonder une communauté de moniales. Après de laborieuses préparations la communauté est fondée en 1893. Le 12 octobre a lieu l’installation de la première supérieure, Mère Joseph Guillouard par Dom Jérôme Parent. L’abbaye est mise sous la protection de Saint Benoît-Joseph Labre, originaire d’Amettes, non loin de Belval."



Les moniales vivent d'abord dans le "château"  une ancienne bergerie... ce bâtiment en pierres grises...

"Les débuts furent très difficiles pour les soeurs, car le château était trop petit pour abriter une communauté monastique dans la tradition cistercienne. Une ferme et une fromagerie furent créées pour subvenir aux besoins de la communauté, où le travail était rude pour les soeurs. Malgré la précarité matérielle des débuts, le recrutement est allé rapidement en progressant. La communauté comptait 36 soeurs en 1900." 



En 1893... un jardinet ...


et une chapelle...


aujourd'hui, une réplique de la grotte de Lourdes...


"En 1897, Père Albéric Staes, le nouvel aumônier envoyé par Dom Jérôme, aide la communauté à construire un nouveau monastère. L’église est bénite en 1899, mais inondations et incendie de la fromagerie en 1902 occasionnent de grosses dépenses supplémentaires. Père Albéric ayant été nommé Prieur de Tamié en 1901, c’est Père Augustin Tharin qui le remplace à l’aumônerie.

La veille de Pâques 1909, un nouvel incendie, qui a commencé dans l’aumônerie, détruit les constructions faites alors. Un an après, les soeurs entrent dans l’église restaurée"

le prochain article vous emmènera à l'intérieur de l'Abbaye... 



une porte et un guichet où l'on passait les repas... (autrefois, une porte fermait le guichet)...
derrière la cellule des pères... voeu de silence et d'étude... donc le moins de contact possible...


une chaise, un prie-Dieu....


un lit, un endroit pour lire, prier, méditer...
remarquez au bas, le tiroir à briques que l'on chauffait pour avoir un peu de chaleur...


Ils avaient cependant droit à un carré de verdure... où ils pouvaient soit ne rien faire et se reposer,


soit jardiner des fleurs et des arbustes,


soit faire un potager mais alors le produit de ce dernier était partagé par la communauté... 
notez que tout est dirigé vers l'intérieur des bâtiments... aucune vue sur la vie à l'extérieur...


un autre espace ... celui du cimetière... les moines étaient enterrés sur une planche de bois, à même le sol et la tombe était marquée d'une simple croix sans nom...


à cet endroit, ils avaient un peu de perspective et de profondeur avec la vue des bâtiments sur les côtés...


nous revenons dans la cour d'honneur pour nous diriger vers le jardin.... les frères cultivaient le jardin potager pour faire vivre la communauté.


L'espace verdoyant est très reposant... c'est une bonne façon de retourner à notre vie de touristes pour nous diriger vers l'Abbaye de Belval... mais ceci fera l'objet d'un autre article...



voilà, nous avons passé la porte qui mène au coeur du monastère où tous se retrouvaient pour la prière... les frères et les pères, voués au silence, à la méditation, à la solitude et à la prière, ordonnés autour du cloître...


les stalles ont souffert des périodes agitées de l'histoire. Elles ont été brossées, nettoyées, traitées et cirées... le froid de cet endroit au mois de mai nous laisse imaginer la période hivernale où les moines se retrouvaient à matines, au lever du jour... La prière avait lieu à matines, à tierce et à none...


les moines avaient le droit de parole une fois par semaine.... mais chantaient les offices, ce qui permettait d'entretenir la voix...

mais tout ici sépare la vie terrestre de la vie de prière... même les colonnades ne vont pas jusqu'au sol pour élever l'esprit...


leur base est ornée de phrases latines...


et de sculptures qui aident à élever l'âme...


les clés de voute sont superbes...


nous sortons sur la droite de l'autel, pour nous diriger vers les cellules des pères ermites...


le couloir distribue les cellules des pères et longe les jardinets...

mais auparavant nous montons l'escalier qui nous mène à la bibliothèque...


cette pièce devait être magnifique ! on image les rayonnages avec des milliers d'ouvrages... les moines étudiant dans cette pièce lumineuse... le silence... les déplacements à pas feutrés... 

petite anecdote, la toute petite pièce du fond était appelée le "purgatoire" et contenaient des "livres interdits". sur autorisation du père Prieur, certains pères pouvaient consulter ces ouvrages. La connaissance menant "au péché", ce lieu était donc appelé purgatoire puisqu'on pouvait analyser ces lectures et s'en purifier...


le plafond est remarquable et encore en bon état... juste avant la révolution, les pères ont emmené leur bibliothèque et leurs meubles dans le sud de l'Angleterre près de Brighton où avait été construit une autre chartreuse presque à l'identique. La chartreuse anglaise existe toujours. Comme elle est occupée par les moines de l'ordre, il n'est pas possible de la visiter.

la suite de cette visite nous emmènera vers les cellules des pères et leur jardinet...




journée découverte des Monastères et Abbayes... je vous y emmène...
nous commencerons par la Charteuse de Neuville Notre Dame des Prés à Montreuil-sur-Mer...

voici une maquette représentative des bâtiments et terrains alentours.  C'est la plus grande Chartreuse de France avec 18 000 m2 de bâti dans un écrin de nature.

les vissicitudes de l'histoire l'ont beaucoup abîmée mais grâce à la volonté de bénévoles et de passionés, l'Association oeuvre pour la conservation de ce chef d'oeuvre d'architecture...


Elle a été fondée en 1325 par le Comte de Cologne suivant l'ordre des Chartreux.... Elle se situe dans la vallée de la Canche. ".. Plusieurs fois dévastée, elle fut reconstruite en 1870 par Clovis Normand. Après le départ des Chartreux en 1905, le monastère a été transformé en hôpital jusqu'en 1998. .


Il faut d'abord passer par une première entrée imposante et disuasive !...


ce portail nous indique que la Chartreuse est dédié à Marie...


et puis, passé cet endroit, on pénètre dans la cour qui mène à la cour d'honneur, impressionnante de grandeur et d'équilibre... Nous sommes accueillis pas notre guide qui a su nous faire partager la vie de cette communauté...


de nombreuses sculptures ornent la façade. Il nous explique les phrases latines et nous emmène au IXème siècle où la Chartreuse fonctionnait en deux parties :
tout d'abord les frères à l'avant du monastère qui prenaient en charge les tâches matérielles... C'est eux qui assuraient "le vivre et le couvert" par les contacts avec l'extérieur, le jardinage, l'entretien,  de l'accueil dans la "galerie des étrangers" de passage...


qui s'occupaient de la boulangerie, de l'imprimerie, tout ce qui faisait vivre la communauté... ils étaient à peu près quarante... cet écusson reprend l'histoire de la Chartreuse et des 7 pères qui vinrent la fonder... (autant de point autour du globe)...


Ici ce tympan reprend le Père, le Fils et le Saint Esprit... Le Père n'est pas le Fils, le Fils ni le Père ni le Saint-Esprit mais ils sont Dieu et au centre, Dieu est à la fois le Fils, le Père et le Saint-Esprit... une bonne méditation avant de pénétrer dans le coeur du Monastère...

l'article suivant nous emmène dans le coeur de la communauté...



Il fallait oser lui donner ce nom !  alors bien sûr nous avons eu idée de la goûter... 5° çà va !

l'étiquette nous dit : "Elle tire son nom des Monts de Flandre, une terre de caractère dont la situation géographique vient contredire l'idée que le Nord est un plat pays. La Cordillère des Flandres est composée de cinq monts sur lesquels ont trouve des moulins et des estimanets. C'est aussi une terre des Géants représentant des héros légendaires".

"Bière blonde fruitée du coeur de la Flandre française brassée dans la grande tradition des bières du Nord.  Bière légère au caractère malté, fruité avec une pointe d'amertume en fin de bouche". 

En effet, elle est joliment cuivrée, avec l'amertune annoncée et une jolie mousse  Entre la blonde et l'ambrée, elle se laisse déguster à petites gorgées.



En ce moment, se prépare à Dunkerque le tournage du film de Christopher Nolan "Dunkirk" qui retracera l'opération Dynamo...

de nombreux dunkerquois se sont portés volontaires pour être figurants. pour les candidates :
La production est très pointilleuse notamment, sur les cheveux : pas de coloration, pas de coupes courtes, avec une longueur minimum au niveau des épaules. Mais pas trop longs non plus, sinon il faudra accepter qu'ils soient coupés. Et côté taille, au dessus de 42, ça ne passe pas. " (source France 3)


ce film américano, britannico français demande des décors impressionnants...


comme au théâtre..  les costumes sont de ... Jeffrey Kurland... les décors sont de... Nathan Crowley...
qui est Nathan Crowley ? voici ce qu'en dit Wikipédia :

Nathan Crowley étudie pendant un an les beaux-arts à Londres avant d'obtenir un diplôme en architecture à l'université de Brighton. Il travaille dans un cabinet d'architectes mais perd rapidement ses illusions sur le potentiel artistique des réalisations commerciales et part aux États-Unis en 1990. Il commence une carrière dans le cinéma comme assistant décorateur sur les films Hook (1991) et Dracula (1992) et devient directeur artistique puis chef décorateur1.

Il a été nommé deux fois à l'Oscar des meilleurs décors : en 2007 pour Le Prestige et en 2009 pour The Dark Knight2."



pourrait-on le croire ? ces décors sont en bois !!! le Kursaal ressemble maintenant à une ancienne usine !!!...


en voici la preuve ... en tout cas le "maquillage" des décors fait penser à de la rouille !!


Allez... je vous dis tout ! enfin ce qu'il est possible de voir... 
voici le hangar où sont réalisés dans le plus grand secret les décors du film ... tout y est tellement secret que les personnes qui travaillent à la construction des décors ont leur cantine à l'intérieur du bâtiment, ainsi ils peuvent parler de leur travail sans que çà se sache à l'extérieur !!


ensuite le Kursaal reprendra son aspect initial... (photo du net)


Allons faire un tour du côté de la jetée...

sur le quai, on prépare activement les décors... toujours en bois... que deviendra ce cube blanc ???...


Il sera acheminé de l'autre côté du chenal et fixé à côté de ses congénères...


pour "maquiller" la jetée de façon à ce qu'elle ressemble le plus possible à celle de l'époque...

un autre regard sur un film quand on est de l'autre côté du décor...



charmante surprise hier que cette expo dans le Théâtre. ..mais "plantons d'abord le décor" ...Le mieux pour décrire cet endroit hors du temps est de reprendre les informations données dès l'entrée (je vous les indique en vert)... cliquez sur les photos pour agrandir ce monde étrange...bonne visite...

"Le Théâtre La Licorne" est une Compagnie professionnelle créée et dirigée par Claire Dancoisne. Le Théâtre La Licorne a une expérience de 30 ans dans les arts marionnettiques et le théâtre d'objets. 


Comédiens, plasticiens et musiciens travaillent ensemble à décliner cette langue théâtrale faite de chaire, de papier et de ferraille."...


"La compagnie emménage en 2013 à Dunkerque. Son nouvel espace, l'outil européen de création pour la marionnette contemporaine et le théâtre d'objets, ouvre ses portes en novembre 2015."...


Le décor est posé, entrons maintenant dans le monde de l'exposition "les Voisins"... personnages troublants de l'artiste plasticien Claude Merle...

"Ils pourraient être nos voisins, ceux qu'on croise, ceux qu'on aimerait rencontrer ou ceux qu'on aimerait bien éviter. Les personnages de Claude Merle, ce sont ces gens que nous connaissons pour les avoir, un jour ou l'autre, aperçus dans la rue, sur un banc, au bistrot, au camping, tellement semblables à nous que leur reflet est cruellement troublant". 


"Les Voisins sont des mannequins de taille humaine en résine polyester." ...


"Les têtes sont faites à partir de modelages en argile, inspirées de "gueules" découpées dans des journaux ou vues dans la rue"...


"les corps sont taillés dans du polystyrène puis résinés. Les mains sont moulées."...


"Les membres sont articulés, pour certains. Les mannequins sont habillés avec de "vrais" habits, la plupart récupérés. Ils sont actuellement au nombre de 75."...

"chaque exposition nécessite toute une panoplie d'accessoires, meubles, décors, lumières et parfois son. Les voisins ont participé à des films et des émissions de télé dont Nulle par ailleur sur Canal +. Ils ont participé à des créations théâtrales dont les 10 petits Nègres de Renata Scant."...

Une nouvelle expositon, "Petites Ailes aura lieu en juin... j'ai hâte de la découvrir...



les géodes de Kroll

 13/04/2016
eh bien dans nos balades de l'après-midi, nous sommes allés à la gare d'eau des péniches sous un temps mitigé de mi-avril... donc... alternance de soleil et..; de pluie et en revenant un petit détour par la Halle aux sucres et... surprise...
deux géodes avaient surgi sur le parking...


je suis sainement curieuse et bien sûr nous nous sommes approchés... bois et plastique mais qui avait-il à l'intérieur ?


encore une belle découverte... un décor en bois de palettes et des plantations .. un bananier... des aromates...marjolaine, armoise, camomille, thym... curieux !! mais... pourquoi ????


voici l'explication ... en supplément de l'exposition de la Halle aux sucres... le pourquoi de ces géodes où la nature rejoint la ville... où les habitants sont invités à venir échanger leurs graines, un instant de convivialité bien à l'abri dans les bulles !!!...


je ne suis pas encore allée voir cette expo... mais...la démarche m'intéresse.... dans la bulle où il faisait bon s'asseoir et regarder les plantes... il y avait une sorte de journal expliquant la démarche de Simone et Lucien KROLL...


tout y est expliqué... et nous pouvons voir quelques photos de leurs réalisations à Chaumont par exemple...


vivre avec la nature malgré l'urbanisme.... voici un plan de SImone...


et de fait,  le chemin (où l'on peut réserver son bois à l'abri des intempéries) mène à un autre cercle où l'on plante... betteraves sucrières et autres bienfaits de la nature... la ville et la nature...


nous étions bien dans ces bulles, a regarder la pousse de cocottier ou de bananier... à l'abri de la pluie de printemps.... une belle échappée hors du temps...



Il faut bien sûr commencer par la légende  que vous retrouverez sur leur site : 

"Petit clin d’œil de l’histoire : ils sont 3 et portent tous un nom commençant par la lettre « B ».  Mais ces 3-là ont autre chose en commun. Une grande idée ! Amoureux de la bière mais aussi de cuisine, Ils décident d’ouvrir un restaurant avec de la bière brassée dedans ! Un concept unique dont l’originalité attirera des centaines de curieux dès l’ouverture.
Et c’est donc en septembre 1986, que l’enseigne des 3 Brasseurs s’inaugure place de la gare à Lille pour un succès immédiat !
Sur les tables, on retrouve des plats très gourmands, basés sur des recettes typiques du nord et bien sûr, la bière maison, la bière des 3 Brasseurs ! Avec plus de 1000 hectolitres de bière servis dès la première année puis plus de 2200 hectolitres en 1988 (un chiffre jamais atteint à l’époque par un restaurant français), la légende est en marche !
Dès lors, l’enseigne n’en finit plus de se développer. Elle se retrouve partout en France, en centre villes, en galeries de centres commerciaux, près des multiplex de cinémas puis en Polynésie, en Nouvelle Calédonie, à La Réunion, au Canada et bientôt au Brésil… bref, Les 3 Brasseurs sont un peu partout !"


tout ici nous parle d'orge de malt et de bière...


A certaines époques de l'année on y trouve des bières spéciales... Noël, bière de Mars...


dans une ambiance cuivrée, on découvre, petit à petit l'environnement ...


ce que j'aime c'est m'installer dans la demi-cuve où deux tables circulaires et des banquettes accueillent les clients pour une dégustation...


ne vous y sentiriez-vous pas à l'abri, protégé ...


même la "lucarne" vous offre une vue sur les fûts !


mais c'est aussi un endroit "pédagogique" où l'on apprend les différentes étapes de fabrication...


où les panneaux anciens retracent l'histoire...


où le camion nous rappelle les livraisons d'alors...


Sa plateforme accueille aujourd'hui les tables des clients...


vous pouvez aussi choisir de manger "perché' sur ces hautes chaises...


tuyaux...


fûts...


ambiance usine...


passez à la boutique ...


ou... dégustez sur place... pour Philippe ce sera une Ambrée et pour moi une Blanche ! à votre santé !



visite au super marché du centre ville... ouh là !!! si vous aviez vu le rayon des boîtes de sardines....!!! celui qui ne trouve pas son choix est bien difficile !
il fallait bien commencer alors... une dégustation Vendée... un régal !  
nous remonterons vers la Bretagne pour la dégustation suivante ...



Dimanche 15 mars, courte balade au port. Le but ... allez voir le célèbre navire d'exploration "Marion-Dufresne II" arrivé la veille  pour d'importants travaux...

navires de légendes, ces bâteaux affrontent les glaces, emmenant les hommes dans des contrées aux climats extrêmes...


voici l'article de l'infolettres de Dunkerque-Port :

"Propriété des Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) et armé par CMA CGM, le « Marion-Dufresne-II » est l’un des fleurons de la flotte océanographique française.

Sorti des chantiers du Havre en 1995, d’une longueur de 120, 50 mètres de long pour un tirant d’eau de 6, 95 mètres, ce bâtiment fonctionne avec 50 membres d’équipage et peut transporter jusqu’à 110 passagers.

Doté de 650 m² de laboratoires, d’un sondeur multifaisceaux, d’un carottier sédimentaire et de systèmes de treuillage, le « Marion-Dufresne-II » effectue des recherches océanographiques sous la responsabilité de l’Institut Polaire Paul-Emile Victor et assure la logistique des îles subantarctiques françaises sous la responsabilité des Terres Australes et Antarctiques Françaises (transport de passagers et de visiteurs vers les Terres australes, transport du personnel des bases, transport de conteneurs et colis lourds…). Très polyvalent, ce navire est également porte-hélicoptère et pétrolier."


 "Modification de la propulsion, installation d’un nouveau système de supervision et de commande des machines, renouvellement des instruments de navigation, modernisation du matériel scientifique : l’imposant chantier confié aux chantiers DAMEN durera quatre mois. Il permettra d’allonger l’exploitation du « Marion-Dufresne-II » d’une vingtaine d’années environ."...


Il repartira pour l'Antarctique en septembre.... notre plus grand regret, ne pas pouvoir le visiter, histoire de rêver un peu, mais nous essayerons d'être là quand il quittera la passe vers l'océan...

une information de P'tite Pom du blog La Pommeraie : retrouvez le centre polaire Paul-Emile Victor à Prémanon dans le Jura ici !



les fous du cap

 16/12/2014
vous aimez les champignons, vous aimez les animaux marins...je viens de découvrir ce blog les fous du cap (cliquez ici)
vous trouverez ci-dessous et en allant sur le site, une bien belle démarche et de bien belles photos...



le cirque autrement

 04/11/2013
bien sûr le cirque ce sont les clowns, la ménagerie, le spectacle ... mais... derrière tout çà, il y a un équipement colossal et....


quelquefois, il y a autant de rêve dehors que dedans  !


Il y a la vie de ces gens du voyage....leur véhicule à la taille disproportionnée...


qui sont aussi leur habitation...


presqu'un rêve américain...


on se sent tout petit à côté !


le rêve de la route sans fin, le rêve des plaisirs d'enfants, le rêve de monter à bord d'un de ces engins hors du commun....



le guide papier du musée nous dit  que c'est une des pièces rares autour de laquelle des spécialistes, archéologues, ingénieurs, médecins se sont penchés... Elle vient d'Antinoé (1896-1914), ancienne cité égyptienne. voir ici !
Elle s'appel Ounnout. C'est une jeune fille, découverte en 1906, sur le sité d'Antinoé par l'archéologue Albert Gayet. 

Elle est née en Egypte, dit la fiche du musée, il y a environ 1775 ans !!!.


A sa mort, elle fut recouverte de la tête aux pieds d'un produit brillant et collant, une résine, et de feuilles d'or (environ 500). Elle est une des rares momies à avoir conservé autant de feuilles d'or. Ce serait dû au fait que les feuilles auraient été appliquées et se seraient par capillarité mêlées au produit résineux.  (photo prise sur le net)


Une particularité également. c'est une des rares momies dont les viscères n'ont pas été ôtées. Les spécialistes pensent qu'elle était prophétesse et qu'elle aurait eu le pouvoir de parler avec les dieux. (photo prise sur le net).


Nous avons fait une jolie visite, rencontré cette belle jeune femme dont on a envie de caresser le visage et les cheveux ... en savoir plus sur sa découverte, sa vie, sa culture....

un peu plus de détails grâce au Musée des Beaux Arts (photo prise sur internet)... cliquez ici ! et l'article du quotidien "la voix du nord" ici !   bonne visite.... 




Il y a quelques années, nous avons dû déménager d'une maison pour un appartement et nous avions stocké les objets auxquels nous tenions chez les parents.

Suite aux nombreux articles de Certiferm sur les vins de fruits, j'ai redécouvert et ramené à l'appartement

le pot au rhum (pour la confiture de vieux garçon)...


et les jolies bouteilles pour mettre le vin filtré ! je suis bien contente de ne pas les avoir jetés !!!



L'hôtel de Ville , tout le monde connaît, tout le monde y va. Ce qui retient mon regard aujourd'hui, ce sont les bâtiments ... Voulez-vous me suivre dans ces découvertes ?....

Commençons puisque nous sommes en été, par un hôtel de Ville non loin de la plage... Celui de Malo-Les-Bains...


L'édifice est néo-flamand concu par les architectes Arthur Gauthier et Marc Honoré. La construction commence en 1899 et se termine en 1903.
L'édifice est flanqué de deux ailes avec un fronton, caractéristique des constructions de l'époque. 

 



On peut y voir la devise de la ville : "Ascendam Supérius" (que je m'élève plus haut), Ville récente et située au niveau de la mer, c'était la devise ad hoc !!!


continuons notre visite et poursuivons par la ville limitrophe : Rosendaël (qui vient de Rozenthal : d'abord traduit par vallée des roseaux puis par vallée des roses en raison des maraîchers et horticulteurs qui fournissaient la ville de Dunkerque et les environs).

La guerre a détruit l'ancien hôtel de ville et le kiosque à musique. Les architectes Gaston Doisy et Louis Galland en construisent un nouveau de style néo-renaissance flamande en 1935, haut d'une quarantaine de mètres.
Il possède un beffroi et un carillon... 

le prochain châpitre sera consacré à l'hôtel de ville de Dunkerque... à bientôt ....



coquillage aile d'ange

 10/08/2013
La nature est surprenante !
l'autre jour, lors d'une balade à la plage, je découvre une demi-valve de coquillage... et je me suis dit :
on dirait une aile d'ange ! 
 Ailes_d_ange : des ailes d'ange de lumière sur un fond noir Banque d'images



le pont du Môle 2

 06/08/2013
c'était le résultat de la devinette ci-dessous.

un peu plus d'informations :
Curieusement ce pont n'est pas trop photographié, il est vrai qu'il n'a pas une esthétique très remarquable. De structure métallique, riveté, il permet en tournant de joindre de façon routière ou à pied les deux quais opposés.
Vous pouvez retrouver ici quelques photos de l'ouvrage en cours de rénovation. 

Pourquoi lui refait-on une beauté ? pour l'intégrer dans le projet Grand Large.
Sur le site du chantier naval aujourd'hui disparu, un nouveau quartier prend forme.


ce quartier est enclavé entre la plage et la ville et le flot des voitures engorge la ville aux heures de pointe...
il est donc envisagé de construire un pont qui relierait ce quartier avec l'entrée du port pour faire une déviation de circulation vers la gare et les grands axes routiers.
Ce tracé passe par le pont du môle 2 alors, il fallait vérifier son état et lui redonner une nouvelle jeunesse. 
sur la photo satellite on voit en haut la route prévue pour arriver au futur nouveau pont.



Les navires RO-RO

 04/08/2013
En passant devant le site des ARNO (réparation Navale), nous avons vu à quai un navire RO-RO ... ainsi construits en Roll-On, Roll-Off.

Wikipédia nous en dit plus : 
  "L'appellation Ro-Ro fait référence avant tout à la technique de manutention : on charge et décharge les colis en les faisant rouler depuis la rampe Ro-Ro portuaire(quand elle existe) vers la rampe mobile du navire, ce qui permet ainsi de conduire tout ce qui est roulant dans le garage du navire ou de l'en évacuer dans l'autre sens. Le Ro-Ro est particulièrement adapté au transport de camions, de semi-remorques, de tracteurspelleteuses, etc. Il est également adapté au transport de conteneurs ou de caisses mobiles acheminés dans le garage du navire au moyen de chariots à fourche ou de remorques esclaves (plus familièrement appelés mafisdu nom de la société allemande qui les a conçues).

Enfin, on peut aussi transformer en Ro-Ro ce qui relève habituellement du cargo polyvalent, c'est-à-dire des marchandises diverses (cartons, fûts, palettes, caisses). Celles-ci sont chargées sur les mafis qui feront donc le voyage de port à port mais ne sont pas autorisées à quitter ces derniers (les roues à faible diamètre ne sont autorisées à la circulation routière), d'où leur nom de « remorques esclaves »."



vous avez devant vous l'Atlantic Companion  qui navigue sous pavillon suédois (Göteborg).

292 m de long, 32 m de large, qui peut charger jusqu'à 46303 tonnes  ! Il a été construit en 1984

son confrère, l'Atlantic Champagne avait été construit aux Chantiers de France à Dunkerque
 

"L’Atlantic Champagne est un porte-conteneurs roulier construit en 1969 par la CNIM1. D'un port en lourd de 18 550 t2, il était long de 212 m1.

Il a navigué pour la Compagnie générale transatlantique de 1969 à 1975 entre l'Europe et l'Amérique du Nord, puis pour la Compagnie générale maritime (CGM) jusqu'en 19842. En mars 1985, il est vendu pour être démantelé à Santander, Espagne." (source Wikipédia)



on voit bien ici l'énorme porte d'entrée du navire. Repérez les fenêtres et la passerelle dessous et à côté de cet immense bâtiment, vous vous sentirez ..... tout petit, tout petit !



sur la place juste avant la gare voici RADIO BLEUE !


nous n'avions pas tout découvert .... le bâtiment principal de la gare se poursuit......loin ...... loin avec cette architecture métallique qui rappelle le musée d'Orsay à Paris.


cette gare ultramoderne à l'intérieur s'étage sur trois niveaux


et la plateforme qui la surplombe est grandiose !


sortez de la gare et allons choisir un "petit diamant" !! eh oui vous êtes en plein coeur du quartier des diamantaires !!!


bon vous aimeriez bien vous détendre un peu après toutes ces tentations alors voici le stadspark....


écran de verdure  ....

Un parc triangulaire, compris entre Van Eycklei, Rubenslei et Quinten Matsijslei, est un vestige du fort Herentals, un avant-poste des remparts du XVIe siècle. Il est peuplé par une grande diversité d'Anversois : femmes nord-africaines voilées et leurs enfants, écoliers juifs, joggers, cols blancs, hommes d'affaires… Non loin du pont, qui date de 1869, des statues se cachent entre les arbres, ainsi qu'un bunker de la Seconde Guerre mondiale."



Nous nous y sommes ressourcés avec bonheur dans le calme d'un dimanche après-midi tranquille pour les anversois.


puis nous devions penser au chemin du retour à travers les rues où tout est prétexte à lever le nez...

"Pear Tree House dans la rue n ° 62 est maintenant un bâtiment résidentiel et commercial, mais dans le passé, c'était la salle de la guilde des menuisiers. En 1612, ils ont acheté Pear Tree House qui était alors encore avec des murs en bois Un siècle plus tard, en 1704,... ils ont construit entièrement nouveau, comme vous pouvez voir la date sur la liste actuelle à la fin façade de style baroque: MDCCIV. Dans le bas-relief de la façade sont gravés des fragments de la vie de saint Joseph, le saint patron des charpentiers. De gauche à droite, vous voyez le mariage avec Maria, la fuite en Egypte, la Sainte Famille, et Jésus dans l'atelier de son père. En 1735 également les charpentiers ont emménagé dans cet immeuble et vingt ans plus tard déménagé à la maison deux métiers Borch rouge sur le marché n ° 40. Malgré le fait que les charpentiers ont choisi de passer à la Grand-Place, Pear Tree House reste une maison d'angle très intéressant et impressionnant. La belle fenêtre est décorée avec des guirlandes et surmontés de vases d'ornement. 


à s'attarder sur des détails de façades ....

" Les niveaux du premier étage, vous voyez des scènes sculptées de la vie de saint Joseph et de la Sainte Famille, flanqué de lys stylisées. En 1976, le bâtiment a été protégé."


à sourire sur une mini copie de style Chambord


pour retrouver le bord de l'Escaut, tranquille et lumineux...


dans la journée qui s'achève...... sur une envie d'y retourner !



voici le stadhuis, l'hôtel de ville sur la Grote markt : 
 

Le bâtiment de style Renaissance a été dessiné par l'architecte Cornelis Floris de Vriendt et fut construit entre 1561 et 1564.

"La section centrale de la façade présente trois blasons. Le blason du duché de Brabant à gauche, au centre celui du roi d'Espagne Philippe II et à droite celui de la marche d'Anvers. Une aigle figure d'ailleurs sur ce dernier blason. (Wikipédia)" L'hôtel de ville, construit entre 1561 et 1564, représente la seconde curiosité de Grote Markt. Il s'agit d'un édifice de style Renaissance dont la façade mesure 74 m de long. Il mélange lucarnes et pignons, d'influence flamande, à des éléments d'origine italienne, tels que les loggias sous les toits. Ses intérieurs furent entièrement rénovés au XIXe siècle.



"Grote Markt (ou Grand-Place) constitue la place principale du vieux centre d'Anvers.
D'anciennes maisons marchandes, datant de l'âge d'or du commerce anversois (XVIe siècle), encadrent cette place aux allures asymétriques. Parmi celles-ci ne manquez pas l'Ange Blanc, au sommet de laquelle se trouve un ange ; la maison des Tonneliers, avec sa statue de St Mathieu ; la Vieille Arbalète, avec sa statue de St Georges et enfin la Maison des Merciers, dominée par un aigle."




au centre la fontaine Brabo domine la place pavée.
la légende dit que Brabo aurait été à l'origine de la ville :

" la fontaine Brabo érigée au centre de Grote Markt en 1887. Elle représente Silvius Brabo, soldat de Jules César sous l'empire romain, en train de brandir la main du géant Druon."


trop de monde sur cette place nous incite à nous diriger par le Meir qui est  la plus importante rue commerçante de Belgique, située au cœur de la ville. Nous aurions pu y passer une journée entière à découvrir les bâtiments et surtout la multitude de commerces aussi majestueux les uns que les autres derrière ces façades....


sur cette longue avenue qui mène à la gare, voici la féérique staadfestzaal.
rien de mieux pour la découvrir que de cliquer sur ce lien : staadfestzaal  vous verez les incroyables photos de ce centre commercial hors du commun
"situé entre le Meir - rue commerçante du centre de la ville - et Hopland, une rue commerçante de plus en plus haut de gamme. Le complexe abrite environ 40 magasins, répartis sur 20.000 mètres carrés (215,000 pieds carrés)."


Anvers est une ville riche d'arts aux nombreux musées, alors bien sûr vous y  rencontrerez  le peintre Antoon Van Dyck


et   Rubens


au bout du Meir, comme un final majestueux, se dresse l'imposante gare d'Anvers....



discrète dans le jardin du parc de la marine, elle attend les visiteurs et les petits enfants qui ont joué dans la terre ou le sable et qui se sont salis les mains.... 


viendra bien les beaux jours où elle rafraîchira les passants....



j'ai eu envie d'essayer les muffins légers de Laure du blog Cafougniette (cliquez sur le nom vous y serez)
allez voir sa recette, ils sont extras

je n'avais qu'une compote pommes/Bananes et j'ai remplacé les pépites de chocolat par du chocolat en poudre mais c'est bon, c'est très bon et tout léger ... merci Laure !



St Eloi à Noël

 23/12/2012
l'éclairage en hiver est différent, le regard aussi... je vous invite à me suivre à l'intérieur de l'église, comme ce soir ....


la crèche est installée....


mais les jeux de lumière crééent l'atmosphère


on voit mieux les détails de maintien de l'architecture


jeu d'ombres et de lumière dans le soir déclinant....


les vitraux eux-mêmes ne sont que jeux de contrastes...


les couleurs sont atténuées 


et jouent les négatifs 


pour laisser voir l'architecture de soutient


un petit tour pour nous ramener vers la terre et la pierre tombale de Jean Bart


avant de repartir et de nouveau lever le regard vers la rosace centrale et l'orgue....


dans un joli halo de lumière.......



avec  les enfants ou pour d'autres réalisations
peut être le connaissez-vous, peut être en avez-vous déjà parlé ? moi je viens de le découvrir et je le trouve plein d'idées charmantes, alors .. .... je partage avec vous :

http://katleen2007.canalblog.com/

bonhomme de neige



celui ci aussi est mimi (Iza tu trouveras peut être des patrons pour tes girls !)

visitez l'Elysée !

 23/11/2012
Il est des lieux que nous n'aurons jamais l'occasion de visiter mais il est cependant possible de voir à quoi çà ressemble ! connaissez-vous les visites "virtuelles" ? il y en a beaucoup d'autres .... le château de Versailles, le Sénat,  les stades de la coupe du Monde, la grande muraille de Chine.... cherchez "visites virtuelles" comme "moteur de recherche"....
en voici une du palais de l'Elysée. je ne sais si jamais vous aurez l'occasion de visiter cet édifice. en voici un aperçu....cliquez sur le lien ci-dessous....




>> http://www.elysee.fr/la-presidence/les-pieces-du-palais

le décor : un ancien corps de ferme, les Patrons sympathiques. Jean-François c'est un géant des Flandres, souriant et accueillant. 

le menu est typique et les prix abordables. Pour en savoir plus suivez le lien : la ferme auberge du Noord meulen.....bonne visite




j'en avais parlé et tout doucement l'idée à pris forme.
voici donc un premier chapitre sur l'église St Eloi


commençons déjà par
SAINT ELOI : 
Saint Éloi (Eligius en latin) (588, v. 660), évêque de Noyon, orfèvre  eut une fonction de ministre des finances auprès de Dagobert Ier
Né en Limousin vers 588, l’orfèvre Éloi devint monétaire de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier avant d’être élu évêque de Noyon en 641. Fondateur de monastères à Solignac et à Paris, il accueillit sainte Godeberthe comme moniale à Noyon. Il mourut vers 659-660.

Saint Éloi est réputé fondateur de l'église de Dunkerque. Il y aurait, selon la légende, pacifié le géant Allowyn, pour protéger Dunkerque des invasions et pillages des Vikings. 



Un premier sanctuaire fût fondé en 646 par Saint-Eloi (évêque de Noyon-Tournai depuis 641) et appelé dune-kerke (église de la dune) au milieu d’un hameau de pêcheurs qui prendra plus tard le nom de Dunkerk puis finalement Dunkerque.

L’église d’origine construite à partir de 1450 était une hallekerque (église-halle) à 3 vaisseaux d’une hauteur de 20 mètres recoupés transversalement par un transept qui donne un ensemble en croix.

Ci-dessous la hallekerque et  l’église en 1730.
(source de ce chapitre :  jlbphotosdk.voila.net/)



on décide de la refaire totalement sur de plus vastes dimensions. Sa construction commence en 1567; le maître-d'oeuvre Jean de Renneville place le choeur au delà de l'ancien vers l'Est. Mais faute de moyens, les travaux s'arrêtent avant le transept qu'on garde ainsi que les deux travées qui le suivent vers l'Ouest; la troisième est convertie au fil des décennies en passage public, tandis que celles qui avoisinent la tour servent à divers usages civils.

Cette église qu'on avait voulu plus grande que la précédente ne sera jamais terminée selon le projet original; seul le choeur est réalisé; espace important avec déambulatoire et chapelles sur tout le pourtour. Comme la population de la ville s'accroît et qu'il devient impossible de continuer la construction vers l'Ouest puisqu'une large voie publique occupe l'espace, Victor Louis propose en 1783 :

de convertir l'espace des chapelles de confréries en quatrième et cinquièmes vaisseaux;

de reculer les murs Nord et Sud de la profondeur des contreforts pour y loger les autels des confréries : ils y seront adossés aux murs et non plus tournés vers l'Ouest comme jadis 
(source de ce chapitre :  www.ville-dunkerque.fr/fr/decouvrirdunkerque/)



on se rend bien compte que la tour était dans le prolongement de l'église.






Il y eut une première façade de style classique avec fronton 

 



mais ce portail ne plaisait pas aux dunkerquois. Il fut remplacé en 1989 par l'actuel portail de style gothique flamboyant.




la dentelle de pierre du style gothique


l'histoire dans la pierre




la rosace centrale


.






les fameux arcs-boutants venant alléger le poids du vaisseau.




je vous emmenèrai prochainement visiter l'intérieur....








Loup a posé une question très judicieuse (merci Loup) sur le fait que St Eloi était aussi orfèvre. Voici ce qu'en dit Wikipédia :

Éloi est né à Chaptelat près de Limoges en Limousin vers 588 de riches parents gallo-romains, son père s'appelait Eucher et sa mère Terrigie, propriétaires de plusieurs grands domaines, dont un à Ambazac, et possédaient des intérêts dans l'exploitation de mines d'or du Sud-Ouest aquitain.

Il fut placé par son père, en apprentissage en Limoges chez Abbon, orfèvre réputé, qui fabriquait de la monnaie. Selon saint Ouen, au cours de son apprentissage, il « assistait fréquemment aux offices de l'église, où il écoutait avec une grande avidité tout ce qu'on disait des divines écritures. »

« Cependant, peu d'années après, des circonstances que Dieu, dans sa providence, avait sans doute amenées, le déterminèrent à quitter sa patrie et sa famille pour se rendre seul en France »1. C'est-à-dire au Nord de la Loire, et plus précisément à Paris.

Saint Éloi remet au roi Clotaire II deux selles. Un artiste du xve siècle a traduit le mot sella de manière erronée, conduisant à représenter le saint donnant deux selles à Clotaire II. Triptyque duxve siècle, Poitiers.

Éloi entra au service de l'orfèvre Bobbon, qui reçut une commande du roiClotaire II pour la fabrication d'un trône d'or orné de pierres précieuses.Clotaire II donna à Bobbon la quantité d'or nécessaire à la fabrication du siège, qui fut transmise à Éloi. Celui-ci fabriqua deux trônes en évitant la fraude sur la quantité d'or en ne prenant pas « prétexte des morsures de la lime, ou celui de la trop grande ardeur du feu ». Ce qui fit que jusqu'à larévolution de 1789, on chanta un hymne dans l'église de Noyon, qui fut son évêché :

« Dum vas regi Clotario
Ex auri massa fabricat
Aurum in fabri studio
Summus faber multiplicat. »

Le divin ouvrier (summus faber) aurait multiplié l'or tandis qu'Éloi fabriquait le trône.

L'honnêteté d'Éloi paya, Clotaire II le garda dans son entourage. La confiance que porta le roi envers lui s'accrut lorsque Clotaire II voulu qu'Éloi prête serment, par la pose de ses mains, sur de saintes reliques. Éloi, redoutant Dieu, refusa. Devant l'insistance du roi, Éloi pleura pour son offense envers Clotaire II, et redouta sept fois plus de porter la main sur de saintes reliques.

Ordination de saint Éloi à l'évêché de Noyon.xve siècle.

L’orfèvre Éloi devint contrôleur des mines et métaux, maître des monnaies, puis grand argentier du royaume de Clotaire II, puis trésorier de Dagobert Ier avant d’être élu évêque de Noyon en 641.

Fondateur de monastères à Solignac et à Paris (monastère Sainte-Martial, devenu par la suite couvent Saint-Eloi), il accueillit sainte Godeberthe comme moniale àNoyon. Il est aussi considéré comme le fondateur de l'abbaye du mont Saint-Éloi située à l'ouest d'Arras.

Saint Éloi est réputé fondateur de l'église de Dunkerque. Il y aurait, selon la légende, pacifié le géant Allowyn, pour protéger Dunkerque des invasions et pillages des Vikings.

Quoique étant encore laïc, il fut élevé en 640 sur le siège de Noyon. Après son élection comme évêque de Noyon, saint Éloi a passé vingt ans à convertir la population druidique des Flandres et des Pays-Bas au christianisme. Son compagnon saint Ouen le relate dans sa Vita d'Eligius.

Investi de toute la confiance de Dagobert Ier, il remplit les missions les plus importantes et réussit notamment à amener Judicaëlduc des Bretons, à faire sa soumission en 636.

Éloi porta l'art de l'orfèvrerie à un degré de perfection extraordinaire pour son temps : les plus remarquables de ses ouvrages étaient les bas-reliefs du tombeau de saint Germainévêque de Paris ; un grand nombre de châsses destinées à renfermer des Moques; les deux sièges d'or enrichis de pierreries, qu'il exécuta pour Clotaire II ; on pouvait voir encore plusieurs de ces ouvrages en 1789. Il contribua aussi pour une grande part à l'érection de plusieurs monuments religieux.

Éloi avait un disciple, saint Titouan le Suève, qu'il avait racheté de l'esclavage et formé à la vie chrétienne : il est mort martyr.

Saint Éloi est généralement considéré comme le saint patron des ouvriers qui se servent d'un marteau, et plus précisément des orfèvres, graveurs, forgerons, mécaniciens, chaudronniers, horlogers, mineurs, taillandiers, batteurs d'or, doreurs, tisseurs d'or, monnayeurs, serruriers, cloutiers, fourbisseurs, armuriers, balanciers, épingliers, aiguilliers, tireurs de fils de fer, ferblantiers, lampistes, loueurs de voiture, voituriers, cochers, vétérinaires, selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, charrons, carrossiers, charretiers, éperonniers, maquignons, fermiers, laboureurs, valets de ferme, pannetiers, vanniers, bouteillers, plonchoyeurs mais également du matériel et des militaires logisticiens.Fichier:Gassicourt Sainte-Anne 338.JPG




Coccinelle nous a soulevé la question : qui ont été les bâtisseurs de cette église ? 

eh bien  M. Jacques Tillie nous donne une réponse dans son ouvrage "Saint Eloi de Dunkerque" :
"... Le seigneur foncier, un Luxembourg, les bourgeois, le petit peuple aussi donnenet de l'argent et les corporations une longue journée de travail hebdomadaire. Des terrassiers creusent le sol bénévolement ; de braves gens charrient les matériaux gratuitement. Les pêcheurs laissent d'abord chaque semaine le dixième de la vente de leur pêche puis leur vient l'idée du "filet saint"., institution qui se maintiendra longtemps. Chaque vendredi le produit total de la vente du poisson pris dans un filet spécial va grossir lefonds financier de la construction... "

puis plus loin il explique l
" ...Construites de chaqué côté des deux nefs qui longent la haute nef centrale, elles sont divisées en dix chapelles symétriques lesquelles, s'éjoutant aux cinq de l'abside, constituent un ensemble de 15 chapelles fermées par des grilles argentées, confiées aux confréries et corporations qui en assurent l'activité et l'entretien après les avoir meublées et décorées. On y accourt surtout la semaine car les "métiers" y célèbrent mariage, funérailles, neuvaines corporatives et autres cérémonie."

donc ceci,  au milieu du XVème siècle.
puis après 1559,

"c'est toute la population qui participe à nouveau à l'édification du sanctuaire. Aux subsides du roi d'Espagne s'ajoutent l'argent des riches bourgeois, des maîtres-artisans et les oboles des plus pauvres qui donnent en outre leur travail comme un siècle plus tôt. Le produit du Filet Saint, la perception des droits sur les vins et les bières grossiront les sommes recueillies."

la construction se poursuivra 25 années. 
 



Saint Eloi

 02/06/2012
Marc et Sylvie ont fait un super reportage sur une abbatiale  et çà m'a donné l'envie de vous faire découvrir notre église. je vais le faire petit à petit parce qu'il me faut retrouver les détails et infos qui la concerne ... mais voici un avant goût.
Elle est dédiée à Saint Eloi, Patron des orfèvres


elle est composée de trois nefs avec un portail central dont voici les deux statues principales.




Autrefois, elle abritait un couvent et était reliée au beffroi.


qui est aujourd'hui classé au patrimoine mondial de l'Unesco.


vous pouvez monter pour moitié par ascenseur pour arriver au niveau du carillon, puis gravir quelques marches pour arriver sur la plate-forme d'où l'on a un panorama splendide sur la ville.



 

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