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Pourquoi 'éliminer le frigo de votre cuisine ?

 31/08/2017
"En disant adieu à mon frigo, je vais découvrire d’autres
moyens de consommer et de conserver"

Je suis mère de famille.
Mon cheval de bataille ? Le gaspillage alimentaire. Après s’être intéressée au réemploi des épluchures ...

Jetez-vous les noyaux d'avocats ?
Feuilles et troncs d'artichauts, écorces d'agrumes... Mais soupçonnez- vous les trésors que ces déchets recèlent ?

Saviez-vous, par exemple, que les pelures d'oignons peuvent devenir une farine d'appoint ou un colorant pour votre chevelure, que les poireaux repoussent à l'infini et sans effort particulier, que la peau de concombre démaquille... et passons-en des vertes et des pas mûres !

Si leur image a longtemps été écornée, plus question de les jeter : queues de fraises et fanes en tout genre, ne glissez plus sur des peaux de bananes, cirez-en vos chaussures !

Dans un style résolument positif, je vous  démontre ainsi que quantité d'épluchures se recyclent, nous permettant d'économiser, de réduire nos déchets, d'améliorer notre santé- mais aussi de beaucoup nous amuser !  et saisissez l'économie !

Il existe plusieurs techniques de conservation naturelles telles que l’entreposage, la mise à l’eau, le séchage ou encore l’enrobage. Je me suis rendue compte qu’avoir cet appareil électroménager pousse à faire des pleins de courses et à le remplir.
 
La chose qui me gêne, c’est qu’on se sert du frigo comme un placard. Machinalement, on arrive, on met tout dedans :
café, miel, moutarde, fruits et légumes…
La plupart de ces aliments n’ont pas besoin d’être mis au frais.
Sans frigo, il faut faire autrement. Bien sûr, ce n’est pas applicable pour quelqu’un qui n’achète que des produits transformés.
J’ai expérimenté tout un tas de recettes qui reviennent au goût du jour : confiture, stérilisation, séchage… J’avais aussi envie de rencontrer des gens d’origines culturelles différentes qui pouvaient m’apporter des savoir-faire que je n’aurais pas pu connaître autrement.
 
J’ai pris conscience du fait que tout ce qu’on mange aujourd’hui est très souvent carencé à cause du transport, de la réfrigération… Les aliments se conservent très peu de temps, ont un apport nutritionnel très pauvre et ont perdu leur goût et leurs saveurs.

Par exemple ?

Un sachet de gruyère râpé : maintenant je sais que le fait de râper le fromage n’est pas une bonne idée car on enlève la croûte qui permet de le conserver des mois, voire des années. Le gruyère râpé qu’on trouve dans le commerce est éventé et n’a plus aucun goût, il va très vite moisir.
 
Les produits transformés sont aussi conçus pour avoir une date de consommation très réduite. Ce qui oblige le consommateur à acheter, jeter, acheter, jeter...

Ne pas gaspiller c’est aussi réapprendre à conserver. On ne sait plus du tout quelles sont les bonnes associations : ce qui ne doit pas être mis ensemble ou au contraire les associations judicieuses pour faire mûrir plus vite ou plus lentement.
 
Par exemple, pour conserver les poires il faut mettre de la cire sur leurs queues ; pour les pommes, il faut les disposer dans une cagette avec des bouchons de liège entre chacune d'elles…
 
Quand on achète une chose, elle est encore vivante. Une carotte, si vous la mettez dans du sable, elle peut continuer à croitre. Un poireau, le pied dans l’eau, continue à pousser. 

Qu’est-ce que ça change dans vos habitudes ?

Je fais mes courses un peu plus régulièrement, une à deux fois par semaine. J’achète moins, mais j’achète mieux. J’achète bio et très peu de viande. Seulement une fois par semaine ou une fois tous les quinze jours, que j’achète chez un boucher bio. On mange la viande dans l’heure qui suit l’achat. Pareil pour le poisson.
 
Pour le beurre, j’utilise un beurrier breton, en céramique. Dans ce petit contenant, l’air ne passe pas, le beurre ne rancie pas et peut être conservé deux à trois semaines. En cas de forte chaleur, il existe des alternatives comme la crème de noisette.
Paradoxalement, on mange bien plus frais 

Cela vous prend-t-il plus de temps ?

C’est tout le contraire. Les priorités se déplacent. Des choses qui n’étaient pas agréables comme aller au supermarché, remplir un caddie, lire toutes les étiquettes… Aujourd’hui, ce n’est plus une corvée mais un plaisir. Faire mon marché, participer à des cueillettes avec des enfants, rencontrer les producteurs… J’ai replacé du plaisir là où je n’en avais plus.
C’est un art de vivre, on trouve d’autres moyens de consomer et de conserver. 

Que conseilleriez-vous aux personnes qui souhaiteraient ne plus utiliser de frigo ?

Ne plus avoir de frigo, ça commence par l’achat. Qu’est-ce que j’achète et où je me fournis. Ne pas acheter de produits transformés et passer par des circuits courts, c’est possible ! Je conseille aussi de passer du temps à préparer des choses. Il s’agit de remettre la main à la pâte, même si on fait des choses simples. Je passe un peu moins de temps sur les réseaux sociaux, ou devant les écrans en général, et plus du tout au supermarché. On dit "j’ai pas le temps", mais ce n’est pas vrai. C’est un simple coup de main à prendre, il faut simplement optimiser son temps.
 
Comment ?

Par exemple, je prends une demi-journée pour faire des pots de confitures ou de sauce tomate, mais ça va durer plusieurs mois. C’est un plaisir, ce n’est pas fastidieux. Et c’est tellement bien quand ma fille est contente et me dis que la sauce a du goût !
 
 Je suis preneuse des trucs et astuce pour que les gens conservent mieux et jettent moins.
Pour qu’ils se reconnectent et apprennent à se refaire confiance : à sentir, à voir évoluer le produit. Mais je n’incite personne à débrancher son frigo du jour au lendemain. 



 

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