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MARINES POESIE

LES TRIBULATIONS DU LYS Colosse de Vésuna

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                           MARINES     POESIE
                         Les tribulations du lys 

                              homme-verbe  
                          coloriste ès-vocables

                       en son cloître pour esprits
                                    libres
                                   
                                      
                                   
                            

                    C
hronique d'un Bateau-Livre
                           Ancré  à   VESUNA
                                 

                                       

                      
Anthologie du patrimoine
                            Et du Gai Savoir
                               
           
                                                         

Journal de bord -littéraire-  destiné à tous les amoureux de
la cause océane et Vésunienne, artistes, créateurs d'idées, hardis navigateurs ou anciens marins ayant posé sac à terre.
MARINE POESIES est un lieu d'échanges sociaux et culturels -en langue française- une sorte de Bateau-Livre, ancré à VESUNA, un navire de la mémoire conservant dans ses soutes le patrimoine de l'humanité...
Cargaison d'images, de photographies, de beaux textes, de tableaux de maîtres, de réflexions d'auteurs connus ou méconnus... que rassemble la Commune libre du Coderc et au-delà des mers.....


Membres du Cercle des écrivains, auteurs et créateurs de Périgueux-Périgord : "La Nouvelle Ecole de Périgueux" sous l'impulsion de Jean-jacques Dallemand - 



Jacques TEULET -Peintre symboliste www.jacteulet.4yu.fr   
et son fameux magazine francophone et européen :
"Le Billet des arts" - Membre du Cercle -


 Pierre BRU - Auteur de romans policiers - "Tourmente au Vatican"
Président du Jury du Prix VESUNA 2O12 - prix de l'excellence française en Pays Périgord.  




   

  

        


Le Cercle des Ecrivains, auteurs et créateurs de Périgueux-Périgord

dallemand.jean-jacques@orange.fr


Vous pouvez nous écrire à cette adresse ! 

                     

        

     "Chaque cité a son âme et Vésuna est l'âme de Périgueux"...









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LA MER A BOIRE

 13/05/2013
Chant de Marine dédié à l'Ecole des Mousses.
En souvenir de Michel de Saint-Pierre.
La Mer à boire






De Brest à Santiago, à l'Ecole de l'ardeur
Sur frégates et vaisseaux, paré pour les couleurs !                    (Soliste)

Cols bleus et pompons rouges : Voici l'Ecole des Mousses
Mariés de l'Océan, les mousses que le vent pousse.                           (Choeur)

Je suis content de toi                                                          (Pistard)
Dit le Fusco Cinq-doigts ....                                              (Soliste)
                                                                                            

Eh Oh mon matelot
Navigue'ra sur les flots.                                                    (Choeur)

Tu n'es qu'un petit mousse
A la jolie frimousse .                                                          (Pistard)

Je suis un jeune arpette
J'étale comme une carpette ...                                         (Choeur)

Je suis un petit bleu
Et j'ai pas froid aux yeux !                                             (Pistard)

Oh oh oh oh oh oh !                                                          Choeur
Tu n'es qu'un simple mec
Au matricule pas sec .                                                                        

Mais Chef vl'à dix étés                                                    Pistard
Je suis sorti Breveté ! !

Chef vous dormez !                                                          Choeur
Chef vous rêviez    !
J'ai la bannette au carré
La jugulaire bridée .            

De quoi de quoi mon pote
j'tenvoie à la pelote.
Si t's vieux loup de mer,
Moi j'suis l'roi dl'a terre !                                              Pistard


Si j'rate la P'romo
J'aurai droit aux gros mots.
Celui qui lâche le sac
Aura droit au Zérac (1)                                                   Choeur

Pour un hamac j'ai quitté père et mère                       Soliste
Pour un zérac j'irai jusqu'en enfer,                              &
Capitaine d'Armes j'veux pas vous décevoir
Capitaine d'Armes, c'est pas la mer à boire !            Choeur          
                                                                                         


Pirates et corsaires !
Novices beaux et fiers !
Vous voici partenaires !
Engagés volontaires.
Parés pour l'inspection,
Parés pour les couleurs !                                                L'Ensemble


(1) Zérac : Quart de minuit à quatre heures.




Copyright : Jean-jacques Dallemand

Ex-matricule 0564.Ecole des Fourriers/Rochefort
Reproduction sur médias marine interdite sans autorisation de l'auteur.



PETIT-BRETON

 12/05/2013
PETIT-BRETON   -   A l'intention des Equipages en mer !


Odes marines
Petit-Breton marin de Port-Louis
Pleurait ici
Quelqu'un a-t-il trouvé mon pompon
Pompon pompon
Riez raillez cadets innocents si ça vous plaît.

J'entends l'canot de la Belle Poule et grincer la potence
Elle vous rendra plus légers, moins niais.
Trois petits tours au mât d'misaine et hop, jouvence !

Plus faciles à manier suspendus sous les huniers
Chez Lucifer j'vous souhaite mille délices
d'ne pas souffrir en f''sant l'hélice.


Sans mon Pompon, sans mon paquetage
J'ai l'air d'un clown de Médrano
Sans mon ruban -sûr- j'ferai naufrage
Et mon brevet d'mécano j'laurai dans l'dos
Et mon ardoise chez Mado, et l'serpent d'mer ? et ses anneaux ?

Quelqu'un a-t-il trouvé d'abord sa femme et ses enfants
dans mon caisson à bord ?
Dois-je sonner de l'olifant sous l'nez du Chef Cipié ?  (1)
Et pourquoi la femme du Bidel  (2) relancerait
la mode des grands pieds ? et l'ascension d'la Tour Eiffel ???



j'veux qu'mon pompon même à la nage
revienne au port. J'veux plus d'novices bourrés de vices.
j'veux qu'mon Bidel, mon ami sage, vous fasse tourner sans malice.
j'veux mon Pompon ou bien sinon j'confisque les quarts et les bidons
je donne les noms des singes et des guenons,
j'dénonce l'Equipage au Grand Patron.

Et puis attention je suis fils d'archevêque
j'ai fait les Mousses et puis Rochefort, l'Ecole des Fous,
J'ai fait l'Indo à dos d'chameau, gare aux Aztèques
Quand j'ai dit "gast", quand je jette un sort
Même le bosco dans ses p'tits souliers au garde-a-vous
me crie "PITIE !

J'insiste pas "gary" mais c'est pour dire
si j'étais pas d'Port-louis, un vrai mataf
crois-tu qu'la Flotte (elle meurt de rire)
me confierait votre épitaphe ?!

Mais non mais non, nous les Bretons
sans nos Pompons que devient-ton ?
Des rats d'bannette ? des Moustériens ?!
Ou pire encore, des généraux Mexicains !

Allez allez gais Moussaillons tatoués sous les narines
C'est l'gars d'Port-Louis qui vous le dit.
Vive la Royale,
Vive la Marine.



Copyright JeanjacquesDallemand
Odes marines
AutoéditionMisène/Colosséo2010
Reproduction interdite sans autorisation de l'auteur



(1) Chef mécano à bord
(2) Officier-marinier chargé de la discipline à bord










FILLE DE MARIN

 11/05/2013

             Fille de marin
Texte dédié à Alice CECCOTTI

Du vivant d'mon ancêtre un brave timonier
suspendu aux fenêtres les draps blancs nature
se la coulaient douce. De la cave au grenier
les minots Tom Pouce déployaient voilure.

Le guerres accomplies, les hommes ensevelis
Pour la paix -pour l'honneur- récusaient le passé
les messes les complies...pour l'attrait d'un vrai lit
D'un jupon et d'un coeur...Adieu les trépassés.

Encriers et plumes des malles surgirent
Picasso et Renoir, grimoires et parchemins,
Vieux cols durs, enclumes, le martyre subirent.
On vida les tiroirs. Sur l'or on mit la main.

Et moi je vous l'avoue ; comptable des deniers
De filles n'aurez plus ni d'amour très bientôt.
Au supplice de la roue nous serons les derniers,
Au gibet résolus. A Nantes et à Bordeaux.

Tant qu'il est mort on n'fait plus rien !
Pis ou mieux encore l'ancêtre au p'tit génie,
C'est heureux, fut un sacré marin.
Certes, l'avait pas tort en prêchant l'harmonie.


Jean-Jacques Dallemand  

Aux enfants de marins qui découvrent leur ancêtre
en fouillant les malles abandonnées au grenier...
Ils sont entrés dans l'univers signé
Sergio CECCOTTI...
Présent à la Galerie BLONDEL de Paris;

Un immense créateur sensible et sublime qui suit attentivement notre journal "marines poésies"...
Pour notre en-tête ; une de ses merveilleuses compositions.




MONTHERLANT

 10/05/2013
Henry Millon de MONTHERLANT
                                   1895-1972

  
                     Personne n'a dénoncé plus durement que MONTHERLANT, le fléchissement moral de la France entre les deux guerres : sentimentalisme, chimérisme, goût de la facilité. En regard, il érigeait l'exemple de l'homme indépendant, lucide, énergique, au besoin cruel, ayant le sens de l'honneur, l'estime de soi et l'estime de l'autre, de la fraternité virile à la guerre ou dans le sport, et dédaignant 'l"Hamour" qu'il réduisait à n'être que sensualité.

C'est même, selon Montherlant, parce que l'Occident moderne, et notamment la France, accordent trop aux féministes, qu'une morale de midinette et de l'ennnui s'est substituée à la morale du guerrier.

A dénoncer la sentimentalité féministe (oui féministe), il a consacré les quatre volumes des Jeunes Filles.

Donc, il faut recherche la grandeur !!!!! et tout ce qui exalte l'élan vital et le culte de l'énergie.  Montherlant est en ce sens un brillant élève de Frédéric Nietzsche. Au titre d'ancien combattant il fut secrétaire général de l'ossuaire de Douaumont.


Si nous  apprécions MONTHERLANT, dans le même rayon, Michel de Saint-Pierre (les écrivains) et Jean de la Varende (les manants du roi). Et plus près de nous, dans la même tradition : Jean Raspail (Sire) à ne pas manquer....  (En livre de poche chez tous les bons bouquinistes)        



ADIEU JEANNE ADIEU

 20/03/2013
ULTIME VOYAGE
Cliché net.marine.com

ADIEU JEANNE ADIEU


                                        
Ciel de Cherbourg
La JEANNE à quai.
Sonnent les tambours
Equipages au taquet.

Juillet en défilé
Escadre au mouillage.
Marine au jubilé
Belles images.

Attention !  couleurs !
O chers symboles
Désormais vainqueurs
Du vieil Eole.

je vous aime chers piliers
Divins cyclones
Embruns familiers
Marins de l'Hexagone

Chers Compagnons
Je vous souhaite fortune
Sous le Pavillon
Et amours sous la lune.

Adieu JEANNE adieu.




Copyright Jean-Jacques Dallemand
in marine poésie - Journal littéraire
   





Discours ex-cathedra à l'intention de jeannot Boussuges du Coderc par Jean-jacques Dallemand


Dans mon village, sur une fresque fut dessiné pendu
un poète nommé "Homo Bolivarius"
Il avait trop aimé Simon Bolivar et de la tradition de liberté
les coutumes et les us.

Chaque Samedi ; sur la Place du Coderc,
Jeannot 1er, Prince des poètes en Périgueux
Vous parle entre onze heures et midi précises.
Il est le Colosse de Vésuna..

Le voici immortalisé par Marcel Nino PAJOT...  
de notoriété publique, Jeannot BOUSSUGES
est un monument; il est LE COLOSSE de VESUNA! Hélas, il ne se visite
pas..
Il est également un membre éminent du Mouvement des Hydropathes animé en Dordogne par Maurice MELLIET.



Marine

 05/02/2013
MARINE à découvrir


Un texte peu connu signé Arthur Rimbaud destiné aux Equipages en mer ou au repos...... 




MARINE 



Les chars d'argent et de cuivre
Les proues d'acier et d'argent
Battent l'écume,
Soulèvent les souches des ronces.

Les courants de la lande
Et les ornières immenses du reflux,
Filent circulairement vers l'est
Vers les piliers de la forêt,
Vers les fûts de la jetée,
Dont l'angle est heurté par des tourbillons de lumière.



Arthur Rimbaud                       



Vesuna immuable et moderne demeure éternelle :



     Entre l'année 27 de notre ère  -abusivement nommée après j.c.- (je préfèrerai dater à compter de la mort de Jules César (J.C.) le vrai !
mais bref, à cette époque, les Pétrocores furent rattachés à l'Aquitaine d'Auguste, et jusqu'au milieu du IV° siècle, tout permet de croire que Vesuna connut des lustres de tranquillité et d'aisance et qu'elle conserva malgré les incendies qui la ravagèrent à plusieurs reprises, les caractères et les proportions d'une ville ornée avec toute la magnificence et pourvue de tout le confort que les Romains exigeaient partout dans l'Empire.


     La cité libre des Pétrocores ne s'est naturellement pas bâtie en un jour. On sait aujourd'hui que le siècle d'Auguste et celui des Antonins s'unirent pour donner à Vesuna sa physionomie de capitale administrative et religieuse et que chacun d'eux la dota des monuments publics et privés qui étaient de règle, si l'on peut dire, pour les urbains impériaux.


     Qui était Vesuna ? Ce nom, probablement celui d'une divinité topique, d'uns source -comme d'ailleurs celui de nos rivières, Isle, Dronne, Vézère, appartient à un substrat linguistique antérieur à la conquête de la Gaule par les Celtes. Faut-il voir dans Vesuna la déesse italo-ibérique en triade avec Poimonus et Tursa dans la quatrième des Tables de Gubbio (Ombrie) ?  Où ne s'agit-il que d'une simple homonymie ? quoi qu'il en soit, la déesse éponyme Vesuna devint du temps des Romains, la protectrice de la ville et son culte fut associé à celui de Tutela. La Tutela Vesuna des inscriptions n'est pas autre chose que la ville elle-même divinisée.   


Au titre de concepteur du Prix Vesuna, Prix des créateurs d'art et de l'excellence Française en Pays Périgord, j'ai voulu donner un visage, le visage moderne d'une lectrice anonyme qui comme vous tous, était une lectrice assidue, curieuse de l'Histoire, et passionnée au plus au point. Tutela Vesuna est donc à la fois moderne et immuable, et ces deux qualités à mes yeux-  la rendent éternelle. L'hommage qui lui sera rendu le 13 Juin n'a pas d'autre objet que le maintien de sa mémoire. Sans la reconnaissance à l'égard de nos maîtres qui nous ont enseigné le respect de l'Histoire et de ceux qui font l'Histoire, nous ne prendrions pas la peine de concevoir cette cérémonie.

Nos amis, les consuls du savoir-faire, Philippe Bachmair, Jacques Teulet, Francis Delpey, Pierre Bru, Bernard Mousnier, se joignent à nos efforts. 


J.J. Dallemand 
documentation : Géraud-Lavergne   
Dans la news-letter que les abonnés viennent de recevoir ce matin "eugubines" était mal orthographié ! nous avons rectifié aussitôt car il s'agit d'un lieu nommé "Gubbio" bien entendu ! mille excuses !

Cliché : JJDallemand
Oeuvre unique signée Philippe Bachmair
soumise à droits. nous consulter.        



       



Le texte numéro 16 à paraître en Mars 2013 in "Le Cinquième dragon ailé", intitulé : "Filles défuntes" est accompagné d'une lithographie signée jacques Teulet : "Les petits chevaux d'Attila", une oeuvre que vous pouvez admirer -sur le net- en cliquant sur le musée virtuel jacques Teulet :

                                  http://www.jacteulet.4yu.fr



   
Jacques Teulet est un artiste-peintre, graphiste et lithographe français, auteur d'oeuvres symbolistes et post-surréalistes qui édite en permanence un catalogue complet de ses oeuvres sur le musée virtuel et sur le Billet des arts. Il suffit de cliquer sur le net !




...."Ayant eu le patient plaisir de contempler longuement cette lithographie, voici ce que je vis".......  Voici ce que je tiens à dire à propos de cette oeuvre.


                           Filles défuntes
                                                            A jacques Teulet



O filles défuntes, filles croupissantes,
Vous qui détestiez tant cet ange ténébreux
Ce général romain à la main puissante,
Ce vainqueur des gaulois, ennemi des hébreux.


Sur vos tombres souillées si mal entretenues
Le chiendent sarrazin, sale grain triste et laid,
Messager bien amer, vers le ciel et les nues
Déploie ses coupoles, ses minarets ailés.


O mes soeurs, dites-moi sous ces dolmens brisés
Si le bronze vint or, dites-moi l'au-delà,
Vous ! mes chères âmes, compagnes d'alizés.


Aux moineaux des prairies, les belles endormies
Muettes du sérail, esclaves d'Attila
Sont funèbres jouets et des vivants la risée.


Jean-jacques Dallemand
Novembre 2012 in "Le Cinquième dragon ailé" Recueil à paraître.
                                               







                     


                                



Jacques Lafont

 1934-1986



Quelques mots-valises inventés dès 1962



Rhuminant :          Vache enrhumée qui mâche des boules de gommes pour avoir moins mauvaise mine.



Momisérable :        Personnage d'un roman de Victor Hugo, enveloppé de bandelettes, et placé dans un sarcophage en bois d'érable.


Coquelicosmique :  Fleur des champs magnétiques, d'un beau rouge vif, qui s'épanouit dans l'azur céleste au chant du coq.               
EGYPCHIEN :        Chiot des bords du Nil. Sage comme une image sur un sarcophage. Il n'est jamais privé de désert. On l'endort, quand la nuit embaume la fleur de lotus, avec la célèbre berceuse : "Au Caire de la lune".



OPTICHIENS :       Chiens d'aveugles et de tous ceux qui ont la vue basse. Chiens de chasse, ils tirent avec des fusils à lunettes, des cailles. Mais certains d'entre eux, qui n'aiment pas le gibier, se nourrissent exclusivement de lentilles ....opti-salé.



Hommage au poète Jacques Lafont  -un maître disparu- par Jean-Jacques Dallemand


CHATEAU de BIRON

 08/11/2012
Symphonie de ciel bleu, de pierre et d'eau...
IN MANIA - chapitre IX TOME II - " Eloge du Pays Vésunien"


Un conte philosophique signé Jean-Jacques Dallemand -  



Le Marché paysan du Coderc
             


   Périgueux  :   La Ville où les lions  du carrefour des Quatre-Chemins volent dans l'espace et où les nuages -marchant discrètement main dans la main n'osent pas dépasser le sommet de Saint-Front....
















     Que serait la vie d'un VESUNIEN sans son Canal Islien bordé de tilleuls, sans sa cathédrale byzantine, sans son marché-forum du Coderc.

Ce serait une vie réduite sur un arpent de galets. Une moitié d'hectare livrée aux rats et aux chats.

     Est poète celui qui se promène
     Est poète celui qui admire
     Est poète celui qui deviendra libre.


Chaque samedi matin des légumes en couleur laissent la parole au parfum des fleurs venant des Causses
Quand j'étais vivant je n'achetai rien sur le Marché. J'étais une contre-marchandise. J'étais sur le Marché comme d'autres sur la lune.

Les sensations rendent libre.
La poésie rend libre.
Ne rien acheter.
Ne pas se vendre.

Pas de questions
Pas de sermons
Pas de leçons.

Est libre celui qui ironise
Est libre le solitaire sur le Marché
Est libre le Vésunien.

L'ironie est le plus beau des sentiments.
J'appelle l'ironie : Savoir faire son Marché.

Sous les pavés du Marché Coderc dort un très ancien cimetière. Les âmes mortes ont leur chapelle au-dessus d'un vieux temple gaulois.
Le Coderc n'est qu'une très vieille colline faite d'amphores usagées, abandonnées, détruites et empilées.
Ces amphores, ces pierres, ces os, ces croix de légionnaires  venus du Lazio parlent  désormais la langue du Pays Périgord.

Tout ici vient de ROME -ruma-

Le vin aussi.
La rumeur du Marché est le cri le plus beau.

Ce "CODERC" fut jadis un pré. La vie d'artiste est souvent inscrite dans un pré sans clôture.

Quand j'étais vivant j'étais une âme morte aux ambitions terrestres. J'étais déjà une amphore cassée.

Tout ici vient de Rome - Faux Rome- peut-être petite Rome. VESUNA petite Rome


Copyright Jean-Jacques Dallemand
18Juin2011












Patria nostra

 14/10/2012

 In Cinquième dragon ailé

Patria Nostra :


          Sans nos collines, nos sentiers de crêtes
          Sans nos terres de graves, nos chênes-verts
          Nos terrasses en Vézère, nos chapelets de blocs.

          Enfant que serais-tu.

          Sans nos croupes des Causses
          Sans nos taillis de châtaigniers
          Sans nos granits sombres et nos grès rouges.

          Passant, où irais-tu.


          Sans nos combes sans nos pechs
          Sans nos rocques au soleil
          Sans nos ruisseaux cherche-midi

          Amant, qui serais-tu.


Copyrightjean-jacques Dallemand
Misène/ColosséoJUIN2011
Cinquième dragon ailé


                          




Un courrier peu connu signé jean Cocteau adressé à Léonard de Vinci :



Extrait : "Léonard était un poète, un poète actif et réaliste, le réalisme d'un poète consistant à dépeindre avec exactitude les formes d'un monde qui lui est propre et sans le moindre rapport avec ce qu'on a coutume de prendre pour la réalité. Il pensait en actes. Phénomène qui le métamorphose tour à tour en architecte, en géomètre, en alchimiste.
               Je prépare un vaste Requiem.
                Ce fleuve de paroles comportera des haltes. Une de ces haltes s'intitule Hommage à Léonard, poème assez obscur puisque c'est la seule forme sous laquelle je trouve une excuse à la poésie, le reste n'étant que discours.

               De cet hommage, je détache les deux dernières strophes. Elles diront mieux que cette courte notice ce que Léonard m'inspire et l'amour fraternel que je lui porte.


              O merveille : ce verbe auquel je m'abandonne
              Ce silence complice et comprendre la main
              D'un ange sac au dos sur le bord du chemin
              Avec n'en doutez pas sourire de Madone.


              Halte ! le stratagème encore a réussi.

              D'où j'allais son index adroitement m'écarte

              Et montre le royaume inconnu sur la carte

              Où triomphe l'échec glorieux de Vinci.



Selon certaines sources, Léonard de Vinci et Jean Cocteau auraient présidé la même institution....Un certain prieuré.......    




                                  



La femme aux deux visages danse entre deux troubadours :
Machiavel en jupons, femme aux deux visages,
Tarentule ou mygale à la chasse au rentier,
A la foire aux bestiaux, son venin propage,
Sa toile déroule, seulement par moitié.


Rêvait de voyages, d'une prison dorée
Et d'un pigeon bagué sur une île de Ré.


M ais qu'à-t-elle à offrir ? sinon charmes fanés
Et faveurs tarifées ; attendre un nouveau-né ?

En a-t-elle épuisé des esprits disposés.
Et médire. Ah çà oui. On vit l'impudente
Souriante, en magicienne osée
Salomé de salon, savonner des pentes.


Lassée de l'amour vrai, rustique, vénale,
Comptable jour et nuit, mendier quelque biffteack
Devint son quotidien, cachée sous la halle
Aigrie, défigurée, telle un vieux bois de teck.

Adieu tous les dancings, orgasmes à Monaco
Adieux jupes et manteaux. Infirme désormais
Un chien, son compagnon répète : "Qu'és aco" ?
En léchant maîtresse qui n'en peut mais.


Mais qu'avait donc sa peau, sinon goût du terroir,
Mais de coeur n'avait point, préférant un manoir.



A voir passer les trains, la vieille sans regrets
Pauvre niaise édentée, ses puces baptise,
Injuriant les passants, tous des cons à l'arrêt;
O liberté chérie. O belle sottise !


Tandis que les trains passent,
Vapeur dissipée, requiem in pace.


Et morts les soupirants, Le Prince Albert aussi.
Et son écrin d'argent, eh oui ! elle fut Sissi !
A peine dix grammes, un tas d'immondices,
Ordure sans âme. le salaire du vice.                                               



Copiryght jean-jacques Dallemand   
septembre 2012 - les cahiers de l'ulcère. 


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