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Blog créé le 06/12/2009

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Féministe aussi longtemps qu'il faudra....

 15/10/2015
 Bébé, j'ai eu ma première caresse sur mes parties génital par mon beau père .

je suis devenue pupilles de la nation à 9 mois.

 
Confié a une famille d 'accueil qui était au travail et ma mission consistait à recuperer une livraison de produit congelé...  ce livreur devant le congélateurs fesait tomber les boites une a une pour regarder sous ma robe de chambe alors que j'ouvraie les tiroirs ...

A 9 ans je dois regarder mon oncle ce masturber
 "C'est un jeu", qu'il m'a dit. "Tu ne veux pas jouer?"

il ma forcé pour que je lui face des bisous
je lui ai vomi dessus....
Il m'a dit que je ferais mieux la prochaine fois.

 

À 10 ans, un garçon de ma classe a essayé de m'embrasser pendant que les autres l'encourageaient.
Il m'a enlacé par derrière, en rigolant.
Je lui ai jeté du sable dans les yeux et me suis retrouvée chez le principal.

Ils m'ont ignorée à la cantine ce jour-là.

 

À 11 ans, une fille plus âgée m'a demandé de soulever ma jupe pour elle dans les toilettes des garçons.
Elle était jolie et gentille, et elle m'a dit que si je voulais être son amie, il fallait que je fasse ce qu'elle me demandait. Je voulais être son amie.

 

À 13 ans, un éducateur m'a demandé de lui faire un bisou sur la joue chaque fois qu'il venait.
Il était gros et parlait fort, et je me cachais sous mon lit quand j'apprenais qu'il allait être de service. 
On me prenait pour une enfant malpolie.

 

À 14 ans, le type du cercle de mes amis a dit que nous aurions des cigarettes tous les jours" si je lui faisais un câlin chaque jour."
Il sentait le savon bon marché et le cigare.

 

À  15 ans, j'ai vu un homme mettre la main sur la poitrine de ma meilleur amie alors que nous marchions dans la rue.
Elle l'a giflé. Les passants lui criaient de se calmer.
Elle ne s'est pas calmée.

 

À 16 ans, en sortant d'un restaurant, j'ai vu un homme
qui s'approchait de moi en se masturbant.
Quand il m'a croisée, il m'a adressé un clin d'œil salace. Avec mes amies, nous avons détourné les yeux, horrifiées.

 

À 17 ans, un jeune homme dans une belle voiture m'a suivie jusqu'à chez moi alors que je rentrais de mon travail le soir.
J'ai ignoré son offre de me raccompagner et j'ai paniqué quand il est sorti de sa voiture.
Il m'a acheté une boîte de chocolats que j'ai refusée. Il s'est garé au bout de ma rue et est resté là pendant une heure.
"Ça m'excite de voir que tu as peur." ma t' il dit.

 

À 18 ans, on m'a tripotée dans le train. J'avais tellement honte que je me suis confiée à un ami.
Il s'est mis en colère parce qu'il n'arrivait pas à croire que je n'aie pas crié au type d'arrêter. J'ai murmuré que j'avais eu peur et que j'étais seule mais il a continué à m'engueuler sans m'écouter. À ses yeux, ma passivité et mon silence expliquaient pourquoi ces choses-là continuaient de se produire. Il n'a pas attendu de connaître ma réponse.

A 19ans, je me suis entouré d un caïd en pensant que je serait plus en sécurité, j'y ai connu la violence conjugale.

A 24 ans, je me suis marier avec un vampire de l amour.

les vampires de l'amours 1/2
les vampires de l'amours 2/2



À 30 ans, j'ai découvert que Messenger avait un dossier "Autres" où les messages d'inconnus étaient automatiquement rangés.
Par curiosité, j'ai ouvert le dossier et y ai trouvé de nombreux messages d'hommes que je n'avais jamais vus auparavant.

 Ils me faisaient des avances, me disaient que j'étais sexy, me demandaient des photos déshabillées et m'insultaient.
 J'ai effacer les messages.

 

À 26 ans, j'ai appelé à l'aide quand un de mes employeur a domicile m'a agréssée
Il m'a semblé que les policiers  autour de moi m'accusait de le draguer.plainte sans suite.
l'entreprise a envoyer une collegue pour me remplacer et le benéficiaire de mon planning a été retiré.

 

À 18 ans, on m'a expliqué que le sexisme n'existait plus dans les sociétés modernes.
Que le harcèlement n'était pas aussi terrible que les femmes le disaient.
Que je devais faire attention à la façon dont je m'habillais.
Même si j'avais sept ans et que je portais un pyjama rose.
Que je devais faire entendre ma voix.
Mais pas trop, car une fille doit être bien élevée.
Que je ne devais pas hésiter à demander de l'aide.
Mais sans exagérer non plus.
Que je devais rester chez moi le soir parce que c'est dangereux de sortir la nuit.
Que les agressions en plein jour, ça n'existe pas.
Que je devais toujours me déplacer avec au moins deux garçons.
Que j'avais besoin d'être protégée.

Qu'être une fille n'est pas si dur qu'on le prétend.

Aujourd'hui, j'ai 32 ans.
Aujourd'hui, je suis fatiguée.





Hello
Comment ne pas être féministe quand je lis cet article !!. 

Bisous.gigi
Par Gigi      le 15/10/2015 à 16:11   
Michèle

coucou Severine!il y a de quoi être dégôutée des hommes!!!

tu as était bien marquée!tu vois tout ce qui se passe maintenant toutes ses femmes violées et détruite!!!

bisous.

Par les tilleuls      le 15/10/2015 à 17:48     Voir mon blog !  
je ne peux qu'être solidaire !!
il suffit de vouloir continuer à vivre , ce qui ne veut pas dire que l on comprends!!
Par sevecocokett      le 24/01/2016 à 18:34     Voir mon blog !  
postée mon témoignage
http://www.balancetonporc.com/feministe-aussi-longtemps-quil-le-faudrat/
Par sevecocokett      le 28/10/2017 à 16:30     Voir mon blog !  
Femmes battues, pourquoi elles restent vivre avec un mari violent.

 

Partez après le premier coup

Fuyez

Ne restez pas pour vos enfants, partez pour vos enfants

 

Et après le discours médiatiques, dans ma tête, tournent les phrases de mes amies.

 

M., ex collègue, qui me montrait ses bleus sur les bras le mardi et m'invitait à dîner chez elle et son compagnon le vendredi. "Tu vas voir il est sympa quand il ne fait pas de crise."

B., militante féministe très connue, qui défile sur les plateaux TV en exigeant le partage des tâches ménagères, et qui m'appelle parfois en pleurant parce qu'"il" a recommencé.

C., qui ne peut pas partir parce qu'elle ne travaille pas, ne gagne pas d'argent, n'a nulle part où aller.

N., qui me dit que sa propre famille trouve ça normal et qu'ils l'ont prévenue: ils témoigneront contre elle si elle demande le divorce.

Est-ce que je peux les juger ? Ai-je ce droit ? Ce droit de dire "Moi à votre place... je serais partie dès le premier coup. Je n'aurais pas arrêté de travailler. J'aurais rendu les claques. J'aurais pris les enfants sous le bras. Je ferais un scandale. Je n'aurais pas choisi un homme qui me bat." Trop facile ? Trop facile.

 

- Pars, Copine, pars de chez toi !

- Pour aller où ?

 

Certaines ont demandé des places en foyer, il n'y avait plus de place en foyer.

Certaines n'ont pas de famille chez qui frapper et dire "coucou, me voilà, mes trois enfants et moi."

Certaines ont peur des représailles.

Certaines sont amoureuses de l'homme qui les bat.

Certaines ne veulent pas être vues comme des victimes, comme des cas sociaux.

Certaines ne veulent pas déscolariser les enfants en cours d'année pour aller dans un hébergement où elles ne pourront rester que deux mois au plus, avant de repartir, laissant les Barbies et les livres de Petit Ours Brun derrière elles.

Certaines sont enceintes.

Certaines n'ont pas de quoi payer un nouvel appartement.

Certaines trouvent que ce serait un échec.

 

Qu'est-ce que je peux leur dire ? Pars quand même, viens chez moi, venez toutes, on se collera et si "il" sonne, on le foutra dehors ? Déjà fait. Elles disent non.

Elles disent je ne peux pas. Elles disent mes enfants. Elles disent pas d'argent. Elles disent j'ai un dîner prévu jeudi soir. Elles disent il est gentil quand il ne me frappe pas. Elles disent il va s'arrêter. Elles disent arrête t'exagères je ne suis pas vraiment battue, il m'a juste mis deux trois coups. Elles disent je l'ai cherché. Elles disent on a déjà payé le Club Med cet été, on ne peut pas annuler. Elles disent j'ai un amant je m'en fous, qu'il cogne. Elles disent il ne frappera jamais les enfants. Elles disent il n'a frappé les enfants qu'une fois. Elles disent si je pars il frappera les enfants.

Elles ont peur qu'il obtienne la garde des enfants. Elles ont peur qu'il ait la garde alternée, et même un weekend, elles ne veulent pas lui laisser les enfants et les retrouver peut-être morts un jour parce qu'il a trop tapé, parce qu'un jouet traînait, parce qu'il était énervé, parce qu'il avait bu, parce que les enfants avaient mal parlé, parce qu'il a tant souffert le pauvre c'est facile pour lui tu crois cette situation ?

Elles ne sont pas (toutes) pauvres.

L'une est publicitaire, l'autre est lobbysite, une troisième est une écrivain à succès. Elles sont éduquées. Leurs maris sont "beaux et gentils".

Elles ne veulent pas les quitter.

 

Alors que faire ?

 

J'espère qu'elles vont lire ce post, elles ne m'en parleront pas, elles feront comme si elles n'avaient pas compris que c'était à elles que je parlais à travers ce post, bien sûr je ne les tagguerai pas, je ne leur enverrai pas, j'attendrais qu'elles fassent semblant d'avoir cliqué par hasard, elles ne likeront pas, mais peut-être...

Et si elles partaient quand même ?

Par sevecocokett      le 15/11/2017 à 16:51     Voir mon blog !  
Ma cherry

Y'a vraiment des soirs où je n'en peux plus, où je me demande si je ne vais pas m'écrouler définitivement.
Et puis je repense à toutes ces épreuves traversées et je me dis que moi et la Vie, on n'a pas encore réglé tous nos comptes. 🤘🙏😘

Par sevecocokett      le 21/09/2021 à 02:07     Voir mon blog !  

 

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