MARINES POESIE
Les tribulations du lys
homme-verbe
coloriste ès-vocables
en son cloître pour esprits
libres
Chronique d'un Bateau-Livre
Ancré à VESUNA
Anthologie du patrimoine
Et du Gai Savoir
Journal de bord -littéraire- destiné à tous les amoureux de la cause océane et Vésunienne, artistes, créateurs d'idées, hardis navigateurs ou anciens marins ayant posé sac à terre.
MARINE POESIES est un lieu d'échanges sociaux et culturels -en langue française- une sorte de Bateau-Livre, ancré à VESUNA, un navire de la mémoire conservant dans ses soutes le patrimoine de l'humanité...
Cargaison d'images, de photographies, de beaux textes, de tableaux de maîtres, de réflexions d'auteurs connus ou méconnus... que rassemble la Commune libre du Coderc et au-delà des mers.....
Membres du Cercle des écrivains, auteurs et créateurs de Périgueux-Périgord : "La Nouvelle Ecole de Périgueux" sous l'impulsion de Jean-jacques Dallemand -
Jacques TEULET -Peintre symboliste - www.jacteulet.4yu.fr
et son fameux magazine francophone et européen :
"Le Billet des arts" - Membre du Cercle -
Pierre BRU - Auteur de romans policiers - "Tourmente au Vatican"
Président du Jury du Prix VESUNA 2O12 - prix de l'excellence française en Pays Périgord.
Le Cercle des Ecrivains, auteurs et créateurs de Périgueux-Périgord
dallemand.jean-jacques@orange.fr
Vous pouvez nous écrire à cette adresse !
"Chaque cité a son âme et Vésuna est l'âme de Périgueux"...
La Mer à boire
De Brest à Santiago, à l'Ecole de l'ardeur Sur frégates et vaisseaux, paré pour les couleurs ! (Soliste) Cols bleus et pompons rouges : Voici l'Ecole des Mousses Mariés de l'Océan, les mousses que le vent pousse. (Choeur) Je suis content de toi (Pistard) Dit le Fusco Cinq-doigts .... (Soliste) Eh Oh mon matelot Navigue'ra sur les flots. (Choeur) Tu n'es qu'un petit mousse A la jolie frimousse . (Pistard) Je suis un jeune arpette J'étale comme une carpette ... (Choeur) Je suis un petit bleu Et j'ai pas froid aux yeux ! (Pistard) Oh oh oh oh oh oh ! Choeur Tu n'es qu'un simple mec Au matricule pas sec . Mais Chef vl'à dix étés Pistard Je suis sorti Breveté ! ! Chef vous dormez ! Choeur Chef vous rêviez ! J'ai la bannette au carré La jugulaire bridée . De quoi de quoi mon pote j'tenvoie à la pelote. Si t's vieux loup de mer, Moi j'suis l'roi dl'a terre ! Pistard Si j'rate la P'romo J'aurai droit aux gros mots. Celui qui lâche le sac Aura droit au Zérac (1) Choeur Pour un hamac j'ai quitté père et mère Soliste Pour un zérac j'irai jusqu'en enfer, & Capitaine d'Armes j'veux pas vous décevoir Capitaine d'Armes, c'est pas la mer à boire ! Choeur Pirates et corsaires ! Novices beaux et fiers ! Vous voici partenaires ! Engagés volontaires. Parés pour l'inspection, Parés pour les couleurs ! L'Ensemble (1) Zérac : Quart de minuit à quatre heures. Copyright : Jean-jacques Dallemand Ex-matricule 0564.Ecole des Fourriers/Rochefort Reproduction sur médias marine interdite sans autorisation de l'auteur.
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Petit-Breton marin de Port-Louis
Pleurait ici Quelqu'un a-t-il trouvé mon pompon Pompon pompon Riez raillez cadets innocents si ça vous plaît. J'entends l'canot de la Belle Poule et grincer la potence Elle vous rendra plus légers, moins niais. Trois petits tours au mât d'misaine et hop, jouvence ! Plus faciles à manier suspendus sous les huniers Chez Lucifer j'vous souhaite mille délices d'ne pas souffrir en f''sant l'hélice. Sans mon Pompon, sans mon paquetage J'ai l'air d'un clown de Médrano Sans mon ruban -sûr- j'ferai naufrage Et mon brevet d'mécano j'laurai dans l'dos Et mon ardoise chez Mado, et l'serpent d'mer ? et ses anneaux ? Quelqu'un a-t-il trouvé d'abord sa femme et ses enfants dans mon caisson à bord ? Dois-je sonner de l'olifant sous l'nez du Chef Cipié ? (1) Et pourquoi la femme du Bidel (2) relancerait la mode des grands pieds ? et l'ascension d'la Tour Eiffel ??? j'veux qu'mon pompon même à la nage revienne au port. J'veux plus d'novices bourrés de vices. j'veux qu'mon Bidel, mon ami sage, vous fasse tourner sans malice. j'veux mon Pompon ou bien sinon j'confisque les quarts et les bidons je donne les noms des singes et des guenons, j'dénonce l'Equipage au Grand Patron. Et puis attention je suis fils d'archevêque j'ai fait les Mousses et puis Rochefort, l'Ecole des Fous, J'ai fait l'Indo à dos d'chameau, gare aux Aztèques Quand j'ai dit "gast", quand je jette un sort Même le bosco dans ses p'tits souliers au garde-a-vous me crie "PITIE ! J'insiste pas "gary" mais c'est pour dire si j'étais pas d'Port-louis, un vrai mataf crois-tu qu'la Flotte (elle meurt de rire) me confierait votre épitaphe ?! Mais non mais non, nous les Bretons sans nos Pompons que devient-ton ? Des rats d'bannette ? des Moustériens ?! Ou pire encore, des généraux Mexicains ! Allez allez gais Moussaillons tatoués sous les narines C'est l'gars d'Port-Louis qui vous le dit. Vive la Royale, Vive la Marine. Copyright JeanjacquesDallemand Odes marines AutoéditionMisène/Colosséo2010 Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur (1) Chef mécano à bord (2) Officier-marinier chargé de la discipline à bord |
Fille de marin
Aux enfants de marins qui découvrent leur ancêtre |
Henry Millon de MONTHERLANT
1895-1972 Personne n'a dénoncé plus durement que MONTHERLANT, le fléchissement moral de la France entre les deux guerres : sentimentalisme, chimérisme, goût de la facilité. En regard, il érigeait l'exemple de l'homme indépendant, lucide, énergique, au besoin cruel, ayant le sens de l'honneur, l'estime de soi et l'estime de l'autre, de la fraternité virile à la guerre ou dans le sport, et dédaignant 'l"Hamour" qu'il réduisait à n'être que sensualité. C'est même, selon Montherlant, parce que l'Occident moderne, et notamment la France, accordent trop aux féministes, qu'une morale de midinette et de l'ennnui s'est substituée à la morale du guerrier. A dénoncer la sentimentalité féministe (oui féministe), il a consacré les quatre volumes des Jeunes Filles. Donc, il faut recherche la grandeur !!!!! et tout ce qui exalte l'élan vital et le culte de l'énergie. Montherlant est en ce sens un brillant élève de Frédéric Nietzsche. Au titre d'ancien combattant il fut secrétaire général de l'ossuaire de Douaumont. Si nous apprécions MONTHERLANT, dans le même rayon, Michel de Saint-Pierre (les écrivains) et Jean de la Varende (les manants du roi). Et plus près de nous, dans la même tradition : Jean Raspail (Sire) à ne pas manquer.... (En livre de poche chez tous les bons bouquinistes)
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Cliché net.marine.com
ADIEU JEANNE ADIEU Ciel de Cherbourg La JEANNE à quai. Sonnent les tambours Equipages au taquet. Juillet en défilé Escadre au mouillage. Marine au jubilé Belles images. Attention ! couleurs ! O chers symboles Désormais vainqueurs Du vieil Eole. je vous aime chers piliers Divins cyclones Embruns familiers Marins de l'Hexagone Chers Compagnons Je vous souhaite fortune Sous le Pavillon Et amours sous la lune. Adieu JEANNE adieu. Copyright Jean-Jacques Dallemand in marine poésie - Journal littéraire |
Discours ex-cathedra à l'intention de jeannot Boussuges du Coderc par Jean-jacques Dallemand
Dans mon village, sur une fresque fut dessiné pendu un poète nommé "Homo Bolivarius" Il avait trop aimé Simon Bolivar et de la tradition de liberté les coutumes et les us. Chaque Samedi ; sur la Place du Coderc, Jeannot 1er, Prince des poètes en Périgueux Vous parle entre onze heures et midi précises. Il est le Colosse de Vésuna.. Le voici immortalisé par Marcel Nino PAJOT... de notoriété publique, Jeannot BOUSSUGES est un monument; il est LE COLOSSE de VESUNA! Hélas, il ne se visite pas.. Il est également un membre éminent du Mouvement des Hydropathes animé en Dordogne par Maurice MELLIET.
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MARINE à découvrir
Un texte peu connu signé Arthur Rimbaud destiné aux Equipages en mer ou au repos...... MARINE Les chars d'argent et de cuivre Les proues d'acier et d'argent Battent l'écume, Soulèvent les souches des ronces. Les courants de la lande Et les ornières immenses du reflux, Filent circulairement vers l'est Vers les piliers de la forêt, Vers les fûts de la jetée, Dont l'angle est heurté par des tourbillons de lumière. Arthur Rimbaud
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Vesuna immuable et moderne demeure éternelle :
Entre l'année 27 de notre ère -abusivement nommée après j.c.- (je préfèrerai dater à compter de la mort de Jules César (J.C.) le vrai ! mais bref, à cette époque, les Pétrocores furent rattachés à l'Aquitaine d'Auguste, et jusqu'au milieu du IV° siècle, tout permet de croire que Vesuna connut des lustres de tranquillité et d'aisance et qu'elle conserva malgré les incendies qui la ravagèrent à plusieurs reprises, les caractères et les proportions d'une ville ornée avec toute la magnificence et pourvue de tout le confort que les Romains exigeaient partout dans l'Empire. La cité libre des Pétrocores ne s'est naturellement pas bâtie en un jour. On sait aujourd'hui que le siècle d'Auguste et celui des Antonins s'unirent pour donner à Vesuna sa physionomie de capitale administrative et religieuse et que chacun d'eux la dota des monuments publics et privés qui étaient de règle, si l'on peut dire, pour les urbains impériaux. Qui était Vesuna ? Ce nom, probablement celui d'une divinité topique, d'uns source -comme d'ailleurs celui de nos rivières, Isle, Dronne, Vézère, appartient à un substrat linguistique antérieur à la conquête de la Gaule par les Celtes. Faut-il voir dans Vesuna la déesse italo-ibérique en triade avec Poimonus et Tursa dans la quatrième des Tables de Gubbio (Ombrie) ? Où ne s'agit-il que d'une simple homonymie ? quoi qu'il en soit, la déesse éponyme Vesuna devint du temps des Romains, la protectrice de la ville et son culte fut associé à celui de Tutela. La Tutela Vesuna des inscriptions n'est pas autre chose que la ville elle-même divinisée. Au titre de concepteur du Prix Vesuna, Prix des créateurs d'art et de l'excellence Française en Pays Périgord, j'ai voulu donner un visage, le visage moderne d'une lectrice anonyme qui comme vous tous, était une lectrice assidue, curieuse de l'Histoire, et passionnée au plus au point. Tutela Vesuna est donc à la fois moderne et immuable, et ces deux qualités à mes yeux- la rendent éternelle. L'hommage qui lui sera rendu le 13 Juin n'a pas d'autre objet que le maintien de sa mémoire. Sans la reconnaissance à l'égard de nos maîtres qui nous ont enseigné le respect de l'Histoire et de ceux qui font l'Histoire, nous ne prendrions pas la peine de concevoir cette cérémonie. Nos amis, les consuls du savoir-faire, Philippe Bachmair, Jacques Teulet, Francis Delpey, Pierre Bru, Bernard Mousnier, se joignent à nos efforts. J.J. Dallemand documentation : Géraud-Lavergne Dans la news-letter que les abonnés viennent de recevoir ce matin "eugubines" était mal orthographié ! nous avons rectifié aussitôt car il s'agit d'un lieu nommé "Gubbio" bien entendu ! mille excuses ! Cliché : JJDallemand Oeuvre unique signée Philippe Bachmair soumise à droits. nous consulter.
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Le texte numéro 16 à paraître en Mars 2013 in "Le Cinquième dragon ailé", intitulé : "Filles défuntes" est accompagné d'une lithographie signée jacques Teulet : "Les petits chevaux d'Attila", une oeuvre que vous pouvez admirer -sur le net- en cliquant sur le musée virtuel jacques Teulet : http://www.jacteulet.4yu.fr Jacques Teulet est un artiste-peintre, graphiste et lithographe français, auteur d'oeuvres symbolistes et post-surréalistes qui édite en permanence un catalogue complet de ses oeuvres sur le musée virtuel et sur le Billet des arts. Il suffit de cliquer sur le net !
...."Ayant eu le patient plaisir de contempler longuement cette lithographie, voici ce que je vis"....... Voici ce que je tiens à dire à propos de cette oeuvre. Filles défuntes A jacques Teulet O filles défuntes, filles croupissantes, Vous qui détestiez tant cet ange ténébreux Ce général romain à la main puissante, Ce vainqueur des gaulois, ennemi des hébreux. Sur vos tombres souillées si mal entretenues Le chiendent sarrazin, sale grain triste et laid, Messager bien amer, vers le ciel et les nues Déploie ses coupoles, ses minarets ailés. O mes soeurs, dites-moi sous ces dolmens brisés Si le bronze vint or, dites-moi l'au-delà, Vous ! mes chères âmes, compagnes d'alizés. Aux moineaux des prairies, les belles endormies Muettes du sérail, esclaves d'Attila Sont funèbres jouets et des vivants la risée. Jean-jacques Dallemand Novembre 2012 in "Le Cinquième dragon ailé" Recueil à paraître. |
Symphonie de ciel bleu, de pierre et d'eau...
IN MANIA - chapitre IX TOME II - " Eloge du Pays Vésunien" Un conte philosophique signé Jean-Jacques Dallemand -
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Le Marché paysan du Coderc
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In Cinquième dragon ailé
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Un courrier peu connu signé jean Cocteau adressé à Léonard de Vinci :
Extrait : "Léonard était un poète, un poète actif et réaliste, le réalisme d'un poète consistant à dépeindre avec exactitude les formes d'un monde qui lui est propre et sans le moindre rapport avec ce qu'on a coutume de prendre pour la réalité. Il pensait en actes. Phénomène qui le métamorphose tour à tour en architecte, en géomètre, en alchimiste. Je prépare un vaste Requiem. Ce fleuve de paroles comportera des haltes. Une de ces haltes s'intitule Hommage à Léonard, poème assez obscur puisque c'est la seule forme sous laquelle je trouve une excuse à la poésie, le reste n'étant que discours. De cet hommage, je détache les deux dernières strophes. Elles diront mieux que cette courte notice ce que Léonard m'inspire et l'amour fraternel que je lui porte. O merveille : ce verbe auquel je m'abandonne Ce silence complice et comprendre la main D'un ange sac au dos sur le bord du chemin Avec n'en doutez pas sourire de Madone. Halte ! le stratagème encore a réussi. D'où j'allais son index adroitement m'écarte Et montre le royaume inconnu sur la carte Où triomphe l'échec glorieux de Vinci. Selon certaines sources, Léonard de Vinci et Jean Cocteau auraient présidé la même institution....Un certain prieuré.......
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Machiavel en jupons, femme aux deux visages,
Tarentule ou mygale à la chasse au rentier, A la foire aux bestiaux, son venin propage, Sa toile déroule, seulement par moitié. Rêvait de voyages, d'une prison dorée Et d'un pigeon bagué sur une île de Ré. M ais qu'à-t-elle à offrir ? sinon charmes fanés Et faveurs tarifées ; attendre un nouveau-né ? En a-t-elle épuisé des esprits disposés. Et médire. Ah çà oui. On vit l'impudente Souriante, en magicienne osée Salomé de salon, savonner des pentes. Lassée de l'amour vrai, rustique, vénale, Comptable jour et nuit, mendier quelque biffteack Devint son quotidien, cachée sous la halle Aigrie, défigurée, telle un vieux bois de teck. Adieu tous les dancings, orgasmes à Monaco Adieux jupes et manteaux. Infirme désormais Un chien, son compagnon répète : "Qu'és aco" ? En léchant maîtresse qui n'en peut mais. Mais qu'avait donc sa peau, sinon goût du terroir, Mais de coeur n'avait point, préférant un manoir. A voir passer les trains, la vieille sans regrets Pauvre niaise édentée, ses puces baptise, Injuriant les passants, tous des cons à l'arrêt; O liberté chérie. O belle sottise ! Tandis que les trains passent, Vapeur dissipée, requiem in pace. Et morts les soupirants, Le Prince Albert aussi. Et son écrin d'argent, eh oui ! elle fut Sissi ! A peine dix grammes, un tas d'immondices, Ordure sans âme. le salaire du vice. Copiryght jean-jacques Dallemand septembre 2012 - les cahiers de l'ulcère. |