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A DREAM

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Blog créé le 06/09/2008

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QUARTIER PORTUGAIS








QUARTIER MUSULMAN






QUARTIER ANDALOU





















Le four monte très haut en température. Le combustible est composé des déchets d'olive issus de l'extraction de l'huile d'olive. La poterie est ainsi très solide.







Classée au patrimoine de l'UNESCO









MAROC 2014

 24/05/2014
Une boucle en une semaine avec beaucoup d'amis  !

FES - MEKNES - RABAT - MARRAKECH - OUZOUD - M'RIT - IFRANE - FES



Je reviens du Maroc

 24/05/2014
Bonjour les amis !
Bien longtemps que je n'ai pas donné de mes nouvelles.
Je reviens d'un très chouette séjour au Maroc
A bientôt pour le reportage
Galinette


ETE 2012 EN ALSACE

 29/07/2012
REGARDS SUR L'ALSACE


La petite Venise à Colmar








Les clarines





ETE 2012 en ALSACE

 29/07/2012
L'ABBAYE  DE MURBACH  ET SON JARDIN MEDIEVAL


"Quand une porte se ferme, une autre s'ouvre..."



















Voilà mes amis, la nuit tombe sur Jambiani et l'île de Zanzibar.
Je garde un merveilleux souvenir de ce voyage. C'était un défi pour moi d'y aller seule et je ne regrette rien. C'est possible.
J'ai rencontré des hommes et des femmes très gentils mais peu expansifs de par leur culture.
J'ai du "voler" plus d'une photo principalement des femmes qui ne l'acceptent pas. Elles se retournent ou se cachent avec le voile.
Je n'ai pas rencontré la misère. A zanzibar quand on travaille on gagne 50 à 150 dollars par mois, mais on vit de peu et de ce que la nature donne, au jour le jour.
Il n'y a pas de tourisme de masse, enfin, pas pour l'instant encore.
Là-bas on dit :
"HAKUNA MATATA" à longueur de journées, ce qui veut dire "ça ne fait rien, pas de problèmes"
 et "JAMBO " en me saluant , ce qui veut dire "comment ça va ?"
Le retour dans le Nord m'a pris quelques jours de réadaptation !....
Je vous embrasse très fort
Voici les liens de omanair et monde-authentique
http://www.omanair.com/
http://www.monde-authentique.com/         
       
GALINETTE

















LE DALAS -DALAS qui transporte matériaux et hommes




















UNE FEMME A LA RECHERCHE DE MINUSCULES COQUILLAGES QUI FERONT SON REPAS




LES FEMMES REVENANT D'AVOIR RAMASSE LES ALGUES QU'ELLES CULTIVENT DANS LA MER




















BEBE COCO


UN BAOBAB


UN MANGUIER



Quand arrive la saison des pluies, vers avril, ils désertent ce village bien particulier, pour revenir à la saison sèche et s'installer de nouveau en une nuit.
Ce village est bien caché, près de la plage !











POUR ENSUITE CUIRE LA NOURRITURE, LE CHARBON DE BOIS EST FABRIQUE DANS LES REGLES DE L'ART ET DE MANIERE TOUT A FAIT TRADITIONNELLE




















La mer était basse, nous avons pu emprunter la route très "secouante" recouverte par la mer quand celle-ci est haute.




LES MANGROVES de part et d'autre de la route





LA FORET D'ACAJOUS.


CETTE FORET ET SES HABITANTS SONT DESORMAIS PROTEGES


UN KOA !


LA FORET ET SES SINGES ROUGES







Arrivée sur la côte Est de l'île et installation pour 6 nuits dans une guest house :" le Coco Beach"


Le confort de la chambre y est simple mais charmant


La cuisine délicieuse. Ici en extra, un plat de langouste.
A Zanzibar il vaut mieux aimer le poisson !


Les petits déjeuners excellents










Grâce à mon guide  qui les organisent et les confectionnent avec l'aide de sa famille, je goûte à la cuisine de Zanzibar.
Dans le plat de droite : le manioc


Riz et pommes de terre mélangés avec des épices : cumin ; bois de cannelle...



LA FABRIQUE DE BATEAUX


LES CASES


LES PETITS POISSSONS QUI SECHENT AU SOLEIL


LE SANCTUAIRE DES TORTUES DE MER



MARCHE DE VILLAGE





ZANZIBAR

 11/03/2012
Merci mes amis pour vos commentaires chaleureux.

C'est avec une grande grande  joie que je partage avec vous mon voyage, car je sais que vous appréciez.
Un peu chaque jour je vais continuer mon reportage.
La suite nous réserve encore bien des surprises...
Oui c'était un voyage merveilleux dont je me souviendrai longtemps et j'en ai encore plein les yeux.
Bonne soirée
Galinette









Sur la route  des épices entre la ville de ZANZIBAR (STONE TOWN étant la vieille ville ) et la plage de MANGAPWANI sur la côte ouest.
Le guide m'a fait sentir les feuilles et reconnaître les coques des épices. Trop difficile... car j'ai l'habitude de les voir sous leur forme séchée !
Il avait plu ce matin là et la campagne sentait très bon avec tous ses parfums.
Qu'est-ce ?


Regardez....


LA MUSCADE !


QU'EST-CE ?


LES CLOUS DE GIROFLE


AUTHENTIQUE


LES PIEDS DE MANIOC...Les buttes cachent les racines.


LE CURCUMA


Plus simple pour moi, un CACAOTIER


le fruit qui donne l'HUILE DE PALME


UNE LIANE QUI COURT SUR UN ACCACIA


L'ARBRE DURIAN


A LA FIN DE LA VISITE DEGUSTATION DE FRUITS et de THE aux épices.
C'est là que je vais acheter toutes les épices que je vais ramener  : girofle, muscade, curcuma, coriandre, poivre blanc, poivre noir, cumin, cardamome....



Une particularité de la nature sur Zanzibar : le SWINGING PALMIER.
 Il y en a juste quelques-uns comme celui là  dans l'île ! Celui-là se situe sur la route vers la ferme aux épices non loin de la ville



Après PRISON ISLAND, direction le BANC DE SABLE non loin de là, toujours avec mon guide et le capitaine du GLADIATOR, pour un pique-nique.


Après le repas, baignade dans une eau limpide et chaude ! Nous sommes dans l'océan indien.



Mon "capitaine" du GLATIATOR qui va me conduire sur l'île proche de Stone Town où se trouvent les tortues géantes et la prison heureusement inutilisée maintenant.


Les tortues géantes !...
jadis en liberté sur Zanzibar et aujourd'hui protégées dans un sanctuaire sur Prison Island. Elles sont arrivées des Seychelles il y a 150 ans comme cadeau. Certaines dans le parc ont 125 ans.


J'ai pu les caresser....Le sensation est particulière au toucher, mais elles sont tellement sympathiques !


La prison


avec sa porte d'entrée


Devant la prison un TAMARIN


Ceci est l'arbre de la QUININE précieux pour soigner la malaria (paludisme...les moustiques sont nombreux sur Zanzibar)


C'est l'heure du repas !



ZANZIBAR - STONE TOWN

 10/03/2012
POUR SE SOUVENIR : LE MARCHE AUX ESCLAVES (sculpture récente).

C'est Vasco de Gama au16ème siècle qui, en plus d'être explorateur, l'a en fait organisé sur l'île de Zanzibar. Cette pratique va perdurer jusqu'à la fin du 19ème siècle.
Ce marché se trouvait au centre de Stone Town.

Ce lieu m'a émue, quand Mohamed, mon guide,  m'en a raconté l'histoire.
Aujourd'hui, sur cette place, est bâtie l'Eglise Anglicane (que peu de monde fréquente car la majorité de la population est musulmane).


La chambre des esclaves



ZANZIBAR - STONE TOWN

 10/03/2012
LES PORTES DES MAISONS EN BOIS SCULPTE . Celle-ci est dite "ARABE"


Deux thèmes reviennent sur les sculptures : les fleurs en signe de bienvenue et les chaînes pour se souvenir que Zanzibar a connu, jusqu'à la fin du 19ème siècle, le marché aux esclaves


Celle-ci est dite "HINDOUE"



ZANZIBAR - STONE TOWN

 10/03/2012
LE MARCHE de STONE TOWN dans le quartier de DARAJANI

LE MANIOC


LA HALLE AUX POISSONS


ETALE DE POISSONS



ZANZIBAR - STONE TOWN

 10/03/2012
LA ville de Zanzibar. Je vous invite à la visite.
Les jardins du haut du la Maison des merveilles.
Beaucoup de belles choses. J'en verrai aussi dont je n'ai pas l'habitude...


Un vendeur d'oiseaux


On distingue la tour de la Maison des merveilles. Construite en 1883, elle est devenue la résidence du Sultan -siège du gouvernement et maintenant musée d'histoire de Zanzibar.




Coucher de soleil de la Maison africaine vers 18h30





ZANZIBAR - STONE TOWN

 10/03/2012
Je fais la connaissance de mon guide Mohamed (c'est celui qui conduit!). Il parle 4 langues dont le français.
Il m'accompagnera dans les visites tout le séjour.
La formule que j'ai prise est très chouette car j'ai un guide et un chauffeur pour moi seule.
J'ai promis à Mohamed en remerciements de sa gentillesse de lui envoyer notre Bescherelle grammaire conjugaison, c'était son plus grand désir. Il veut devenir enseigant en français sur son île.



ZANZIBAR - STONE TOWN

 10/03/2012
Première partie du voyage à Stone Town où je m'installe pour 4 nuits
au DHOW PALACE HOTEL





DE RETOUR DE ZANZIBAR

 08/03/2012
Bonjour à tous,
Me voilà de retour de mon voyage sur l'île de Zanzibar !
Deux petits degrés m'attendaient à ma descente de l'avion à CDG hier matin ; et la neige fondait sur mon toit de cuisine quand je suis rentrée à Lille.
Choc thermique assuré !
Le plus dur je crois pour l'heure c'est de me réchauffer...
Je vous envoie une première photo en attendant la suite
Bien à vous
Galinette



ZANZIBAR (Tanzanie)

 08/02/2012
Bonjour à tous,
Un bon moment que je n'ai pas donné de nouvelles.
J'ai une très bonne occasion de reprendre contact avec vous.
J'ai signé pour un nouveau grand voyage ... !
La destination est l'île de Zanzibar sur le côté de la Tanzanie.
Comme pour mon dernier voyage en 2009 en Islande, je ne manquerai pas à mon retour d'en faire le reportage.
au programme "Tout Zanzibar en une semaine"+ 3 jours en séjour libre à Jambiani.
Découverte de la ville de Sone Town
Plage de Prison Island
Ferme aux épices et visite d'un jardin botanique
Visite de la grotte de Mangapwani (grotte aux esclaves)
Plage de Mangapwani
Village de Nungwi
Atool de Mnemba (Matemwe)
Jambiani
Uzi Island
Forêt de Jozani


Bien à vous ....à bientôt ! pour de sublimes images...
Galinette



Randonnée au Taennchel à partir de Thannenkirch par le "cerisier noir" (non loin de Bergheim et Ribeauvillé)


Elle finiront dans mes pots de confiture !


Et  ceux la  dans ma poêle !


D'autres pas bons du tout à mon avis que je ne ferai que photographier





Visite de  la maison du Val de Villé à ALBE près de Sélestat
La cuisine






La salle à manger


Le métier à tisser se trouvait généralement dans les salles à manger


L'école reconstituée dans une des pièces de la maison


Les octaèdres ci-dessous sont en bois et sont situés sur les rampes d'escaliers dans les combles de la maison.

« Sur les montants des deux balustres du garde-corps surmontant la cage d’escalier de la Maison du Val de Villé, nous remarquons deux octaèdres réguliers étoilés. Deux autres ornent la rampe de l’étage supérieur. La croyance populaire attribuait jadis un rôle de protection à ce genre de figure.

« Ce n’est donc pas un hasard ou dans un but purement décoratif que l’on a placé trois octaèdres réguliers étoilés en sentinelles au sommet des escaliers d’accès. Lieu hautement stratégique, vital même pour la survie de la famille, le comble devait être protégé contre le feu, la foudre et aussi les maladies, les maléfices, les malchances, les rôdeurs, les rongeurs, les vermines de toute espèces.

« Chef d’œuvre du savoir-faire des charpentiers, l’octaèdre étoilé est une sorte d’étoile constituée de 24 triangles équilatéraux découpés à la scie dans un cube. Objet mystérieux et fascinant, il point ses sommets dans les quatre directions des mondes supérieur et inférieur. Ses faces répètent 24 fois la figure de la Sainte Trinité et l’opposent aux forces maléfiques venant de toutes les directions possibles".






La cave à vin



Vitraux de la Cathédrale St Georges de Sélestat




Plafond de l'Abbatiale de Ebermunster (près de Sélestat). Abbaye bénédictine Saint-Maurice. Le cloitre se visite seulement le 3ème week end du mois de septembre. dommage !


Plafond de l'Eglise Notre-Dame de Guebwiller


Chaire de l'église de Soultz près de Guebwiller



Près de Guebwiller, un jardin médiéval










Abbatiale bénédictine de Murbach



Le sentier  de la Wormza (à partir de Metzeral, Vallée de Munster)






Moraines de l'époque glaciaire






En haut la clairière, on arrive


Au bout du chemin, le lac de FISCHBOEDLE



PÂQUES EN ALSACE

 25/04/2010
Les fenêtres de Ribeauvillé.


Les fenêtres de Turckheim


Ribeauvillé


Tout est dit par les Alsaciens et de manière courtoise !


Le château du Haut Koenigsbourg


En redescendant vers St Hippolyte


Le grand tour du" Lac noir" : 3 heures de marche dans la neige par les "hautes chaumes"




La tradition de Pâques dans les boulangeries pâtisseries



UNE JOURNEE A PARIS

 13/02/2010
Me revoilà après plusieurs mois de silence. L'automne a été dificile mais maintenant je vais bien. Avec ma  grande copine Christine nous sommes allées passer une journée à Paris le 11 février 2010. Il a neigé sans arrêt. On a pris l'option de flâner dans les passages  du côté de la rue Saint Denis à partir du quartier des Halles, certains se trouvent juste à côté et en face du musée Grévin (Poissonnière/Bonne Nouvelle).










Ma chouette copine Christine


A la rencontre impromptue de Hergé dans une librairie


Retour vers les Halles pour déjeuner dans la brasserie "Le cochon à l'oreille",  rue Montmartre




Un bon moment  ensuite en compagnie de Dali Rue Poulbot à Montmartre (musée Dali)







CARTE D'ISLANDE

 29/08/2009
Sur cette carte, on peut repérer pas mal de noms et de lieux dont j'ai parlé et que j'ai vus, de mes yeux vus.
Je pense vraiment un jour y retourner pour y vivre d'autres merveilleux moments notamment dans les fjords du Nord Ouest.
Qui sait ?
Merci de m'avoir suivie et encouragée dans mon carnet de voyage
Je vous embrasse, c'était une grande joie après des années difficiles. Même si j'ai  voulu très fort  et longtemps ce voyage, j'ai conscience de ma chance.
Galinette



LES SAGAS ISLANDAISES
On est maintenant à 1H30 de REYKJAVIK. Nous traversons les régions agricoles où sont élevées les vaches pour le SKYR, et où sont cultivées les pommes de terre. Nous passons sur la plus longue rivière d’Islande : PJORSA.

Nous sommes à 45 km de la capitale, puis à 28 km. Il fait 9° avec beaucoup de pluie. Pour nous faire passer le temps François, qui le reste de l’année est linguiste à l’université de Reykjavik,  nous parle des sagas islandaises, car la région que nous traversons en a été le théâtre, leur cadre naturel  dans la mesure où elles relatent des événements qui se sont passés ici et un peu vers l’intérieur des terres.

Les sagas sont des histoires longues et compliquées. Leurs premières pages commencent toujours par une avalanche de noms qu’il faut mémoriser tout de suite. Non seulement on y mentionne les acteurs, mais également tous leurs liens de parenté. Tout cela on ne l’explique plus par la suite et on a donc intérêt à être bien concentré et réveillé à la lecture des premières pages.

Le style des sagas est d’une sobriété imbattable. Le narrateur décrit les évènements comme un  témoin complètement objectif. Il n’y a aucun mot pouvant faire ressentir à un moment ou à un autre ses valeurs morales (un peu comme le style des nouveaux romans comme l’Etranger de Camus).On décrit les personnages tels quels et on les prend au milieu de leur vie...comme ça. Il n’y aucun regard moral sur les évènements.

Les personnages centraux sont toujours des héros, un peu comme les héros de l’Odyssée d’Homère. Ce sont en général des héros qui ont des démêlées avec les gens de leur famille  ou sont obligés de venger un membre  dont les règles ont été bafouées. S’ils ne le font pas, c’est un peu comme la mort pour eux.

Le grand thème c’est : comment un individu est coincé entre lui-même et la société qui impose des lois et l’héroïsme. Car il a sa vie interne qui quelque fois entre en conflit avec tous les liens sociaux.

On ne connaît pas les auteurs des sagas ni exactement l’époque où elles ont été écrites. Mais ce qui est écrit est souvent beaucoup plus ancien que l’époque d’écriture de la saga. C’est encore un point commun avec Homère qui relatait des événements antérieurs de 300 à 400 ans.

Toutes les théories du pourquoi de ces sagas ont un tronc commun. Les sagas dateraient essentiellement du 13ème siècle et on sait que c’est une époque très difficile en Islande. Il y avait de gros conflits entre les familles qui tournaient un peu à la vendetta et ce serait une des raisons qui a provoqué la colonisation de l’Islande. Les Islandais ne supportaient plus l’insécurité. Ils auraient eux-mêmes invité le roi de la Norvège à prendre le pouvoir dans le pays. Tous les récits héroïques auraient été mis sur papier à ce moment là. Ils ont fait revivre les grands moments de la colonisation qui a eu lieu bien avant où les gens étaient venus d’un commun accord sur une terre quasiment vierge et s’organisaient sans pouvoir central.

Les sagas représentent un monument unique de la littérature du Moyen-âge aussi bien pour les historiens que pour les linguistes. C’est un trésor d’informations sur l’histoire de l’Islande.

Mais le  4X4 atteint  REYKJAVIK. Incroyable, il fait beau et 18°. Demain matin nous prenons l’avion à KEVLAVIK après une petite visite de la capitale et une nuit en Guesthouse. Au revoir l’Islande. C'ETAIT...GENIAL !!!

 




Vendredi 7 Août 2009

LE VOLCAN HEKLA ET LES VOLCANS ACTIFS D’ISLANDE

On va bientôt en parler !

Connu déjà au Moyen-âge, Heckla est un nom féminin. C’est le volcan le plus actif d’Islande. Il se réveille à peu près tous les dix ans.

Il connaît deux types d’éruption :

Un type explosif

Il s’agit d’une explosion violente. Il crache alors de la pierre ponce en se comportant comme une fissure volcanique.

HEKLA c’est tout une série de cônes attachés les uns aux autres qui ont fait chacun leur tour une éruption.

Il y a tout le temps des nouvelles cheminées qui se forment, explosent et crachent puis se bouchent.

Un type coulée

Il s’agit alors de coulées de lave basiques. Mais le temps joue et plus le temps est long entre deux éruptions, plus la lave est acide.


La balade à forte proximité d’Ekla est interdite, car une éruption probable est présumée très prochainement.

Il est toujours recouvert de neige. De là vient son nom.

HEKLA signifie « collerette de neige ».

Les plus grosses éruptions du 20ème siècle sont celles de 1944 et celles de 1971.

Celle de 1944 a été la plus violente de son siècle en Islande. Elle était prévue et n’a fait aucun dégât.

Celle de 1971 a pris tout le monde au dépourvu. Les Islandais se sont déplacés pour voir la lave avancer. On venait d’inaugurer la centrale géothermique au Nord.

 

La dernière éruption date de l’an 2000 en Février. Il neigeait et pour voir l’éruption de près, beaucoup d’Islandais sont restés au retour bloqués dans leur voiture par la neige.

Une éruption destructrice a été celle de 1155, qui a chassé les colons des terres. Ils s’étaient installés trop près des volcans.

Les champs de pierre ponce de HEKLA sont exploités et utilisés pur construire des matériaux très résistants à la chaleur.

 

HEKLA est donc actuellement très surveillé car des cheminées sont en train de se former, tout comme le volcan KRAFLA (près du lac Myvatn), deuxième volcan le plus puissant après HEKLA. Ca fait longtemps que l’on parle de son probable réveil. Sa dernière éruption, quant à lui, remonte à 1916.

Deux autres volcans sous-glaciers sont surveillés dans le sud de l’Islande sous les glaciers MYRDALSJÖKULL et EYJAFJALLAJÖKULL. On sait qu’il y a une éruption en ce moment sous ce dernier. C’est la même poche de magma qui l’alimente et qui alimente KRAFLA. Il y a actuellement des tremblements de terre près de KRAFLA et une centrale géothermique est à proximité qui alimente les villes du Nord.











Jeudi 6 Aôut 2009

Les vêtements trempés de la journée sèchent où on peut les suspendre !
Refuge chalet de LANDMANNAHELLIR.

Photo Michelle


Photo Michelle



Mercredi 5 et jeudi 6 Août 2009

Le reportage va être court pour ces deux jours car j'ai du me reposer pendant que mes compagnons de route continuaient vaillamment la découverte de l'Islande, notamment la célèbre faille d'Eldgja.

Je me suis levée avec un sacré mal de tête et des nausées qui m'ont clouée sur place, m'obligeant à rester au refuge.
Mon organisme a  rouspété deux jours trop tôt...et d'une façon plutôt inattendue.
Je peux quand même vous montrer de magnifiques moutons que j'ai réussi à capturer près du refuge avec mon appareil photo en me cachant derrière un rocher. Ils vivent en liberté un peu partout dans le pays, mais sont très farouches.

Comme je vous le disais, le refuge pour ces deux nuits est sans électricité.
Le soir du 5 Août il s'est mis à faire très, très mauvais.
La balade sur le site de Landmannalaugar, je n'ai pas pu la faire non plus, même si je me sentais mieux. Le vent était assez violent et la pluie battante et je n'étais pas assez retapée  pour l'affronter. La rivière qui longeait la route s'était d'un seul coup transformée en torrent à la grande surprise du guide François et d'Alf . Il a  plu toute la nuit.

Ce n'est pas grave je vais vous mettre 3, 4 photos, car pour cette douzième journée, j'étais quand même dans le 4x4.

Le refuge HOLASKJÖL


LES CELEBRES MOUTONS ISLANDAIS


SUR LE CHEMIN AU DESSUS DU REFUGE, de l'obsidienne


LE SITE DE LANDMANNALAUGAR


SUR LE SITE DES VIEUX CAMIONS TRANSFORMES EN EPICERIE OU L'ON TROUVE PLEIN DE CHOSES UN PEU POUR DEPANNER.


LE SITE SOUS LA PLUIE




BAIGNADE  BIEN MERITEE DES COPAINS  APRES UNE MARCHE SOUS UNE PLUIE BATTANTE !



Mardi 4 Août 2009

Aujourd’hui il fait 12°. Certains jours nous avons connu 3 ° quand nous étions en altitude.

En partant de l’hébergement de GARDI, nous longeons des langues glacières du GLACIER VATNAJÖKULL et elles sont multiples.

Sous la langue ÖRAEFAJÖKULL se trouve le point culminant d’Islande à 2110 mètres.

Lee Glacier lui-même abrite le plus gros volcan sous-glacier de l’Islande au Nord Ouest, le GRIMSVÖTN (en partie occupé dans sa caldeira par un lac sous-glacier le GRIMSFJALL) qui fait régulièrement parler de lui.

La partie Ouest du Vatnajökull recouvre un important réseau de fissures volcaniques provenant de la ride médio-atlantique qui partage l’Islande en deux.

 

La dernière éruption importante du GRIMSVÖTN remonte à 1996.

Elle a été fortement médiatisée parce que très impressionnante.

Elle a commencé le 29 septembre 1996 pour se terminer le 7 novembre de la même année par une gigantesque crue qui a détruit plusieurs ponts sur son chemin.

Le débit maximal de cette crue a atteint 50 000 m3/seconde  (par comparaison : débit moyen de la cascade de Detifoss que nous avons vue = 130 m3/ seconde et le débit maximal = 350 m3/ seconde).

Cela a donc commencé par des tremblements de terre le 29 septembre avec des coulées de lave au Nord du lac le 1er octobre.

L’éruption a fait fondre une couche de glace de 500 mètres en 30 heures. Une fissure de 4 km de long est apparue.  

L’éruption est devenue aérienne le 2 octobre et la fissure s’est allongée de 3 km vers le Nord.

Le 3 octobre le volcan a dégagé un nuage de cendres de 10 km.

Toute l’eau de fonte a coulé dans le lac de la caldeira du volcan.

Le 14 octobre il n’y avait plus aucun signe d’éruption volcanique.

Tout le monde s’attendait à ce qu’il y ait une crue mais personne ne savait quand elle aurait lieu.

La crue s’est fait attendre 3 semaines.

Des mouvements sur la montagne se sont fait sentir, prémices de la crue gigantesque qui a suivi sous la forme d’une vague déferlante d 4 à 5 mètres de hauteur faite d’eau, de boue et de glace.

Elle est partie de GRIMSVÖTN, est passée en dessous de la langue glacière de SKEIDARARJÖKULL avant de s’éliminer vers la mer. La décrue s’est amorcée le 6 novembre et s’est arrêtée le 7 novembre 1996.

Depuis, les ponts ont été reconstruits, mais le cours des rivières a complètement changé. C’est la rivière suivante qui est devenue la rivière principale d’évacuation du glacier.

Une nouvelle éruption heureusement moins importante  a eu lieu en 2004.Ce volcan fait parler de lui à peu près tous les 10 ans.

 

Randonnée dans le parc de SKAFTAFELL

Nous randonnons dans ce parc pour aller longer la crête de la langue glacière SKAFTAFELLSJÖKULL et pour aller voir de tout prêt la langue SVINAFELLSJÖKULL.

Le vent commence à monter et nous devrons rebrousser chemin à 20 minutes du sommet qui nous permettait une vue panoramique, car nous n’arrivions plus à rester debout.

Nous l’avons quand même bien vue et nous avons rencontré sur le chemin qui nous y menait une végétation à 400 mètres d’altitude qui existe  par exemple en France dans les Alpes mais beaucoup plus haut.

 

 

Halte au vieux village de NUPSSTADUR

Ce village laissé en l’état avec sa petite église daterait du 17ème au 19ème siècle. Amis certains disent qu’il est déjà mentionné au 12ème siècle.

 

Les champs de lave du volcan LAKI

Le volcan LAKI a été l’une des  grosses éruptions qu’a connue l’Islande au 18ème siècle. Cette éruption a duré de  mai 1783 à Mars 1784 et a failli ravager complètement l’ile.

Elle a craché durant les 10 mois 12,5 km3 de lave, la plus grosse coulée de lave de tous les temps de l’humanité, sur une superficie de 580 km2.

Au cours de l’éruption se sont déversés dans l’atmosphère environ 500 millions de tonnes de gaz, des dizaines de tonnes de fluor, 80 millions de tonnes de soufre.

C’est en particulier le soufre qui a causé une famine en Islande, car il a complètement empoisonné les pâturages.

 

Le site de Laki n’est pas un seul volcan, mais une série de 35 petits volcans qui se sont formés l’un après l’autre. Cette chaine se nomme LAKAGIGAR.

C’est comme une fissure volcanique mais comme l’éruption a duré presque un an, plusieurs morceaux de fissure se sont formés à des moments différents toujours selon le même axe Nord-Est/ Sud-Ouest.

Le champ de lave est complètement recouvert de mousse maintenant et cette mousse peut atteindre à certains endroits 40 cm.

 

Après être descendus du 4X4 pour fouler la mousse dans un champ de lave, nous y remontons pour quitter la nationale jusque vendredi matin ; nous retournons vers l’intérieur des terres en direction de la région de LANDMANNALAUGAR qui signifie « la source de la terre des hommes".

Ce soir nous dormirons dans un refuge sans électricité  qui s’appelle HOLASKJÖL. Nous allons y rester deux nuits. On s’éclaire à la bougie.




























la langue SVINAFELLSJÖKULL




la langue SVINAFELLSJÖKULL




la langue SVINAFELLSJÖKULL









Vues de la route







Les chevaux  Islandais




Le barbecue installé dans la terre


Sublime gigot de mouton !



Lundi 3 Août 2009

 

 

 

 

 

 

Nous partons du Fjord de REYDARFJÖRDUR où nous avons passé la nuit. Ce Fjord a bien changé depuis quelques années, depuis la construction de l’usine d’aluminium à quelques kilomètres. Des infrastructures et des équipements ont poussé pour permettre à l’usine d’accueillir des ouvriers et des employés.

Pour moi, c’était important de voir aussi cet aspect ; on aurait pu quitter l’Islande avec un regard édulcoré après avoir vu toutes ces beautés ces derniers jours.

Par contre,  dès que le beau temps viendra, aujourd'hui nous allons encore rencontrer des paysages superbes.

 

On emprunte un tunnel sous la montagne long de presque 6km qui nous permet de passer aisément d’un fjord à l’autre.

Sur la côte Est les Français venaient pêcher volontiers. Ils y ont construit un hôpital et aussi  laissé certains bâtiments que nous apercevons au bord de la route.

 

Nous arrivons à STÖDVARFJÖRDUR où nous visitons le musée de la pierre. Curieux musée installé dans la maison même des propriétaires. En visitant, on aperçoit les chambres, la cuisine… et puis il y a le jardin, plein de pierres et de fleurs et aussi des nains de jardin devant leur maison islandaise.

La famille qui habitait ici a commencé la collection il y a une quarantaine d’années. La plupart des pierres ont été trouvées sur les flans des montagnes à l’époque du dégel. Il y a alors des coulées de boue qui laissent apparaître des couches plus profondes de la terre.

 

Le village de HÖFN sera trois fjords et une baie plus loin.

 

Sur le versant sud du fjord  BREIDDALSVIK, on peut voir des bassins témoins de la culture du saumon. Les conditions sont excellentes ici pour ce type de culture parce qu’il y a beaucoup de courant et que le fjord n’est pas profond.

Ce sont les norvégiens qui ont appris les Islandais à faire la culture du saumon et de la morue. Il y a moins de centres de pisciculture maintenant qu’il y a 10-15 ans. Beaucoup de sociétés ont fait faillite. Celui que l’on aperçoit est très moderne, informatisé. Très peu de personnel a en charge cette pisciculture.

Un des problèmes est d’empêcher que des bactéries  se mettent dans le poisson, parce que ça peut empoisonner tous les poissons qui sont dans les bassins, mais également ceux qui vivent dans le fjord.

 

Nous voyons, là à droite, des échafaudages pour faire sécher les poissons puis le petit village de DJÜPIVOGUR tout à fait à la pointe du fjord.

 

Là, le bout de  route que nous traversons sera  très prochainement transformé en mur anti bruit et la route passera un peu plus près de l’eau. Il faut imaginer que dans des régions comme celle-ci, le danger d’avalanche est extrêmement grand et les précipitations peuvent être énormes en hiver. Les pentes des montagnes sont très fortes. Le problème est le même dans les fjords du Nord-Ouest.

 

Nous arrivons dans le fjord ALFTAFJÖRDUR.

Pas compliqué « JÖRDUR » veut dire « fjord » en Islandais et  « ALFTAF» veut dire lui « cygne », ce qui laisse présager que nous allons peut-être voir des cygnes. C’est un endroit où les cygnes ont l’habitude de s’accoupler. Ensuite ils se dirigent vers les lacs de l’intérieur pour la pondaison.

Tout comme les macareux moine, ce sont les mâles qui s’occupent des petits, qui sont en charge de leur nutrition.

Et en effet nous allons en voir quelques uns de façon fugitive.

C’est là que nous faisons la pause déjeuner, au soleil.

Par grand beau temps à partir de ce fjord nous pouvons voir l’île Papey.

 

Nous sommes arrivés sur la côte Sud Est. Le Glacier VATNAJÖKULL est vraiment tout près, même si on ne le voit pas encore.

Toutes les rivières que l’on traverse maintenant viennent du glacier Vatnajökull et se jettent dans la mer.

Nous arrivons enfin à l’hébergement de GERDI.

Avant le repas nous nous rendons à la lagune glacière de JÖKULSARLON où nous allons pouvoir voir de près des icebergs en prenant le bateau.

Je crois que l’on en a jamais vus d’aussi près.

La langue glacière est tout près, et nous nous promenons sur ce lac qui rejoint la mer et dans lequel des morceaux de glace qui se sont détachés du glacier flottent.

 

Le soir nous mangeons, certes bien couverts, pour la première fois dehors. François et Alf ont réalisé un barbecue dans la terre pour cuire le gigot d’agneau et les pommes de terre. Un véritable régal.




Les langues glacières se multiplient. Elles se forment sous la pression de la calotte glacière au-delà des neiges éternelles vers le bas.

La langue glacière de Jökulsarlon en est une. Jusqu’au début du 20ème siècle, cette langue atteignait la mer. C’est à partir des années 20 qu’elle a commencé à fondre et actuellement elle est très loin de la mer. Elle a formé un lac et dans ce lac se déversent des icebergs.

La glace qui se brise n’est pas due au réchauffement mais à l’action de la mer.

C’est un spectacle magnifique, unique en Islande et même en Europe. Le seul endroit où l’on pourrait voir des choses de cette taille, c’est au Groenland.

Quelques généralités sur le glacier VATNAJÖKULL

C’est le plus grand glacier d’Europe. Il est plus grand que tous les glaciers d’Europe réunis y compris tous les autres glaciers d’Islande. Il fait 8350 km2 c'est-à-dire la superficie de la Corse.

En dessous du glacier Vatnajökull, on a déjà cartographié le relief. Les montagnes ont en moyenne une altitude de 600 mètres, ce qui est nettement inférieur à la limite des neiges éternelles dans cette région du Sud de l’île de l’Islande, qui est de loin la région la plus douce sur le plan climatique.

Cela veut dire que si le glacier disparaissait, il n’y aurait plus jamais de glacier dans cette région, en tout cas dans les conditions climatiques actuelles.

L’épaisseur moyenne de la calotte glaciaire est de 650 mètres et peut atteindre à certains endroits 1 km. Elle a été mesurée par des glaciologues français à la fin des années 50.

L’apport de neige fraiche peut varier très fort selon les années. Après certains hivers, il peut y en avoir 16 mètres.

Il y a plus de glaciers dans le sud que dans le Nord de l’Islande.

Cela est du aux vents dominants du sud, sud-est qui amènent des précipitations très violentes en général.

Sur la côte cela apporte de la pluie et sur les glaciers de la neige. Les vents du Nord sont eux beaucoup moins chargés d’humidité.

Comme tous les glaciers, il passe par des périodes où il grossit et grandit et d’autres où il diminue.

Si on prend pour exemple le 20ème siècle : Le début du 20ème voit son apogée et sa superficie est plus grande qu’à l’époque de la colonisation.

Puis, 1920-1930 est une période radoucissement qui s’est prolongée jusque dans les années 60. C’est à ce moment là que la langue glacière  Jökulsarlon a commencé à battre en retraite.

A cette époque des années 60, la banquise est venue régulièrement entourer les côtes de l’Islande, ce qui correspond à une nouvelle période froide pour l’Islande qui s’est prolongée jusque dans les années 90.

A la fin des années 90, les glaciers avaient presque repris leur taille du début du 20ème siècle. Mais cela dépend d’un endroit à un autre.

Depuis 2000, quelques hivers sont extrêmement doux, suivis par des étés tempérés, ce qui active de nouveau la fonte des glaciers.

Ces trois dernières années la situation est plutôt stable. La fonte des glaciers en Islande est peut-être plus compliquée que ce que l’on peut imaginer lorsque l’on lit toute la littérature sur le réchauffement de la planète.

Il faut savoir que les glaciers sont un peu comme la mer. Ils ne réagissent pas aux changements climatiques aussi directement que les continents. La mer ne suit pas tout à fait le rythme des saisons (elle est plus froide en été et plus chaude en hiver) ; les glaciers c’est un peu la même chose.

La fonte actuelle des glaciers est peut-être la répercussion d’un changement climatique antérieur.

LA LANGUE GLACIERE JÖKULSARLON (le lagon aux icebergs)

JÖKULSARLON = LE LAGON DU GLACIER

Cette langue glacière particulièrement fond plus vite que les autres et cela reste en grande partie une énigme. C’est celle qui fond la plus vite en Europe.

Une explication est que l’on sait que la fonte des glaciers dépend avant tout de la vitesse dont la langue se propage vers le bas. Si la langue est stoppée par un obstacle naturel (ex : de la roche ou un morceau de socle), elle va ralentir sa course voire la stopper. Lorsque l’obstacle cède, elle se remet en marche à une vitesse nettement supérieure à celle d’avant. C’est peut-être ce qui arrive à celle de Jökulsarlon.

Comment se forment les icebergs ?

La mer maintenant passe en dessous de la langue glacière et les remous de la mer provoqués par le flux   en cassent des morceaux qui tombent. Certains restent complètement accrochés au fond du lac. D’autres moins grands se mettent à flotter et petit à petit se déversent dans la mer.

Chaque année 200 mètres de glace sont cassées. Le glacier diminue à cet endroit et le lagon augmente. L’apport d’eau salée venant de la mer fait fondre la glace, c’est une des explications.

En dessous de la langue glacière de Jökulsarlon, le paysage a été cartographié et on sait déjà qu’elle cache le fjord le plus profond d’Islande. Il est encore complètement bloqué sous la glace.

En 2009 en particulier, il y a une accélération de la fonte de la langue glacière et il y a plus de glace qui se casse dans le lagon. La glace est en mouvement perpétuel.

Un iceberg est à 10% visible et à 90% sous l’eau, ce qui peut donner une idée de la taille des icebergs que nous voyons flotter.

Toutes les glaces qui tombent du glacier approfondissent le lagon qui est en fait devenu de ce fait le lac le plus profond d’Islande (280 mètres) près de la langue glacière. A cet endroit là, c’est encore plus profond que le lac d’Askja.

La température moyenne de l’eau est à 3-4 degrés ; c’est un mélange d’eau salée et d’eau douce qui se réchauffe uniquement un peu au début de l’été. En hiver la température atteint -5 degrés, mais à cause du sel qui vient de la mer, le lagon est rarement gelé.

Il y a une vie dans le lagon : des harengs, des truites et une soixantaine de phoques.

 








La couleur noire que l’on voit sur les morceaux de glace est tout à fait naturelle. C’est de la cendre volcanique issue des éruptions sous-glacières.

La couleur bleue, c’est celle que l’on voit quand le morceau de glace vient de se retourner. La partie qui était dans l’eau vient en surface et prend cette couleur bleue turquoise car l’eau était beaucoup plus compressée et oxygènée.

 

Tous les morceaux de glace que l’on voit ont au moins 1000 ans d’âge. Cette glace fond dix fois moins vite que la glace ordinaire







La glace  redevient blanche à l’air libre, car l’oxygène s’en va.
Ici on la voit flotter vers la mer.
















ISLANDE - ILE PAPEY

 23/08/2009

Une histoire de famille vraie racontée par François

Histoire de famille au début du 20ème siècle sur l’Ile Papey.

 

Un fermier a décidé de vivre dans la nature avec sa femme sur l’île Papey.

Il y est resté 40 ans.

Il a eu dix enfants avec la même femme.

Celle-ci est morte. Il s’est remarié avec une autre femme avec laquelle il a eu quatre autres enfants.

Quatorze enfants sont donc nés sur cette île.

 

Ils restaient sur l’île toute l’année et  n’allaient chercher que trois ou quatre fois sur la côte Est ce qui était vraiment nécessaire et un peu de bétail.

Ils se nourrissaient de la nature, mangeaient les œufs et la chair des macareux moine.

 

Imaginez quatorze enfants ! Il doit y avoir maintenant des centaines de descendants.








Des lupins. Plante qui recouvre désormais une partie de l'Islande. Les graines ont été jetées d'un avion volontairement.




Curiosité. Ce fossile de morceau d'arbre, qui selon les spécialistes avait 6 mètres de diamètre. C'est le témoin que l'île dans le passé a connu différentes époques climatiques, dont une beaucoup plus douce que celle que l'on connait aujourd'hui. La végétation y était plus luxurieuse et variée.


L'emblème de l'île : le macareux moine. Nous ne verrons que celui du musée. Il y en a surtout parait-il dans les fjords du Nord Ouest.


Autre bestiole bien connue en Islande : l'oie !



Dimanche 2 Août 2009

 

Nous refaisons les sacs et quittons le refuge de DREKAGIL par une autre piste.

Le 4X4 est toujours obligatoire pour affronter la piste.

Nous retrouvons les champs de pierre ponce, ce qui donne une idée de l’impact de l’éruption de VITI.

 

Puis nous traversons le pont d’une rivière où nous nous arrêtons quelques minutes pour l’observer.

La photo est en couleur, mais on la croirait vraiment en noir et blanc. Ici la rivière est extrêmement puissante. Son lit et ses abords sont faits d’obsidienne, cette roche noire vitrifiée que l’on a déjà rencontrée. On peut voir de magnifiques orgues basaltiques.

Quand il y a une activité volcanique sous le glacier de VATNAJÖKULL, cela influence son débit. C’est une façon indirecte de savoir s’il y a une éruption.

 

Ensuite, on fait un tout petit détour pour aller voir le hameau de MÖDRUDALUR qui a une ferme la plus élevée en altitude de l’île (environ 460 mètres) et aussi la plus éloignée de la côte.

Rappelons que cette région était beaucoup plus colonisée jusqu’à l’époque de l’éruption de ASKJA en 1875.

Ce hameau présente une ferme, des maisons reconstituées avec un toit en gazon (un restaurant), une église. Il fait ici très, très froid en hiver (jusqu’à -25 à -30°).

 

Puis on récupère la nationale et on file vers l’Est. On restera sur cette nationale jusqu’à mardi soir 4 Août maintenant.

Dès que nous sommes sur la nationale, les paysages vont ressembler à ce que l’on a déjà vu dans le Nord de l’île. Nous sommes sortis du  GRABEN médian de la région centrale et jeune de l’Islande. Mais le basalte tertiaire paraît encore ici plus érodé.

 

L’Est est la région des fjords très découpés et profonds, un peu semblables aux paysages du Nord Ouest qui ne font pas partie du programme.

 

Autre particularité : il existe dans l’Est des colonies de rennes dans certaines zones. Ce n’est pas un animal d’origine. Il a été importé par les danois au 18ème siècle.

 

Autre chose encore…Se trouvent dans l’Est plusieurs ports importants notamment celui de SEYDISFJÖRDUR.

C’est là qu’arrive le bateau que l’on peut prendre à partir du Danemark ou de l’Ecosse, si on veut se rendre en Islande avec sa propre voiture. Dans ce cas on commence le voyage à partir de là.

 

L’usine d’aluminium

Ce soir nous dormirons dans une guesthouse  dans le fjord REYDARFJÖRDUR en dessous de celui que je viens de citer.

A cet endroit la compagnie américaine ALCOA a construit une usine d’aluminium à quelques kilomètres. Pour se faire, les Islandais ont construit le barrage hydroélectrique de KARAHNJUKAR, certes exploit technologique mais qui a causé des dommages écologiques importants.

C’est un peu le problème éternel de l’Islande : comment diversifier son économie ! Le grand projet de l’époque  des années 1980 c’était de développer l’industrie de l’aluminium...il fallait alors trouver une énergie et on ne pouvait le faire qu’en construisant un barrage au Nord Est du volcan VATNAJÖKULL.

Actuellement les cours sont très volatiles et sensibles aux fluctuations de la conjoncture mondiale.

Un autre projet  est en cours néanmoins, bien que décrié et retardé, au Nord de l’Islande près du port d’HUSAVIK.

 

Géologie

 

Nous faisons la pause du midi à la petite ville d’EGILSSTADIR. Eloignée des côtes mais en connexion avec la mer, puis gagnons REYDARFJÖRDUR par la vallée FAGRIDALUR qui communique avec plusieurs fjords.

Les paysages que nous découvrons présentent d’anciennes orgues basaltiques très érodées et en partie recouvertes par la mousse. On observe ici  des montagnes faites de  plus de  couches sédimentaires entre les couches basaltiques que dans d’autres régions de l’Islande.

Ce qu’on voit maintenant ici très bien, c’est l’inclinaison de toutes les montagnes. Les montagnes de l’Est ou de l’Ouest de l’Islande s’inclinent vers le centre de l’île à environ 8 degrés. C’est un phénomène du à l’affaissement de sa région centrale.

 

En fin d’après-midi, quand nous serons bien installés dans la guesthouse, nous irons faire une petite balade à pied dans les environs avant le repas.

 

Que dire encore sur REYDARFJÖRDUR ?


En surplomb du village, existent en haut de la colline des hangars tout rouges qui en fait servaient d’hôpital aux soldats américains, canadiens et norvégiens en temps de guerre. Le village voyait alors passer beaucoup de monde.








On voit bien  sur cette photo l'inclinaison des montagnes à 8°


La guesthouse très confortable après nos deux nuits au refuge de montagne






REMARQUE

En Islande, il existe très peu de forêt originelle et même très peu de forêt tout court  (moins de 2% du territoire) !
Ce que vous voyez là sont des sapins plantés. Notre guide les appelle "les sapins de noël "!
Ce sont les colons qui, à l'époque, ont largement contribué à la déforestation en utilisant le bois pour les habitations et les bateaux. Mais ce fut aussi l'oeuvre complémentaire des moutons et des éruptions volcaniques.







L'église protestante (comme partout dans le pays) du hameau de MÖDRUDALUR





Nous avons quitté le lac MYVATN pour ASKJA










LA MONTAGNE HERDUBREID : UN VOLCAN PLATEAU QUE L'ON DISTINGUE BIEN DE LA CALDEIRA D'ASKJA

 

C’est un exemple classique de ce que l’on appelle un volcan plateau et sa photo est présente dans bon nombres de livres de géographie.

 

Principe d’un volcan  plateau

 

Ce volcan est constitué en partant du bas de pentes assez escarpées et puis juste au dessus d’une gosse ceinture en rocher presque horizontale et au dessus d’un cône aplati.

 

C’est une montagne qui s’est formée sous la glace. Il faut imaginer que toute la hauteur du bas jusqu’en haut de la ceinture fait à peu près la hauteur de la calotte glaciaire soit environ 1500 mètres sur les 1682 mètres que compte cette montagne.

Donc, imaginez des éruptions glaciaires sous la glace qui ne peuvent pas sortir. C’est ce qui a constitué les pentes relativement escarpées. Puis la glace fond et l’eau tombe dans une espèce de cuvette qui ce trouve entre cet amas de lave et le sommet de la calotte glaciaire restante.

Donc voilà : Il y a une dalle de glace, en dessous il y une cuvette et puis en dessous il y a le volcan qui se forme petit à petit. La cuvette d’eau se remplit à chaque fois qu’il y a une éruption. L’eau trouve toujours un chemin sous la glace pour s’évacuer.

Le glacier fond totalement à la fin des époques glaciaires et les éruptions de ce volcan deviennent aériennes (le cône). Il n’y a plus aucune calotte glaciaire au dessus de la cuvette. La ceinture c’est l’ancienne cuvette remplie d’eau. Le cône aplati, c’est le résultat de la cendre, de la lave qui s’est échappée du volcan après.

 

Il y a beaucoup de volcans plateau en Islande mais HERDUBREID est bien connu.

 

 

LES  CALDEIRAS D’ASKJA

 

ASKJA veut dire « la boite » en Islandais, mais dans ce cas précis « la caldeira ». Une caldeira ressemble très fortement à un immense chaudron peu profond. C’est une vaste dépression, ici circulaire, résultat de l’effondrement d’un volcan et faisant suite à la vidange de sa chambre d’alimentation.

 

On peut observer un immense massif de montages, de stratovolcans (superposition de strates de lave) qui trouve son origine dans les époques glaciaires. Il s’appelle DYNGJUFJÖLL. On sait qu’il y avait déjà à cette époque une immense caldeira. C’était la caldeira d’origine d’Askja. On la voit par beau temps sous la forme d’un cercle.

 

A la fin du 19ème siècle, en 1875 exactement, il y a eu une terrible éruption avec la formation d’un tout petit cratère qui s’appelle VITI. C’était une éruption de pierre ponce qui a craché 2km de pierres ponce en quelques heures. Le nuage de cendres gigantesque qui l’a accompagnée a atteint STOCKOLM  en Suède an quelques jours avec les vents dominants. Après l’éruption de VITI, ce « tout petit » cratère, il y a eu un gigantesque affaissement au milieu de la caldeira, qui a donné naissance au lac que l’on voit actuellement : le LAC ÖSKJUVATN. Ce lac s’est don formé naturellement par une poche d’eau phréatique qui est remontée à la surface. La terre continue encore de s’affaisser à certains endroits faisant de  ÖSKJUVATN le lac le plus profond d’Islande (plus de 1000 mètres).

Cette éruption de 1875 a été désastreuse pour l’Islande pace qu’elle a détruit les fermes de l’Est et a provoqué le début de l’émigration Islandaise ers les Etats-Unis et le Canada.

 

Après cette éruption, il y a eu un temps de pause jusqu’au début du 20ème siècle. Puis il y a eu 3 nouvelles éruptions entre 1900 et 1930, de nouveau des petites fissures volcaniques un peu partout et qui ont de nouveau commencé à cracher de la pierre ponce et de la lave.

 

La pierre ponce c’est de la lave très gazeuse, très légère et en générale de couleur blanche. Elle coupe fortement.

 

Et puis dernière grosse éruption en date au début des années 60. Ce fut d’abord un énorme solfatare qui a commencé à faire jaillir des jets de boue à plusieurs centaines de mètres de hauteur, suivi d’une très grosse coulée de pierre ponce.

 

Depuis cette époque, il y a très souvent des tremblements de terre dans la région de VITI ou de DYNGJUFJÖLL. C’est une région chaude ici et ASKJA n’est pas du tout un volcan éteint. Des signaux sont aujourd’hui interprétés comme pouvant être annonciateurs d’une éruption future de grande ampleur.

Il y a en fait deux caldeiras visibles : l’ancienne caldeira avec les montagnes en cercle et à l’intérieur la caldeira actuelle avec au centre le lac d’Askja ÖSKJUVATN et juste à côté le cratère VITI au fond duquel il y a un lac laiteux.

 

Il est à remarquer que la NASA envoie ici ses cosmonautes pour leur entrainement car le sol et le relief sont très proches du terrain de la lune.

 

Imaginez également que ici tout près il y a le Nord du plus grand glacier d’Europe : (le glacier DYNGUJÖKULL, morceau du ) GLACIER VATNAJÖKULL et vous pouvez imaginer aussi tous les fleuves qui coulent de ce glacier dans la région, notamment la RIVIERE JOKULSA que l’on a longé pratiquement tout le temps pour se rendre à Askja même si on ne l’a pas toujours vue.




Samedi 1er Août 2009

PROGRAMME DE LA RANDONNEE

Une marche de 6 heures en empruntant un chemin balisé (avec juste quelques racourcis ou petits détours proposés par François !)
Ca monte relativement doucement mais tout le long du parcours.On peut voir le cercle de la première caldeira.
On aura énormément d'occasions de prendre en photos la montagne HERDUBREID qui nous offre la joie de se dégager au fur et à mesure de l'ascension de la caldeira d'Askja.
On arrive au bord de  la crête de la nouvelle caldeira d'Askja.
On observe le lac ÖSKJUVATN, et le petit cratère à côté VITI.
On monte encore un peu (on va marcher dans la neige).. nous sommes au dessus de 1000 mètres.
On peut voir, car il fait beau le glacier DYNJIJÖKULL, le nord du  glacier VATNAJÖKULL et le lac ÖSKJUVATN en plongée, ainsi que le petit cratère VITI.
On redescend vers le cratère VITI.
Au passage on admire la dernière coulée qui descend jusque dans le lac. On descend dans le cratère VITI .
On se baigne dans l'eau laiteuse à 30 degrés.
On remonte du cratère et on termine la randonnée pour rejoindre le parking ou nous attend le 4X4.

ABSOLUMENT GENIAL !



Montagne HERDUBREID  (signifie la montagne aux épaules larges) et coulée VIKRAHRAUN (plus sombre)


Montagne HERDUBREID


LAC ÖSKJUVATN


Bord du lac Öskjuvatn et sur la droite, juste à côté, on distingue un peu le cratère VITI


ON MONTE ENCORE UN PEU DANS LA NEIGE POUR ADMIRER LE PANORAMA


ON SURPLOMBE LE LAC ÖSKJUVATN


DYNGJUJÖKULL au Nord du grand Glacier VATNAJÖKULL


LE CRATERE VITI  AU TELE OBJECTIF, DANS LEQUEL ON DESCENDRA TOUT A L'HEURE POUR SE BAIGNER


PAUSE !
(photo de michèle)


ON DESCEND VERS LE CRATERE VITI (signifie l'enfer)
(photo de Michelle)


LA COULEE BATSHRAUN qui signifie "champ de lave du bateau".

Elle est issue d'une fissure volcanique.

La lave était très visqueuse et est descendue lentement jusq'au lac.

L'éruption a eu lieu vers 1923-1924.

Le chemin balisé traverse la coulée.


LA COULEE BATSHRAUN QUI SE DEVERSE DANS LE LAC ÖSKJUVATN


LE FOND DU CRATERE VITI OU L'ON SE BAIGNE AVEC EN HAUT DES ORGUES BASALTIQUES


ALLEZ...J'OSE VOUS LA MONTRER !
MOMENT INOUBLIABLE ET UNIQUE DE BAIGNADE UN PEU FROIDE DANS LE FAMEUX CRATERE VITI AUX PAROIS RIOLITIQUES.

SEULE AU MONDE OU PRESQUE..PUISQUE QUELQUES UNS L'ONT FAIT


Photo michelle


GROS PLAN SUR DE LA LAVE GAZEUSE



Nous vivons aujourd’hui la rude réalité islandaise du centre de l'île.

Nous partons à 9 heures, bagages refaits et chargés dans le 4 X4.

J’ai pris, sur les conseils de François, un petit déjeuner léger, car on nous allons traverser un désert de lave et ça va tourner dans tous les sens.

La route va être un peu imprudente et cette fois, le type de véhicule que nous avons va se révéler obligatoire.

Notre trajet durera 5 heures.

Nous allons faire un petit détour sur la route pour aller voir la CASCADE DE DETIFOSS.

Nous reviendrons ensuite sur nos pas pour nous diriger vers l’intérieur du pays pour aller au refuge et ce soir près DE LA CALDEIRA D’ASKJA.

Nous traversons la rivière  JOKULSA, et la longeons ensuite pour prendre la fameuse piste tortueuse. Cette rivière vient directement du GLACIER VATNAJOKULL, le plus grand glacier situé au Sud de l’Islande. C’est une des rivières les plus importantes d’Europe tout au moins au niveau débit.

 

Il reste 25 km après la bifurcation pour se rendre à la cascade. Nous avons déposé la remorque pour pouvoir aller plus vite et la reprendrons au retour.

Tout le paysage a été formé essentiellement à la fin des dernières époques glaciaires, clôturée par de gigantesques crues.

 

Une fois à l’intérieur des terres, nous y resterons jusque à peu près dimanche soir, au moment où nous retrouverons la côte Est de l’île.

On ne voit pas encore très bien les sommets vers lesquels nous nous dirigeons mais François nous signale notamment un nom : LA  MONTAGNE HERDUBREID.

 

Devant nous maintenant, s’étend, de part et d’autre de la piste, un désert  de lave de pierre ponce très coupante. Il y a moins de végétation et il y en aura de moins en moins sauf à quelques endroits où nous trouverons des petits oasis.

Nous entrons dans le désert de lave de ODADAHRAUN.

« ODADAHRAUN » signifie littéralement « champ de lave des crimes ». Jusqu’à il y a environ deux siècles, les condamnés à mort étaient laissés à l’abandon dans ce champ de lave et n’avaient pas le droit de revenir sur la côte. Il faut imaginer comment la vie était difficile ici dans un environnement comme celui-ci où il n’y a pratiquement pas d’eau en surface et où bien sûr on est très exposé au vent, au froid et à la pluie.

Peu de condamnés survivaient à cette expérience sauf les quelques uns qui réussissaient à s’installer dans un des rares oasis que l’on pouvait trouver dans cette région.

 

On n’a pas de témoignage ancien, mais ce désert de lave  de pierre ponce provient probablement de la grosse montagne HERDUBREID qui culmine à 1682 mètres.

Il s’agit d’une lave chaotique, extrêmement coupante, qui se crevasse facilement, très gazeuse.

 

La route s’avère en effet difficile, très sinueuse et accidentée.

 

Nous arrivons vers 15 heures au refuge de DREKAGIL, qui veut dire "la rivière du dragon". Nous nous installons pour deux nuits.

Compte-tenu de la longueur de l'été en Islande, ce refuge est ouvert actuellement environ 70 jours par an.




Traversée de rivière en 4X4




Photo Eric DORANGE



Au milieu de nul part !


Photo Eric Dorange








La cascade de DETIFOSS est connue pour sa force.

Le débit moyen est de 130 m3/seconde. A l’époque de la fonte des neiges au début de l’été et aussi en cas d’éruptions volcaniques sous la glace de VATNAJÖKULL, il peut atteindre 350 m3/seconde ce qui semble pourtant inimaginable.

 

Le cadre de la cascade, c’est un grand amas de pierres. Ce sont en fait des morceaux de lave basaltique, qui ont été charriés par la rivière à toutes les époques.

 

Il y a assez peu de vie ici.







Photo de Eric Dorange


Photo de Eric Dorange



ISLANDE - MATIN JOUR 6

 18/08/2009
Vendredi 31 juillet 2009

Nous refaisons nos sacs.

Nous remontons dans le 4X4. Une journée de route difficile nous attend.







Jeudi 30 juillet 2009


La matinée démarre après le petit-déjeuner par une « leçon » sur la géologie et la vulcanologie de l'Islande et principalement autour du lac Myvatn. Nous essayons d'y comprendre quelque chose.
Sachons tout d'abord que l'Islande est traversée par le passage de la ride médio-atlantique. C'est une immense chaîne volcanique sous l'océan.


L'Islande est superposée à cette ride ; c'est une espèce de bourrelet au dessus de cette grande ride sous-marine, immense fissure volcanique qui émet constamment de la lave. A certains endroits la lave a immergé et donné naissance à des îles comme l'Islande.

Cette ride traverse l'Islande par son centre selon un axe Sud Ouest/Nord Est. La zone centrale de l'Islande, on l'appelle le GRABEN.
C'est là qu'il y a le plus de volcans actifs, et qu'il y a eu le plus d'éruptions surtout depuis les époques glaciaires. Nous l'avons quitté pour aller vers le Nord, nous y sommes de nouveau.


 Le lac Myvatn est signalé par le célèbre VOLCAN KRAFLA à proximité. Il y a énormément de magma ici sous la croûte terrestre.


L'histoire géologique de cette région remonte aux dernières époques glaciaires (cela veut dire à 10 à 12 000 ans pour l'Islande). A cette époque il y avait des éruptions sous la glace qui ont donné naissance aux fissures volcaniques.


Puis la glace s'est retirée et l'eau de fonte de la glace a donné naissance au LAC MYVATN (ce lac n'est pas un lac volcanique) ; en même temps ce lac a été bloqué au sud par une très grosse coulée de lave d'un volcan, ce qui l'a empêché de s'étendre vers le sud de l'île.

Il y a eu des époques où l'activité volcanique a été très intense dans cette région et d'autres très longues où il ne s'est pratiquement rien passé.


Nous voyons ici des volcans explosifs comme la montagne noire KRAFLA, qui ont projeté d'immenses blocs de lave vacuolaire très gazeuse.
En explosant, elle se remplit de bulles d'air et cela donne une lave très chaotique. Cette lave s'érode et forme des petites cavernes un peu partout. Le paysage ressemble alors à une sorte de gros gâteau au chocolat (plutôt cramé) qui a commencé à déborder parce qu'on aurait mis trop de levure voyez-vous.
C'est ce type de lave que l'on voit partout autour du lac Myvatn.
Parce qu'il existe un autre type de lave : la lave cordée, dégazée, qui coule en masse très lisse et qui forme des cordes en se refroidissant d'où son nom.


Il existe ici une centrale géothermique qui réchauffe l'eau du lac et la transporte par un pipeline sur la côte Nord.
Des tremblements de terre en profondeur inquiètent en ce moment les ingénieurs qui pourraient être obligés de démonter le matériel de forage pour le sauver en attendant que cela se calme.
Les tremblements de terre annonçant les éruptions sont généralement de l'ordre de 3 ou 4 sur l'échelle de Richter.


Ici au lac Myvatn, ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a un grand nombre de PSEUDO-VOLCANS.
Mais qu'est-ce qu'un pseudo-volcan me direz-vous ? Pourquoi « pseudo » ?
Eh bien nous, cela nous a été expliqué plusieurs fois, car notre tête à tous devait être très incrédule !


PROGRAMME DE LA JOURNEE


LA FISSURE LEIRHNJUKUR qui fume encore.


LE SITE DE NAMAFJALL, où nous verrons encore des phénomènes géothermiques, de très beaux solfatares et fumerolles. Nous monterons ensuite au dessus de ce site sur les montagnes jaune-ocre riolitiques.


Pique-nique sur le SITE DE DIMMUBORGIR qui serait aux dires de Alf, la cachette des 13 pères noël d'Islande dans les nombreuses petites grottes (il y a celui qui claque les portes, celui qui vole les bouts de chandelle, celui qui vole les bouts de viandes etc...mais nous n'aurons pas la joie de les apercevoir ! ).

 LE VOLCAN HVERFJALL que nous allons escalader. Nous allons nous balader sur sa crête pour redescendre de l'autre côté.


 Baignade en fin de journée dans la piscine chaude de JAROBÖDIN en plein air.





que nous avons escaladé sur un flan.

 

Nous  nous sommes baladés sur sa crête...

 

...pour redescendre de l’autre côté.

C'est un volcan explosif aux pentes striées, de sable noir,  datant de 2500 ans.





Copiright Eric Dorange


Copiright Eric Dorange




Copiyright Eric Dorange







Explication la plus simple possible de la création d’un PSEUDO VOLCAN :

 

Une coulée de lave, du magma en fusion, entre en contact avec de l’eau que ce soit l’eau d’un lac ou d’une rivière. La couche inférieure se solidifie instantanément et la couche de surface rapidement. Le magma réchauffe l’eau du fond

De la vapeur se forme dans la couche supérieure de la lave, n’arrive pas à sortir et finit par soulever la lave, puis le fond du lac. Le fond du lac ou de la rivière se soulève sous la pression de l’eau qui sort pour s’évaporer. Le fond du lac finit par crever la couche de lave et s’échappe à ce moment par une colonne de vapeur.

L’érosion, au fil du temps dénude la lave et il ne reste plus qu’un monticule, une cheminée qui est originellement le fond du lac.




Le site de NAMAFJALL signifie "la montagne de la carrière", carrière exploitée à l'époque des colons pour le compte du roi du Danemark

Les mares de boue bleue. Le sol est chauffé à 100° en dessous de la croûte terrestre.




Une fumerolle


Photo de Eric DORANGE


Au dessus du site, vue sur la fissure




Photo de Eric DORANGE



Historiquement : 1724 importante éruption qui donne naissance à une immense fissure volcanique LEIRHNJUKUR  encore très active.


La dernière éruption remonte à 1984 (il y en a eu plusieurs entre 1976 et 1984) et la lave fume encore. Entre 1724 et 1976, il ne s’est pratiquement rien passé.

 

 

Le principe de la fissure volcanique c’est une poche de magma qui n’est pas verticale à la croute terrestre mais parallèle. Les éruptions produisent des petits volcans le long d’un axe ici Nord/Sud. A chaque fois les petits cratères qui se forment se bouchent et plus tard ça continue à côté le long de la fissure.

Malheureusement nous ne verrons pas grand-chose car le brouillard ce matin va gêner la visibilité rendant le paysage par ailleurs encore plus particulier.





La lave ALVEOLAIRE





Après une halte dans la ville d’AKUREYRI, et la vue de cette très belle cascade de GODAFOSS, nous nous éloignons de la côte Nord pour entrer de nouveau vers le centre.

Nous approchons maintenant  du lac MYVATN, relativement éloigné de la côte,  près duquel nous allons passer deux nuits.

Ici à gauche, une bande noire, pas très haute, avec une forme de cône tronqué. Ca ressemble à un volcan lunaire et c’est le VOLCAN HVERFJALL avec des stries sur les flans, sur lequel nous allons grimper demain !

Un peu plus loin sur la gauche, des collines jaune-ocre où nous allons à nouveau rencontrer de la riolite comme dans "la vallée  aux  fumées" dans la région centrale de KERLINGARFÖLL souvenez-vous. C‘est SITE DE NAMAFJALL, où nous verrons encore de très beaux solfatares et fumerolles.

Un peu plus à droite, vers le milieu du lac, c’est la zone de SKUTUSTAOÏR, très connue pour ses pseudo-volcans.

Là une des rivières les plus poissonneuses d’Islande, une des plus prisées de pêcheurs. D’après Alf, le chauffeur, ça coûte 1000 dollars par jour et par canne à pêche pour pêcher ici.

Attention, ce sport hors de prix peut désormais aller en Islande jusqu’à 3000 dollars la demi-journée !

Les nombreux restes de pierres disséminés dans les champs sont des restes de coulée de lave recouverts par la végétation.

Le lac Myvatn n’est pas très profond, juste quelques mètres et possède une végétation importante au fond. Il est très connu par les ornithologues, car vivent ici un nombre important d’espèces de canard.

Le paysage ici est vraiment unique pour l’Islande par la forme du lac, les pseudo-volcans, la végétation que l’on y rencontre (bouleaux nains et bouleaux tortueux notamment). Les volcans ont une allure lunaire.

C’est un lieu de vacances très prisé par les Islandais. S’il fait beau en été, il peut encore faire plus chaud ici. Et de même, s’il fait froid en hiver, ici cela peut atteindre -25° ou -30° voire plus bas.

 

Demain devrait être assurément encore une très belle journée !




ISLANDE

 17/08/2009
Une petite pause dans dans tous les écrits de mon carnet de voyage pour les vérifier et  corriger toutes les erreurs que j'ai pu commettre notamment avec le nom des lieux. Je me suis battue particulièrement avec 2 : le lac MYVATN et la ville d'AKUREYRI, plus quelques autres petites coquilles.


Mes plates excuses



A bientôt pour la suite.
Galinette


" La cascade des Dieux"

Sa particularité est que c'est ici que le diseur des lois aurait jeté les statuettes divines dans la rivières et proclamé ainsi symboliquement que la religion chrétienne était adoptée en Islande.

Sa deuxième particularité est que la lave qui forme le fond et qui entoure cette cascade située au Nord de L'île,  provient d'un volcan situé à plus de 100km de là. La lave a été transportée par la rivière qui provient du glacier Vatnajökull situé au Sud Est de l'Islande.
Comme vous le voyez les payasages situés au Nord de l'Islande sont plus érodés. Les montagnes volcaniques sont plus anciennes.











Le Nord de l'Islande a un climat plus rude que le sud. Il y fait plus froid l'hiver.
Beaucoup de randonneurs aiment à se promener dans cette vallée.

Nous arriverons bientôt dans les faubourgs d'Akureyri où l'on verra des commerces classiques comme dans toutes les villes Islandaises et d'Europe. Akureyri est la seule véritable agglomération pour toute la côte Nord.
Ici, l'économie c'est d'abord la pêche.  L'Islande a instauré un système de quota dans les années 80 au départ pour protéger les bans de poisson dans les eaux territoriales Islandaises. Les quotas ont été  répartis entre diverses sociétés, ce qui a eu pour conséquence la naissance d'une classe économique très riche en Islande.
Les possesseurs de 25% des quotas de pêche sont installés à AKUREYRI  ( Il y a d'autres possesseurs installés à REYKJAVIK).



 AKUREYRI signifie "pointe des champs d'orge".
L'endroit, en effet, était cultivé à une époque où le climat était plus clément, du temps des colons .




Au fond du  fjord EYAFJÖRDUR qui veut dire "fjord des îles"



Mercredi 29 juillet 2009

 

Mon dictaphone dans une poche et mon appareil photos dans l'autre, j'étais parée pour pouvoir vous présenter la vie des Islandais il y a deux siècles grâce aux explications réalistes de François. Accrochez-vous...c'est  en live !

Pour affronter la rigueur de l’hiver si long en Islande, la maison traditionnelle s’enfouissait dans la tourbe et les toits étaient recouverts de gazon.

Elle est constituée de plusieurs bâtiments bien séparés. Les pièces de la maison principale sont reliées entre elles par un grand couloir. Les deux premières pièces étaient réservées aux amis auxquels on offrait l’hospitalité.

Les bâtiments de cette ferme écomusée datent du 18ème et 19ème siècle. C’est ainsi que le monde qui était rural vivait. Il faut imaginer qu’en Islande, la création des villes est un phénomène extrêmement récent. A cette époque l’unité principale d’habitation sur l’île était la ferme un peu étoffée.

Donc il n’y avait pas uniquement que le fermier, la fermière et leurs enfants Il y avait aussi des aidants, du personnel, peut-être aussi des enfants adoptés.

Les gens y étaient divisés en classes sociales. Chacun avait droit à une certaine quantité de nourriture par jour. C’était calculé.

La vie était très rude et l’éducation des enfants également. Les fermiers attachaient les enfants pendant que les parents allaient travailler dehors. Les mœurs n’ont commencé  à s’adoucir que vers le milieu du 19ème siècle. Jusque là la ferme représentait une société très fermée et cruelle. Les condamnations pour vol étaient terribles et la délation fréquente.

Ce sont les parents qui assuraient l’éducation de leur enfants et leur apprenaient à lire, car l’alphabétisation des islandais étaient supérieure à la moyenne européenne.

Des diseurs d’aventures, d’histoires s’arrêtaient de ferme en ferme jusqu’à la fin du 19ème siècle. C’était un métier en soi.

La pièce du fond contient 11 lits ce qui logeait environ une vingtaine de personnes. Cette pièce servait à la fois de chambre, de pièce de travail et de salle à manger. Les gens faisaient tout sur leur lit. Les femmes filaient la laine de mouton entre leurs doigts et tricotaient près des fenêtres. Le rouet est arrivé plus tard.

Chacun avait sa propre planche de bois sur le bord du lit sur laquelle il inscrivait sa propre phrase bienveillante, symbole de protection de la vie privée (l’espace du lit !).

Ce n’était pas des lits longs, car les gens dormaient presque assis par superstition.

Pour s’éclairer, ils allumaient des lampes dont la mèche était faite avec la fleur duveteuse de la linaigrette, plante que l’on trouve un peu partout sur l’île.

Dans le Nord de l’Islande, jusqu’au début du 20ème siècle, il y a eu des périodes terribles de famine. Lors de la dérive des glaces, si la banquise entourait la côte, cela bouleversait complètement l’écologie.

Quand les gens voyaient arriver la glace dans les fjords, ils savaient que cela signifiait la détérioration du climat et du sol et donc pour eux la mort. Ce n’était pas un pays où l’on pouvait facilement bouger et s’implanter n’importe où en cas de danger.

Au 20ème siècle les fermes se sont équipées progressivement en électricité grâce à des turbines que chaque ferme installait pour utiliser l’eau des rivières.

Les dernières fermes avec le toit en gazon on été habitées jusque dans les années 60.

 

La cuisine était la seule pièce chauffée, le seul endroit où il y avait vraiment de la chaleur.

Pour se chauffer, les islandais utilisaient toutes sortes de matériaux : des algues, des carcasses d’oiseau  de petrelle fuma (oiseau de mer aux plumes graisseuses), de la tourbe, de la crotte de mouton séchée tout cela mélangé à de l’huile de morue. Vous pouvez imaginer l’odeur qui pouvait régner dans ces fermes. Les premiers voyageurs qui se sont rendus sur l’île insistent beaucoup dans leurs récits sur cette odeur !

Pour conserver les aliments on utilisait essentiellement le petit lait qui les acidifiait. C’est ainsi que l’on conservait la viande, le poisson, les abats…

Ils devaient laisser pourrir, faisander le poisson. Ca se mange encore le 23 décembre, la veille du réveillon de noël. C’est la tradition de manger de la raie faisandée. C’est selon le guide, épouvantable aujourd’hui avec sa forte odeur d’ammoniac !

Le sel a été importé plus tard au 19ème siècle.

Maintenant on célèbre encore la tradition vers mi-janvier, fête durant laquelle les islandais mangent des plats traditionnels, notamment viande et requin acides. C’est assez spécial nous confiera notre guide François ! Ca ouvre l’appétit n’est-ce pas ?

Ils fumaient également la viande dans la cuisine (des gigots d’agneau), pas le poisson (lui il était séché ou faisandé !).

Le blé devait être également importé. On ne mangeait pas souvent du pain. Dans certaines régions le son remplaçait un peu le blé.

Le Danemark a opposé un monopole du commerce à l’Islande pendant 2 siècles, au départ pour protéger l’Islande contre les mauvais vendeurs ; mais en fait c’est un système qui s’est révélé très néfaste pour l’Islande car les exportateurs en profitaient. Les Islandais étaient obligés d’acheter et de vendre aux danois.

La qualité des denrées, qui étaient amenées en Islande, s’empirait d’année en année, surtout le blé qui était justement un des aliments les plus détériorés. Les Islandais s’en plaignaient trop souvent.

Le Danemark a lâché un peu de leste à la fin du 18ème siècle à peu près à l’époque de l’éruption du volcan Laki qui a ravagé une partie de l’île. Avant cela, les Islandais faisaient du commerce avec différentes nations dont les anglais, les hollandais… 

En fait, les repas quotidiens étaient très souvent froids. Le SKYR (sorte de fromage blanc) restait la base de l’alimentation et il était mélangé avec toutes sortes de choses...ça pouvait être du poisson, du boudin...hum !!

Ceux qui n’aimaient pas le lait ou y étaient allergiques n’étaient pas bien nourris en Islande.

Il n’y avait pas de légumes hormis une plante « l’herbe des montagnes », très riche en sels minéraux, qui était leur salade et qui pousse à certains endroits dans l’île. Ca ne poussait pas partout et il fallait la stocker.

La pomme de terre est arrivée beaucoup plus tard après le 18ème siècle.

Il y a eu des épidémies terribles : la peste (ou parait-il un équivalent) qui a tué le 1/3 de la population, la variole au 18ème siècle, la tuberculose au 20ème siècle.
















Sur l'étagère on voit bien le "ASKUR",  bol cylindrique de bois  à couvercle qui servait d'écuelle avec une cuillère de bois.


encore le "ASKUR" sur l'étagère et un instrument de musique traditionnel  sur le lit


Les femmes tricotaient des moufles avec deux pouces. Ainsi il n'y avait pas de main gauche et de main droite. Et puis quand un pouce était usé...eh bien on retournait la moufle !


Les chaussures étaient fabriquées en peau de poisson et n'étaient pas très solides. On ne mesurait pas les distances parcourues à pied en kilomètres mais en nombre de chaussures (il en fallait souvent 3 ou 4)


Ce devait être des patins pour aller sur la glace en os !


Après il y a eu les patins avec du fer.
Le fer n'a jamais été de bonne qualité en Islande


La plante "Linaigrette" que l'on a souvent rencontrée dans nos randonnées et qui  servait à faire les mèches des lampes





ISLANDE - FIN JOUR 3

 14/08/2009

Nous avons rangé nos sacs dès le matin et nous montons dans le 4x4 pour reprendre la piste vers le Nord.


En chemin, quelques courageux (dont je fais partie !) prennent leur premier bain dans une source chaude en plein air et sous la pluie à HVERAVELLIR. J’espère récupérer prochainement une photo témoin.

 

Le soir nous sommes hébergés dans une salle des fêtes attenante à une piscine et un jakusi en plein air comme il se doit.

L’eau chaude est un régal et mes articulations de genoux qui me font un peu souffrir s’y « dénouent » comme par miracle.

 

 

 Ce soir, petit point sur l’itinéraire par notre guide François, tous groupés autour de la carte détaillée de l’Islande :

On dirait que l’on est parti depuis déjà longtemps, mais non, on a quitté REYKJAVIK hier matin sous le soleil.

 

On a donc vu, par un petit détour, la centrale géothermique de NESJAVALLAVIRKJUR attenante au lac de PINGVALLATH, le site du Parlement de THINGVELLIR, le parc de GEYSIR, la cascade de GULLFOSS.

 

Le vent a commencé à soufflé.

 

On a pris la piste pour se diriger vers le centre, les montagnes des sorcières dans le massif de KERLINGARFJÖLL.

On a aperçu de part et d’autre de la piste, les langues des deux glaciers du centre de l’Islande, à gauche le LANGJÖKULL et à droite le HOFSJÖKULL.

 Les plaisanteries vont bon train en baptisant cet endroit magique de « Caliguafiotte » et même de « bac à flotte » parce qu’il a pas mal plu en début de matinée et cet  après-midi nous préservant juste le temps de la randonnée dans la vallée des fumerolles!

 

Nous voilà maintenant pas très loin de la côte Nord de l’Islande !

On a traversé l’île du sud au nord comme le faisaient déjà à l’époque  les colons par la piste...mais nous sûrement à vitesse accélérée.

 

Demain on ne marche pas, on visite.

 

Ce sera d’abord l’ECO-MUSEE de GLAUMBAER. C’est une ferme reconstituée d’après l’époque et qui donne une idée précise de la vie en Islande au 18ème et 19ème siècle.

 

Après on reprendra  LA nationale par une route encaissée entre deux massifs de montagnes.

En effet, au Nord, la géologie change fortement. Nous passerons par le fond de la vallée avec des flans de montagnes pouvant atteindre 1000 à 1200 mètres.

C’est une partie plus ancienne que la partie centrale que nous venons de quitter. Elle est faite d’écoulements de basaltes il y a 2 ou 3 millions d’années, au début de l’ère tertiaire.

 

A la fin de la vallée, on arrivera à AKUREYRI, la grande ville du Nord de l’Islande d’à peu près 15 000 habitants nichée au fond d’un fjord. Nous nous y arrêterons environ 1h30.

 

Puis par la route N°1 (qui fait le tour de l’île) nous nous arrêterons à la cascade de GODAFOSS dont la symbolique est liée à la christianisation de l’Islande.

 

Demain soir Mercredi, nous serons au LAC MYVATN où nous nous installerons pour deux nuits.

« MYVATN » veut dire « moustiques  ou plutôt mouches», le lac aux moustiques, aux mouches. Mais soyons rassurés dès qu’il y a un peu de pluie ou de vent, les moustiques s’abritent.

Nous serons là-bas deux nuits, car jeudi nous allons visiter plusieurs sites intéressants et allons marcher.

 

Les yeux pleins de rêve, j’aurai le privilège de dormir confortablement installée sur deux matelas dans mon sac de couchage avec 2 ou 3 autres sur la scène de cette salle des fêtes aux parquets cirés de STEINSSTAÖIR.

 

Bonne nuit à vous tous aussi!






EN ROUTE POUR LA VALLEE  DES FUMEES






LES MOUSSES


LE SAXIFRAGE










Photo Anaïs







D’une façon générale, les glaciers islandais ont toujours eu des hauts et des bas.

On est sur une île. Le climat est plus tempéré ici qu’au Groenland.

Les glaciers étaient à leur apogée au début du 20ème siècle. Il y eu ensuite une période de radoucissement qui a commencé à peu près à l’époque de la proclamation de l’indépendance de l’Islande (rappelons l’indépendance en 1944).

Ce radoucissement s’est prolongé jusqu’à la fin des années 60.

Puis il y a eu deux années de suite où la dérive des glaces a presque complètement entouré l’île ce qui refroidi considérablement le climat à nouveau jusque dans les années 90. Il devint de nouveau rude  et les glaciers ont repris leur niveau du début du 20ème siècle.

Et puis l’Islande a connu 3 hivers très doux  en 2002, 2003, 2004 où il y a eu très peu de neige et des étés plutôt cléments.

Par contre ces trois dernières années, l’île a connu des hivers assez rudes mais des étés doux et beaucoup plus longs que d’habitude jusqu’à la fin du mois d’août.

On peut constater qu’actuellement la fonte des neiges commence plus tard, mais elle s’effectue complètement

On ne sait pas très bien ce qui va se passer durant les prochaines décennies. Le réchauffement climatique est seulement un des explications pour le mouvement des glaciers en Islande.

Ce qui peut avoir une influence certaine aussi c’est que sous beaucoup de glaciers se trouvent des volcans actifs, des sources chaudes…




… en attendant la première randonnée

Après ces trois visites touristiques incontournables du cercle d’or : THINVELLIR, GEYSIR, et GULFOSS (il nous manquera la baignade dans le fameux « BLUE LAGOON »), nous reprenons la route pour nous enfoncer dans le centre de l’île.

Le vent va probablement augmenter durant le dernier tronçon. On va devoir rouler un peu plus lentement, ce qui va allonger le temps du parcours. Ca c’est très fréquent ici ! Nous longeons LE GLACIER LANGJÖKULL dont nous apercevons les langues glacières, un des deux glaciers centraux d’Islande (les taches bleu ciel sur la carte). La rivière qui donne la cascade de GULFOSS que nous venons de voir prend sa source près de ce glacier.

Bientôt nous verrons le deuxième GLACIER central de l’Islande HOFSJÖKULL, près duquel se trouvent les montagnes des sorcières où nous allons ce soir.

Le paysage est plutôt aride, avec très peu d’eau en surface.

Nous empruntons la piste non goudronnée et là nous nous rendons compte que le 4X4 prend toute son importance.

 

On se dirige plein vent vers KERLINGARFJÖLL « les montagnes des sorcières » où nous passerons la nuit.

« La montagne des sorcières » c’est la traduction française un tout petit peu loin de son sens originel. Le mot « KERLING » peut signifier « sorcière » ou « vieille femme » mais c’est un nom que l’on donne aussi à des montagnes qui ont une forme un peu spéciale qui rappelle une tête de femme ou une silhouette de vieille femme. Le fait que cela soit traduit en français par « montagne des sorcières » ne doit pas nous faire croire systématiquement qu’il y a des histoires de sorcières liées à ces montagnes. On les voit encore enneigées. Il y a bien sûr leur altitude à 700 mètres.

Sans nous en rendre compte nous sommes nous même à peu près à 600 mètres ; nous avons grimpé en altitude.

Il existe un mini glacier caché dans cette chaine de montagnes, qui a fortement diminué ces dernières années, non pas à cause du réchauffement climatique mais parce qu’il est posé sur des points chauds. Jusqu’à il y a une vingtaine d’années, il était connu comme un endroit où l’on pouvait faire du ski. Si cette activité a été abandonnée, Kerlingarfjöll est un rendez-vous pour les randonneurs et les amoureux de la nature.

Les rivières que nous longeons sont très laiteuses car c’est de l’eau du glacier ou de fonte des neiges. Des téléphériques à mouton sont installées pour les faire passer d’une rive à l’autre de la rivière.

La roche devient plus colorée. Nous approchons d’un gros massif de riolite que nous verrons de très près demain  ("LA VALLEE DES FUMEES"). C’est une lave acide différente du basalte et qui peut prendre diverses tonalités qui vont du jaune, ocre (souffre-oxyde de fer) au vert olivine et même au rouge un peu cuivré.






JOUR 2 - Lundi  27 juillet 2009

Nous faisons connaissance de François le guide Belge venu s'installer ici et Alf, le chauffeur  islandais, qui vont nous accompagner pendant ces 12 prochains jours.

Nous sommes finalement un groupe de 11 personnes plus eux deux.

Nous apprenons que nous ferons la grande boucle Islandaise à l’envers du programme prévu, ce qui va nous demander un peu de gymnastique mentale, nous qui avions déjà bien eu du mal à repérer le programme avec tous ces noms bizarres.

Et nous partons pour l’aventure en gros 4X4 (absolument indispensable pour traverser certaines rivières et rouler sur les pistes cahotiques du centre de l'île) auquel est attelée une remorque pour nos bagages, et des caisses de vaisselle et de nourriture.

Mon dictaphone, récemment acheté pour la circonstance, va me servir à capturer les nombreuses explications données par François tout au long de l’itinéraire.

 

 Nous commençons à rouler.

 

 

POUR MIEUX COMPRENDRE LA SUITE...


D’abord un peu de connaissances géologiques générales


L’Islande est une île qui se divise en trois parties.

La partie centrale vers laquelle nous nous dirigeons ce soir est le plus jeune.

La ride médio atlantique traverse l’Islande en son centre et c’est là que les éruptions volcaniques se situent principalement maintenant  Les paysages se sont formés lors d’éruptions volcaniques sous la glace, une épaisse calotte glacière. La lave était alors bloquée sous la glace. Quand la glace s’est retirée, les éruptions sont alors devenues aériennes. C'est de cette façon que les montagnes dans les paysages se sont formées.

Plus on s’écarte du centre, plus les roches volcaniques sont anciennes. L'île, au fur et à mesure de son apparition, s'est écartée par son centre.

Les parties situées au Nord Ouest et au Sud Est sont les plus anciennes de l’île et nous verrons plus tard que le paysage est totalement différent, plus érodé.

 

La roche principale de l’Islande est le basalte. Cela représente d’ailleurs la plus grosse quantité sur la terre. Il y d’autres roches… les roches riolitiques représentent quant à elles 10% des laves en Islande. Elles sont plus acides, plus colorées.

La lave, lors d’une éruption, coule beaucoup plus lentement que dans d’autres régions d’autres pays ou d’autres îles volcaniques (on ne parle pas des volcans explosifs, que l'on rencontrera plus tard). Cela est du au climat froid et qui était plutôt étonnamment clément à l’époque des colons (il s’est refroidi quelques siècles plus tard).

Les  différentes éruptions volcaniques ont une grande influence sur la végétation. La dernière éruption aérienne date de l’an 2000. Il y a également des éruptions sous glacières régulières (on reparlera des glaciers imposants en Islande, taches bleu ciel sur la carte).  Actuellement on  surveille un volcan de près sous la glace sur la côte sud de L’île.

Le volcan le plus actif  reste le volcan HEKLA connu de toute l’Europe depuis le moyen âge, qui fait une éruption aérienne habituellement tous les huit ans. Les géologues mettent sérieusement  maintenant en garde les promeneurs qui voudraient se rendre sur son flan et surveillent également de près les mouvements sismiques…car la « bête » pourrait se réveiller à tout moment. Nous ne le verrons que de loin à la fin du voyage.

 

La géothermie comme énergie

 

Nous faisons un petit détour pour observer le pipeline dont une inclinaison est  respectée. Il est aérien.

Les Islandais effectuent des forages à 2000 mètres pour récupérer la chaleur du sol et chauffer l’eau du lac PINGVALLAVATH à 90 degrés. Cette eau est envoyée ensuite par ce fameux pipeline vers Reykjavik et les villes environnantes.

L’Islande contient 300 000 habitants dont 160 000 habitent à Reykjavik !

Actuellement quasiment tous les foyers sont chauffés par géothermie. Il faut d’ailleurs faire attention quand on tourne le robinet d’eau chaude à ne pas s’ébouillanter. Un conseil d’islandais, mieux vaut commencer par l’eau froide.

La géothermie est également utilisée pour les cultures de légumes sous serre (tomates, concombres, poivrons, courgettes….) situées au Sud de l'île.

 

Un peu d’économie


L’Islande est très américanisée depuis la seconde guerre mondiale et parait avoir vécu largement depuis au dessus de ses moyens.

L’économie de l’Islande est basée sur la pêche (avec un système de quota), l’aluminium  dont l’exploitation dans l’Est  ne donne pas pour l’instant tous les résultats escomptés, et le secteur bancaire avec actuellement un endettement sans précédent.

L’économie pour l’heure s’est écroulée comme un château de cartes.

Par exemple, l’université subit une restriction budgétaire de 10%. La construction connaît un coup d’arrêt.

Les familles sont également, de par leur train de vie, fortement endettées. Les Islandais ont de fait décidé de plutôt rester "à la maison".La mauvaise forme les retient d'aller passer leurs vacances à l'étranger.

Nous rencontrerons fréquemment  dans le pays  des moutons (la viande est vraiment excellente), des vaches  dont le lait donne le fameux fromage blanc SKYR, plat national. Il y aussi du porc et de la volaille.

On cultive le foin pour le bétail dans certaines zones.

L’Islande importe tout son blé pour la farine.

L’eau en Islande est très souvent excellente à boire, mais parfois elle sentira  le souffre là où on passera.

 

 




dans tous ces noms de lieux bizarres..

L'itinéraire



Son nom signifie « la chutes d’Or ».

Cette cascade n’est en elle-même pas très haute par rapport à d’autres. Elle fait juste 32 mètres !

Mais elle est belle parce qu’elle possède deux étages et que la rivière fait un angle à 90 degrés.

Tout cela est du au fait qu’il y a ici une superposition de couches de basale et de sédiments.

Des rivières comme celle-là se sont formées principalement à la fin de la dernière époque glacière il y 12 000 ou 13 000 ans. Il y a d’abord eu de grandes crues pendant la fonte finale des glaciers, qui ont fini bien sûr par diminuer et creuser un canal.

C’est l’érosion hydraulique qui a formé la cascade.

 

Le magnifique site de GULLFOSS a de justesse été préservé de l’utilisation de sa force hydroélectrique par des investisseurs.











Le seul vrai point d’intérêt de ce parc c’est le seul geyser actif d’Islande qui s'appelle STROKKUR.

Le STROKKUR, ce n’est pas le vrai GEYSER qui a donné son nom au site. Il y a effet cet autre geyser,  le vrai, mais il s’est calmé depuis pratiquement un siècle. Il ne donne pratiquement plus d’éruptions.

Le STROKKUR fait lui éruption environ toues les huit minutes de façon impressionnante. Il forme une très grosse bulle juste avant de jaillir.

C’est un phénomène complètement naturel qui n’est commandé par aucun bouton ou aucun technicien. Il a certes été tout de même un peu « arrangé » par des forages pour élargir la colonne et faciliter l’évacuation du jaillissement.

Le système du geyser est le suivant :

C’est de l’eau qui se trouve en profondeur dans la terre et qui n’arrive pas à s’évacuer même si la température dépasse largement les 100 degrés.

Pour qu’il y ait un geyser il faut 3 conditions.

Il faut qu’il y ait quelques particules qui arrivent à remonter quand même à la surface à un endroit où la pression est moins forte, ce qui permet d’évacuer de ces particules.

Il faut qu’il y ait suffisamment de chaleur et un phénomène de surchauffe

Il faut que les parois de la colonne qui se forme pour le jaillissement de l’eau soit bien lisse.

 

On peut aisément fabriquer des geysers en laboratoire. C’est un phénomène bien connu. Un moyen d’activer un geyser est de mettre du savon pour lubrifier la colonne.

 

Il n’y a plus d’éruptions volcaniques sur ce site mais il y a encore de la chaleur emmagasinée dans le sol qui chauffe des nappes phréatiques, des nappes d’eau de pluie.

C’est un phénomène géothermique parmi d’autres que nous verrons : les fumeroles, les marmites de boue bleue, des solfatares, des sources chaudes... Il y en aura de vraiment magnifiques sur notre parcours. Je sais, vous voudriez bien que j’aille plus vite dans mon récit...mais patience, ça vaut le déplacement.

Les phénomènes géothermiques sont très liés aux tremblements de terre fréquents sur l’île et annonciateurs d’éruptions volcaniques. Par exemple le grand geyser a recommencé à faire quelques jaillissements en 2000 après un tremblement de terre, puis s’est de nouveau éteint.




ISLANDE - GEYSIR

 13/08/2009
Le plus fort c'est d'arriver à prendre la grosse bulle juste avant le jaillissement. Je la dois de vous la présenter grâce à la collaboration complémentaire  de Daniel qui a réussi à la capturer avec son puissant appareil photos et à  celle d'Eric qui réagi juste après le jaillissement quand la cavité est vide. Merci Daniel et Eric.


GEYSER STROKKUR comme si vous y étiez...


GEYSER STROKKUR
Copyright Daniel Heitzmann


GEYSER STROKKUR
en plein jaillissement


GEYSER STROKKUR 
juste après le jaillissement
Copyright Eric Dorange


LE GRAND GEYSER ENDORMI
...pour l'instant !



Histoire de l’Islande : La vallée du parlement

THING signifie parlement en Islandais

C’est le premier site que nous visitons dans ce que l’on appelle le fameux cercle d’or.

Au départ des temps, l’Islande était une terre complètement inhabitée.

Puis elle a été colonisée au 9ème siècle par 20 000 colons norvégiens. Au départ, ils ont essayé de vivre sans pouvoir central avec un système d’entraide et gardaient des contacts très réguliers avec la Norvège ; puis petit à petit, le besoin de l’organisation d’un système politique s’est fait sentir, d’où l’installation d’un parlement en Islande, un parlement en plein air (modèle déjà implanté dans les peuples germaniques).

Ils ont donc implanté ce parlement dans un endroit accessible de tous. C’est l’explication la plus rationnelle de sa situation.

Il n’y a eu aucune construction sur le site ; tout se passait donc en plein air : les séances parlementaires, les séances de vote, les tribunaux avec de grands moments comme en l’an 1000 quand l’Islande a décidé de devenir un peuple chrétien, la réforme décidée ici comme partout en Europe.

Le parlement avait le pouvoir judiciaire et législatif.

Le parlement a cessé d’être utilisé tel quel à la fin du 18ème siècle pour plusieurs raisons :

 

L’éruption du volcan LAKI en 1783 (une des plus grosses éruptions volcaniques de l’humanité) qui a détruit le système écologique de l’Islande et détérioré le site

La suppression des assemblées quand l’Islande est devenue colonie norvégienne, puis danoise.

L’écartement régulier de la fosse du à la dérive des continents.

 

 

 

 Après l’irruption, le parlement a déménagé à REYKJAVIK. Néanmoins c’est à THINGVELLIR que L’Islande a proclamé son indépendance en 1944.

 

Le site de la vallée du parlement est constitué d’un long couloir dans une faille dans laquelle les gens se rencontraient, circulaient, discutaient, faisaient des pourparlers.

Il y a un endroit central où se tenait « le diseur de lois ». Son rôle était de lire le code de lois existant, au début de chaque session parlementaire et de relire le code de lois modifié à chaque fin de session avec les changements votés.

L’organisation du site, à part cette certitude, est en grande partie inconnue.

On ne sait pas où les gens se tenaient pour les séances de vote et où se tenaient les tribunaux.

On sait que les gens venaient de partout et il y avait une autre activité que les séances parlementaires : des marchés, du commerce, des exécutions capitales (notamment aux 16ème et 17ème siècles avec la chasse aux sorcières comme un peu partout en Europe), des duels.

Les gens logeaient sous tente ou construisaient des abris temporaires car cela durait un certain temps.

 

 




ISLANDE - THINGVELLIR

 13/08/2009

La visite de 20 minutes nous a permis de descendre dans la faille, de traverser la rivière avec vue sur le lac THINGVALLAVATH, de croiser d’autres failles avec des lagons avant de rejoindre le 4X4 avec le chauffeur sur l’autre parking.










Je vais vous faire partager petit à petit le récit de ce merveilleux voyage.

 JOUR 1


Dimanche 26 juillet 2009 

 


C’est le grand jour.

Il est 7 heures 10. Dans 1 heure je prends le train à Lille Europe.

Je quitte Donuts, mon Moumoune, pour deux semaines. Mathilde et Vincent vont bien s’occuper de lui.

Jeudi soir j’ai fêté mon départ avec Julien, Melissa, Vincent, Mathilde. C’était une soirée détendue. J'ai vraiment apprécié.

 

Aéroport Charles de Gaulle.

Finalement, tout en m’étant levée tôt, je suis partie en retard de la maison et j'ai oublié de composter mon billet de métro. Résultat : 28 euros d’amende que m’ont infligés les contrôleurs qui décidément se sont levés bien tôt pour un dimanche matin. J’ai failli rater mon train pour lequel j’avais acheté un billet prem’s  à prix intéressant mais non remboursable. Tu parles d’une économie !

Bref ! j’ai eu mon train. Me voilà arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle où je dois rencontrer des compagnons de route dans une heure.

 

14 heures.

Je suis dans le gros « navion ». J’ai rencontré Anne-Marie qui cherchait aussi ses compagnons de route. On passe la journée à se débrouiller comme des grandes à deux en attendant de les retrouver à l’aéroport de KEFLAVIK.

 

Nous sommes logés cette nuit dans une Guesthouse (logement situé dans une grande maison) dans l’ancien quartier de REYKJAVIK. « Ancien » est un bien grand mot, car la ville est très jeune, à peine vieille de 200 ans. Il est donc difficile, comme dans d’autres capitales, d’y admirer de vieux monuments ou de vieilles maisons. Je vous présente le quartier en aperçu.

 

















De retour d'Islande

 11/08/2009
Mais oui je suis revenue samedi après-midi.
Je l'ai donc fait mon voyage ! J'y étais !
C'était géant...
Je vous mets en ligne dès que possible un mini reportage.
Bonne nuit ...je suis encore en décalage de 2 heures et le retour à la réalité est un peu difficile...J'ai  encore les yeux  et les pieds sur les crêtes des volcans...

Galinette



Tu  as raison Parrain Jean-Pierre, il est temps que je précise l'itinéraire que "Terres d'Aventure" a concocté pour cette grande boucle islandaise de 15 jours cet été. Je fais ici  connaissance avec l'écriture de la difficile orthographe des noms de ce pays ! ça va être également difficile pour moi maintenant, mes amis, de rester patiente et laborieuse jusque juillet ... heureusement j'ai encore besoin de parfaire mon paquetage et mon entrainement de cinquantenaire...

Si vous voulez suivre sur la carte  (ci-dessous) :

- Paris/ Keflavik et transfert à Reykjavik

- Landmannnalaugar ( volcan Hekla, pentes du Blhnukur, source d'eau chaude, réserve naturelle, plateaux de Hrafntinnusker)

- Piste de Fjallabak (faille d'Eldgja, vastes landes, parc national de Skaftafell, lagune glaciaire de Jökulsarlon)

- Egilsstadir (entrée deans les hautes terres inhabitées du Nord-est)

- Caldeira d'Askja (gorges du dragon,  baignade dans les eaux sulfureuses de viti)

- Réserve naturelle de Herdubreid, lac Myvatn, caldeira de Krafla

- Godafoss (chute des dieux)

- Ville d'Akureyri au fond de l'Eyjarfjördur

- col d'Öxnadalsheidi pour rejoindre le fjord Skagafjördur (écomusée de Glaumbaer)

- Hveravellir (manifestations géothermales et source chaude, vallée des fumées de Reykjadalur dans le massif des Kerlingarfjöll, montagne de la sorcière)

- Piste de Kjölur ( Cataracte de Gulfoss, Geysir et le geyser Strokkur , vallée du Parlement à Thingvellir)

- Reykjavik

- Paris  (hélas!)




A DREAM

 01/02/2009

Ca y est ! j'ai reservé mon voyage pour cet été.

2 semaines de randonnée dans  "la grande boucle islandaise" !

















BONNE ANNEE 2009 !
Voilà 3 ans que je passe la St Sylvestre  et donc la nouvelle année avec mes amis dans un petit village de l'Aude, une bande de joyeux drilles  de la soixantaine ! Nous créons tous les déguisements et  les présentons chacun en musique. Cela me donne l'occasion de les saluer : Claude, Nicole, Christine et Robert.

(Les photos agrandies sont dans la rubrique "mes voyages")


"T'EN VEUX BROTHER ? " (c'est Francis ! )


UN  ANGE PASSE... (Aurore)


AKKIA ET LOLIPOPPE

 26/11/2008
Le temps était très gris, mais quel bel instant !



En Touraine, Lionel est un passionné des chevaux et des courses en attelage.
En plus de sa passion pour les roulottes, il peut nous organiser de chouettes balades en attelage.
L'an dernier c'était avec AKKIA..


ATTELAGE

 26/11/2008
Cette année, Akkia a besoin de se ménager. Alors c'est avec Lolipoppe !


Table d'hôte privilégiée

Je suis donc retournée en Touraine séjourner dans une roulotte de Lionel.
En mai, il m'avait promis de me faire goûter son fameux pâté en croûte que nous avons baptisé pour la circonstance "pâté de Toussaint".

 Moment délicieux  et chaleureux  près d'une cheminée et d'un bon feu...




Mains expertes


Traditionnellement c'est le "pâté de Pâques", mais nous avons bien ri à le rebaptiser "pâté de Toussaint".
Merci Lionel pour ton talent.



Un tableau représentant des roulottes est accroché au dessus de la cheminée dans ma petite maison. Il est de Rosemond Meys, un peintre Belge. C'est de l'oxygène !

Ah ! ... retourner en Touraine, chez Lionel et Philippe et dormir à nouveau dans une de leurs roulottes chambre d'hôte (celles-ci sont équipées avec tout ce qu'il faut ; j'ai mis une photo dans ma rubrique voyages).
Je vous en reparlerai.
Je vais probablement faire une sortie en attelage et de grandes balades dans la campagne aux couleurs d'automne. Que du bonheur en perspective ! et je devrais emmener Donuts avec moi. Il est né là-bas.


NUITS EN ROULOTTE

 10/09/2008
CHAMBRE D'HÔTE EN TOURAINE.

Le plus sympa ...peut-être... c'est le petit déjeuner apporté dans un joli panier en osier.



la Roulotte de Lionel

 06/09/2008
En Indre et Loire
C'est un endroit paisible  où j'aime me ressourcer. C'est chez Lionel, Philippe et la Roulotte. La roulotte :  un symbole de  désir d'indépendance et de vivre dans un cocon... Je dors dans une chambre d'hôte - roulotte juste à côté.


FONTAINE-LE-SEC

 06/09/2008
 Petit village de le SOMME à côté de Oisemont

Mon premier voyage à 1 mois en 1956. Je suis arrivée avec mes parents. C'était une école ou mon père instituteur faisait la classe unique.

Ces photos ont étés prises cette année 2008. L'école, la cour d'école  et la maison sont restées les mêmes et encore occupées...nostalgie...

 




FONTAINE-LE-SEC

 06/09/2008
L'Ecole





 

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