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Blog créé le 26/08/2009

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 VESUNA - REVUE LITTERAIRE
 &   ARTISTIQUE

 DU PATRIMOINE PERIGORD-DORDOGNE
&   D'AILLEURS !


Dallemand : BAUDELAIRE ou la folie esthétique



Première conférence disponible : L'EGREGOR (l'apprentisage au XI° siècle en confréries).
Deuxième conférence disponible : TALLEYRAND OU LE GENIE DIALECTIQUE.
Deuxième conférence disponible :

BAUDELAIRE OU LA FOLIE ESTHETIQUE  : paru en librairie (à commander à la Librairie Montaigne de Bergerac .....Librairie MARBOT à Périgueux.....




L'actualité :  .

Peter Hodges, fameux traducteur de Boris Vian et auteur...... nous présente :  "Le Journal de Papa"...à lire dans nos colonnes.
Autres auteurs élus en Octobre 2017 qui ont été reçus à l'Académie en Juin 2018 :

Georges LABROUSSE......Historien des guerres mondiales....Fauteuil Cinq.
Peter HODGES - auteur Australien (et aussi traducteur de Boris Vian). Fauteuil Six.



PARU : "L'Après-midi d'un fauve", précédé de :
"Journal de choses"....Copyright J.J Dallemand

En cours de rédaction : "La Galerie des bois" - Traité de grammaire ornementale.

Mémoires d'un rat de librairie de Périgueux....Vingt auteurs lus et commentés par un ex-adolescent entre 15 et 17 ans....Actuellement en séance d'enregistrement radiophonique......
.
"Magdala et tous les chats du Colisée" -
Pour le théâtre......en hommage à Giuletta MASINA et au Maestro Federico FELLINI.......Une pièce à 7 personnages inspirés par les inoubliables interprètes : Magali NOEL, égérie de FELLINI, Marcello MASTROIANNI.......

"La cuisine des anges".....















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PETIT-BRETON

 20/05/2019

"PETIT-BRETON"   -   A l'intention des Equipages en mer !


Odes marines  TEXTE  A METTRE EN MUSIQUE

(avec mon autorisation écrite préalable). !!!!

Petit-Breton marin de Port-Louis
Pleurait ici
Quelqu'un a-t-il trouvé mon pompon
Pompon pompon
Riez raillez cadets innocents si ça vous plaît.

J'entends l'canot de la Belle Poule et grincer la potence
Elle vous rendra plus légers, moins niais.
Trois petits tours au mât d'misaine et hop, jouvence !

Plus faciles à manier suspendus sous les huniers
Chez Lucifer j'vous souhaite mille délices
d'ne pas souffrir en f''sant l'hélice.


Sans mon Pompon, sans mon paquetage
J'ai l'air d'un clown de Médrano
Sans mon ruban -sûr- j'ferai naufrage
Et mon brevet d'mécano j'laurai dans l'dos
Et mon ardoise chez Mado, et l'serpent d'mer ? et ses anneaux ?

Quelqu'un a-t-il trouvé d'abord sa femme et ses enfants
dans mon caisson à bord ?
Dois-je sonner de l'olifant sous l'nez du Chef Cipié ?  (1)
Et pourquoi la femme du Bidel  (2) relancerait
la mode des grands pieds ? et l'ascension d'la Tour Eiffel ???



j'veux qu'mon pompon même à la nage
revienne au port. J'veux plus d'novices bourrés de vices.
j'veux qu'mon Bidel, mon ami sage, vous fasse tourner sans malice.
j'veux mon Pompon ou bien sinon j'confisque les quarts et les bidons
je donne les noms des singes et des guenons,
j'dénonce l'Equipage au Grand Patron.

Et puis attention je suis fils d'archevêque
j'ai fait les Mousses et puis Rochefort, l'Ecole des Fous,
J'ai fait l'Indo à dos d'chameau, gare aux Aztèques
Quand j'ai dit "gast", quand je jette un sort
Même le bosco dans ses p'tits souliers au garde-a-vous
me crie "PITIE !

J'insiste pas "gary" mais c'est pour dire
si j'étais pas d'Port-louis, un vrai mataf
crois-tu qu'la Flotte (elle meurt de rire)
me confierait votre épitaphe ?!

Mais non mais non, nous les Bretons
sans nos Pompons que devient-ton ?
Des rats d'bannette ? des Moustériens ?!
Ou pire encore, des généraux Mexicains !

Allez allez gais Moussaillons tatoués sous les narines
C'est l'gars d'Port-Louis qui vous le dit.
Vive la Royale,
Vive la Marine.



Copyright JeanjacquesDallemand
Odes marines
in "Sentiments Océaniques"2O15
Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur



(1) Chef mécano à bord
(2) Officier-marinier chargé de la discipline à bord










RIEN DE NOUVEAU

 03/05/2019
RIEN de NOUVEAU

Il n'y a pas de dieux, pas de puissance, pas d'omnipotence
Pas de compassion, pas de progrès.
Il n'y a ni vérité ni connaissance.
Pas de réalité, pas de finalité.

Il n'y a pas de nécessité, pas d'unité
pas d'existence, pas d'éternité.
Il n'y a ni nature ni raison,
Pas de mystère pas de volonté.

Il n'y a pas de péché, pas de liberté
Pas de pensée.
Il n'y a pas de fraternité.
Il  n'y a rien avant, rien après.

Il n'y a rien de nouveau,
Pas d'égalité, pas de vide.
Il n'y a même pas TOI.
Mais hélas, il nous resterait la volupté.


Jean-jacques Dallemand
Copyrightdallemandjj2019




Nous présentons  à nos lectrices et nos lecteurs un travail effectué par le critique littéraire Alain Bernard (ex-de Normal'Sup) chroniqueur, dans le cadre d'une préface au conte philosophique

"
Eloge du Pays Vésunien"  Conte philosopique qui sera probablement édité de nouveau au cours de l'année 2019.....


                       "De Vésone à Vénus.

                        O combien de marins, à l'instar de Jean-Jacques Dallemand, se sont-ils embarqués sur la mer des mots, rêvant peut-être d'une houle discrète et de tempêtes pour jours de fête ?

Peu sans doute, sur cette Thalassa cruelle, ont pu peupler de syllabes fortes et tranquilles ce qu'ils avaient, au port, puis par des mers d'huile et d'olive.

L'auteur d'Eloge du Pays Vésunien  est de cette poignée de fiers-à-bras se colletant avec des muses pour ciseler sans fin des rimes de pur airain. Or ce matelot des lointains, ce capitaine des abysses africains, cette vigie des creux de vagues infinis, cet homme-verbe enfin est là; tapi dans le moindre recoin. Il nous livre avec la précision capiteuse des présocratiques les secrets de Bételgeuse (1) et nous révèle le trait acéré qui, au large de la Sicile, rendait le pouvoir temporel imbécile face aux miroirs captant le feu de Dieu !

Mais l'auteur ne brûle aucun de ses vaisseaux. Il assène des histoires terribles, au sens originel "de la terre". Ainsi celle du bouc de Reignac, cet infâme satyre que ses testicules de méchant empêchaient d'aimer à perdre la raison.

A Reignac (vallée de la Vézère) maison-forte merveilleusement étagée sur la falaise vézèrienne face au site de la Madeleine, son nouveau propriétaire, Jean-Max Touron, désespérait de jamais rien savoir sur ce bouc-là. De quoi devenir chèvre !
Il a lu avec religiosité cet "Eloge du Pays Vésunien" pour découvrir ce que le monstre recouvrait, au sens le plus large, de diabolique. Cerner le démon, c'est déjà commencer à le dominer plutôt que se résigner à tirer le diable par la queue.


Jean-jacques Dallemand, c'est toute cette richesse emblématique de mot lancé à la figure de la banalité, du mot créatif et créateur qui donne vie et transforme le monde de façon prométhéenne. Promettez-le !


Merci pour ce conte philosophique qui est plutôt un beau florilège philosophique. Merci pour cette floraison de termes touchant juste, qui à défaut de faire mal comme chez les négatifs bipèdes, visent au contraire à revivifier notre cerveau anémié par tous les sommeils dogmatiques et les paresses ontologiques.


(1) Bételgeuse : étoile 



                                                    Alain Bernard                 
Auteur - Critique littéraire et journaliste au Courrier Français:


En librairie MARBOT de Périgueux :  "BAUDELAIRE ou la FOLIE ESTHETIQUE"  signée JJ Dallemand

"L'Après-midi d'un fauve précédé de Journal de choses" Sur le double thème de la géméllité et de la métamorphose.....
En Librairie Montaigne de Bergerac aussi.....JJD

En rayon depuis le 3 Avril 2019



Ceccotti en images

 21/04/2019
Edité par Carlo Cambi à Rome un superbe volume d'oeuvres signées Sergio CECCOTTI .....que nous venons de recevoir au siège de l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-dordogne, avec une aimable dédicace de la part du maître du tableau d'atmosphère.
voir les articles connexes sur notre Revue du patrimoine !

Il romanzo della pittura : 1958 - 2018 avec des commentaires avisés de Philippe Soupault....Antonio Del Guirico...Patrick Roegiers.....Gianluca Marziani.....et autres belles plumes.....


Pour toute commande :  Voir de notre part :
www.carlocambieditore.it





de Georges LABROUSSE

 18/04/2019
Qui présentera lors de la prochaine FELIBREE :  "FATALE RENCONTRE"
et bien d'autres oeuvres remarquables !  dont la lecture est recommandée par l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne.....
En compagnie de Martine SOMBRUN - Peter HODGES - Alain BERNARD -  Jean-Pierre SOMBRUN et ses instruments de musique - Benjamin HODGES photographe d'art -  .....


La FELIBREE EN PERIGORD 2019 se déroulera à PERIGUEUX;

Vendredi  5, Samedi 6 et Dimanche 7 JUILLET 

A l'occasion de cet événement, vous aurez le plaisir de rencontrer les auteurs dont les noms suivent :

Georges LABROUSSE - Martine SOMBRUN - Peter HODGES -  Le musicien Jean-Pierre SOMBRUN -  Alain BERNARD -  et le photographe d'art  australien Benjamin HODGES........sur l'espace des Editions "L'Echappée belle".......Nous vous communiquerons l'emplacement exact d'ici quelques jours......


Voici d'ores et déjà une présentation panoramique en attendant les clichés des oeuvres présentées !


Dans le cadre de nos échanges culturels inter-continentaux !


PARMI LES OEUVRES DE MARTINE SOMBRUN-TESNIERE


UNE ROMANCIERE PARTICULIEREMENT APPRECIEE PAR LE PUBLICSOUVENT ACCOMPAGNEE EN MUSIQUE PAR JEAN-PIERRE SOMBRUN.


POUR LES LECTRICES DE LA REVUE DU PATRIMOINE ATTENTIVES !

MARTINE ET JEAN -PIERRE SERONT PRESENTS LORS DE LA FELIBREE 2019 qui se déroulera à PERIGUEUX -


LE PORTRAIT NATURE DE MARTINE SOMBRUN-TESNIERE



Un des chats de CARINA -roman de DLM- paru en 1993, illustré par José Corréa-  disponible sur Amazon... :

                               " Carina et ses chats"

 

Second ouvrage sur le thème du chat : "Ma Cabane au chanada"

Troisième ouvrage sur le thème de la métamorphose -en chat- :

"L'Après-midi d'un fauve"   (Avec une reproduction d'une oeuvre picturale signée José Corréa). En librairie MARBOT



Précision : L'acteur qui joue le rôle du chat photographié dans cette ruelle est honorablement connu de nos services.




If I say If

 07/04/2019

L'auteur australien Peter HODGES choisit l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne.
Il occupera désormais le Fauteuil six tout en préparant sa rentrée littéraire en France l'an prochain, accueilli par nos soins.

Reçu à l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne le samedi 16 juin 2018. D'ores et déja, nous avons le plaisir de vous annoncer son entière participation aux Journées 2019 du Patrimoine que nous organiserons sur le site d'un château de style pur Renaissance......
Au cours de son séjour en Dordogne, une rencontre d'ordre artistique est prévue avec le maître du portrait de caractère José CORREA; rencontre qui eut lieu le  lundi 24 septembre 2018.

En attendant l'an prochain, il vous suggère de découvrir un auteur humoristique, trop tôt disparu; il s'agit de Kenneth COOK et son fameux "La Vengeance du Wombat", édité par le Livre de poche en France. 


Une brassée d'histoires plus vraies que nature.....

Pour tout contact : écrire à la Revue du patrimoine sur ce site.

 

Peter HODGES sera en France en dédicace à la Librairie MARBOT de PERIGUEUX avec son très fameux "Dad's diary", le samedi 6 Juillet 2019, dès 14H 3O.......



La couverture de l'ouvrage !

 

Peter HODGES sera également présent sur l'espace de l'Académie le 5/6/7 Juillet 2019, lors de la Felibrée qui se déroulera à PERIGUEUX.....




Un ouvrage soigné et entièrement original signé  José CORREA.....
Un extrait présenté  aux lectrices et lecteurs de la Revue du patrimoine :

Le courrier électronique adressé à la Revue sera transmis à l'artiste.



Voici le point de vue critique signé José CORREA à propos du récent ouvrage iconoclaste et surréaliste paru il y a quelques jours en librairie......"L'Après-midi d'un fauve"    de J. Dallemand......
Au centre du récit : une oeuvre signée José CORREA. : Arthur RIMBAUD adolescent.

Pour contacter les deux artistes; s'adresser à la Revue du patrimoine......où à la Librairie MARBOT de PERIGUEUX .....

A noter que José CORREA, dessinateur, poète, illustrateur vient de réaliser une oeuvre gigantesque à propos de L.F. CELINE, une oeuvre dont la Revue du patrimoine recommande la lecture attentive......D'autres illustres renaissent en images et commentaires, après RIMBAUD, BRASSENS...c'est au 21° siècle un hommage à l'immortel auteur du "Voyage au bout de la nuit".  Pour entrer dans l'univers Corréen, il suffit de se précipiter chez son libraire, c'est simple !



   L'enfant et sa marraine; sera la couverture du prochain ouvrage à paraître à la fin du mois de Mars, sous le titre : L'Après-midi d'un fauve, précédé de Journal de choses. 

PRESENT EN RAYON LITTERATURE CE MATIN 3 AVRIL.......

Pour les lectrices résidant à Périgueux et aux alentours : Voir la Librairie MARBOT à Périgueux.
Pour les lectrices résidant à Bergerac; voir la Librairie MONTAIGNE à Bergerac.
Pour les lecteurs de Belgique, Australie, Italie....commandes auprès des Editions de l'îlot : Tél 0553531117. Périgueux - France -

Avec une préface et une postface de deux spécialistes de la littérature; MM T. Sarlat et Frédéric Teyssier, professeur de lettres classiques en Lycée et des commentaires signés Dr Peter Hodges, auteur australien, traducteur de Boris Vian et auteur de "Dad's' Diary" bientôt en librairie.

A propos de "l'Après-midi d'un fauve"  :

 
       
Commentaires
 
Jean d’Allemans est à la fois auteur, philosophe, personnage principal et comédien dans cette chantefable sur l’origine et les fondements de l’inégalité de la valeur artistique parmi les hommes; et bien que sa géméllité avec Pinocchio soit en réalité impossible, l’impossible devient une réalité avec le jumelage des nez Pinocchio-Cyrano.
 
Dans un style plutôt ésotérique et souvent sensuel/sexuel, faisant penser à Aziyadé, il profite de sa vaste connaissance de la culture littéraire, dérivée d’une enfance privilégiée avec ses livres cachés sous le lit, pour pleurer sur le sort d’une société pleine de “répugnants hommes d’affaires sordides” qui préfèrent la culture du ballon rond à celle des beaux-arts et belles-lettres.
 
Bien que quelques-unes des références littéraires soient bien évidentes, même pour ceux qui préfèrent chasser le sacré “Dieu-dollar”, il y en a cachées, ce qui nécessite, en ces Temps modernes, un peu de  réflexion, mais cela ne sert qu’à souligner l’esprit profond de J. d’A.  D’une plume agile, il jongle avec les mots: Voyage au bout de l’ennui, une quasi-homophonique attaque contre Céline?  La Chronique d’un menteur, une référence cachée à Vian?
 
Les textes sont manifestement autobiographiques: Lascaux, Bergerac et Eymet lui sont bien connus, ainsi que l’Araucanie.  Le thème et le style demandent une lecture analytique, et c’est là où réside le lien entre la première et la deuxième partie: Dieu aurait dû être une femme parce que, selon l’auteur-philosophe, les femmes, en général, sont plus sensibles aux arts que les hommes.
 
C’est dans cette optique que la question se pose: si Pinocchio était en effet une vraie femme, appellée Judy, sans Punch, la gratification intellectuelle, resterait-elle en famille?
 
 Dr Peter Hodges 
 Auteur australien : "Diad's Diary" et autres ouvrages.


Nouveaux rendez-vous  2019 !
 Préparation FELIBREE 2019 qui se déroulera à   PERIGUEUX Capitale du PERIGORD....

Le Vendredi 5 - Samedi 6 et Dimanche 7 JUILLET !

L'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne sera présente sur un espace de prestige, associée aux Editions "Echappée Belle"  à proximité du Village du Terroir dédié à nos traditions paysannes du Pays Périgord.

AVEC :   Roger TRENEULE - Fauteuil Quatre - Guide-émérite de l'abbaye de Saint-Avit Senieur.....
                Georges LABROUSSE - Fauteuil Cinq - Historien des guerres .....
                Peter HODGES - Fauteuil Six -  Auteur australien - Globe-trotter amoureux du Pays Périgord
                Martine SOMBRUN -  Auteure.....
                Benjamin HODGES - Photographe d'art....
                Jean-Pierre SOMBRUN - Musicien.....
                
                Alain BERNARD -  Auteur.....
                Jean-Charles POUYOT - Editeur.....
                Jean d'Allemans -dit Dallemand- Auteur
Doyen de l'Académie......



Benoît ESPALLIER

 26/03/2019
PAGE UNE : DALLEMAND : Introduction au langage symbolique graphique et pictural - Eléments pour une étude comparative......


Autodidacte mais néanmoins virtuose : Benoît
Espallier qui deviendra probablement un artiste au destin confirmé d'ici peu, que les collectionneurs avisés s'arracheront......


Suite à la première exposition au sein de la scénographie signée par votre serviteur -14 Juillet/15 Août- (Couleurs Pourpre) au cloître des Récollets de Bergerac, Benoît ESPALLIER persévère, améliore considérablement son style extraordinaire et original, davantage peintre que dessinateur, ses ensembles colorés d'une immense vérité poétique font penser au grand Utrillo ne serait-ce que par le climat de mélancolie et de solitude.

Peu ou pas de transcription optique mais une vision expressionniste tourmentée. Libération des structures, tons garance et fauves, blanc de zinc pour aube mystérieuse, racontent ses rêves et ses désirs et donnent à son imaginaire les prémisses d'une atmosphère intense et comme suspendue, en somme, l'idée d'un refuge, limpide, dépouillé, subtil et fantastique.

Le personnage est humble, modeste et parfois pathétique, ses émotions dominent leur sujet.
Sa manière de représenter son propre univers mûri toile après toile dans chacun de ses paysages urbains, thème constant et récurrent de sa peinture. Collectionneurs ! ne pas s'abstenir !

En résumé : du grand art.





Les années 1962-1964.....Dans une ville de province....capitale vésunienne, un adolescent nourri exclusivement aux légumes du marché paysan découvre le Livre de poche et ses attraits !  La salade valait un Franc, et le Livre de poche aussi ! En hommage à notre lectorat et à nos producteurs locaux !

D'ici quelques semaines, proche printemps, paraîtra en librairie :  "L'après-midi d'un fauve, précédé de Journal de choses"....sur le mode littéraire "chantefable". Voici en attendant,  à l'intention de nos lectrices assidues....sur le mode "abécédaire"  !

MEMOIRES D'UN RAT DE LIBRAIRIE

C'était écrit sur les réverbères à gaz, sur les feuilles mortes du Boulevard Montaigne et sur les visages verdâtres des Grâces de fontaines Wallace. C'était chanté dans les paroles d'amour des chats de gouttière, dans le vol des étourneaux, dans la paresse des crétins. Toujours, ils s'appelaient vaille que vaille des crétins jeteurs de livres, vaguement français, légèrement locuteurs du volapük. Consultez là-dessus les amis des crétins et aucun ne cherchera la vérité anatomique de quelque texte que ce soit. La ville, capitale vésunienne en mouvement affichait ses boutiques bondées, ses bars à joyeux drilles, ses cinémas à puces, ses marchands d'élastique à bretelles et à billets de loterie. Au pied du bronze du glorieux général Daumesnil trônait l'antique et royal kiosque à journaux, cerné de part et d'autre par l'épiderme des pavés luisants. Jadis, les feuilles jaunes d'automne illustraient les allées du boulevard Montaigne.
En cette année 1962, j'obtins mon certificat de nationalité lecteur.

Lecteur novice, à peine sorti des Trois Mousquetaires et du Grand Cirque de Closterman, je ne connaissais pas encore Goethe, ni Michel-Ange, ni Picasso, je croyais que la Renaissance était un cinéma de quartier, et la paresse plus attirante que la bouche de ma voisine de palier Vénus de parc à vélos. Eh bien, oui ! sans chagrin et sans amertume, j'avais raison de penser à Vénus. De sa mystérieuse substance divine sortirent miraculeusement grâce à ma naturelle paresse et ses deux parents; UN LIVRE ! Un livre a deux parents; un qui l'écrit, et l'autre qui le lit. Vers la fin l'été indien, soudain, sans crier gare, ma voisine de palier, lâchement abandonnée au profit de la Traviata, confirma que ce bon Verdi, cet aimable Léonard, pas plus l'un que l'autre, n'avaient jamais existé, pas plus que l'océan, ni les femmes fatales, ni les Pyrénées, ni rien.....Nous habitions rue Combadonna, tout près du dépôt où Pelaillo, ténor du klaxon expert en dégraissage des oreilles remisait son tricycle à glaces et cornets. Lyon, Bordeaux, Rome, Milan, chaque ville possédait son Pélaillo. A l'abri de mes persiennes, je contemplais mes godillots à lacets, mon tube de Pento, mes livres de poche éditées par Gallimard, bref, tout ce qu'un adolescent de quinze ans peut désirer. La première librairie coopérative où je mis les pieds était située rue Victor Hugo à P******** et lorsque le gérant Mallory décrocha mes deux premiers volumes choisis, à savoir Topaze et la Femme du boulanger, j'étais enfin devenu ce qu'il est convenu d'appeler, un vrai rat de librairie.

Au mois d' octobre 62, sous un mélange périgourdin de soleil et de pluie, grâce à Venus, la vraie Vénus, tout arrosé d'énergie érotique, je tentais de fuir l'inflexible banalité tant soumise au règne du crétin dominant. J'appris quelques règles élémentaires que chaque rat se doit d'honorer; tout d'abord, humer le bouquet et l'arôme du papier et son millésime, identifier la date de parution et la date réelle de réimpression puis enfin découvrir l'inévitable cachet de l'imprimeur-relieur "Brodard et Taupin". En bon sommelier, il me fallait admirer le dessin de couverture, signé Francette Guérin ou Jean-Claude Forest le plus souvent, et bien entendu, jeune et élégant dégustateur puriste, ne pas oublier la fameuse page dite "du même auteur". J'avais sous les yeux, sur papier glacé, transparent et verni les dessins ambres, pourpres, violacés ou safranés de Brassaï, Prévert, Cocteau, Bernard Buffet, Colette, Léonor Fini, Pierre Faucheux et Lucien Fontanarosa. N'ayant jamais su peindre, je me mis à dépeindre. Mon Dieu quel bonheur, enfin ! j'étais un rat. Un rat du goût, certes, mais tout de même un rat.

copyrightJean-JacquesDallemand - reproduction interdite sans autorisation de l'auteur.
Cliché : reproduction d'une oeuvre picturale signée José Corréa : Un adolescent Rimbaldien.

                                                 §§§




APOLLINAIRE

Guillaume Apollinaire véritable inventeur du mot "surréalisme". Fondateur de la Revue blanche dans laquelle il publia son premier conte "L'Hérésiarque", puis le célébrissime "Alcools". Je lui dois mes premiers émois en découvrant "Sous le pont Mirabeau"....
.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine......

A vos recueils !

J'eus soudain envie de visiter Paris....et mon premier hommage au poète fut délivré du haut de ce fameux pont Mirabeau.
Pour les jeunes gens, garçons et filles des années 2015, peut-être un appel à la lecture, voire une source d'inspiration....le cas échéant suggérer à leur idole chantante, Kendji, la découverte d'un vrai texte poétique..."Les cloches" : "Mon beau Tzigane mon amant".......à déguster, avec ou sans roulotte lors des veillées du mois d'août.....ou bien dès aujourd'hui.....Avec ou sans guitare !

La leçon de vie poétique d'un artiste, en l'occurrence Apollinaire, nous enseigne à quel point il faut se méfier, à la fois de la guerre et de la grippe !

                                    §§§

ARNAUD

Henri Girard devenu Georges Arnaud, j'en entendis parler avant qu'il ne devienne l'inénarrable conteur d'aventures découvert par le grand public lorsque le "Salaire de la peur" fut porté à l'écran en 1954.par Clouzot.....En compagnie de sa mère et de sa tante il habita quelques années le magnifique château d'Escoire proche de Périgueux. Grand amateur de musique classique aux mains de pianiste......il n'entendit rien à ce qui se passa dans les étages inférieurs et bien entendu, accusé à tort du meurtre de son père, sa tante et la bonne fut heureusement acquitté.....
Du même auteur, à lire sans tarder : "Le voyage du mauvais larron"......"Les oreilles sur le dos"....."La plus grande pente" ....pour embellir vos nuits......Pour votre rayon théâtre "les aveux les plus doux", mise en scène de Michel de Ré, avec Michel Piccoli.... une pièce victime de la censure en 1953 interdisant formellement que cet ouvrage soit porté à l'écran...merci messieurs les censeurs !
Leçon de vie : C'est bien beau d'accuser un innocent, mais encore eût-il fallu qu'il soit coupable. Puisqu'il fut innocenté, je ne vois pas pourquoi la municipalité d'Escoire ne lui a pas encore élevé une statue. Ne tirez pas sur le pianiste !

                                 §§§

 


BALZAC

Honoré de Balzac (né Balssa)....La Comédie humaine.....Un monument à l'égal de l'oeuvre d'Hugo et de Beethoven. Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore ouvert "le Lys dans la vallée", il est encore temps de se précipiter chez votre libraire préféré, cependant non sans s'être au préalable muni de quelques mouchoirs.....afin d'entendre les souffrances d'Henriette-Blanche. A lire de près : conseillé aux parents : "Traité de la vie élégante", aux esthètes prêts à bondir sur la palette et le pinceau "Le chef-d'oeuvre inconnu", à vos ennemis intimes : "N'ayez pas trop d'amitié pour moi, j'en veux trop".....Quelques cinq cents ouvrages....Evitons si possible l'alcool, le café, le thé, le sucre et le tabac....dont il ne se priva guère....le génie ne peut pas toujours être à la hauteur de la mauvaise réputation que vous attribuent vos voisins....

Grand sujet d'étonnement, on se demande pour quelle obscure raison, les crétins actuels chefs de sectes médiatiques n'ont pas encore brûlé les oeuvres de Balzac, compte-tenu de l'optique balzacienne lorsqu'il décrit certains personnages qui ne sont ni catholiques ni bouddhistes.....
Pour les ambitieux avides de faire fortune à Paris, bien étudier au préalable le personnage incarné par Rastignac tous les défauts de la terre (un Charentais)....mais bon, passons...tout héros ne peut être absolument périgourdin, voire Corrézien , à la limite....Toulousain !

Fort dommage pour nous, mon cher Balzac, d'être mort si tôt (51 ans).....nous aurions aimé qu'il soit encore de ce monde......juste pour le plaisir de le croiser du côté de Passy......A noter qu'il y eut un jean Louis Guez de Balzac (Balssa), né en 1596, fin lettré, maître épistolaire et académicien, très inspiré par le Latins, Sénèque et Cicéron..Je dirais même plus .
Ce très honoré maître est vraiment l'idéal
pour vous aménager une bibliothèque en balsa.....


BAZIN
Hervé BAZIN

Je ne remercierai jamais assez chaleureusement le glorieux inventeur de la pile Wonder dont l'étincelle de génie a bien favorisé, mes soirées d'hiver. Calfeutré sous l'édredon, j'attaquais Hervé Bazin, la mère nommée par les trois garnements Folcoche (folle et cochonne), Brasse-Bouillon et ses deux frères, Brasse-Bouillon, le narrateur, et le petit dernier, Cropette, idolâtré par la mère détestée. Vite identifié au narrateur, j'en pris les manies, le goût de l'insolence, l'attrait des grands espaces, et un certain humour ravageur à l'égard de tout porteur de robe noire; les fameux abbés numérotés de un à sept...B1 à B7 ! Je me mis à essayer le "finnois", langue inexistante mais si bien parodiée par les frères lorsqu'ils communiquaient avec la brave "Fine -Alphonsine", la bonne sourde et muette. La vocation vers le mime et le théâtre, c'est probablement ce sens de la parodie incarné par le personnage de Fine qui m'y incita. "Vipère au poing", un de premiers amours, bientôt suivi de : "La mort du petit cheval"....."Qui j'ose aimer".......et ce merveilleux recueil de nouvelles signé Hervé BAZIN......"Chapeau bas", pour entrer en Bazin, à étudier en détail sans tarder, chers jeunes gens !

Vingt ans après, je découvris Françoise DOLTO et sa thèse "L'Evangile au risque de la psychanalyse", c'est-à-dire l'incroyable et baroque prescription consistant à "travailler" l'enfant afin de révéler en lui les fonctions de père et de mère ! En comparaison, de nouveau transporté vers le passé de Brasse-Bouillon-Bazin, expérience vécue par l'auteur, la pittoresque relecture freudienne privilégiée d'épanouissement de l'enfant-roi et autres balivernes, décrite par Dolto, annonçait déjà les prémisses de la révolution transgenre, en quelque sorte. Elle ne fit pas de moi un fervent disciple de Jacques Lacan. Bref, après que Bazin eut décrit précisément les tares de l'éducation bourgeoise du 2O° siècle, bonnet d'âne, privation de dessert et coups de règle derrière les oreilles, j'en conclus que j'avais la même mère abusive à la maison. Choix maternel sélectif, totalement irrationnel consistant à mettre un enfant sur trois au pinacle, enfin, tout le vingtième siècle et ses fâcheuses habitudes d'héritage affectif..
.En résumé, grâce à la complaisance des médias incultes, Dolto avait prêché l'extravagante nouvelle religion éducative, justifiant ainsi a-priori la parfaite synthèse du "golem" libertaire-libéral. De ce fatras extravagant, espèce de monstre issu de la mythologie kabalistique sortirent dans les années 8O quantité d'énarques, journalistes et hommes et femmes politiques aujourd'hui sexagénaires.
Partant du champ freudien déjà bien asséché mais néanmoins fertile en connaissance de certains aspects de la mythologie grecque utilisés à son seul profit, Lacan se perdit au fond du marécage et y noya son Antigone, la malheureuse Dolto. Dieu merci (si je puis dire), vint Michel ONFRAY qui mit les choses en ordre de compréhension, nous sortant du capharnaüm grâce à son ouvrage "Le crépuscule d'une idole" suivi de "Apostille au crépuscule".

Entre la "mauvaise mère" et la "bonne mère" inconnue de mes fluides, au sortir de cette lecture doltonienne, abasourdi, et pour tout dire , rincé à jamais de lait maternel et de son cortège d'idées plus saugrenues les unes que les autres, je me croyais tantôt en l'an 4O au fin fond du Ghetto de Varsovie.....tantôt dans le contemplation Saint-Sulpicienne des tableaux transfigurant Jésus et sa maman. Tel Schliemann. J'avais détérré une nouvelle Troie....Dès lors, Lacan et Dolto furent remisés au rayon humour farces et attrapes, peut-être pour me soulager, je remis des tonnes de sable sur Troie.

Conclusion ; Ce que la vie perd, la mort le gagne....

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BENOIT
Pierre BENOIT..

.....Il fut pour ainsi dire "ma première pierre", une sorte de pierre au lyrisme azuré qui, de jeudi en jeudi fit entrer au sein de mon Panthéon érotique chaque héroïne décrite...Axelle, Azalée, Allegria, Arethuse, Annabel, Angelica, et bien entendu, la très fameuse et divine Antinéa de l'Atlantide...Quelques années durant, je crus dur comme fer que le Hoggar targui abritait encore la noble dynastie neptunienne dont Antinéa était l'héritière, tandis que monsieur Platon s'était évertué à nous convaincre de la réalité de la catastrophe ayant englouti mon Atlantide ! Ferrières, Morhange, me firent pleurer quelques années sur leur tombe imaginaire. La majesté picturale avec laquelle BENOIT dévoile la féminité d'Antinéa me sidère encore aujourd'hui .

..Enfant, lors de chaque défilé sur l'esplanade des Quinconces à Bordeaux, ingénument, je posais l'éternelle question aux troupiers Spahis.....Quelqu'un a-t-il connu le Capitaine André de Saint-Avit ?! "Bien sûr" répondaient-ils invariablement. "Et moi, je suis le cousin d'Antinéa" assura sans rire un vieux maréchal-des-logis.

Parfois, je me demande si monsieur Platon est véritablement un monsieur sérieux. Récemment, par acquit de conscience, je suis allé inspecter les tombes du cimetière au pied de l'abbaye...en périgord profond...aucune stèle, aucun souvenir, là-bas, à Saint-Avit Senieur; Il y avait cependant la stèle du souvenir dédiée à feu le recteur Jean Capelle. Grand homme s'il en fut....hélas, il n'était pas un ancien Spahi.

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COLLODI

CARLO Lorenzini -dit COLLODI- natif de la bourgade nommé Collodi......La première version imprimée, parue sous forme de feuilleton dans les colonnes du "Journal pour les enfants", dans les premiers mois de l'année 1880, puis sous forme d'ouvrage dont le titre exact en langue italienne est le suivant : "Le Avventure di Pinocchio" "storia di un burattino". (un pantin)..devenu par glissement "baratineur" en langue française . ..chez Casa éditrice marzocco - Firenze....
...Il y eut une suite intitulée : "La promessa sposa di Pinocchio", l'épouse promise de Pinocchio, un volume, hélas, à notre grand regret, que nous ne possédons pas.....Rien pour l'instant sur la future madame Pinocchio !!!

La version cinématograpique la plus populaire tournée en 1972 fut celle de..Luigi Comencini....avec Nino Manfredi et..Andréa Ballestri...dans le rôle de l'apparence humaine de Pinocchio. La dernière version est celle de Roberto Begnini......à voir, sous toutes réserves....car le miracle du bois , et pour cause, n'a pas eu lieu....Sans la bûche originelle.....Lectrices férues de psychanalyse et de symbolique : voyez en premier lieu la correspondance entre la bûche et le personnage "ESU" figurant sur les monnaies celtiques dites "gauloises", ESU, le charpentier.....repris plus tard par la symbolique chrétienne sous la forme "JESUS" charpentier, fils de charpentier. Créateur, homme et dieu, autre figure de l'arbre de la connaissance.....Geppetto, (Joseph) tiens, tiens, le père travailleur du bois, et Pinocchio, le fils.....parallèle qui donne à ce récit génial de ce grand initié un éclairage jusqu'ici rarement traité....sujet que nous proposons à votre sagacité chères lectrices.
Pinocchio n'était, paraît-il pas du bois de luxe, selon son père adoptif Geppetto qui hérita du Père la Cerise ce beau petit, mais il devint une merveille de pantin.....un enfant tout à fait extraordinaire à la voix envoûtante.....un fils que nous aimerions tous avoir eu !!! Nanti d' un fils paaré d'une impitoyable beauté, Geppetto (Joseph) envisageait un vaste tour du monde muni seulement d'un morceau de pain et d'un verre de vin, (comme dans le récit du Nouveau Testament)..Pour le personnage de la fée Turquoise, nous y voyons l'incarnation de Marie (revêtue de son manteau bleu), femme hyper maternelle, absolvant tous les caprices du petit, munie de tous les pouvoirs magiques, intervenant chaque fois qu'un grand danger met le petit en situation périlleuse. Pinocchio, ce turbulent demi-dieu subit les pires tentations, trois épreuves, celle du feu, de l'air et de l'eau, et y succombe avant de se remettre entre les mains du père et ainsi rejoindre la vérité de l'alphabet, sous-entendu; (L'Evangile)...Un grand récit initiatique, et pour tout dire, au-delà du sens évangélique mis en abyme dans le fond, assez maçonnique dans la forme cryptée...avec l'indispensable et récurrent chiffre trois. L'Histoire de Pinocchio serait-elle le cinquième Evangile ?

.. Bref, si la chance de rencontrer une jeune fée bleu-turquoise lors de votre prochain séjour à Collodi...vous sourit....sans oublier la coupe de cheveux dite "Polenta" -surnom de Geppetto- pour davantage séduire....si possible. Cependant que rien n'est jamais sûr....sachant tout de même qu'une italienne sur cinq parle français...va à la messe, de surcroît s'habille toujours très chic, et, de source sûre, connaît son alphabet sur le bout des doigts.....
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COULONGES
Georges COULONGES....
Un véritable humoriste, né poète, talentueux en diable que nous eûmes le bonheur de côtoyer en région parisienne durant mon cycle d'études au C.E.D.I.R.C. 93. La sous-directrice de l'Institut, Liliane MARTINEZ, ancienne attachée de presse de Roger PLANCHON au TNP de Villeurbanne avait invité l'illustre auteur, Grand-Prix de l'humour. Nous allions découvrir le parolier de Jean FERRAT (Potemkine), entre autres chefs-d'oeuvres, ainsi que son spectacle "La Commune" avec comme interprêtes MOULOUDJI, Armand MESTRAL et Francesca SOLLEVILLE.
Parolier au style éclectique, il écrivit des dizaines de textes pour les chanteurs des années 5O à 9O, dont Sacha DISTEL, BOURVIL, Luis MARIANO et Nana MOUSKOURI : "L'enfant au tambour".....Très jeune Résistant en 44 il fit ses débuts à Radio-Bordeaux puis devint un remarquable auteur et romancier dont nous recommandons la lecture.

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CALDWELL
Erskine CALDWELL
Né en 1903 en Géorgie, ce fils de pasteur presbytérien reçut une éducation assez chaotique qu'il complétera par la suite à l'Université de Virginie. Ses mises en scène quasiment autobiographiques des "pauvres blancs" du Sud, ses reportages en Russie en ont fait un des écrivains les plus lus aux Etats-Unis et dans le monde. L'ensemble de son oeuvre, entre "Le petit arpent du bon Dieu", jusqu'à "Jenny toute nue" met en relief l'atmosphère dépeinte dans les tableaux d'Edward HOPPER. Leur manière de voir l'amérique des oubliés et des laissés pour compte est basée sur un vocabulaire de récits vécus et c'est ce qui fait de CALDWELL -trente romans, cent cinquante nouvelles- et de HOPPER deux témoins complémentaires de ces années 5O. Amis lecteurs adolescents, futurs apprentis-scénaristes, vous ne regretterez pas d'avoir fouillé dans la bibliothèque de votre grand-oncle en souhaitant que vous puissiez y dénicher à la fois les dessins de HOPPER et les livres de CALDWELL.

                         

DUMAS
Alexandre DUMAS

Qui n'a pas dévoré les Trois Mousquetaires avant d'avoir atteint ses quinze ans ne mérite aucun cadeau d'anniversaire ! Parmi les multiples versions cinématographiques du chef-d'oeuvre intégral, je veux accorder une mention spéciale à l'acteur Gérard BARRAY qui incarna (en 1961) d'Artagnan face au Cardinal interprété par Daniel SORANO. Le véritable chevalier d'Artagnan pour lequel la ville d'Auch, capitale de la Gascogne, éleva une statue, trouva la mort lors du siège de Maastricht....décidément, Maastricht ne porte guère bonheur.....

FLAUBERT
Gustave FLAUBERT

Le père du roman moderne ! Son fameux "dictionnaire des idées reçues" peut être lu si vous êtes âgé de moins de 17 ans, non sans avoir auparavant consulté très soigneusement le "FLAUBERT" rédigé par Henri TROYAT (en Livre de poche) bien entendu ! Tout comme le censeur CATON, FLAUBERT éprouva quelques difficultés avec "CARTHAGE"......Il n'a jamais dit "Salambô, c'est moi" . A la suite de quoi, muni de ces précieux renseignements, chers lecteurs, chacun comprendra enfin pourquoi FLAUBERT s'est écrié : "Madame BOVARY", c'est moi !

Aujourd'hui Samedi 9 Mars 2019


GIDE
André GIDE
A quinze ans, j'eus une manière très personnelle, presque encore enfantine d'accueillir le ton Gidien, j'abordai sa correspondance avec Maria Rainer RILKE ET PAUL VALERY -le maître à penser de Georges BRASSENS-, puis sa critique éminemment positive d'Oscar WILDE. Lorsque GIDE, sans broncher se laissa dire par Oscar : "je n'aime pas vos lèvres, elles sont droites comme celles de quelqu'un qui n'a jamais menti. Je veux vous apprendre à mentir, pour que vos lèvres deviennent belles et tordues comme celles d'un masque antique"..je n'en saisis pas sur le champ le sens caché,mais plus tard, GIDE l'ayant comparé à un Bacchus asiatique, les proches affinités soudain s'éclaircirent. Sur les conseils de Jacques LAFONT, je découvris aussi COCTEAU et je vis, hors littérature, quelle unité d'esprit pouvait rassembler ces trois génies, il fut aussi question d'une "Porte étroite", et là, tout à fait entre nous, l'élégante politesse de leur mode commune fit de moi un disciple aux barrières glaciales. En somme, je restai admiratif de leurs styles respectifs mais enfin, et j'en suis désolé, jusqu'à ce jour, je demeurai classiquement provincial.

GOGOL
Nicolas GOGOL

Entre 1962 et 1964, une grande partie des lycéens, chaque samedi après-midi parcourait les boulevards principaux de la ville. Une fois les potins évacués, chacun faisait assaut de sa fraîche érudition. Personnellement, j'en pinçais pour GOGOL, découvert grâce à la revue théâtrale "L'Avant-scène", car le personnage de Khlestakov, d'emblée me fascina au plus haut point, il avait tout de l'aventurier vers qui l'Administration offre gîte, honneurs et couverts sans qu'il n'ait rien demandé, simplement parce que la ville attend la visite d'un grand inspecteur, le fameux "Revizor"....Un personnage d'usurpateur, par définition, il lui suffit d'annoncer qu'il vient de "Petersbourg", capitale intellectuelle et culturelle, l'équivalent de notre Paris du 19° siècle, pour que les portes s'ouvrent comme par enchantement. En juillet 63, les "Tréteaux de France" de Jean DANET installent leur scène couverte sur l'esplanade du cours Montaigne pour y jouer, non pas du GOGOL, mais du PIRANDELLO. Sollicitant la permission maternelle de partir en tournée avec ces prodiges du théâtre, bien entendu, je ne l'obtins jamais ! D'autres courts-circuits surprenants viendront au fil des rencontres..Jacques LAFONT et son interprétation de Scapin..Marina VLADY et sa passion de TCHEKOV, Michel AUCLAIR sympathique et talentueux, Jean MERCURE au théâtre de la Ville de Paris qui sut m'enseigner l'art de scénographie et de la mise en scène.....avec RAFFAELI et Serge PEYRAT qui firent le succès de l'ancien théâtre Sarah Bernardt, dès la Saison 69/7O. A propos de Jean MERCURE (et du Mime MARCEAU), il n'est pas inutile de rappeler qu'ils furent tous deux hébergés en Périgord durant les années 43/44....


HERGE
Georges REMY dit HERGE

D'emblée, TINTIN a réussi à me persuader d'aller faire un tour en Afrique, puis en Amérique, mais en revanche, pour un tour sur la lune, non, vraiment, cette envie ne m'a vraiment jamais traversé l'esprit, je dirais même plus ! TINTIN a largement contribué à me dégoûter de la lune, de la conquête de l'espace des fusées, des satellites, de la guerre des étoiles, de la conquête spatiale et autres Caps Canaveral ! Comme tout un chacun, TINTIN et moi sommes devenus inséparables dès ma première apparition au sein de son univers ! J'ai assisté (sur le papier) à tous ses préparatifs à la veille de s'embarquer pour le Congo, je dois le dire, à chaque départ, j'étais sur le quai. Trop jeune pour avoir connu la fameuse édition du Petit-Vingtième, et sa lutte contre l'URSS de Staline, comme les copains, j'ai attendu mon heure ! Jamais embarrassé par la présence féminine quasiment invisible, TINTIN fut à mes yeux le type même de l'aventurier à qui tout réussit, ainsi, dès quinze ans révolus, la famille HERGE, bien entendu famille de papier fut aussi ma famille. Du premier à l'ultime album, je ne vous apprendrai rien en vous disant que je possède chaque exemplaire.....





KAFKA
Joseph KAFKA

En ouvrant les premières pages du "Château", je mentirais en affirmant que je fus séduit; je dus me forcer pour tenter d'aller plus avant, et lorsque, au hasard de mes recherches, un des fameux apologues me sauta au visage, je jouais instantanément à m'identifier au narrateur, sujet de "La rebuffade". Tout comme lui, de mauvaise foi, les quelques répliques échangées avec ces adolescentes demoiselles se concluaient par un très fameux; "bon !chacun rentre plutôt chez soi". Le boulevard Montaigne se vidait de ses flâneurs, tandis que le photographe aux faux clichés évitait nos regards, alors, le dernier sourire enjôleur s'effaçait, et l'on se disait adieu sans avoir échangé davantage que deux mots. Les futurs "Alain" et les prochaines "Brigitte" à chignon ravageur et à nuque moussante s'esquivaient, craignant sans doute le regard ombrageux des frères plus âgés attablés sur la terrasse du "Casino de Paris", haut-lieu de rendez-vous surnommé : "le casin". Tel l'arpenteur du "Château", le pauvre serveur "Mickey", serviette sur l'épaule, de table en table, sur ordre du Père Mora, le roi de la belote, tentait d'imposer, mais en vain, ses sempiternelles tasses de café. L'inclassable et génial KAFKA m'a depuis longtemps accordé la grâce de faire admirer et comprendre l'immensité de son talent.

LAMARTINE
Alphonse de LAMARTINE

" J'aimai, je fus aimé, c'est assez pour ma tombe, qu'on y grave ces mots, et qu'une larme y tombe"..(dernier chant du Pélerinage d'Harold)...LAMARTINE fut, et demeure ( avec CHATEAUBRIAND) mon premier Impérator de la poésie française. Ce prestigieux calligraphe de la volupté romantique m'éleva à mille coudées du monde banal. Il m'emprisonna dans la nature...."Italie! Italie! adieux bords que j'aimais !..Il contribue encore aujourd'hui à cette passion de m'appuyer sur certains Italiens; COLLODI pour l'art du conte, PIRANDELLO pour le théâtre dans le théâtre, VERDI pour l'absolue passion de la jouissance musicale et de l'exubérance mélodramatique associées....LEONARD pour mes premières impressions imagières.....FELLINI pour son paganisme sauvage...et CECCOTTI pour la fresque romaine du vingtième siècle.....En ce début d'automne 59 je découvris mon LAMARTINE sous une pile de classiques LAROUSSE années 5O. Pas d'illustration, le texte, rien que le texte éclairé par un rayon oblique encore griffu, un rayon couleur soufre, je suis en transe. Perché sous le grenier à foin j'entends les voix rauques mêlécasses s'invectiver à propos de tout et de rien....lessives en cours, poulets à plumer pour le ban des vendanges....je savoure mon eau-de-vie d'un genre particulier, elle a pour nom.... LAMARTINE....Quitte à inventer des péchés -c'est encore l'époque de la contrition- autant s'inspirer des poètes sacrés, autant se confesser en rimant, ce sera désormais ma règle du jeu, mon ambition, mon vice et mon démon. En m'isolant dans ce décor de grenier de ferme, j'apprends à me poser face au monde extérieur. "Mon coeur lassé de tout, même de l'espérance, n'ira plus de ses voeux importuner le sort; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d'un jour pour attendre la mort". Chez tout auteur, je cherche l'ivresse sonore.....je suis servi.
Solitude du lecteur est rarement chagrin.


MAURIAC
François MAURIAC

J'entrevis vingt minutes durant la possibilité de connaître enfin le mystère entourant la naissance de Thérèse ma soeur aînée.....Hélas, il s'agissait de Thérèse Desqueyroux dans ce portrait d'une jeune fille en recherche de volupté.
Chez MAURIAC, cet ange noir, tout l'oeuvre n'est au fond qu'une longue et précieuse réflexion sur le thème du mensonge. Entre l'hostie, les vêpres à Saint-Seurin, tous les protagonistes ne sont que mensonge dont l'adolescent 19OO, guêtres et canotier, se paie la tête à chaque détour dans cette longue fresque d'une quarantaine d'histoires, sans cesse irradiée par la lumière des landes girondines.

Entre Bazas, Cérons, Saint-Macaire, le Sauternes du dimanche midi et l'inévitable pélerinage Pascal à Verdelais, le mensonge, la primauté du mensonge est le personnage récurrent de cette vaste comédie bourgeoise qui lui vaudra le Prix Nobel de littérature en 1952. Il faut imaginer ce Bordeaux en noir et blanc pluvieux, l'horloge de la Place de la Comédie, l'escalier menant au Grand-Théâtre, les Tractions-avant rutilantes et le sémillant Jacques Chaban-Delmas accueillant l'illustre académicien sous les sifflets des libre-penseurs mêlés à la foule des curieux sortis des trammays; l'imperméable couleur mastic sur l'épaule. Paulette Merval, la reine de l'opérette fut longuement applaudie, Marcel Merkès, un peu moins.

Dans les coulisses morales du décor aux cent-clochers de la bien-pensance, ce jour-là, ce qui avait contribué à la gloire mondiale du fils prodige bordelais, à savoir : le vice de la propriété, la dévotion formelle, l'inculture totale du bourgeois parvenu et l'égoïsme de classe donnèrent au Champagne et aux petits-fours un goût amer de trahison.

J'avais cinq ans, par chance, je ne buvais que du lait.



 

PAGNOL
Marcel PAGNOL

Et si le "Livre de poche" était en réalité la première merveille du monde ? Sur les conseils du comédien et poète jacques LAFONT, j'entrai en PAGNOL grâce à Fernandel dont la photographie ornait la couverture du volume de poche, numéro 294 de la collection.

Subjugué par l'atmosphère délirante de la Pension Muche, envoûté par le rôle d'Ernestine la cynique, j'apprenais, devant ma glace, toute la finesse du jeu théâtral. Mimiques interrogatives, haussements de sourcils, rictus mondain, plissement des paupières, et oeil de velours destiné à séduire Ernestine fausse ingénue. Jeunes gens amoureux des classiques français, à celles et ceux qui se destinent au théâtre, entrez en MOLIERE et entrez sans tarder, toutes affaires cessantes en PAGNOL, vous ne le regretterez jamais !

 L'ami Yvan Audouard, volume 4744, a consacré au maître un merveilleux ouvrage de vie que nous recommandons à tout un chacun. PAGNOL restera le poète, l'homme et l'auteur d'une oeuvre impeccable.

A partir de Jeudi 28 Mars 2019, débuteront les enregistrements radiophoniques de "Mémoires d'un rat de librairie".....pour être diffusés selon la grille RLP qui sera communiquée à notre lectorat !

 


 

 






A paraître sous le titre : "Les Fourches patibulaires"  


                La centième inconnue

                         

Texte adressé à ma muse et uniquement à ma muse : Dame philosophie, lorsqu'elle n'entend plus rien à la géographie poétique....

Madame la muse,

Las d'ouïr mille fadaises
Dame je sais tout sur tout,
Cent remarques mauvaises
Et prêt à penser partout

J'exile vos lieux communs
Oui cruelle je bannis
Vos gros mots soldats défunts
Maudite armée de vernis.

Oh tocsins vindicatifs
Pour mariage/naufrage !
Honte à vous les adjectifs
De poupe à proue, outrages.

Il est courbé sous le joug
il est poète contraint
Dans un angle de l'Anjou
D'offrir à Zeus un quatrain.

Ah ! certes ayant dû bêler
En subit-il des procès !
Jets de sort à du Bellay !
Suffit sorcière ! Assez.

Ah que ne dus-je endurer
Par chance ma Pléiade
Du feu l'on put retirer
Mais adieu ma Franciade.

Ma librairie en fusion
Sous vos nerfs en pelote
Fut canonisée à Sion
Merci ! filles de Loth.

Tenez ! je suis -paraît-il
Le roi des alcooliques
Un niais -benêt- peu subtil
Un baudet domestique

Tout juste bon à mener
Par la bride, le licou,
Un être vil. La Mennais (1)
Oui, m'eût pendu par le cou.

Inventeur d'anecdotes
Lourd manant de Périgueux,
Au bûcher Hérodote
Eût inscrit "ci-gît un gueux".

Diminuer mes vertus
Ah! m'inculper d'idiotie,
Nier ma chère virtu,
Pourtant, ne suis-je messie !?

En tout cas pas Yeschoua
Et dès aujourd'hui d'ailleurs
Le marginal s'échoua
Loin du troupeau, loin des pleurs.

Mon cénotaphe -dieu-râ-
Sera bientôt colline
Classée "orant/gisant-sûtra"
Pyramide câline.

En foule mes détracteurs
Oubliant leur vieux Gange
Transis aux pieds de l'acteur
Pleureront Michel-Ange.

Sous l'autel taurobole
De mes cendres couvert
Recueillant les oboles
Direz au diable vauvert

"Confiez" gourou le sommet
De ce crâne monument
A l'écrivain Mahomet
Sans le troubler, posément.

Des serments inutiles
Apres et vains il y avait
Et "LUI" qui se mutile
Vers la Mecque, ou bien Yaveh.

Boucs célibataires
Prenez garde fainéants
Si demain grabataires
Vous embrassez le néant.



(1) La Mennais -célèbre prédicateur-


CopyrightjeanjacquesDallemand
Septembre 2010
reproduction interdite sans autorisation de l'auteur.



Mes Seigneurs égoïstes
Laissez ici Pythagore
Et ses clés talmudistes
Et palais en Périgord.

Puis de chaumière en mairie
Tel ce rameur canotier
Courtisez frêle Marie,
De mendiant, faites métier.

Que l'or ou l'espérance
Ou le gavage de l'oie
Eclaire vos âmes rances,
Que vaisselle fasse loi.

La discipline et le fouet
Elle s'y connaît la garce,
Et la laine et le rouet
Si vous n'êtes curé d'Ars.

De l'aube au crépuscule
Vous serez chaîne d'étron
Un Jean pisse-édicule
Cabot réduit au seul tronc.

Et du rang de mémorial
Favori de la Reine
Premier buste à l'Escurial
Tombé bouc aux arènes.

Il fut Prince du canton
Preux docile in-octavo
Huit mesures de bâton
Maréchal à Sarajevo.

25/99




Si je n'étais déjà bouc
Je partirais pour Légion
Casser du Viet, du Mameluk
Voir Djiboute et sa région.

Legio Patria Nostra
Sous ton drapeau ; "liberté".
J'ai juré casa nostra
Képi blanc fidélité.

Je trinque chez Lucifer
Joue ma peau aux dominos.
Moi, ma Kro (1)est mon enfer.
Place ! Héros ! Fuyez minots.

Légionnaires d'Aubagne
Larguez la tante Margot
Laissez vos femmes au bagne,
Tête droite. En vrais Goths.

Demain c'est Camerone
A nos armes. A nos morts.
Que jamais les matrones
Ne  nous imposent le mords.

A mon unique passion
Le maniement des armes
Je vous le dis en confession
Je boufferai mes larmes.

Caporal à Kolweizi
Sur tout champ de bataille
En Afrique ou en Asie
Conservez vos entrailles.

Vous le voyez madame,
Moi mon passé m'habite.
Ah ça par par Notre-Dame !
Votre maison je quitte.

(1) Kronenbourg évidemment !




Vos mystères et malices
M'amputent au ciseau pointu.
Vérité la Palice
Mon rêve se prostitue.

Oui. Souvent me prêchâtes
Vers minuit -sans fanal-
D'adopter une chatte.
Drôle de jeu infernal...

Si j'en crois votre credo
Raide massif intraitable
J'aurais dû jusqu'au Prado
Courir sus à l'étable.

Jeter aux orties l'oeuvre
De mes nuits sans lueur,
Et du beau porche d'Evreux
En réviser la couleur ?

Vous l'antique Médusa
Ignorez-vous le secret
Dont la vraie Mona-Lisa
S'émancipa par décret ?

C'est le dessin de mon dos
Replacé horizontal.
Falaises du Calvados ?
Non. Aveu fondamental.

Mon cul par vous négligé
Estampillé Florence,
De l'Appenin enneigé
Devint la récompense.

Lors, Vasari biographe
Casanova archiviste
Munis d'un stylographe
De mon cul firent un christ.

Je dis ; vous avez perdu
Le trésor de l'Italie,
Votre remords éperdu
Enfin dit merde à Thalie.


42/99



O miette de cervelle
Tranchante, dogmatique
Féministe excrémentielle
Halte au feu hystérique.

Sans compas ni équerre
Munie d'un court fil à plomb
C'est la Tour Mataguerre (1)
Votre génie, votre aplomb.

J'étais Romain épanoui
Vivant sur mes salines.
Un beau crapaud ébloui
Banni par Messaline.

Si cet homme prophète
Amoureux de poésie
Eut le goût de la fête
Vous n'aurez que son sosie.

A l'abri de la gloire,
Là sous les pins du Forum,
Livré à la mémoire,
Pour linceul ; un vélum.

Quoi encore ? la lune ?!
Ah mais attention : détours !
L'astre piqué de dunes
Offenserait vos atours.

Vous fûtes loi muette
Magistralement ruche.
Si gracile, fluette,
Et d'aucuns diraient : cruche ?

Qu'importe, disons, roseau.
Ce n'est déjà pas si mal,
Et je n'ai pas dit oiseau,
Plus tard le monde animal.

Me vouliez-vous frère-convers ?
Bref, modèle d'utopie,
César vainqueur à Nevers ?
Peste soit la gent harpie.

(1) Tour Mataguerre -célèbre Tour médiévale à Périgueux.

50/99




Nous eûmes jadis sergent
Un Maure bien singulier
Certes intrépide régent
Mauvais soldat...parolier...

Dans l'art et la manière
Vous fûtes son disciple,
Experte en étrivières
D'où mon goût du périple.

J'en ai soupé madame
De vos propos acerbes.
Fin prêt de rendre l'âme,
Pis, d'épouser un Serbe.

Ma chère, votre opinion
Votre belle chaumière
Arborant tous ses fanions
Certes gentilhommière

Ceci-cela converge
En sinistre combustion.
J'hésite, je diverge
Je regagne mon bastion.

Je vous vois femme d'Emir
En soumise d'un Sidi
Aux alentours d'Izmir
Loin de Gaule, d'Amadis.  (1)

Affichez-leur ce masque
Tragique, rageur, d'onction.
De votre bain en vasque
Jetez-leur malédiction.

Enseignez aux gens d'Islam
Le baptême de Clovis
Son destin sous la lame
Et symboles chez Puvis  (2)


Or, moi, le bouc sans talent
Au faîte de ma colline
En bon Gascon truculent
Je relirai Céline.


60/99

(1) Amadis de Gaule (roman de chevalerie lu par l'Illustre Cervantès avant d'écrire)...

(2) Puvis de Chavannes -Peintre symboliste d'importance.


Ou bien ;

Exilé à Buenos-Ayres
Pour Tanguero d'abondance
Sur trottoir de courant d'air
En Milonga... je danse.

Ainsi soit-il...

Maint poète d'aventure
Votre portrait eût dessiné
Sans brouillon ni rature,
En vain se fût échiné.

Tout idiot que je fusse
Mirandole (1) ou Machiavel
Je tenais à mon phallus
Et n'en veux point de nouvel.

Jamais ne me castrerez
Ni par Dieu ni par Maître.
Quant à Diane de moitié
M'en voici quartier-maître.

Marin pour la marine
La mer est mon épouse.
Librairie Mazarine
N'en sera point jalouse.

Librairie vous détestez
Et poêle (2) davantage.
Fuyez le divan, ôtez
Confidences à péage.

Sautez du Pont d'Arcole
Et de Michel Onfray
Rejoignez-donc l'Ecole
Sans pousser de cris d'orfraie.

Le climat de Normandie
A votre teint propice
Empêchera l'endormie
De finir à l'hospice.

Caen, ses pommiers, la Seine
Ces Flaubert , ces Maupassant
Conviendraient à vos scènes
A vos fantasmes en passant.

(1) Pic de la Mirandole
(2) Le poêle de Descartes

69/99

Listons un peu vos laïus
Cessons d'ébranler l'âme,
Suis-je fils de Laïos
Ou bien Narcisse en flammes ?

Mon saint-prénom : J. Golo :
Epave à la dérive ?
Oedipe sur-mégalo
De l'Ecole de Brive ?

Trop de termes désastreux
Quolibets... palabres
Et sarcasmes de Chartreux
Au galop sous le sabre.

Accouplés à Lucifer
Aurais-je dû relever.
Que de penseurs en enfer
Dévoyés, dus-je sauver !

La mort du penseur
Je le sais, j'en suis certain
Donne au griffon -vous- censeur
Le terne éclat de l'étain.



74/99

Pour guérir ce pauvre hère
Quoi de plus beau qu'un auroch...
Là serpente Vézère
Tombeau figé dans le roc.

Cette chambre bestiaire
C'est Font de Gaume unique
Et ton dernier vestiaire
Lecteur mégalithique.

D'ici je vous adresse
Rue Pestre numéro trois
Photo du Père Florès (1)
Dont l'esprit bâtira Troie.

Naissez belles empreintes
Pour Virgile et notre Enée,
Voici la chouette peinte
Aujourd'hui abandonnée.

Absente des mémoires
Facture si archaïque,
Jetée hors de l'Histoire
Décret évangélique.


(1) L'homme de Florès récemment découvert.

78/99

Fatigué de vos leçons
Eternelles rengaines
Et saturé par le son
Je quite la Guyenne.

Pourchassé par vos sermons
Je fuirai la montagne
Lassé de Vénus démon
Je m'en vas chez Montaigne.

Ah Dordogne natale !
Trop bien pourvue d'Ecossais,
Laissons beauté fatale
S'épuiser. Dernier Essai.

82/99

Ces questions invalides,
Logique intimidante,
Analyse bolide ;
De quoi perdre son Dante.

Avec Sigmund placebo
Vous suiviez à Monoprix
L'élève Lacan nabot.
Ah oui ! l'amour dans le prix..

Théorie des jeux de maux
Imposteurs et disciples
Belle invention des jumeaux,
Fables à servir quant il pleut.

Rescapé à peu près, hop
De ces rêts de charlatan,
Ce fut un horocope
Narcotique au vent d'autan.

Astuce colossale
De madame Elisabeth
Pour gogos de Pigalle
Aux abois. Sombres bêtes.

L'épouvantable inconscient
M'a rongé d'urticaire
Jusqu'au totem déficient.
Ah ! tabou d'antiquaire !

Du serf, en guise de plat
Parodie étrangère
A l'usage des pieds-plats
Ce valseur exagère.

A Vienne en ses terrasses
La morale sioniste
Vos goussets débarrasse.
Un vrai cirque et sa piste.

Résumons le Freudisme :
Un compte à dormir debout,
Suez perçé de l'isthme
Censé nettoyer la boue.

Depuis Charcot menteur
Louant ses comédiennes
Et mister Freud bon docteur
Comédie quotidienne.

Au Théâtre Châtelet
Houdini -sans hypnose-
Sous l'Angélus de Millet
Guérissait, virtuose.

Et l'on applaudit Dolto
Chapelet balivernes
Enseignant sur les tréteaux
Que lire en Jules Verne.

O mânes de Dyonisos
Père de notre Destin
Fais renaître damoiseau,
Reparlons d'Hergé,Tintin.

L'univers philosophe,
Le culte des images
Et le beau temps pictural
Tel est mon équipage.

Je ne tiens pas de meeting
Ignorant le paraître,
Ennemi du marketing
Mais grand ami de l'être.

Au sortir de Sixtine
Grande, belle extase,
Je te dis Byzantine
Cité, rappelle Phidias !

S'il te plaît, d'abord Monet
Exposé sous tes cintres,
Que peste soit la monnaie
Et la Bourse et ses prêtres.


Copyright Jean-Jacques Dallemand
"Les Fourches patibulaires"



A paraître en édition :  Avril 202O   









Le Marché paysan du Coderc
             


   Périgueux  :   La Ville où les lions  du carrefour des Quatre-Chemins volent dans l'espace et où les nuages marchant discrètement main dans la main n'osent pas dépasser le sommet de Saint-Front....
















     Que serait la vie d'un VESUNIEN sans son Canal Islien bordé de tilleuls, sans sa cathédrale byzantine, sans son marché-forum du Coderc.

Ce serait une vie réduite sur un arpent de galets. Une moitié d'hectare livrée aux rats et aux chats.

     Est poète celui qui se promène
     Est poète celui qui admire
     Est poète celui qui deviendra libre.


Chaque samedi matin des légumes en couleur laissent la parole au parfum des fleurs venant des Causses
Quand j'étais vivant je n'achetai rien sur le Marché. J'étais une contre-marchandise. J'étais sur le Marché comme d'autres sur la lune.

Les sensations rendent libre.
La poésie rend libre.
Ne rien acheter.
Ne pas se vendre.

Pas de questions
Pas de sermons
Pas de leçons.

Est libre celui qui ironise
Est libre le solitaire sur le Marché
Est libre le Vésunien.

L'ironie est le plus beau des sentiments.
J'appelle l'ironie : Savoir faire son Marché.

Sous les pavés du Marché Coderc dort un très ancien cimetière. Les âmes mortes ont leur chapelle au-dessus d'un vieux temple gaulois.
Le Coderc n'est qu'une très vieille colline faite d'amphores usagées, abandonnées, détruites et empilées.
Ces amphores, ces pierres, ces os, ces croix de légionnaires  venus du Lazio parlent  désormais la langue du Pays Périgord.

Tout ici vient de ROME -ruma-

Le vin aussi.
La rumeur du Marché est le cri le plus beau.

Ce "CODERC" fut jadis un pré. La vie d'artiste est souvent inscrite dans un pré sans clôture.

Quand j'étais vivant j'étais une âme morte aux ambitions terrestres. J'étais déjà une amphore cassée.

Tout ici vient de Rome - Faux Rome- peut-être petite Rome. VESUNA petite Rome

A tous mes amis qui fréquentent le Marché du CODERC!  fidèles à nos maraîchers du mercredi et du samedi matin !   
J.d'A.

Copyright Jean-Jacques Dallemand
18Juin2011












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