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Blog créé le 16/05/2011

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Vertigineux viaduc...

 01/11/2017
Les magnifiques Gorges de l'Ain seraient difficilement franchissables sans quelques ouvrages d'Art remarquables.

Seul le géant Gargantua pouvait enjamber cette belle rivière, vous vous souvenez ? j'en avais parlé LA....






Il nous a fallu franchir le viaduc de Cize-Bolozon, dont le construction a été une prouesse technique, et dont l'histoire est assez extraordinaire.

Il a été construit entre 1875 et 1885 pour franchir les gorges, et permettre à la voie de chemin de fer de relier Bourg en Bresse et La Cluse.

Mais, en 1944, le viaduc a été détruit par les Maquisards.

Sa reconstruction à l'identique a constitué une nouvelle prouesse, qui a été filmée.

Vous saurez tout en cliquant sur ce lien.



Les dimensions de ce pont sont impressionnantes, d'autant que l'ouvrage est très étroit.
En haut, la voie ferrée. 
Sur la chaussée inférieure, deux véhicules ne peuvent se croiser.


Nous avons franchi le pont en voiture, puis j'y suis retournée à pied: brrrrrrrrrrrrrrr!!!!


Si vous avez un moment, regardez au moins le film d'archives qui retrace la reconstruction: les ouvriers étaient de vrais acrobates.

Ce viaduc est maintenant équipé pour laisser circuler le TGV PARIS-GENEVE, d'où son importance.

J'ai pris ce train il y a deux ans, sans me rendre compte de la hauteur de l'ouvrage (le TGV, ça va trop vite !)





Merci à S.B pour cette dernière photo. (Moi, je n'ai pas eu le courage de crapahuter pour accéder à ce point de vue élevé....)





C'est ce que dit la chanson....

Mais quand il n'y a pas de pont ?????


On passe à gué !

Celui-ci remonte à des temps très anciens, et il est encore utilisé !




Quand je l'ai découvert la première fois, au printemps, l'eau était très forte, les pierres glissantes, et je n'avais pas osé...
J'avais traversé sur un pont tout proche,  construit en 1852.

Mais aujourd'hui, profitant de la faiblesse du cours d'eau, "au gué, au gué " j'ai traversé la rivière !!!


Les énormes blocs sont disposés de façon à permettre des enjambées faciles ! un pas après l'autre !

C'est tout de même haut....L'eau est claire, et je vois une multitude de petites truites.

Les pierres sont usées par des siècles de passages ! sans doute depuis l'époque celtique.




La rivière, le SURAN, nait dans le  département  du Jura.

Mais ce magnifique gué est situé dans le département de l'Ain, à SIMANDRE SUR SURAN.

Je vous ai déjà parlé de ce village, c'était LA !
et encore ICI !

J'ai aimé ce lieu, car d'aussi anciens aménagements m'émeuvent..

J'imagine ....  non, je me tais, sinon, je vais partir dans une nouvelle histoire.....






L'église Saint Georges de Lavancia est une des seules églises en bois de France.

Une église en bois dans une région forestière comme le Jura????
Qu'est-ce que cela a donc d'exceptionnel ????




C'est son histoire qui est exceptionnelle.

Remontons au mois de juin 1944.
Le  village  de Lavancia , blotti contre la montagne, à trois kilomètres de la rive gauche de la Bienne,est envahi  par les troupes allemandes harcelées par les maquisards.

Le village  est brûlé en représailles, laissant les habitants dans le plus grand des dénuements.

Seule la vieille église est épargnée par les flammes.

En 1946, les services de la reconstruction dressent le plan d’urbanisme d'un nouveau village qui se trouve cette fois, à la demande des habitants, le long de la route principale entre Bourg-en-Bresse et Saint-Claude, dans "la plaine" pour rejoindre plus facilement les villes voisines demandeuses de main-d’œuvre.
C'est ainsi que le village neuf se trouve à plusieurs kilomètres du village dévasté.

La vieille église, beaucoup trop éloignée,  et ne bénéficiant pas des aides à la reconstruction, est abandonnée, vendue à des particuliers  et tombe en ruines. CLIC !



Lavancia se retrouve sans clocher.
La commune et la paroisse n'ont pas les moyens de financer la construction d'une une nouvelle église.

En octobre 1951, Edgar Faure, député du Jura et ministre du budget, lors de sa visite de l’exposition internationale du bois à Lyon, admire une église toute en bois, chef-d’œuvre de l’exposition.

A l'issue de cette exposition, l'église doit être tout simplement....détruite !

Edgar Faure réussit à obtenir la gratuité du don, du démontage, du transport et du remontage du monument à Lavancia, le tout en quelques semaines !
Un véritable tour de force.

L'église est consacrée en juin 1952.
"De cette symphonie du bois, naît l’atmosphère de recueillement propice à la prière " ainsi parle Monseigneur Flusin à cette occasion.



Faisons le tour de l'édifice, de dimensions modestes (20 m sur 10)





Les façades exposées aux intempéries sont recouvertes de tavaillons typiques.


Les décors entre autres sont révélateurs du savoir faire des compagnons.


La porte sera-t-elle ouverte?



Oui ! c'est ouvert !!!


Dès l'entrée, c'est un bain de douce et chaude lumière !




Un rayon de soleil me fait le plaisir de traverser les vitraux ...

L'illumination du parquet est saisissante !


Tout est en bois - 18 essences différentes :

L'autel....


Les fonts baptismaux...


Les décors....






J'ai l'impression d'être sous la coque d'une grande barque....bien à l'abri ....


En 1995, le toit fut refait avec des bardeaux en thuyas géants de Colombie.Oui! tout est en bois ! même la toiture !

Un panneau explicatif pour vous en dire plus,


Et une vidéo récente d'un journal télévisé:  CLIC !


 





Méditation

 20/05/2017
Le village de GENOD  (JURA) possède en son centre une charmante église.

Je vous en ai déjà parlé, LA , en vous faisant visiter d'abord la chapelle, beaucoup plus ancienne, située hors du village.

Un maître verrier a refait les onze vitraux de cette petite église.

L'oeuvre de Philippe Tatre, Meilleur Ouvrier de France,  est résolument contemporaine, tout en respectant les codes couleurs de l'Art Sacré.









Une visite détaillée ?
Non, ce sera pour une autre fois....

Restons simplement sous le charme de ces quelques touches de lumière....





La Roche aux Fées (2)

 02/04/2017

Je vous avais promis de retourner voir de près cette Roche aux Fées...

Vous vous en souvenez?


Non?

Allez donc voir LA !

Je n'avais pas pu m'en approcher à l'époque, à cause des hautes céréales qui occupaient toute la parcelle, et que je ne voulais pas piétiner.

Il était donc grand temps d'y aller, avant le début des labours, et pendant que la base de la pierre est bien visible.
Et j'ai eu de la chance, le terrain n'était pas trop boueux cet après midi!

Je me suis donc rendue au plus près du Menhir de Simandre, en me remémorant la jolie légende que je vous ai racontée dans mon précédent article.

La rude pierre présente des zones douces et lisses.....sans doute les endroits où elle est caressée depuis des siècles!!!



Le fabuleux Menhir me domine de toute sa hauteur.

Dans les les fentes et creux de la roche, je devine la présence de petits bouts de papier....sans doute des souhaits....
La Pierre est à l'écoute de ceux qui savent lui parler avec confiance !

Et moi?

Je l'ai juste effleurée du bout des doigts, en silence ....






Un bien joli pont

 24/03/2017
Traverser la Seille sur un pont classé aux Monuments Historiques, c'est du bonheur !!!

Cet ouvrage date du 18ème siècle.



Le pont enjambe la rivière par deux arches inégales.


Sur la pile centrale se dresse un petit oratoire qui permet au voyageur de marquer une pause tout en adressant une prière à Marie.


Le village n'est pas bien loin!


J'aime beaucoup me promener dans les pas des voyageurs à destination de l'Abbaye de Baume les Messieurs et de ses cascades, tout en écoutant chanter les eaux limpides...




Vous connaissez mon goût pour le patrimoine rural, en particulier les chapelles et les églises.

Hélas, de nos jours, ces jolis petits bâtiments sont fermés, la plupart du temps....

A force de subir les pillages....

Hier, notre promenade nous a conduits vers cette belle petite église, que je n'avais pas encore visitée.
Elle se dresse dans un village au nom charmant: Val d'Epy.




Surprise ! la porte est ouverte !



Sous le premier porche, quelques sculptures fort anciennes.

L'Elévation :






La Crucifixion



Un bénitier orné d'une figure:



L'intérieur, fraîchement restauré, est plein de lumière .




Peu d'objets ornent la nef.

Saint Victor garde les lieux....



Avec Saint Ursus...


Peu de tableaux :





Encore Victor et Ursus, dont j'ignore tout...



Des vitraux aux décors simples





Je retrouve la sortie, après avoir laissé quelques mots de remerciements sur un livre d'or à l'attention des personnes qui ont permis cette restauration, et qui maintiennent ce lieu ouvert et parfaitement entretenu...

Trouvé sur le site de la commune:

"L’Eglise est dédiée à Saint-Victor et Saint Ursus, martyrs de de la légion Thébaine.
Elle se compose d’une nef, de deux chapelles, d’un sanctuaire rectangulaire et d’une sacristie. Le clocher est couronné par une flèche en forme de pyramide quadrangulaire couverte de tuiles.
A l’intérieur le chœur est plus étroit et ancien que la nef, parait remonter au 13 ème siècle.
L’Eglise abrite plusieurs objets classés aux monuments historiques depuis 1883."

J'apprends de plus que plusieurs tableaux sont absents, car confiés à un atelier de restauration sous couvert de la Fondation du Patrimoine, et reviendront à leur place  après travaux.

On peut les voir sur ce diaporama.






Mirabeau...

 07/11/2016
Revenons au Château de Joux !

Ou plutôt, à ses prisonniers célèbres, légendaires ou bien réels.

Je vous ai déjà parlé de l'histoire de Berthe de Joux....punie de ne pas avoir su attendre son époux parti pour les Croisades...

Et je vous ai conté aussi la triste fin de Toussaint Louverture, héros haïtien de l'abolition de l'esclavage!

Le Château de Joux a hébergé un autre prisonnier célèbre.



Il s'agit de Mirabeau, un des acteurs les plus brillants de la Révolution Française.

Né en 1749, Mirabeau était d'une extrème laideur, mais d'une intelligence hors normes.

Dans sa jeunesse, il mena une vie très dissolue, multipliant les aventures et les dettes de jeu.
Son père demanda au Roi d’émettre une lettre de cachet, afin de le faire enfermer sans jugement.
Mirabeau fut tout d’abord emprisonné au château d’If.
Là, son comportement ne s’améliora guère : il séduisit la seule femme de la prison, la cantinière... On le transféra alors au château de Joux, en 1775.

Le gouverneur du château, charmé par l'éloquence de son prisonnier, assouplit rapidement ses conditions de détention.
Mirabeau pouvait chasser à cheval dans les forêts environnantes, et on l'autorisa bientôt à fréquenter la haute société de Pontarlier, où sa brillante éloquence était appréciée.

Au cours d'un repas, il fit la connaissance de Sophie de Ruffey, une jolie dame mariée à un homme beaucoup plus vieux qu'elle.
Mirabeau la séduisit, et les amants s'enfuirent à Amsterdam.
Ils furent arrêtés quelques mois plus tard.
Mirabeau fut enfermé au château de Vincennes, Sophie dans un couvent du Loiret où, minée par la solitude, elle finit par se suicider.

A sa libération, trois ans plus tard, Mirabeau se lança dans une brillante carrière politique, devenant l’un des plus prestigieux orateurs de la Révolution, avant de s’éteindre en 1791, des suites de la syphilis.

Je me demande s'il dormait souvent dans sa cellule, par ailleurs située non pas dans les bas fonds de la forteresse, mais quasiment au sommet du château.



Le confort y était sommaire....sans doute plutôt bon pour l'époque....et sans aucune comparaison avec les horribles geoles montrées dans mes précédents articles.


La vue était magnifique !

Pour rencontrer la belle Sophie, Mirabeau avait loué un logis dans la bonne ville de Pontarlier....
Dormait-il souvent dans sa cellule ???


Pour en savoir plus, CLIC !



Eglise Romane

 17/10/2016
Vous connaissez mon goût pour ces jolis édifices qui ponctuent la campagne....

Voici l'Eglise de Saint-Hymetière, dans la région jurassienne de la "Petite Montagne".




Elle fut construite au milieu du XIe siècle sur un prieuré plus ancien, fondé au VIe siècle par un certain Hymeterius, ermite, dont on ne connait que très peu de choses.



Cette église est isolée dans les champs, car le village du Moyen Age qui l'entourait a été incendié en 1477.
Les habitations ont été reconstruites plus loin.
Cet isolement donne beaucoup de charme à cet élégant édifice.

La nef est voutée dès l'origine en plein-ceintre,  non charpentée.


De très importants travaux de réhabilitation ont redonné sa beauté à cette belle église, au clocher octogonal.
Pendant plus de 5 ans, archéologues, compagnons, ont réalisé un travail extraordinaire .

Saint-Hymetière offre un bel exemple des églises monastiques rurales du premier âge roman, avec ses arcatures massives et ses voûtes en cul de four.



Des tombes médiévales ont été mises au jour, permettant une datation plus précise des origines de l'édifice.

Les amateurs trouveront ICI des renseignements plus complets sur ce sujet.

Architecture très massive, peu de décors...




Des murs et piliers énormes,


Un vestige de fresque...


Quelques jeux de lumière ....






Le clocher actuel date du premier quart du XIX ème siècle, de style comtois.

Voila un lieu où j'aime aller me promener !

Un grand  merci aux personnes qui s'occupent d'ouvrir chaque jour ce bijou architectural aux visiteurs!



Je vous ai déjà emmenés dans la forêt de la Joux !

Vous vous souvenez?
C'était LA !



Au coeur de cette magnifique forêt, j'ai visité récemment un site unique, la sécherie de l'ONF.

Cet établissement dépend de l’Office National des Forêts (ONF), et existe depuis le début des années 1980.
Ce service «Graines et Plants» est chargé de la centralisation des récoltes, du traitement, de la conservation et de la répartition des graines d’arbres forestiers entre les différents utilisateurs publics ou privés.



Dès l'entrée, des collections de graines ornent les murs


Le point fort de cette sécherie, c’est que les graines sont récoltées sur des arbres sélectionnés pour leur qualité.

 

La récolte des fruits se fait soit par grimpage - travail acrobatique dans les sapinères, certains arbres avoisinant les 50 m de haut - soit sur arbres abattus (glands, faînes et cônes) ou bien encore sur vergers à graines.

 

Comme il fallait s'y attendre, les grimpeurs s'appellent des écureuils !

 



Les graines, qui proviennent  de toutes les forêts de France,  sont d'abord triées dans cette "salle des machines", séchées dans un four....

Elles sont traitées contre les moisissures, ou débarrassées des parasites.

 

Je vous passe les détails techniques que nous a exposés un guide passionné, ancien "écureuil" lui-même !

 



D'immenses chambres froides reçoivent les lots de graines en dormance.




Des échantillons de lots sont mis en germination pour évaluer la qualité.




Il est tout mignon, ce petit pin maritime.
Il mesure déjà 5 cm !
Il est issu d'une graine récoltée dans une forêt provençale.


L’objectif de cet établissement : fournir des graines sélectionnées avec une bonne dynamique de germination !

Plus de 60 millions de graines sortent de la sécherie chaque année......

En début d'automne, les immenses hangars sont encore peu remplis !!!! la récolte 2016-2017 ne fait que commencer !





Toussaint Louverture

 12/10/2016
Je vous emmène de nouveau au Fort de Joux, sur les traces de son plus célèbre prisonnier.


Un escalier qui semble sans fin nous conduit à sa cellule.




Nous n'irons pas plus bas que le palier qui s'ouvre sur la cellule de Toussaint Louverture.


Pour résumer, d'après le site du Château, que je cite :

"Ancien esclave, né en 1743 dans une plantation de l’île de Saint-Domingue (Haïti), Toussaint prit la tête de la révolte des esclaves contre les colons blancs en 1791, soutenu par les Espagnols.
Il mit la plus riche des colonies françaises à feu et à sang. Trois ans plus tard, la République Française abolit l’esclavage et Toussaint se rallia à elle, devenant par la même occasion le premier général noir de l’armée française.
Ses succès militaires et son sens politique lui permirent ensuite de devenir le gouverneur incontesté de la colonie de Saint-Domingue, dont il avait préalablement chassé les Espagnols.
L’arrivée au pouvoir de Napoléon Bonaparte et le rétablissement de l’esclavage conduisirent Toussaint Louverture à reprendre les armes.
En 1802, Napoléon organisa une grande expédition militaire qui se solda par la capture de Toussaint.
Immédiatement transféré en France, il fut enfermé au Château de Joux, où il mourut le 7 avril 1803, à 60 ans.
En 1804, Haïti devint la première république noire indépendante du monde. La France, elle, n’abolit définitivement l’esclavage qu’en 1848."

Un destin hors du commun !

La cellule est très sombre, la fenêtre étant presque complètement murée de briques.
La température y est très basse, même à la belle saison.
En hiver, c'est tout simplement glacial, malgré la cheminée.

Envoyer dans cet endroit un homme des Îles....c'était le condamner à mort!


Pour en savoir plus sur Toussaint Louverture, CLIC !






De nombreux hommages ont été rendus à ce héros national d'Haïti.



Haïti est à l'actualité en ce moment, à cause du cyclone qui vient de le balayer....

Un pays parmi les plus pauvres de la planète...







Pauvre Berthe !

 08/10/2016
Il est une superbe forteresse, qui depuis mille ans, garde un étroit passage dans une faille aux confins de la Comté....

Bâti sur un éperon rocheux, c'est le Château de Joux.

Je pourrais vous le décrire par le menu, en détaillant les épisodes de sa riche histoire, les remaniements de son architecture au fil des siècles, en particulier par Vauban....
(Celà fera - peut-être - l'objet d'autres articles).

Je préfère ce soir vous raconter l'histoire de la belle Berthe de Joux.


Entre autres prisonniers célèbres du Fort de JouxBerthe eut un destin des plus émouvants.

Voici ce que l'on raconte:

Le seigneur du lieu, Amauri partit pour les croisades vers 1170, laissant seule au château sa très jeune femme enceinte, Berthe.

 Les années passèrent, et Berthe, qui avait  donné naissance à un fils, se morfondait  dans son grand château.

 

Si le paysage était sublime vu depuis ce nid d'aigle, la solitude et les rigueurs du climat étaient difficiles à supporter, le château étant à près de 1000 mètres d'altitude.

 



Un jour, un chevalier blessé se présenta à la porte de la citadelle.

Il s’agissait d’Aimé de Montfaucon, compagnon d’armes d’Amauri, de retour de Terre Sainte.

Berthe lui donna l'hospitalité et le soigna avec dévouement.

 

Hélas, le chevalier lui raconta que son époux avait succombé en Orient.

Berthe folle de chagrin, s’enfuit dans les forêts pour y pleurer

Tant de larmes coulèrent de ses beaux yeux bleus qu’elles donnèrent naissance à une source ...(on y reviendra!)

 

Puis elle se consola, passant de plus en plus de temps avec Aimé...

Elle finit par lui céder.

 

Mais le seigneur Amauri n’était pas mort...

De retour dans son château, fourbu, il surprit les deux amants dans son lit!

 

Fou de colère, il transperça Aimé de 3 coups d’épée et fit suspendre son corps dans une forêt toute proche, qu’on appela désormais la Fauconnière.

 Il fit enfermer Berthe dans l’une des tours du donjon.

 



Un cachot minuscule fut creusé dans l'épaisseur de la muraille, si petit qu’elle ne pouvait s’y tenir qu’accroupie…

 


 



Elle n’avait le droit d’en sortir que deux fois par jour.

On l’emmenait  alors devant une meurtrière où l’attendait une vision d’horreur : celle du corps de son bien-aimé déchiqueté par les corbeaux.

 


 



Amauri pensait que ce traitement tuerait bien vite son épouse infidèle.
Elle vécut pourtant 12 ans dans ces conditions....et Amauri mourut avant elle.

Leur fils Henri délivra Berthe.

Il lui permit d’amender « ses fautes » en la faisant se retirer à l'Abbaye de Montbenoit.

 

Voici ce que l'on dit de cette pauvre Berthe de Joux...

 

 

Histoire ?? Légende??

 

La généalogie et l’histoire nous ont appris que tous ces personnages ont bien existé et que Berthe en 1228, vivait encore à Montbenoît

 

J'aime les légendes......

 

 




Non loin de chez moi, dans le Département de l'Ain, se dresse une superbe Chartreuse, dans un vallon boisé.

C'est la Chartreuse de Selignac.

Ses proportions sont impressionnantes!
On ne s'attend pas, en circulant sur cette route sinueuse, à voir au détour d'un virage un tel ensemble architectural.

Les moines l'ont quittée en 2001, mais le lieu reste voué à la méditation et au silence, et accueille des retraitants.




Je n'en verrai pas plus sur place ! 

Heureusement, mon ami GOOGLE est là !

Alors si le coeur vous en dit, et pour en savoir plus,   CLIC !




Je vous ai déjà montré cette belle petite église, restaurée magnifiquement.

C'était LA !

Il s’agit de l’église paroissiale de l’Assomption à REVIGNY, inscrite au titre des Monuments Historiques en 1991.


A l'époque de mon article, je n'avais pas pu voir l'intérieur.

Dans le cadre des journées du Patrimoine, cette église a été ouverte à la visite, et nous avons pu admirer ce qui a attiré de nombreuses personnes à la conférence qui s'y tenait!





Fin 2013, lors des travaux de restauration de la toîture, une infiltration a fait tomber des lambeaux de plâtre, sous lesquels dormaient des peintures d'une extraordinaire qualité.




Ces peintures du XVᵉ siècle, exceptionnelles, aux couleurs étonnamment fraîches,  sont apparues sur les trois faces du chœur de l’église.



Elles représentent la Passion du Christ  en 17 tableaux.



Le dégagement des peintures, a été réalisé fin 2014.



Après cette découverte et le dégagement des peintures, il va falloir les restaurer, ce qui représente de fortes dépenses....qui dépassent les possibilités financières d’une commune de 270 habitants. ...

Mais la volonté des habitants est là ! et ça se fera...car ces peintures sont uniques en Franche Comté, voire même en France !

J'ai pris mes photos sans flash: de meilleures images sur le site dédié vous montreront quelques détails de ces magnifiques peintures! C'est ICI  !

La conférence a été passionnante....







Je ne dévoilerai pas tout de suite la situation de ce lieu, laissant à certains de mes lecteurs le plaisir de deviner!!! (Gen, tu as déjà trouvé....)

A l'écart du village, au bout d'un petit chemin, la chapelle, vestige d'un prieuré des temps anciens, se dresse dans un paisible cimetière baigné de soleil et de chants d'oiseaux.



Poussons la grille du cimetière.

Que cet endroit me plait !!!
Calme, verdure, panorama, tout est harmonie.



Je fais d'abord le tour de la chapelle, parmi les herbes folles.

Sauterelles, grillons et lézards verts s'enfuient sous mes pas.





Tant de simplicité a de quoi me ravir.

Cette chapelle est le choeur d'une église plus importante dont la nef a disparu.


Deux ouvertures aux élégants vitraux donnent un peu de lumière.

Le Maître Verrier qui les a récemment restaurés a choisi le losange, symbole d'élévation.

Quant aux couleurs, il nous en explique la symbolique, dont les codes perdurent depuis le Moyen Age.
(J'y reviendrai)







Un peu d'histoire:
Cette chapelle s'étant révélée trop petite pour accueillir les paroissiens, et aussi trop éloignée du bourg, elle fut délaissée pour une nouvelle église bâtie au 19ème siècle au coeur du village.

J'ai visité aussi la "nouvelle" église,  toujours avec le Maître Verrier qui en a refait tous les vitraux...

Mais STOP! assez d'indices, sinon la devinette sera trop facile ...

Quant à vous, chers lecteurs, qui ne connaissez point ma magnifique région, partagez mon plaisir de la découverte d'un si bel endroit..





Roche aux Fées.....

 24/05/2016
Vous connaissez mon goût pour les légendes...
Légendes?
Oui, peut-être! mais ces récits n'ont-ils pas tous un fond de vérité?????

Aujourd’hui je suis allée me promener dans le département voisin, l'Ain.

J'ai voulu rendre visite au plus vieux Monument historique de ce terriroire, le Menhir de Simandre, ou Menhir de Pierrefiche.
Ce n'est pas très loin de chez moi, je le connais depuis toujours, sans jamais l'avoir photographié.

La pierre se dresse dans un champ de céréales, comme une gardienne, au bord de ce qui était une ancienne voie romaine.

Elle a été taillée dans une carrière toute proche, peut-être 3000 ans avant J.C.
Ce qui lui confère un âge vénérable! plus de 5000 ans !

D’autres pierres ont été dressées à Simandre, et les historiens pensent qu'il y avait dans ce secteur, jusqu'à Bourg en Bresse,  des alignements comme ceux de Carnac en Bretagne.
Toutes ces pierres sont orientées à l’identique, leur face la plus petite est tournée au Nord, la plus grande se trouvant côté Sud-Est. Toutes sont un peu bombées en leur sommet. Pourquoi ? Nul ne le sait.

Cette pierre dressée a toujours servi de point de repère dans la vallée du Suran.
Au temps des Francs, elle marquait la frontière entre l’Austrasie franque et le Royaume d’Arles.



Ma "Pierre aux Fées" - son vrai nom est Menhir de Pierrefiche - a une hauteur de 3,80 m, 50 cm d’épaisseur et 1,30 m dans sa partie la plus large.
Sa base enterrée descend à quatre mètres sous le niveau du sol !

Bien sûr, ce menhir a sa légende ! et c'est pour celà qu'il m'intéresse!

 

Légende que je vous résume ici:

Trois fées allant à la veillée se seraient arrêtées dans le champ.

Elles auraient planté leurs quenouilles dans la terre, et ces quenouilles  se seraient transformées en trois menhirs, dont il ne subsiste que celui-ci..

 

Les croyances druidiques ont la vie dure.

Certains - moi la première - sont persuadés que des forces magnétiques se dégagent des lieux où ont été placés menhirs ou dolmens.

 

Le menhir de Simandre avait encore au début du siècle dernier la réputation d’apporter la fertilité aux couples à marier, qui venaient s'y frotter....

 

Moi, je me suis contentée de faire un voeu......

 

 




Chaque village de France, ou presque, possède son Monument aux Morts, devant lequel la population est invitée à se recueillir, les 8 mai et 11 novembre, en souvenir des soldats morts pour la France.

 

Il faut savoir qu’une loi du 25 octobre 1919 sur la « commémoration et la glorification des morts pour la France au cours de la Grande Guerre » attribuait une subvention aux localités envisageant d’honorer le souvenir de leurs disparus.

Du coup, la machine fut lancée, même dans les villages ruraux, qui se contentèrent souvent de monuments très simples en raison de leurs maigres finances.


Les érections s’accompagnèrent parfois d’âpres discussions ou de polémiques. Les élus ne s’entendirent pas toujours sur la forme à adopter (à choisir dans des catalogues), l’emplacement à retenir, et le texte à inscrire.

 

A Moirans-en-Montagne, une statue, « la pensée de la France à ses morts », femme nue, souleva ainsi le tollé et une pétition circula pour contraindre le Conseil municipal à un autre choix.

 

Les Conseillers tinrent bon et le monument fut commandé.

 

Une femme nue… une mère...la France….l'oeuvre fut installée devant une école maternelle, ce qui fit rebondir la polémique.  Nous sommes en 1920, ne l’oubliez pas !

 

Encore une fois, le Conseil municipal tint bon, sur la base qu’il fallait dès leur jeune âge faire comprendre aux enfants leur histoire, avec ces 46 noms de Moirantins morts pour la France.

 

Et le monument trouva sa place à l’entrée de l’école.

La statue fut bientôt couverte d’un drap !

 

Puis peu à peu, les citoyens acceptèrent ce monument tout à fait unique en France…

 

Je l'ai trouvé très beau....

 

Il parait qu'il n'a jamais été inauguré.




A Sochaux, au Musée de l'Aventure PEUGEOT, la visite ne vous conduit pas uniquement dans le monde des voitures....

Il fut une époque où toute la région travaillait pour la maison PEUGEOT, et des ateliers sortaient toutes sortes d'objets.
C'était avant.....quand le "fabriqué en France"  était renommé pour un savoir-faire extraordinaire.


Parmi les plus célèbres de ces objets, les moulins à café.


Modèles de comptoir.....




Modèles muraux....

Parfois simples,



...parfois ornés de jolis décors pour une vente dans la France entière:





Chaque ménage possédait au moins ce modèle...



Créativité de ces gens qu'on appelait pas encore des "designers" !

Peugeot a fabriqué toutes sortes d'appareils et d'outils, pour les ménages,  les artisans,  l'agriculture......et bien d'autres domaines encore....

C'était avant......


A suivre!



Une tradition venue des pays nordiques consiste à fêter Sainte Lucie, patronne de la Lumière, à une période de l’année où le jour décline tôt…

 

A l’approche de l’hiver (le jour de la Ste Lucie est  le 13 décembre), le Marché de Noël de MONTBELIARD accueille un défilé d’enfants costumés et coiffés de lumière pour célébrer au fil des rues l’un des symboles de l’espoir et de la vie.


Le 13 décembre?   j'y étais !  j'ai eu le bonheur de rencontrer Tante Arie, mais pas que !!!


Devant le Temple Saint-Martin.....





........j'ai rencontré une belle Dame vêtue de Lumière, évoquant Lucie, fille de Syracuse martyrisée au IVème siècle, et dont la fête coïncidait avec le solstice d'hiver selon le calendrier en vigueur au 14ème siècle.




Un cortège d'enfants musiciens la suit sous les illuminations de la Ville.


Cette parade de 140 enfants issus des écoles de musique, coiffés de couronnes de bougies et vêtus de blanc déambule dans la Cité au son des fifres et des grelots.

Sainte Lucie elle-même les guide dans cette féerique procession....





Je reviendrai voir ce spectacle extraordinaire l'année prochaine, c'est certain !





La Tante Arie

 14/12/2014
Il est un Marché de Noël extraordinaire...
C'est celui de Montbéliard (Doubs)

Il attire chaque année des dizaines de milliers de visiteurs..

Ce ne sont toutefois pas les multiples exposants que je suis venue voir, c'est Tante Arie...

Tante Arie ?

Je me suis mise à sa recherche...



J'ai parcouru les rues illuminées....



...jouant des coudes dans une foule quasi compacte !...





J'ai fini par faire cette rencontre extraordinaire, la rencontre de Tante Arie !

Vous ne la connaissez pas?????
Ah oui, Saint Nicolas et le Père Noël vous sont plus familiers....


Qui est-ce donc ???

Voici son histoire, telle qu'elle me l'a racontée, pas plus tard qu'hier soir:


La Comtesse Henriette de de Montbéliard, épouse du Comte de Wurtemberg,  vivait il y a 500 ans dans ce territoire dépendant du Saint Empire Romain Germanique.

 A la mort de son époux, elle  gouverna seule sur le Comté de Montbéliard,  s’attachant à faire le bien dans ce territoire, en particulier après des enfants.

 A la fin de sa vie, elle se retira dans une grotte secrète, puis devint une fée, la bonne fée protectrice du Pays de Montbéliard.

 

 Chaque année à l’époque de Noël, elle revient dans sa ville, sous le nom de Tante ARIE ou AIRIE, habillée en paysanne, parcourt les rues avec son petit âne Marion, tout chargé de cadeaux.

Elle se déguise aussi, parfois en mendiante, et  demande l’hospitalité pour connaître les gens et les récompenser en fonction de l’accueil qu’elle reçoit....

Elle apparait au Marché de Noël de Montbéliard, pour donner des friandises aux enfants sages.

 

C’est là que je l’ai rencontrée !



Comme je suis une petite fille bien sage, j'ai eu du chocolat !!! oui !

Et la bonne Fée m'a laissé photographier son joli diairi..

Il s'agit de cette coiffe magnifique typique de ce canton.


Ce diairi, m'expliqua la bonne fée, a nécéssité 6000 perles et plus de 200 heures de travail !


Une chanson perpétue la mémoire de la bonne fée dans ce canton:

CLIC  !

A écouter sans modération avec les petits...




Petits objets.....

 12/08/2014
Les petits objets du quotidien prennent parfois l'air d'oeuvres d'Art!

J'ai trouvé ces dessous de plats bien jolis.....
Et vous ?





Il faut que je vous montre cette jolie chapelle au toit de lauzes - ou laves -, typique de ma région.

Le mot "laves" vous étonne? il n'y a point de volcan par ici!   j'ai lu quelque part que "lave" vient du mot "lever" ou prélever une pierre....
Ces toitures peuvent peser 800 kg au m2....
(Vous en avez vu plusieurs dans ma rubrique "patrimoine")

Je n'ai pas pas  pu entrer dans cette chapelle, fermée le dimanche, mais j'y retournerai! La restauration intérieure n'est peut-être encore pas faite....

Encore un sujet à suivre !







Au bord de l'étang

 16/04/2014
Bonsoir à tous et toutes, et merci de votre passage sur ce blog, ainsi que pour les gentils petits mots qui m'ont été envoyés pendant ma période de "silence"!


Pour renouer avec mes habitudes, quelques images de ma promenade d'aujourd'hui!



Un vaste étang, sur le plateau jurassien, et au bord de cet étang, une chapelle.


Dédiée à Notre dame de Fatima, cette chapelle privée a été mise en vente par son propriétaire !

Mais ce dernier parait-il a renoncé à s'en séparer...OUF! elle ne deviendra pas maison d'habitation ou pire encore....


En 2013, un artiste a pu la taguer entièrement, la fresque a été réalisée à la bombe aérosol.:


J'ai trouvé l'oeuvre très réussie, et cette Madone au doux visage m'a bien plu....


Pour en savoir plus:  CLIC !


Autour de l'étang, une zone humide d'intérêt floristique et faunistique à l'échelle de l'Europe...J'y retournerai donc!





Dans une très belle église médiévale.....


...parmi d'extraordinaires trésors, j'ai retenu la statue de Saint Antoine le Grand.

Sculptée dans la pierre au XVème siècle, elle est attribuée au Maître Jean de la Huerta.

L'expression de son visage m'a particulièrement plu.



Connaissez-vous l'histoire de Saint-Antoine et de son révéré cochon ?

Histoire ou légende….allez savoir !

 

Antoine nait en  Egypte, vers 225 après JC.  

A 18 ans, devenu orphelin, il vend tous ses biens afin de suivre les préceptes du Christ et se fait ermite dans le désert.

Le démon, parfois sous la forme d’un sanglier, vient le tenter d’images enchanteresses, mais Antoine parvient à repousser chacune de ses tentatives.

 

Antoine devient célèbre, et des disciples s'assemblent autour de lui.

Une communauté se forme et s'organise peu à peu,: ce sont les premiers moines..

 

Mais Antoine abandonne ses compagnons et repart vivre seul dans le désert.

Sa mort survient alors qu'il est âgé de plus de 100 ans.



Et le petit cochon ???????

 

Les reliques de Saint-Antoine, sont déposées à Constantinople, puis transférées en Isère par un chevalier dauphinois. On leur attribue le don miraculeux de guérir du « mal des ardents »

 

Au début du 12ème siècle, deux seigneurs, guéris par les fameuses reliques, fondent près de l'abbaye où elles sont conservées un petit hôpital.

C’est la naissance de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Antoine, plus connu sous le nom des « Antonins ».

 

 

Et le petit cochon  ???????

 

Les Antonins pratiquent  des activités charitables et  élèvent beaucoup de porcs pour pouvoir nourrir les pauvres.

Ils obtiennent  le privilège de pouvoir laisser leurs animaux vaquer en toute liberté dans les rues, et la population participe à leur nourriture.

L'imagerie populaire remplace le sanglier tentateur par l'aimable cochon bienfaiteur.

 

Depuis Saint Antoine, grâce à ce petit cochon, est devenu le patron des charcutiers - et celui des brossiers.  (On fabriquait les brosses avec des soies de porcs.)

 

 




L’Europe a fêté en 2010  le 1100e anniversaire de la fondation de l’Abbaye de Cluny.

Un projet collectif extraordinaire a été lancé dans le Jura en septembre 2009 : broder des bannières au point de croix !

 Ce projet a réuni plus de 360 brodeuses et 30 couturières de France, de Suisse,  et d'Allemagne!
Elles ont brodé et cousu les 1066 carrés constituant les motifs de deux séries de13 bannières de 40 carrés chacune, et de 2 oriflammes.

Pourquoi deux séries de 13 ?

Parce que le nombre 13 symbolise les 12 moines jurassiens, 6 de Gigny-sur-Suran et 6 de Baume-les-Messieurs dans le Jura, partis fonder Cluny "Le phare de l'Occident médiéval" en 909 ou 910 guidés par l'abbé Bernon (soit 13 personnes)
Comme ils étaient partis de 2 abbayes, 2 fois 13 bannières ont été réalisées.



Voici   l'Abbaye de Gigny-sur-Suran


avec sa vaste nef aux énormes piliers.


Et Beaume-les-Messieurs, blottie au fond de sa reculée aux parois vertigineuses.





Et voici un aperçu des magnifiques bannières!

Elles comportent les noms des sites clunisiens, de leurs fondateurs, et les éléments architecturaux caracréristiques.



Ici, on reconnait bien le clocher de Gigny.





Ces bannières seront exposéed dans les différents sites clunisiens, en France, et en Europe.

Cette réalisation collective est une véritable merveille d'unité et de qualité...

Pour en savoir plus: clic !







Exposition dans un site clunisien: le Prieuré Saint-Christophe à Ruffey-sur-Seille.



Beaucoup de savoir-faire, une bonne dose de fouriérisme, une autre de spiritualité, et vous entrez dans un témoignage des activités industrielles des 19 et 20ème siècle....unique!

Imaginez-vous l'ouvrier trouvant là une embauche.
On lui assure une salaire, un logement (sans eau ni commodités) un lopin de jardin....c'est l'Amérique!

Les bâtiments sont communautaires, et des familles parfois très nombreuses vivent dans 2 ou 3 petites pièces.


Le site a fait vivre jusqu'à 250 personnes, hommes, femmes et enfants.
Le domaine très vaste comportait des champs et des vignes, où les ouvriers pouvaient être appelés à travailler aux fenaisons, moissons, vendanges.
Un moulin permettait la fabrication de la farine.
On vivait là en autarcie.


Outre le gite, le jardin, le bois de chauffage, et la paye, le Maître de Forges assure sur place l'éducation des enfants.


Les garçons devenus "grands" rejoindront les ateliers, les jeunes filles parachèveront leur éducation ménagère à l'ouvroir, où chacune brodera son trousseau....avant d'épouser....un ouvrier sur place !



Une église est construite, les ouvriers seront fortement impliqués dans la fabrication de tous les éléments décoratifs qui font de ce lieu un endroit magnifique, aujourd'hui classé monument historique, donc sauvé.

Le Maître de Forges veut vraiment que cette église soit leur église, et il encourage la création d'une chorale où chanteront ensemble patron, directeur, ouvriers...

Un presbytère est construit, et une petite communauté de soeurs s'intalle aussi sur place, assurant l'instruction des enfants et les soins infirmiers.


A une certaine période, le Maître de Forges fait battre monnaie, et les ouvriers sont payés avec des pièces qu'ils ne peuvent utiliser ailleurs que dans le magasin-épicerie des Forges... .
Impossible d'aller boire un verre dans les auberges des villages aux alentours!

Une épicerie, une cantine, une bibliothèque, les bureaux,  une ferme, un moulin.....



Le Maître de Forges assure même aux ouvriers et leur famille....leur dernière demeure!


Que fabrique-t-on à Baudin ?

Ce qu'on nomme Forges est en fait une fonderie, d'où sortent des pièces extraordinaires!

 - utilitaires : fourneaux, cuisinières, balustrades, croix de cimetière, éléments d'architecture;
 - décoratives; statues religieuses parfois monumentales,tableaux émaillés.


Un savoir-faire étonnant, de la dentelle de fonte !


Des jouets:


Et des tableaux décoratifs,  comme celui de 32 m2, en fonte émaillée, pour le paquebot transtlantique le plus luxueux jamais construit, le "NORMANDIE" - qui coula dans le port de New York en 1942.
Cet immense tableau décore maintenant un bel hôtel particulier à New-York

Voici le dessin du "Chevalier Normand".


Et le Maître de Forges ?

Il réside là....



L'ensemble architectural est magnifique.
Les ateliers ont été en partie rasés en 1970, devenus trop dangereux, ainsi que le haut fourneau.
Le presbytère tombe en ruines.

Une association de passionnés bénévoles se bat pour sauver ce qui peut encore l'être, gère le musée, négocie avec Madame la propriétaire des lieux pour qu'elle lui fasse don des bâtiments industriels à l'abandon....




Le château est encore occupé, l'église voit célébrer des messes en été, pour le bonheur des descendant des "Baudiniers".
Les écuries, l'orangerie sont toujours en service.

L'ensemble industriel a fermé définivement en 1959.



Promenade au château

 07/08/2012

Il y a longtemps que le vieux château féodal m'intrigue, dressé fièrement au sommet de son promontoire rocheux.

C'est décidé, j'y vais!
Le ciel est bien gris, mais je devrais avoir le temps d'y aller avant la pluie.




Je contourne la petite église du 12ème siècle, si belle avec sa lourde toiture de lauzes.



Cette petite baie éclaire la partie de la nef réservée au seigneur et sa famille, qui peuvent suivre les offices sans se mêler au peuple.


Laissons l'église, hélas fermée, pour nous lancer à l'assaut du château.


Avec les pluies de la nuit dernière, le chemin boueux est bien glissant, et j'ai un peu peur pour mon matériel photo...



Les premiers pans de mur apparaissent dans le bois, et je poursuis la montée....



....sous la protection d'une Vierge bienveillante.



Le donjon apparait enfin.

Houlà ! j'ai oublié de mettre un casque !


Le château de Mirebel a été édifié sur un éperon rocheux d’une longueur de 400 mètres pour à peine 20 mètres de largeur au début du XII ème siècle, c’était l’un des plus importants du Jura.

Le premier seigneur de Mirebel est Gérard 1er de Vienne, contemporain du roi Philippe-Auguste.

 

En 1479, les armées de Louis XI ruinèrent en partie le château

Les troupes d’Henri IV détruisirent définitivement le château en 1595.

 

En 2002, le château est racheté par la commune de Mirebel aux descendants des Princes d’Orange.

Les ruines font actuellement l’objet de travaux de sauvegarde et de mise en valeur, et le château a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2007.



Le donjon est encore fier....




Mais il est prudent de ne pas trop approcher.




La vue de ce donjon est extraordinaire, et je ne regrette pas la montée !




ça valait vraiment la peine....
Par beau temps, on voit le Mont Blanc.


MIREBEL.....un nom bien mérité pour un site aussi panoramique!





J'ai découvert ce site aujourd'hui, le château de l'Aubépin.
Un très joli nom  pour un beau petit village riche d'un site historique et d'une vue magnifique sur la plaine environnante.
(Mais ce n'est pas ce joli nom qui m'interroge.)

Le château féodal est ruiné (Merci, Louis XIV), il en reste une petite tour et quelques murailles.

 



La chapelle castrale a été conservée, restaurée au cours des siècles. (hélas fermée...)

Cette chapelle est un bâtiment  inclus dans la seconde cour du château.

 

Elle est dédiée à Saint-Garadoz , réputé pour obtenir la guérison des rhumatismes. ...

 

Saint-Garadoz ??????

 

J'ai gravi la colline, parcouru les ruines du château, fait plusieurs fois le tour de la chapelle....mais.......... j'ai toujours aussi mal au dos !

 

Je n'avais jamais entendu parler de Saint-Garadoz.....Il n'est pas au calendrier, celui-là!

 

Existe-t-il dans votre région des chapelles ou oratoires qui lui soient dédiés ? ou est-ce une particularité locale?  

 

 

Je crois qu'une réponse complète est arrivée: allez vite consulter le commentaire passionnant de Saint-Loup!

 

Et si vous connaissez d'autres lieux voués au culte de ce saint guérisseur,

je suis preneuse!







Cette chapelle du 12 ème siècle était à l'abandon.
Loin du village, isolée le long d'une ancienne voie romaine, elle menaçait ruine .

Des Compagnons se sont occcupés de sa restauration.



Elle est toute petite!

Elle est fermée en hiver..... J'y retournerai pour vous!





Les lourdes lauzes de calcaire ont été nettoyées, retaillées, et reposées sur la charpente.

Quel beau travail!

J'apprécie que ce petit patrimoine rural ne tombe pas dans l'oubli!
Point trop de touristes par ici, mais on a restauré tout de même, pour l'amour des vieilles pierres!

Je pense que la chapelle sera encore plus belle quand le temps aura redonnné leur patine aux pierres.
 





Au pays des Fouletots

 07/12/2011
 
Qu'on ne me parle pas de Brocéliande, ni du Tronçais.....

La plus belle forêt que je connaisse, c'est la Forêt de Chaux......

Fouletots, Dames Vertes, Dames Blanches, Vouivres et autres créatures mystérieuses s'y promènent....

Mais ce n'est pas tout!

Quand un galopin refusait autrefois de manger ses gaudes, sa mère le menaçait ainsi:

"Dépèche-toi de finir ton assiette, ou bien je t'emmène perdre dans la forêt de Chaux, et les charbonniers te prendront!"
Le galopin se dépèchait de manger, et filait au lit sans demander son reste.

Qui donc étaient ces charbonniers à la réputation effrayante????

Depuis des siècles, la Forêt de Chaux est exploitée par les bûcherons; que de mâtures de navires royaux et poutraisons de châteaux sortent de cette belle forêt!

Une fois les belles pièces de bois extraites, le reste était laissé aux charbonniers.

Ces gens, pauvres et "sauvages", vivaient dans la forêt, loin des villes et des villages, sans presque jamais en sortir, et de leur dur travail venait leur réputation, eux dont les visages étaient si noirs....

Ils vivaient de la forêt, et en connaissaient toutes les ressources, pour se nourrir, eux et leurs animaux, et pour se soigner aussi.
 

Voici une de leurs maisons, avec son jardinet.





Leur four à pain:



Les charbonniers savaient parler aux arbres.

Ils respectaient et craignaient les Fouletots.
C'est ainsi qu'on appelle les Lutins dans ma région.
Bienveillants ou méchants....il ne fallait pas les froisser, sinon, ces Fouletots venaient la nuit défaire le travail du jour, écrouler les piles de bois, renverser la marmite, éteindre le feu, tarir la source, ouvrir la bergerie, égarer les enfants...


Mais par bonheur, se dresse non loin de la maison un chêne particulier.

Un chêne magnifique, au fût gigantesque, qu'aucun bûcheron n'osera jamais toucher.

C'est le Chêne à Voeux de la Forêt de Chaux, celui qu'on caresse, qui porte nos pensées du sol aux cieux....et auquel les charbonniers rendaient un culte, comme cela devait déjà être le cas depuis des siècles, peut-être depuis l'époque celtique...




Aujourd'hui, les charbonniers ont quitté la forêt, une association prend soin de leur maison, mais  le Chêne à voeux reçoit toujours les demandes des promeneurs!

Il suffit d'écrire un souhait sur un petit papier, et de le glisser dans une fente de la belle écorce.


L'arbre bienveillant accueille tous les voeux.....

Si vous passez par là, faites ce petit geste....comme je l'ai fait moi-même!

Mais surtout, si vous voulez que le chêne magique emporte vos voeux vers les puissances bienveillantes de la Forêt, ne soyez pas curieux, et ne lisez aucun des autres petits papiers...

Vous briseriez le charme, et les Fouletots qui hantent ces lieux depuis la nuit des temps pourraient vous créer les pires désagréments!





Pour cent briques....

 06/12/2011
t'as plus rien !

Mais pour quelques dizaines de milliers de briques d'un beau rose doré, faites sans doute avec la jolie terre fine du pays, tu as un beau château!


C'est à Pierre-de Bresse (Saône et Loire)

Un superbe musée y a trouvé place:
l'écomusée de la Bresse Bourguignonne.

(J'ai visité les llieux la semaine dernière).







Au pays des fantômes

 03/12/2011
 
Le château de Dramelay dresse son donjon austère au-dessus d'un mont couvert de forêts.


Ici naquit  en 1151 Bernard de Dramelay, qui devint Grand Maître du Temple de Jérusalem à l'époque lointaine des Croisades.

La puissante famille des Dramelay possédait 34 châteaux en Franche Comté.


Le château fort fut détruit par Louis XI.

Dans les ruines plane toujours l'ombre des chevaliers, et il parait que certains cherchent ici le trésor des Templiers...



Le village autour de la forteresse démantelée comptait encore quelques maisons et environ 50 habitants en 1850.

La dernière de ces fermes fut détruite lors de la dernière guerre mondiale par les Allemands.


La chapelle date du XIIIème siècle.
C'est le seul bâtiment encore debout.


Les lauzes calcaires de couverture subsistent sur le porche d'entrée.
Ce type de toiture pèse la bagatelle de 800 kg au mètre carré!


La moitié de la nef a reçu une toiture de tuile pour sa sauvegarde.

Le reste est demeuré ruiné.


Ouverte aux quatre vents, la chapelle est pleine de charme et de mystère.

Que de rumeurs à son sujet!

On raconte que certaines nuits, des officiants étranges, vêtus de longues capes, viennent y célébrer des rites bizarres....ceux de l'Ordre duTemple Solaire....




Du vieux village, il ne subsiste que quelques pans de murs au milieu des ronces, des citernes, des tas de pierre....

Et les légendes perdurent!
Trésor perdu des Templiers, fantômes des Chevaliers, rumeurs de rites sectaires nocturnes....

Bon, je n'irai peut-être pas me promener sur ce mont de nuit !

Ou alors, venez avec moi!


Les lieux sont fréquentés par toutes sortes de gens!
Encore récemment, une cache contenant des armes et des documents en langue basque a été découverte sur le Mont par un randonneur.
Les enquêteurs privilégieraient la piste de l'ETA....(France-Soir 17 janvier 2011)





Voila un thème qui m'est cher, et vous ne serez pas surpris que je fasse "remonter" ce sujet de temps à autre, au  hasard  de mes découvertes.

Ces petits éléments architecturaux de châteaux, granges ou chalets sont le reflet de leur époque, et de la situation sociale des propriétaires, mais surtout du savoir faire des artisans à travers les époques.



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N°1: le verrou de cette grange a été fabriqué par le paysan lui-même, il y a au moins deux siècles.





N° 2 :Le verrou d'une église désaffectée,  orné d'une souriante tête de moine





N°3: une église limousine



N°4: un oratoire carolingien des bords de Loire


N°5: la serrure et le heurtoir de la porte d'un château des bords de Loire


N°6 - une bergerie bressane


N° 7 - une jolie ferme bourguignonne


N°8 - manoir bourguignon


N°9 - Maison bressanne

Voila; c'est tout pour aujourd'hui!



L'église de Sézéria(Jura) fut fondée au XIIème siècle.
Ce qu'on en voit aujourd'hui daterait du XV ème siècle.

Dédiée à Notre Dame de l'Assomption, elle se composait d'une grosse tour carrée servant de clocher-porche, d'un presbytère-école et d'une chapelle à baie flamboyante.

La nef était couverte d'une voûte en berceau brisé.

 

Au XVIIIème siècle, les villageois des environs refusèrent de financer des travaux de rénovation.....trop loin, cette église! Pour s'y rendre, il fallait traverser des cours d'eau sur de mauvais ponts de planches.....

Et il y faisait si froid!

 

On construisit ailleurs une nouvelle église, et celle-ci fut délaissée.



Hélas, aucun "Frère Elie" n'est venu à son secours!

La belle voûte de la nef s'est écroulée en 1965, et une végétation dévorante s'est emparée des lieux.
Pourtant inscrites à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1997, les ruines ne font l'objet d'aucun programme de sauvegarde.


J'aime rendre visite à l'église abandonnée!
Il y règne une atmosphère très particulière, qui me fait songer à l'occupation très ancienne des lieux (vestiges celtes, romains....)

Il y a quelques années, je me glissais encore entre les épaisses murailles, paradis des oiseaux, des lézards verts.......mais maintenant, c'est devenu trop dangereux.
 
Si je gagnais au loto, je m'en occuperais.......je relèverais ces murs pluricentenaires....

On peut bien rêver!



Cet édifice campagnard est classé Monument Historique.

Il m'a plu pour la beauté de sa couverture.


Qui va deviner la particularité de cette toiture ??

Voir la réponse dans les commentaires!










Joseph Élie Simonin
est né le 31 octobre 1792 à Lieffenans (Jura)

A vingt ans, il épouse Jeanne Julie Fortier.  Le jeune homme a été contraint à ce mariage traité entre les parents Simonin et Fortier. 

Jeanne Fortier est aussi pieuse que son mari.
Le couple, vivant comme moine et nonne, n’aura pas d’enfant. 
On sait que Joseph Élie et Jeanne vivent en parfaite harmonie, s’aident, partagent les mêmes idées et tous deux, côte à côte, auront une vie extraordinaire.

Voici le cadre de cette histoire.


Joseph Élie décide de revivre son projet de jeunesse. 
Il entreprend avec sa Jeanne de restaurer, dans le haut du village, l'église en ruine de Saint Sorlin,  vestige de l’église paroissiale bâtie sur l’emplacement d’un prieuré, lui-même établi vers l’an 600 sur les lieux d'un culte du dieu Saturne et consacré à Saint Saturnin (martyr de Toulouse) qui devint Saint Sorlin.

De l’église ne subsistait que le choeur,  très délabré.

Le couple se fait maçon, charpentier, sculpteur, réussissant à rendre au culte ce lieu, y construisant un petit ermitage, dont voici les vestiges.


Joseph Elie et Jeanne vivent là, loin de tout, dans le travail, la mortification et la prière. 

L'église est rebâtie.


Les sculptures racontant le martyre de Saint Saturnin encadrent la porte.








Joseph-Elie fut ensuite appelé à restaurer un autre ermitage célèbre, celui de Conliège.(Jura)

Actuellement, cet ermitage a fait l'objet d'une nouvelle restauration,  par une association.

A flanc de montagne, on y jouit d'une superbe vue.


L'ermite restaura aussi un troisième ermitage et une chapelle, non loin de là, à Saint-Etienne de Coldre.

Joseph Elie et Jeanne revinrent à Saint Sorlin.
Jeanne mourut, et l'ermite, veuf, devint Frère Elie.

Il fut appelé à la restauration d'autres lieux de culte, en particulier en Auvergne, où il mourut..

Il est considéré comme un saint.
Ses restes furent ramenés à Saint Sorlin, où un pélerinage a lieu chaque année.


Les pélerins gravissent ce sentier.


Et font halte auprès de cet oratoire.


L' ermitage de Conliège a retrouvé sa beauté.




Non loin de là,  Saint-Etienne de Coldre  dont la chapelle fera dans l'avenir l'objet d'une restauration.

Son cimetière est un lieu mystérieux recelant des tombes anciennes, datant des 18ème et 19ème siècles, ornées de sculptures.
Il abrite de nombreux arbres pluricentenaires qui, dans la mythologie, unissent les cieux et la demeure souterraine des morts....
 
 




Ces lieux ont été occupés par les peuples antiques...


Du troisième ermitage, il ne reste que la chapelle....

Elie Simonin permit le retour de la statue de Saint Etienne en ces lieux.

La chapelle est loin de tout, et elle est maintenue close.





La chapelle est entourée d'un cimetière où les arbres ont tout bouleversé.

Plus grand chose de "droit".

L'ensemble est cependant charmant, quand les feuilles mortes jonchent le sol.


Certaines tombes anciennes portent les symboles de l'activité du gisant.

Ici, des serpes.



Dame Barbe n'a pas bonne mine....


Le lion comtois orne une noble tombe....


Voila la jolie chapelle, dans une nature préservée, un lieu de rêverie.

Tout autour, des bois profonds....

Elie Simonin a laissé sa marque dans des lieux magnifiques de simplicité et d'harmonie!



Une devinette!

J'ai photographié ce tableau cet après-midi.

Sauriez-vous dire quelle est en est la particularité ?

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Voyons vos réponses:

LaGuillaumette dit : de la soie : OUI, mais pas que!

Françoise propose tapisserie et feuille d'or : NON

Sylvie pense à la tapisserie d'Aubusson et fils d'or : NON
Puis nous dit que le fond est une feuille d'or : NON


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Quelques indices:

Un indice: le tableau mesure 3m x 1 m environ.

Second indice: la richesse se cache où on ne l'attend pas...

Troisième indice: un rapport avec l'herbe folle

Quatrième indice: les brodeuses de Certiferme sont parties aux champs

On cherche encore !
 
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On a trouvé!!!!

Il s'agit d'extraordinaires broderies de paille, le médaillon central n'est pas non plus une tapisserie, mais une réalisation faite de minuscules perles de verre et de nacre...

Pour en savoir plus:  CLIC !

Bravo à LaGuillaumette, à Mounaque et à Sylvie!!

Et un grand bravo à Yves g3921, que je soupçonne d'avoir déjà arpenté le plateau de Nozeroy... 





Il est un Mont.....

 23/10/2011

Il est un mont pas comme les autres
.
Ce Mont culmine à quelques 812 m, offrant une superbe vue aux alentours.

Ce Mont a une histoire extraordinaire....

Avant de tout vous raconter,   je vous  montre  un premier aspect, que je viens de découvrir, parce que récent.
(Je commence l'histoire par la fin, mais c'est tout moi, ça!)

Par une belle journée d'Octobre, j'ai  chaussé mes gros souliers, pris mon bâton de marche.....


Sommaire:
- 1 - Le Mont des Artistes
- 2 - Le Mont des Larmes
- 3 - Le Mont des Ancètres



- 1 - Le Mont des Artistes


La montée est agrémentée de nombreuses sculptures monumentales, dont voici quelques unes, parfaitement intégrées dans ce rude paysage forestier.



De Giuliano GIUSSANI (Italie):  Cosmos.


De Kamer TANER (Bulgarie)  Fragment.


De Sara BRAN (France)  Une femme veille


De Nesrin KARACAN (Turquie) : Mont R.


De Birgit KNAPPE (Allemagne) Discover


De Uli MUELLER (Allemagne) : Space


De Pado PEYTOUR (France) :Le Matin des Druides


De Jean-Michel MORAUD (France) : Sans dessus dessous





- 2 - Le Mont des Larmes


Ce Mont magnifique recelait une richesse.

Une roche propre à la fabrication de la chaux et du ciment.
Pendant des décenies, les hommes l'ont exploité, arrachant à ses entrailles des millions de mètres cubes de pierre.

Une exploitation minière, sous terre....

Puis, l'exploitation se fit à ciel ouvert, et le Mont majestueux perdit son sommet, laissant place à un vide vertigineux.






Exploitation sous terre dans un premier temps....pourquoi être passé à une exploitation à ciel ouvert?

 Je cite un auteur Jurassien:

"Tout commença le 27 juillet 1964, par une splendide journée d'été,  (...) Un énorme grondement se fit entendre, tandis qu'un tremblement prolongé secouait les quartiers nord-est de la ville. Dans cette direction, on vit s'élever peu après un nuage de poussière grise qui flotta un instant au-dessus des installations de la cimenterie. "Le mont Rivel vient de craquer!" Pour tous les habitants de Champagnole, cette petite phrase avait une redoutable signification. Aussitôt, ce fut une ruée générale vers la montagne dominant le plateau et d'où l'on extrayait par d'immenses galeries souterraines une roche friable employée dans la fabrication du ciment. (...) Il apparut qu'une équipe se trouvait, au moment de l'accident dans la partie nord de la mine. (...) Ils étaient pourtant neuf à survivre au fond du trou, emmurés comme des taupes, à 83 m sous terre, sans vivres, sans vêtements chauds... (...) Des moyens considérables furent mis en oeuvre pour sauver les emmurés. Le 4 août vers le milieu de l'après-midi, par l'étroit orifice vertical pratiqué dans la montagne au moyen d'une foreuse pétrolière, une fragile nacelle remontait les uns après les autres les neuf mineurs rescapés." Source: André Besson, Mon pays comtois (éd. France-Empire).




Cinq mineurs périrent et restèrent sous la montagne, à jamais....

On ferma l'entrée des galeries, et on la transforma en mémorial.

Cette  catastropohe fit la une des télévisions du monde entier.
Pour la première fois, la télévision-voyeurisme diffusa des images de la catastrophe, bien sur, mais aussi des larmes des épouses, des parents et de la population meurtrie....


L'exploitation de la roche cessa en 1995, et depuis, la nature reprend lentement ses droits dans le paysage quasi lunaire du sommet......


On comprend maintenant la portée de cette exposition de plein air, intitulée "PIERRE ET CIMENT"

La "femme veille", les "druides" hantent le Mont...



C'est l'histoire du  Mont Rivel


           A suivre  (mon histoire  remonte le temps....)  quand j'y retournerai...la montée dure deux bonnes heures, autant pour redescendre....alors, ce ne sera pas demain....



 1ère partie

Mireille Herbe Folle quitte parfois bois et champs pour s'aventurer en ville...
Hier, j'ai fait un petit tour à SAINT-CLAUDE.

Cette ville jurassienne se situe au creux d'une vallée étroite et profonde, au confluent de la Bienne et du Tacon

Fondée au V ème siècle, elle porte le nom de l'abbé CLAUDE,  mort en 699.

Pour les curieux, CLIC !


La ville est cernée de monts verdoyants et de  roches escarpées.



Un Grand Pont nous permet d'accéder au coeur historique de la ville, devant la cathédrale .
La portée de la voûte est de 128m, il domine le Tacon de 50m et il est large de 10m, ce qui en fait une œuvre exceptionnelle.




Du haut du Grand Pont, on domine les ateliers et usines de cette cité active.

Ses spécialités traditionnelles: la pipe, la taille des pierres précieuses, la tournerie sur bois ou os.
S'y ajoute maintenant la plasturgie, entre autres.



Le Grand Pont nous mène devant la cathédrale, à l'imposante façade de pierre blanche.




On est saisi par la grandeur de cet édifice.


Les piliers ont quelques 7 mètres de périmètre!


Dans le riche mobilier de la cathédrale,   les stalles du choeur sont reconnues parmi les plus belles de France.




Ce rétable date du XVème siècle




En ville, deux symboles de son activité : la PIPE et le DIAMANT

Ici, la plus grande pipe du monde!  haute de 8m70, longue de 7m50, et d'un poids de 600 kg! en bois...

Et le plus gros des diamants du monde:
Hauteur 1m50, diamètre 2m50, poids 460 kg !   (en acier ).....équivalent à 2.300.000 carats !


A suivre!




J'aime randonner autour de ce lac magnifique, le lac de Vouglans.
J'aime aussi   faire du bateau,   nager.....  rencontrer des chamois....hé oui, c'était là!



Parfois, sous le soleil:


ou sous la pluie (c'était hier) :




Parfois la brume y est légère, et annonciatrice d'une belle journée :


Ou au contraire, cette brume laisse planer l'ambiance du mystère du lac...





Car ce lac cache un mystère!


Le mystère de la Chartreuse de VAUCLUSE.

Pour le découvrir, faites CLIC


Ce monument millénaire a été sacrifié à la Fée Electricité , lors de la mise en eau du lac de Vouglans, car il s'agit d'un lac artificiel, de près de 35 km de long.!

Cette chartreuse était pourtant classée aux Monuments historiques!
C'était une des plus importantes des chartreuses de France....
Maintenant, c'est un site de plongée....par près de 50m de profondeur.
Si les toitures ont été détruites avant l'ennoiement, à ce qu'il parait, tout est intact, pas un mur n'a bougé sous les eaux!

Seuls les bâtiments de l'entrée ont été démontés, puis rebâtis au dessus du niveau des eaux, témoignages de ce patrimoine englouti.


J'entends le chant des moines dans la brume....







Voici quelques images supplémentaires retrouvées dans ma phototèque....



La Chartreuse de Vaucluse est cachée aux yeux des promeneurs trop pressés...



Le salon de plein air des moines.....où il fait bon pique niquer, loin de tout!


Un pignon du pavillon d'entrée, laissant deviner un corps de bâtiment.....actuellement sous les eaux....



 
Ma promenade de Dimanche dernier dans le vignoble du "Bon Pays" jurassien, s'est bien sur terminée par une descente dans de magnifiques caves, celles d'un autre superbe village au nom charmant,  L'ETOILE..
 

Le terroir jurassien produit des vins A.O.C au goût très particulier:
- Côte du Jura  blanc, rosé ou rouge.
- Crémant,
- Macvin;
- Vin de paille; 
- VIN JAUNE.


On s'est un peu perdu dans un dédale souterrain, à l'odeur magnifique, aux ombres parfois inquiétantes!.






SI le verre est vide....les tonneaux sont pleins!



Des bouteilles des années 1800....   un trésor!

Grand merci au vigneron de l'ETOILE qui a ouvert sa propriété à notre petit groupe de photographes...



Et le fleuron de ce vignoble: le VIN JAUNE.

Le Vin jaune est produit après un séjour de 6 ans et trois mois en fût.
C'est un vin blanc de grande garde, provenant d'un cépage de savagnin.
C'est une spécialité des vignerons du Jura.
Il est élaboré de façon très particulière, et on l'appelle l'OR du Jura!
Il a la réputation d'être tout à fait unique et incomparable à aucun autre vin du monde.

La vendange du savagnin a lieu en d'octobre,   une vendange presque tardive.(cette année, c'est quasiment fini!)
Le raisin est vendangé manuellement, foulé et pressé.
Après décantation, le jus est mis en fermentation.
A l'issue de ces fermentations, le vin est soutiré,  puis mis en fût de chêne de 228 litres, pour une durée  de six ans et trois mois.

Ces fûts sont entreposés dans des caves sèches, avec des écarts de température entre l'hiver et l'été.
Pendant ces six longues années,  les tonneaux ne sont pas complétés.
On laisse l'évaporation se faire.
Il se développe alors à la surface du vin un voile de levures qui vont travailler au ralenti dans l'obscurité des caves et donner à ce vin un caractère qui en fait l'un des premiers crus de France.

Ci-dessous, un fut à la paroi transparente, qui permet de voir le voile de levures sur la surface du vin.


Les fûts sont mis en perce en février de chaque année, et le vin est embouteillé dans des CLAVELINS:

Le clavelin  est une bouteille unique par sa contenance (62 cl) dans la Communauté Européenne.
L'autorisation par dérogation a été donnée par le Parlement Européen, car ce volume de 62 cl est le résultat restant d'un litre de vin après six années de vieillissement en fût sans ouillage (sans complément)



De ce vin jaune, je n'ai pas 36.000 bouteilles......juste trois ou quatre!

Celle-ci sera ouverte quand mon fils aura 50 ans!



 
Je vous invite à faire un tour à Château-Chalon, le fleuron du vignoble jurassien.


On peut lire dans les dépliants des vignerons de Château-Chalon l'anecdote suivante:

Au cours d’un dîner , comme on servait du vin de Johannisberg provenant des caves du Prince de Metternich, l’empereur Napoléon 1 er dit aimablement à son hôte  « qu’il lui servait le premier vin du monde ».
Sire, répondit le Prince, le premier vin du monde n’est pas le Johannisberg mais il se récolte dans un petit canton de votre empire, à Château-Chalon !


Le village de Château-Chalon est perché sur un rocher calcaire, ce calcaire qui donne son goût si particulier aux vins du Jura.





De là, on domine toute la région.







Des terrasses récemment restaurées retiennent la terre, et les jardins s'échelonnent au gré de la pente.







Une chapelle accueille le marcheur qui a gravi la colline rocailleuse après bien des efforts.




Les belles demeures ont une vue imprenable sur la région.





Tout ici rappelle l'activité principale du village.




Bien entendu, un tel endroit n'a pas manqué d'attirer les artistes.





Les caveaux sont ouverts....





Une dégustation de VIN JAUNE s'impose:

Ce vin exceptionnel, sur lequel je vous en dirai plus bientôt, est conservé dans ces  bouteilles à la contenance hors normes, qu'on nomme "clavelins"!

Ici, une bouteille ancienne, soufflée bouche, s'est offerte à nos palais gourmands....


A bientôt pour un tour dans les caves!




La vielle à roue

 24/09/2011
J'aime tout particulièrement les instruments anciens.

Musiques de la Renaissance, ou folkloriques, tout celà me fait vibrer autant que les deux cordes de ce bel instrument!


Pour en savoir plus sur cet instrument que nos luthiers font encore évoluer, CLIC !









Indice: ce pont n'est pas en Franche Comté....



La réponse:

Il s'agit du Pont-Canal de Briare, une merveille d'architecture!
Il enjambe la Loire, qui, à cette période de l'année, a bien peu d'eau, laissant penser que le pont enjambe la campagne!
Il est magnifique, avec ses 662 m de long,  ses lampadaires,  ses sculptures....

Pour en savoir plus: CLIC !






Je me suis promenée hier, sous la pluie, dans cette charmante cité historique du DOUBS, où j'ai eu le plaisir de visiter le musée COURBET.

Une exposition de toute première importance s'y tient en ce moment:
COURBET et CLESINGER, oeuvres croisées.
On peut y  admirer des toiles ou sculptures provenant de musées de France et de l'étranger, visibles jusqu'au 3 octobre.
Cet évènement attire des amateurs d'art de tous horizons, et hier, il y avait beaucoup de monde.


Pour en savoir plus sur la cité d'ORNANS : CLIC !

Et pour plus d'information sur le musée COURBET: RE-CLIC !



La cité s'étire le long de la Loue, une superbe rivière qui prend sa source non loin de là.






Le musée Gustave COURBET, côté "LOUE"


et côté "rue"


Quelques oeuvres (photos non permises dans la plupart des salles.....)


Autoportrait




Pour quitter le musée, j'ai traversé ce pont du 17ème siècle, le "grand pont".




Une étonnante particularité de l'histoire dd'ORNANS:




Je n'ai commis aucun homicide...mais j'ai touché la pierre quand même!




Que fait cette belle vache blanche en haut de l'église?
Avez-vous une idée?


Avouez que c'est assez insolite!








La réponse:

A Saint-Saulge, dans le Nivernais, courent de ruelles en porches et de maisons en chateaux de multiples légendes, dont celle de la vache d'Etienne....

Pour en savoir plus,  CLIC !
 

Avec toutes vos réponses riches de trouvailles contenues dans vos commentaires, je vais peut-être bien récrire la légende de la vache de SAINT SAULGE!
Merci d'avoir laissé jouer votre imagination!


Un petit clic pour agrandir l'image et lire!







Je ne parle pas de l'Arrondissement chic de Paris, mais du XVI ème siècle!



Ces élégantes beautés ornent le tombeau de Philippe le Beau, Duc de Savoie, au Monastère Royal de Brou (Bourg en Bresse) édifié par son épouse  Marguerite d'Autriche au début du XVIème siècle.









Voici un bâtiment  extraordinaire visible  dans le Jura.
Architecture futuriste?

Oui, sans aucun doute!

Surtout que les plans sur lesquels ils ont été construits au 20 ème siècle sont signés par un architecte génial né en..... 1736 !

Il s'agit de Claude Nicolas LEDOUX, dont vous pouvez lire la biographie en cliqant sur ce lien!



Le Pavillon des Cercles est un lieu d'exposition situé à  ARLAY (Jura)
Vous saurez tout sur sa construction récente et sa fonction en cliquant  sur ce lien!


Bonne visite!





Sylvie et Marc"Les Bons Restaurants" nous ayant régalés avec le reportage sur AUXERRE, je contribue modestement à l'histoire d'un héros bien connu:

Voici le clocher de l'église d'Orgelet (Jura), où fut baptisé Cadet Rousselle,   et le superbe pavage qui orne le porche principal.

Allez visiter  cette petite cité d'un seul clic!





Ombre et lumière

 04/08/2011
L'Abbaye de TOURNUS (Saône et Loire) , joyau de l'Art Roman,  fut fondée en 875 par les Moines chassés de Noirmoutier par les Normands.

Je ne vous en ferai pas aujourd'hui la "visite guidée"....

SImplement, j'ai été sensible à ce contraste "ombre et lumière" ....et au silence et à la paix de ce lieu.













Qui saura dire......

 25/07/2011
....ce que c'est?




La réponse!
Cet hôpital est au coeur du vieux Mâcon.


Le bon Saint Vincent de Paul (vitrail de l'église d'Orgelet-le-Bourget, Jura)



Le héros du jour

 13/07/2011

Vous allez bien essayer de deviner  le nom de ce beau garçon de bronze .........qui ne me laisse pas de marbre!







....des bonnes soeurs hospitalières qui parcouraient autrefois ce lieu de méditation....

Le viel Hôtel-Dieu déserté demeure un havre de paix et de silence.







Un lieu de fraicheur et de paix, une étape sur un sentier isolé....



.....modeste abri en pierres sèches , à l'épreuve du temps malgré tout!
construction  sans poutres ni charpente, utilisée pour s´abriter des intempéries.







Le vieux puits....

 27/05/2011
Il en a entendu, des histoires, ce vieux puits caché derrière l'église du village!

C'était l'époque où on gérait l'eau avec économie....c'est qu'ils étaient bien lourds, les seaux et les arrosoirs qu'il fallait ramener à la maison pour la cuisine, la toilette...La lessive, non, on allait au lavoir sur le ruisseau!

S'il pouvait parler, le vieux puits.....Que de commérages, que de secrets perdus dans son obscure profondeur!








L'architecture rurale me passionne: les maisons  d' autrefois étaient "écologiques", faites avec mes matériaux pris sur place - bois de chêne, terre du pays, paille -   et une gestion parfaite de l'isolation et de l'économie d'eau....
Cette  ferme bressane de la fin du XVI ème siècle est maintenant classée MH.







 

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