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Blog créé le 24/09/2011

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une piscine particulière à Roubaix... (1)

 19/03/2017
une nouvelle découverte ce jour-là à Roubaix...  Une ville vivant à l'époque industrielle (1900...) ville aux "mille cheminées" allons ne soyons pas dans l'exagération, il y avait condensées en centre ville, 267 cheminées, correspondant à autant d'industries (lainières, tissages et autres...) ce qui a fait quintupler en peu de temps la population qui vivait dans des conditions insalubres, où les enfants souffraient de tuberculoses, où les maladies se propageaient comme trainées de poudre, promiscuité, manque d'hygiène, pollution (dèjà à cette époque)... l'idée est de faire sortir les ouvriers de leur condition par l'hygiène et le sport... ainsi fût créés la piscine et le vélodrome....

(les textes en vert sont issus du site officiel et d'internet)

"
Construite dans le style Art déco, c'est à la fois une piscine sportive, avec son bassin olympique de 50 mètres, et un établissement public de bains-douches. "

"Le musée de La Piscine Musée d’art et d’industrie André Diligent, qui a ouvert ses portes le 21 octobre 2001 est implanté sur le site de l’ancienne piscine Art Déco qui à l’initiative du maire Jean-Baptiste Lebas a été bâtie entre 1927 et 1932 selon les plans de l’architecte lillois Albert Baert (1863-1951).
"


"La piscine est inaugurée le 2 octobre 1932. Elle est conçue comme un sanctuaire de l’hygiénisme en réponse à la misère des populations ouvrières. Elle offre un équipement sportif de grande qualité et met en avant les capacités d’une équipe municipale issue du monde ouvrier. La façade théâtrale est de style byzantin. Le plan est celui d’une abbaye : quatre ailes disposées autour d’un jardin évoquant un cloître. Dans les ailes Sud et Ouest les baigneurs pouvaient utiliser des baignoires. L’aile Nord comporte les espaces de circulation et de distribution et les zones de loisirs (terrasse solarium et bar). Le bassin et les cabines se trouvent dans l’aile Est dont les verrières représentent le soleil levant et le soleil couchant. "

cette photo dès l'entrée du musée ne laisse voir que des hommes. En effet, il y avait des jours d'ouverture, pour les hommes, pour les femmes et pour les enfants et les personnes âgées... 


"Le choix de l’architecte n’a pas été anodin pour Jean-Baptiste Lebas. Albert Baert est un homme progressiste, de gauche et franc maçon. En octobre 1932, à l’ouverture, la piscine apparaît alors comme un programme politique et social. En effet, par la beauté et l’efficacité du lieu, il y a naissance d’un rationalisme théatral. Après 50 ans d’utilisation la piscine est fermée en novembre 1985 pour des raisons de sécurité."


dès l'accueil, nous sommes bien sûr dans un musée...


"Le décor intérieur est caractéristique du style art-déco et semble présenter des symboles maçonniques. En effet, Albert Baert appartenait à la loge maçonnique du Nord-Orient de Lille dont il a construit le temple rue Thiers à Lille. En 1934, la piscine est classée par la revue Bâtir comme l’une des plus modernes d’Europe."



"Pour répondre aux besoins des industriels, la ville se dote d’une laverie moderne sise dans les sous-sols de l’ancienne piscine municipale. Au service de l’hygiène, on y trouvait également des bains publics, un bain de vapeur et même un coiffeur."
ainsi les visiteurs passaient dans ces cabines fermées par des portes sauf la partie douche qui ouvrait sur le bassin. Ainsi les maîtres nageurs pouvaient s'assurer que les clients avaient effectivement pris une douche... 



Après être passés par les douches, nous débouchons sur un endroit magique, superbement éclairé... un  plan d'eau traverse l'ensemble de la salle. Un plancher peut venir le couvrir lors de manifestations artistiques. On ne peut que se sentir enveloppé de lumière en arrivant dans cet endroit ...

"Bien que cette figure crachant de l’eau représente Neptune le dieu des océans, elle a été surnommée le lion par les baigneurs en raison de sa chevelure évoquant une crinière."


 



"L’origine du musée La Piscine de Roubaix remonte à 1835, date de la création du musée industriel de Roubaix qui présente dans de gros ouvrages reliés des échantillons significatifs de la production textile contemporaine de la ville. Le rôle essentiel du musée est la protection commerciale et industrielle des produits manufacturés face à la concurrence. Il conserve aussi la mémoire de la révolution industrielle et constitue ainsi un projet éducatif destiné à la population roubaisienne. Les initiateurs de ce musée sont des manufacturiers associés à l’épopée économique de la ville. Le musée industriel de Roubaix existe jusqu’en 1861, date à laquelle il est confié à Théodore Leuridan, archiviste et bibliothécaire. Le musée est alors installé au second étage d’une ancienne filature et s’oriente vers les Beaux-Arts."

"En janvier 1998, les travaux débutent sous la direction de l’architecte Jean-Paul Philippon choisi par le jury du concours international de concepteur ouvert en décembre 1993. L’ensemble du bâtiment est restauré pour accueillir les collections. Des salles d’expositions temporaires sont construites ainsi qu’une nouvelle aile le long du jardin de la piscine pour le parcours Beaux-Arts."




"A l’intérieur, au centre du bassin, une lame d’eau rappelle la vocation première du lieu. Sur ses bords, le jardin de sculptures. Cet espace central du musée a diverses utilisations : expositions, défilés de mode… Autour du bassin, au rez-de-chaussée et au premier étage, les cabines dont on a réemployé les briques émaillées d’origine, sont converties en vitrines qui présentent des céramiques, des tissus, des bijoux, des dessins…."



"Les tympans représentant le soleil levant et le soleil couchant, alors qu’ils sont situés sur un axe Nord-Sud, étant très dégradés, ils ont été restaurés avec de nouveaux verres sous la direction de Monsieur Brouard, maître verrier."


avant d'être implanté dans la Piscine, le musée existait déjà :
" En 1882, la ville crée avec l’Etat une école d’ingénieurs pour le textile, l’École nationale supérieure des arts et industries textiles (ENSAIT). Intégrées au projet de l’école pour permettre aux futurs ingénieurs d’acquérir une connaissance artistique, les collections du musée et de la bibliothèque de la ville lui sont apportées en 1889, date de son inauguration. Le musée devient alors musée national"


"À partir de 1902, Victor Champier, ancien directeur de la Revue des Arts Décoratifs nommé directeur de l'école, développe considérablement les collections, par ses achats d'œuvres contemporaines, comme par les dons de l'Etat ou de particuliers qu'il suscite. Mais, après sa mort en 1929, le musée tombe en désuétude.

En 1940, le musée ferme ses portes en raison de la guerre. Il ne les rouvre pas et, en 1959, le musée est déclassé par l’Etat. Ses collections sont alors pour partie dispersées, ne laissant subsister dans l'école qu'un dépôt sans inventaire, très détérioré.

En 1924, un nouveau musée municipal, installé au rez-de-chaussée de l’hôtel de ville, est fondé pour recevoir la donation d'une cinquantaine de tableaux du peintre roubaisien Jean-Joseph Weerts. Le sculpteur Marcel Guillemyn, chargé du musée Weerts à partir de 1963, se passionne pour le patrimoine de l'ancien musée industriel et entreprend de récupérer une partie de la collection et de la stocker dans les bureaux de l’hôtel de ville. Mais le musée municipal ferme ses portes à son tour en 1981."



Tout le long du bassin, nous découvrons des sculptures monumentales qui ne semblent pas si impressionnantes vue la grandeur de la salle...


graciles, ces statues nous laissent flâner au fil de l'eau...


nous nous laissons prendre au charme de ces naïades... tout à fait en accord avec la mosaïque Art déco représentant les ondulations de la mer...


nous arrivons au bout du bassin pour découvrir, un portail, de style mauresque, en faïence, qui a trouvé toute sa place en cet endroit ...

" L’installation du portique restauré de Sandier en 2002

Le portique est restauré. Désormais, le bassin est conclu par ce monumental portique en grès émaillé polychrome conçu par Sandier pour la bibliothèque du pavillon français à l’Exposition Universelle de Gand, en 1913."

 



Nous parvenons à l'étage pour apprécier l'ensemble de cet espace dédié à l'art...


instinctivement, on s'arrête pour mieux profiter de la magie de ce lieu unique...



 

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