Les blogs
du village
VESUNA

VESUNA

La Revue du patrimoine

S'inscrire à la newsletter du village

Statistiques
Nombre de visites : 982 311
Nombre de commentaires : 42
Nombre d'articles : 266
Dernière màj le 31/10/2019
Blog créé le 26/08/2009

S'inscrire à la newsletter du blog

S'inscrire au fil RSS

Michel-Angelo !

 25/09/2019
Une vue de son tombeau au sein de l'église Santa-Croce à Florence....la ville

d'art la plus importante au monde......

 

Les trois allégories représentent la sculpture, l'architecture et la peinture en deuil.....

 

A noter que Santa-Croce abrite aussi les tombeaux de Galilée, de Machiavel et de Rossini !  Pour Dante Aligheri, un simple cénotaphe (vide) puisque sa tombe trouve à Ravenne.....

 

En sortant de Santa-Croce, l'illustre Stendhal envahi par l'émotion au contact de si merveilleuses oeuvres d'art s'est évanoui....il y a de quoi.....d'où, depuis cet épisode, la création dans les années 7O du fameux syndrome Stendhal.

 

 



La sibylle Delphique ....dotée par Michel-Ange d'une fameuse incisive surnuméraire -détail de la Chapelle Sixtine -   Une des cinq sibylles peintes par M.A.


Vue du visage......avec une neuvième incisive......

 

Cette sibylle de Delphes, la plus fameuse, la plus "belle" avec ses grands yeux, la bouche entr'ouverte par l'effroi de quelque chose qu'elle est seule à voir. La position transversale des membres, le visage de face, le regard fixé vers la droite, la courbe du bras gauche, le manteau, bleu à l'extérieur, orange à l'intérieur, qui se gonfle d'un côté, formant une niche, tout, dans cette figure grande, révèle un état de vitalité anxieuse, qui renforce le sens sculptural et expressif.

Michel-Ange exaspère la plasticité, notamment par des oppositions dialectiques d'espace et de relief parce qu'il est resseré entre des limites étroites; ainsi, le sentiment est plus tourmenté et plus profond.

 

 



Nouveau rendez-vous avec nos lecteurs :   Samedi 5 et dimanche 6 octobre 2019 à MONTIGNAC-LASCAUX......de o9H à 19H oo non-stop..... Entrée libre.



L'art et la manière !

 06/09/2019
D'ici à quelques heures........un aperçu de l'oeuvre du génial Giorgio de Chirico......

Cette oeuvre présentée est dédiée à Guillaume Apollinaire.......


Une vision nouvelle du 20° Siècle naissant......figuratif et symboliste à la fois, peinture métaphysique, au-delà de l'apparence des choses.....Comme nous l'avons déjà souligné à propos de Sergio CECCOTTI qui ajoute à la lecture de MORAVIA, CHIRICO ouvre les voies du rêve, du mystère et de l'énigme.

CHIRICO, MAGRITTE, Clovis TROUILLE, CECCOTTI.....sont à eux seuls un monde idéalement recréé....Avec l'énigme d'un "après-midi d'automne" et son énigme consacrée à l'Eglise Santa-Croce de Florence, totalement hors du temps, il évoque le fameux syndrome de STENDHAL qui s'évanouit de plaisir dès la sortie de sa contemplation.....

"Et que dois-je aimer, si ce n'est l'énigme" ?

 

Voltaire en son temps avait déjà répondu....par le truchement de son fameux personnage Zadig.....Voici l'énigme proposée à Zadig :

 

 "Quelle est de toutes les choses du monde la plus longue et la plus courte, la plus prompte et la plus lente, la plus divisible et la plus étendue, la plus négligée et la plus regrettée, sans qui rien ne se peut faire, qui dévore tout ce qui est petit, et qui vivifie tout ce qui est grand ?"

 

Réponse de Zadig : "C'est le temps, rien n'est plus long, puisqu'il est la mesure de l'éternité; rien n'est plus court, puisqu'il manque à tous nos projets; rien n'est plus lent pour qui attend; rien de plus rapide pour qui jouit; il s'étend jusqu'à l'infini en grand; il se divise jusque dans l'infini en petit; tous les hommes le négligent, tous en regrettent la perte; rien ne se fait sans lui; il fait oublier tout ce qui est indigne de la postérité, et il immortalise les grandes choses".....




Lyonnais !

 17/06/2019
Le seul et unique authentique  burattino créé par Laurent MOURGUET, GUIGNOL est le plus célèbre des Lyonnais depuis 18O8.


Avec de magnifiques clichés et une thèse présentée par Paul Fournel aux Editions Lyonnaises d'Art et d'Histoire. Une lecture recommandée par l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne.



Les années 1962-1964.....Dans une ville de province....capitale vésunienne, un adolescent nourri exclusivement aux légumes du marché paysan découvre le Livre de poche et ses attraits !  La salade valait un Franc, et le Livre de poche aussi ! En hommage à notre lectorat et à nos producteurs locaux !

D'ici quelques semaines, proche printemps, paraîtra en librairie :  "L'après-midi d'un fauve, précédé de Journal de choses"....sur le mode littéraire "chantefable". Voici en attendant,  à l'intention de nos lectrices assidues....sur le mode "abécédaire"  !

MEMOIRES D'UN RAT DE LIBRAIRIE

C'était écrit sur les réverbères à gaz, sur les feuilles mortes du Boulevard Montaigne et sur les visages verdâtres des Grâces de fontaines Wallace. C'était chanté dans les paroles d'amour des chats de gouttière, dans le vol des étourneaux, dans la paresse des crétins. Toujours, ils s'appelaient vaille que vaille des crétins jeteurs de livres, vaguement français, légèrement locuteurs du volapük. Consultez là-dessus les amis des crétins et aucun ne cherchera la vérité anatomique de quelque texte que ce soit. La ville, capitale vésunienne en mouvement affichait ses boutiques bondées, ses bars à joyeux drilles, ses cinémas à puces, ses marchands d'élastique à bretelles et à billets de loterie. Au pied du bronze du glorieux général Daumesnil trônait l'antique et royal kiosque à journaux, cerné de part et d'autre par l'épiderme des pavés luisants. Jadis, les feuilles jaunes d'automne illustraient les allées du boulevard Montaigne.
En cette année 1962, j'obtins mon certificat de nationalité lecteur.

Lecteur novice, à peine sorti des Trois Mousquetaires et du Grand Cirque de Closterman, je ne connaissais pas encore Goethe, ni Michel-Ange, ni Picasso, je croyais que la Renaissance était un cinéma de quartier, et la paresse plus attirante que la bouche de ma voisine de palier Vénus de parc à vélos. Eh bien, oui ! sans chagrin et sans amertume, j'avais raison de penser à Vénus. De sa mystérieuse substance divine sortirent miraculeusement grâce à ma naturelle paresse et ses deux parents; UN LIVRE ! Un livre a deux parents; un qui l'écrit, et l'autre qui le lit. Vers la fin l'été indien, soudain, sans crier gare, ma voisine de palier, lâchement abandonnée au profit de la Traviata, confirma que ce bon Verdi, cet aimable Léonard, pas plus l'un que l'autre, n'avaient jamais existé, pas plus que l'océan, ni les femmes fatales, ni les Pyrénées, ni rien.....Nous habitions rue Combadonna, tout près du dépôt où Pelaillo, ténor du klaxon expert en dégraissage des oreilles remisait son tricycle à glaces et cornets. Lyon, Bordeaux, Rome, Milan, chaque ville possédait son Pélaillo. A l'abri de mes persiennes, je contemplais mes godillots à lacets, mon tube de Pento, mes livres de poche éditées par Gallimard, bref, tout ce qu'un adolescent de quinze ans peut désirer. La première librairie coopérative où je mis les pieds était située rue Victor Hugo à P******** et lorsque le gérant Mallory décrocha mes deux premiers volumes choisis, à savoir Topaze et la Femme du boulanger, j'étais enfin devenu ce qu'il est convenu d'appeler, un vrai rat de librairie.

Au mois d' octobre 62, sous un mélange périgourdin de soleil et de pluie, grâce à Venus, la vraie Vénus, tout arrosé d'énergie érotique, je tentais de fuir l'inflexible banalité tant soumise au règne du crétin dominant. J'appris quelques règles élémentaires que chaque rat se doit d'honorer; tout d'abord, humer le bouquet et l'arôme du papier et son millésime, identifier la date de parution et la date réelle de réimpression puis enfin découvrir l'inévitable cachet de l'imprimeur-relieur "Brodard et Taupin". En bon sommelier, il me fallait admirer le dessin de couverture, signé Francette Guérin ou Jean-Claude Forest le plus souvent, et bien entendu, jeune et élégant dégustateur puriste, ne pas oublier la fameuse page dite "du même auteur". J'avais sous les yeux, sur papier glacé, transparent et verni les dessins ambres, pourpres, violacés ou safranés de Brassaï, Prévert, Cocteau, Bernard Buffet, Colette, Léonor Fini, Pierre Faucheux et Lucien Fontanarosa. N'ayant jamais su peindre, je me mis à dépeindre. Mon Dieu quel bonheur, enfin ! j'étais un rat. Un rat du goût, certes, mais tout de même un rat.

copyrightJean-JacquesDallemand - reproduction interdite sans autorisation de l'auteur.
Cliché : reproduction d'une oeuvre picturale signée José Corréa : Un adolescent Rimbaldien.

                                                 §§§




APOLLINAIRE

Guillaume Apollinaire véritable inventeur du mot "surréalisme". Fondateur de la Revue blanche dans laquelle il publia son premier conte "L'Hérésiarque", puis le célébrissime "Alcools". Je lui dois mes premiers émois en découvrant "Sous le pont Mirabeau"....
.

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine......

A vos recueils !

J'eus soudain envie de visiter Paris....et mon premier hommage au poète fut délivré du haut de ce fameux pont Mirabeau.
Pour les jeunes gens, garçons et filles des années 2015, peut-être un appel à la lecture, voire une source d'inspiration....le cas échéant suggérer à leur idole chantante, Kendji, la découverte d'un vrai texte poétique..."Les cloches" : "Mon beau Tzigane mon amant".......à déguster, avec ou sans roulotte lors des veillées du mois d'août.....ou bien dès aujourd'hui.....Avec ou sans guitare !

La leçon de vie poétique d'un artiste, en l'occurrence Apollinaire, nous enseigne à quel point il faut se méfier, à la fois de la guerre et de la grippe !

                                    §§§

ARNAUD

Henri Girard devenu Georges Arnaud, j'en entendis parler avant qu'il ne devienne l'inénarrable conteur d'aventures découvert par le grand public lorsque le "Salaire de la peur" fut porté à l'écran en 1954.par Clouzot.....En compagnie de sa mère et de sa tante il habita quelques années le magnifique château d'Escoire proche de Périgueux. Grand amateur de musique classique aux mains de pianiste......il n'entendit rien à ce qui se passa dans les étages inférieurs et bien entendu, accusé à tort du meurtre de son père, sa tante et la bonne fut heureusement acquitté.....
Du même auteur, à lire sans tarder : "Le voyage du mauvais larron"......"Les oreilles sur le dos"....."La plus grande pente" ....pour embellir vos nuits......Pour votre rayon théâtre "les aveux les plus doux", mise en scène de Michel de Ré, avec Michel Piccoli.... une pièce victime de la censure en 1953 interdisant formellement que cet ouvrage soit porté à l'écran...merci messieurs les censeurs !
Leçon de vie : C'est bien beau d'accuser un innocent, mais encore eût-il fallu qu'il soit coupable. Puisqu'il fut innocenté, je ne vois pas pourquoi la municipalité d'Escoire ne lui a pas encore élevé une statue. Ne tirez pas sur le pianiste !

                                 §§§

 


BALZAC

Honoré de Balzac (né Balssa)....La Comédie humaine.....Un monument à l'égal de l'oeuvre d'Hugo et de Beethoven. Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore ouvert "le Lys dans la vallée", il est encore temps de se précipiter chez votre libraire préféré, cependant non sans s'être au préalable muni de quelques mouchoirs.....afin d'entendre les souffrances d'Henriette-Blanche. A lire de près : conseillé aux parents : "Traité de la vie élégante", aux esthètes prêts à bondir sur la palette et le pinceau "Le chef-d'oeuvre inconnu", à vos ennemis intimes : "N'ayez pas trop d'amitié pour moi, j'en veux trop".....Quelques cinq cents ouvrages....Evitons si possible l'alcool, le café, le thé, le sucre et le tabac....dont il ne se priva guère....le génie ne peut pas toujours être à la hauteur de la mauvaise réputation que vous attribuent vos voisins....

Grand sujet d'étonnement, on se demande pour quelle obscure raison, les crétins actuels chefs de sectes médiatiques n'ont pas encore brûlé les oeuvres de Balzac, compte-tenu de l'optique balzacienne lorsqu'il décrit certains personnages qui ne sont ni catholiques ni bouddhistes.....
Pour les ambitieux avides de faire fortune à Paris, bien étudier au préalable le personnage incarné par Rastignac tous les défauts de la terre (un Charentais)....mais bon, passons...tout héros ne peut être absolument périgourdin, voire Corrézien , à la limite....Toulousain !

Fort dommage pour nous, mon cher Balzac, d'être mort si tôt (51 ans).....nous aurions aimé qu'il soit encore de ce monde......juste pour le plaisir de le croiser du côté de Passy......A noter qu'il y eut un jean Louis Guez de Balzac (Balssa), né en 1596, fin lettré, maître épistolaire et académicien, très inspiré par le Latins, Sénèque et Cicéron..Je dirais même plus .
Ce très honoré maître est vraiment l'idéal
pour vous aménager une bibliothèque en balsa.....


BAZIN
Hervé BAZIN

Je ne remercierai jamais assez chaleureusement le glorieux inventeur de la pile Wonder dont l'étincelle de génie a bien favorisé, mes soirées d'hiver. Calfeutré sous l'édredon, j'attaquais Hervé Bazin, la mère nommée par les trois garnements Folcoche (folle et cochonne), Brasse-Bouillon et ses deux frères, Brasse-Bouillon, le narrateur, et le petit dernier, Cropette, idolâtré par la mère détestée. Vite identifié au narrateur, j'en pris les manies, le goût de l'insolence, l'attrait des grands espaces, et un certain humour ravageur à l'égard de tout porteur de robe noire; les fameux abbés numérotés de un à sept...B1 à B7 ! Je me mis à essayer le "finnois", langue inexistante mais si bien parodiée par les frères lorsqu'ils communiquaient avec la brave "Fine -Alphonsine", la bonne sourde et muette. La vocation vers le mime et le théâtre, c'est probablement ce sens de la parodie incarné par le personnage de Fine qui m'y incita. "Vipère au poing", un de premiers amours, bientôt suivi de : "La mort du petit cheval"....."Qui j'ose aimer".......et ce merveilleux recueil de nouvelles signé Hervé BAZIN......"Chapeau bas", pour entrer en Bazin, à étudier en détail sans tarder, chers jeunes gens !

Vingt ans après, je découvris Françoise DOLTO et sa thèse "L'Evangile au risque de la psychanalyse", c'est-à-dire l'incroyable et baroque prescription consistant à "travailler" l'enfant afin de révéler en lui les fonctions de père et de mère ! En comparaison, de nouveau transporté vers le passé de Brasse-Bouillon-Bazin, expérience vécue par l'auteur, la pittoresque relecture freudienne privilégiée d'épanouissement de l'enfant-roi et autres balivernes, décrite par Dolto, annonçait déjà les prémisses de la révolution transgenre, en quelque sorte. Elle ne fit pas de moi un fervent disciple de Jacques Lacan. Bref, après que Bazin eut décrit précisément les tares de l'éducation bourgeoise du 2O° siècle, bonnet d'âne, privation de dessert et coups de règle derrière les oreilles, j'en conclus que j'avais la même mère abusive à la maison. Choix maternel sélectif, totalement irrationnel consistant à mettre un enfant sur trois au pinacle, enfin, tout le vingtième siècle et ses fâcheuses habitudes d'héritage affectif..
.En résumé, grâce à la complaisance des médias incultes, Dolto avait prêché l'extravagante nouvelle religion éducative, justifiant ainsi a-priori la parfaite synthèse du "golem" libertaire-libéral. De ce fatras extravagant, espèce de monstre issu de la mythologie kabalistique sortirent dans les années 8O quantité d'énarques, journalistes et hommes et femmes politiques aujourd'hui sexagénaires.
Partant du champ freudien déjà bien asséché mais néanmoins fertile en connaissance de certains aspects de la mythologie grecque utilisés à son seul profit, Lacan se perdit au fond du marécage et y noya son Antigone, la malheureuse Dolto. Dieu merci (si je puis dire), vint Michel ONFRAY qui mit les choses en ordre de compréhension, nous sortant du capharnaüm grâce à son ouvrage "Le crépuscule d'une idole" suivi de "Apostille au crépuscule".

Entre la "mauvaise mère" et la "bonne mère" inconnue de mes fluides, au sortir de cette lecture doltonienne, abasourdi, et pour tout dire , rincé à jamais de lait maternel et de son cortège d'idées plus saugrenues les unes que les autres, je me croyais tantôt en l'an 4O au fin fond du Ghetto de Varsovie.....tantôt dans le contemplation Saint-Sulpicienne des tableaux transfigurant Jésus et sa maman. Tel Schliemann. J'avais détérré une nouvelle Troie....Dès lors, Lacan et Dolto furent remisés au rayon humour farces et attrapes, peut-être pour me soulager, je remis des tonnes de sable sur Troie.

Conclusion ; Ce que la vie perd, la mort le gagne....

                            §§§


BENOIT
Pierre BENOIT..

.....Il fut pour ainsi dire "ma première pierre", une sorte de pierre au lyrisme azuré qui, de jeudi en jeudi fit entrer au sein de mon Panthéon érotique chaque héroïne décrite...Axelle, Azalée, Allegria, Arethuse, Annabel, Angelica, et bien entendu, la très fameuse et divine Antinéa de l'Atlantide...Quelques années durant, je crus dur comme fer que le Hoggar targui abritait encore la noble dynastie neptunienne dont Antinéa était l'héritière, tandis que monsieur Platon s'était évertué à nous convaincre de la réalité de la catastrophe ayant englouti mon Atlantide ! Ferrières, Morhange, me firent pleurer quelques années sur leur tombe imaginaire. La majesté picturale avec laquelle BENOIT dévoile la féminité d'Antinéa me sidère encore aujourd'hui .

..Enfant, lors de chaque défilé sur l'esplanade des Quinconces à Bordeaux, ingénument, je posais l'éternelle question aux troupiers Spahis.....Quelqu'un a-t-il connu le Capitaine André de Saint-Avit ?! "Bien sûr" répondaient-ils invariablement. "Et moi, je suis le cousin d'Antinéa" assura sans rire un vieux maréchal-des-logis.

Parfois, je me demande si monsieur Platon est véritablement un monsieur sérieux. Récemment, par acquit de conscience, je suis allé inspecter les tombes du cimetière au pied de l'abbaye...en périgord profond...aucune stèle, aucun souvenir, là-bas, à Saint-Avit Senieur; Il y avait cependant la stèle du souvenir dédiée à feu le recteur Jean Capelle. Grand homme s'il en fut....hélas, il n'était pas un ancien Spahi.

                                     §§§


COLLODI

CARLO Lorenzini -dit COLLODI- natif de la bourgade nommé Collodi......La première version imprimée, parue sous forme de feuilleton dans les colonnes du "Journal pour les enfants", dans les premiers mois de l'année 1880, puis sous forme d'ouvrage dont le titre exact en langue italienne est le suivant : "Le Avventure di Pinocchio" "storia di un burattino". (un pantin)..devenu par glissement "baratineur" en langue française . ..chez Casa éditrice marzocco - Firenze....
...Il y eut une suite intitulée : "La promessa sposa di Pinocchio", l'épouse promise de Pinocchio, un volume, hélas, à notre grand regret, que nous ne possédons pas.....Rien pour l'instant sur la future madame Pinocchio !!!

La version cinématograpique la plus populaire tournée en 1972 fut celle de..Luigi Comencini....avec Nino Manfredi et..Andréa Ballestri...dans le rôle de l'apparence humaine de Pinocchio. La dernière version est celle de Roberto Begnini......à voir, sous toutes réserves....car le miracle du bois , et pour cause, n'a pas eu lieu....Sans la bûche originelle.....Lectrices férues de psychanalyse et de symbolique : voyez en premier lieu la correspondance entre la bûche et le personnage "ESU" figurant sur les monnaies celtiques dites "gauloises", ESU, le charpentier.....repris plus tard par la symbolique chrétienne sous la forme "JESUS" charpentier, fils de charpentier. Créateur, homme et dieu, autre figure de l'arbre de la connaissance.....Geppetto, (Joseph) tiens, tiens, le père travailleur du bois, et Pinocchio, le fils.....parallèle qui donne à ce récit génial de ce grand initié un éclairage jusqu'ici rarement traité....sujet que nous proposons à votre sagacité chères lectrices.
Pinocchio n'était, paraît-il pas du bois de luxe, selon son père adoptif Geppetto qui hérita du Père la Cerise ce beau petit, mais il devint une merveille de pantin.....un enfant tout à fait extraordinaire à la voix envoûtante.....un fils que nous aimerions tous avoir eu !!! Nanti d' un fils paaré d'une impitoyable beauté, Geppetto (Joseph) envisageait un vaste tour du monde muni seulement d'un morceau de pain et d'un verre de vin, (comme dans le récit du Nouveau Testament)..Pour le personnage de la fée Turquoise, nous y voyons l'incarnation de Marie (revêtue de son manteau bleu), femme hyper maternelle, absolvant tous les caprices du petit, munie de tous les pouvoirs magiques, intervenant chaque fois qu'un grand danger met le petit en situation périlleuse. Pinocchio, ce turbulent demi-dieu subit les pires tentations, trois épreuves, celle du feu, de l'air et de l'eau, et y succombe avant de se remettre entre les mains du père et ainsi rejoindre la vérité de l'alphabet, sous-entendu; (L'Evangile)...Un grand récit initiatique, et pour tout dire, au-delà du sens évangélique mis en abyme dans le fond, assez maçonnique dans la forme cryptée...avec l'indispensable et récurrent chiffre trois. L'Histoire de Pinocchio serait-elle le cinquième Evangile ?

.. Bref, si la chance de rencontrer une jeune fée bleu-turquoise lors de votre prochain séjour à Collodi...vous sourit....sans oublier la coupe de cheveux dite "Polenta" -surnom de Geppetto- pour davantage séduire....si possible. Cependant que rien n'est jamais sûr....sachant tout de même qu'une italienne sur cinq parle français...va à la messe, de surcroît s'habille toujours très chic, et, de source sûre, connaît son alphabet sur le bout des doigts.....
                                §§§

 

COULONGES
Georges COULONGES....
Un véritable humoriste, né poète, talentueux en diable que nous eûmes le bonheur de côtoyer en région parisienne durant mon cycle d'études au C.E.D.I.R.C. 93. La sous-directrice de l'Institut, Liliane MARTINEZ, ancienne attachée de presse de Roger PLANCHON au TNP de Villeurbanne avait invité l'illustre auteur, Grand-Prix de l'humour. Nous allions découvrir le parolier de Jean FERRAT (Potemkine), entre autres chefs-d'oeuvres, ainsi que son spectacle "La Commune" avec comme interprêtes MOULOUDJI, Armand MESTRAL et Francesca SOLLEVILLE.
Parolier au style éclectique, il écrivit des dizaines de textes pour les chanteurs des années 5O à 9O, dont Sacha DISTEL, BOURVIL, Luis MARIANO et Nana MOUSKOURI : "L'enfant au tambour".....Très jeune Résistant en 44 il fit ses débuts à Radio-Bordeaux puis devint un remarquable auteur et romancier dont nous recommandons la lecture.

                                   §§§
CALDWELL
Erskine CALDWELL
Né en 1903 en Géorgie, ce fils de pasteur presbytérien reçut une éducation assez chaotique qu'il complétera par la suite à l'Université de Virginie. Ses mises en scène quasiment autobiographiques des "pauvres blancs" du Sud, ses reportages en Russie en ont fait un des écrivains les plus lus aux Etats-Unis et dans le monde. L'ensemble de son oeuvre, entre "Le petit arpent du bon Dieu", jusqu'à "Jenny toute nue" met en relief l'atmosphère dépeinte dans les tableaux d'Edward HOPPER. Leur manière de voir l'amérique des oubliés et des laissés pour compte est basée sur un vocabulaire de récits vécus et c'est ce qui fait de CALDWELL -trente romans, cent cinquante nouvelles- et de HOPPER deux témoins complémentaires de ces années 5O. Amis lecteurs adolescents, futurs apprentis-scénaristes, vous ne regretterez pas d'avoir fouillé dans la bibliothèque de votre grand-oncle en souhaitant que vous puissiez y dénicher à la fois les dessins de HOPPER et les livres de CALDWELL.

                         

DUMAS
Alexandre DUMAS

Qui n'a pas dévoré les Trois Mousquetaires avant d'avoir atteint ses quinze ans ne mérite aucun cadeau d'anniversaire ! Parmi les multiples versions cinématographiques du chef-d'oeuvre intégral, je veux accorder une mention spéciale à l'acteur Gérard BARRAY qui incarna (en 1961) d'Artagnan face au Cardinal interprété par Daniel SORANO. Le véritable chevalier d'Artagnan pour lequel la ville d'Auch, capitale de la Gascogne, éleva une statue, trouva la mort lors du siège de Maastricht....décidément, Maastricht ne porte guère bonheur.....

FLAUBERT
Gustave FLAUBERT

Le père du roman moderne ! Son fameux "dictionnaire des idées reçues" peut être lu si vous êtes âgé de moins de 17 ans, non sans avoir auparavant consulté très soigneusement le "FLAUBERT" rédigé par Henri TROYAT (en Livre de poche) bien entendu ! Tout comme le censeur CATON, FLAUBERT éprouva quelques difficultés avec "CARTHAGE"......Il n'a jamais dit "Salambô, c'est moi" . A la suite de quoi, muni de ces précieux renseignements, chers lecteurs, chacun comprendra enfin pourquoi FLAUBERT s'est écrié : "Madame BOVARY", c'est moi !

Aujourd'hui Samedi 9 Mars 2019


GIDE
André GIDE
A quinze ans, j'eus une manière très personnelle, presque encore enfantine d'accueillir le ton Gidien, j'abordai sa correspondance avec Maria Rainer RILKE ET PAUL VALERY -le maître à penser de Georges BRASSENS-, puis sa critique éminemment positive d'Oscar WILDE. Lorsque GIDE, sans broncher se laissa dire par Oscar : "je n'aime pas vos lèvres, elles sont droites comme celles de quelqu'un qui n'a jamais menti. Je veux vous apprendre à mentir, pour que vos lèvres deviennent belles et tordues comme celles d'un masque antique"..je n'en saisis pas sur le champ le sens caché,mais plus tard, GIDE l'ayant comparé à un Bacchus asiatique, les proches affinités soudain s'éclaircirent. Sur les conseils de Jacques LAFONT, je découvris aussi COCTEAU et je vis, hors littérature, quelle unité d'esprit pouvait rassembler ces trois génies, il fut aussi question d'une "Porte étroite", et là, tout à fait entre nous, l'élégante politesse de leur mode commune fit de moi un disciple aux barrières glaciales. En somme, je restai admiratif de leurs styles respectifs mais enfin, et j'en suis désolé, jusqu'à ce jour, je demeurai classiquement provincial.

GOGOL
Nicolas GOGOL

Entre 1962 et 1964, une grande partie des lycéens, chaque samedi après-midi parcourait les boulevards principaux de la ville. Une fois les potins évacués, chacun faisait assaut de sa fraîche érudition. Personnellement, j'en pinçais pour GOGOL, découvert grâce à la revue théâtrale "L'Avant-scène", car le personnage de Khlestakov, d'emblée me fascina au plus haut point, il avait tout de l'aventurier vers qui l'Administration offre gîte, honneurs et couverts sans qu'il n'ait rien demandé, simplement parce que la ville attend la visite d'un grand inspecteur, le fameux "Revizor"....Un personnage d'usurpateur, par définition, il lui suffit d'annoncer qu'il vient de "Petersbourg", capitale intellectuelle et culturelle, l'équivalent de notre Paris du 19° siècle, pour que les portes s'ouvrent comme par enchantement. En juillet 63, les "Tréteaux de France" de Jean DANET installent leur scène couverte sur l'esplanade du cours Montaigne pour y jouer, non pas du GOGOL, mais du PIRANDELLO. Sollicitant la permission maternelle de partir en tournée avec ces prodiges du théâtre, bien entendu, je ne l'obtins jamais ! D'autres courts-circuits surprenants viendront au fil des rencontres..Jacques LAFONT et son interprétation de Scapin..Marina VLADY et sa passion de TCHEKOV, Michel AUCLAIR sympathique et talentueux, Jean MERCURE au théâtre de la Ville de Paris qui sut m'enseigner l'art de scénographie et de la mise en scène.....avec RAFFAELI et Serge PEYRAT qui firent le succès de l'ancien théâtre Sarah Bernardt, dès la Saison 69/7O. A propos de Jean MERCURE (et du Mime MARCEAU), il n'est pas inutile de rappeler qu'ils furent tous deux hébergés en Périgord durant les années 43/44....


HERGE
Georges REMY dit HERGE

D'emblée, TINTIN a réussi à me persuader d'aller faire un tour en Afrique, puis en Amérique, mais en revanche, pour un tour sur la lune, non, vraiment, cette envie ne m'a vraiment jamais traversé l'esprit, je dirais même plus ! TINTIN a largement contribué à me dégoûter de la lune, de la conquête de l'espace des fusées, des satellites, de la guerre des étoiles, de la conquête spatiale et autres Caps Canaveral ! Comme tout un chacun, TINTIN et moi sommes devenus inséparables dès ma première apparition au sein de son univers ! J'ai assisté (sur le papier) à tous ses préparatifs à la veille de s'embarquer pour le Congo, je dois le dire, à chaque départ, j'étais sur le quai. Trop jeune pour avoir connu la fameuse édition du Petit-Vingtième, et sa lutte contre l'URSS de Staline, comme les copains, j'ai attendu mon heure ! Jamais embarrassé par la présence féminine quasiment invisible, TINTIN fut à mes yeux le type même de l'aventurier à qui tout réussit, ainsi, dès quinze ans révolus, la famille HERGE, bien entendu famille de papier fut aussi ma famille. Du premier à l'ultime album, je ne vous apprendrai rien en vous disant que je possède chaque exemplaire.....





KAFKA
Joseph KAFKA

En ouvrant les premières pages du "Château", je mentirais en affirmant que je fus séduit; je dus me forcer pour tenter d'aller plus avant, et lorsque, au hasard de mes recherches, un des fameux apologues me sauta au visage, je jouais instantanément à m'identifier au narrateur, sujet de "La rebuffade". Tout comme lui, de mauvaise foi, les quelques répliques échangées avec ces adolescentes demoiselles se concluaient par un très fameux; "bon !chacun rentre plutôt chez soi". Le boulevard Montaigne se vidait de ses flâneurs, tandis que le photographe aux faux clichés évitait nos regards, alors, le dernier sourire enjôleur s'effaçait, et l'on se disait adieu sans avoir échangé davantage que deux mots. Les futurs "Alain" et les prochaines "Brigitte" à chignon ravageur et à nuque moussante s'esquivaient, craignant sans doute le regard ombrageux des frères plus âgés attablés sur la terrasse du "Casino de Paris", haut-lieu de rendez-vous surnommé : "le casin". Tel l'arpenteur du "Château", le pauvre serveur "Mickey", serviette sur l'épaule, de table en table, sur ordre du Père Mora, le roi de la belote, tentait d'imposer, mais en vain, ses sempiternelles tasses de café. L'inclassable et génial KAFKA m'a depuis longtemps accordé la grâce de faire admirer et comprendre l'immensité de son talent.

LAMARTINE
Alphonse de LAMARTINE

" J'aimai, je fus aimé, c'est assez pour ma tombe, qu'on y grave ces mots, et qu'une larme y tombe"..(dernier chant du Pélerinage d'Harold)...LAMARTINE fut, et demeure ( avec CHATEAUBRIAND) mon premier Impérator de la poésie française. Ce prestigieux calligraphe de la volupté romantique m'éleva à mille coudées du monde banal. Il m'emprisonna dans la nature...."Italie! Italie! adieux bords que j'aimais !..Il contribue encore aujourd'hui à cette passion de m'appuyer sur certains Italiens; COLLODI pour l'art du conte, PIRANDELLO pour le théâtre dans le théâtre, VERDI pour l'absolue passion de la jouissance musicale et de l'exubérance mélodramatique associées....LEONARD pour mes premières impressions imagières.....FELLINI pour son paganisme sauvage...et CECCOTTI pour la fresque romaine du vingtième siècle.....En ce début d'automne 59 je découvris mon LAMARTINE sous une pile de classiques LAROUSSE années 5O. Pas d'illustration, le texte, rien que le texte éclairé par un rayon oblique encore griffu, un rayon couleur soufre, je suis en transe. Perché sous le grenier à foin j'entends les voix rauques mêlécasses s'invectiver à propos de tout et de rien....lessives en cours, poulets à plumer pour le ban des vendanges....je savoure mon eau-de-vie d'un genre particulier, elle a pour nom.... LAMARTINE....Quitte à inventer des péchés -c'est encore l'époque de la contrition- autant s'inspirer des poètes sacrés, autant se confesser en rimant, ce sera désormais ma règle du jeu, mon ambition, mon vice et mon démon. En m'isolant dans ce décor de grenier de ferme, j'apprends à me poser face au monde extérieur. "Mon coeur lassé de tout, même de l'espérance, n'ira plus de ses voeux importuner le sort; Prêtez-moi seulement, vallon de mon enfance, Un asile d'un jour pour attendre la mort". Chez tout auteur, je cherche l'ivresse sonore.....je suis servi.
Solitude du lecteur est rarement chagrin.


MAURIAC
François MAURIAC

J'entrevis vingt minutes durant la possibilité de connaître enfin le mystère entourant la naissance de Thérèse ma soeur aînée.....Hélas, il s'agissait de Thérèse Desqueyroux dans ce portrait d'une jeune fille en recherche de volupté.
Chez MAURIAC, cet ange noir, tout l'oeuvre n'est au fond qu'une longue et précieuse réflexion sur le thème du mensonge. Entre l'hostie, les vêpres à Saint-Seurin, tous les protagonistes ne sont que mensonge dont l'adolescent 19OO, guêtres et canotier, se paie la tête à chaque détour dans cette longue fresque d'une quarantaine d'histoires, sans cesse irradiée par la lumière des landes girondines.

Entre Bazas, Cérons, Saint-Macaire, le Sauternes du dimanche midi et l'inévitable pélerinage Pascal à Verdelais, le mensonge, la primauté du mensonge est le personnage récurrent de cette vaste comédie bourgeoise qui lui vaudra le Prix Nobel de littérature en 1952. Il faut imaginer ce Bordeaux en noir et blanc pluvieux, l'horloge de la Place de la Comédie, l'escalier menant au Grand-Théâtre, les Tractions-avant rutilantes et le sémillant Jacques Chaban-Delmas accueillant l'illustre académicien sous les sifflets des libre-penseurs mêlés à la foule des curieux sortis des trammays; l'imperméable couleur mastic sur l'épaule. Paulette Merval, la reine de l'opérette fut longuement applaudie, Marcel Merkès, un peu moins.

Dans les coulisses morales du décor aux cent-clochers de la bien-pensance, ce jour-là, ce qui avait contribué à la gloire mondiale du fils prodige bordelais, à savoir : le vice de la propriété, la dévotion formelle, l'inculture totale du bourgeois parvenu et l'égoïsme de classe donnèrent au Champagne et aux petits-fours un goût amer de trahison.

J'avais cinq ans, par chance, je ne buvais que du lait.



 

PAGNOL
Marcel PAGNOL

Et si le "Livre de poche" était en réalité la première merveille du monde ? Sur les conseils du comédien et poète jacques LAFONT, j'entrai en PAGNOL grâce à Fernandel dont la photographie ornait la couverture du volume de poche, numéro 294 de la collection.

Subjugué par l'atmosphère délirante de la Pension Muche, envoûté par le rôle d'Ernestine la cynique, j'apprenais, devant ma glace, toute la finesse du jeu théâtral. Mimiques interrogatives, haussements de sourcils, rictus mondain, plissement des paupières, et oeil de velours destiné à séduire Ernestine fausse ingénue. Jeunes gens amoureux des classiques français, à celles et ceux qui se destinent au théâtre, entrez en MOLIERE et entrez sans tarder, toutes affaires cessantes en PAGNOL, vous ne le regretterez jamais !

 L'ami Yvan Audouard, volume 4744, a consacré au maître un merveilleux ouvrage de vie que nous recommandons à tout un chacun. PAGNOL restera le poète, l'homme et l'auteur d'une oeuvre impeccable.

A partir de Jeudi 28 Mars 2019, débuteront les enregistrements radiophoniques de "Mémoires d'un rat de librairie".....pour être diffusés selon la grille RLP qui sera communiquée à notre lectorat !

 


 

 






Don José CORREA.....!

 15/12/2018
Don José et ses soixante Carmen....Loin des pâles fantômes auxquels nous ont habitué les mauvais crayonneurs et leurs insipides arcachonnades,  nous admirons en ces marines exposées une nouvelle écriture picturale à la sensibilité à la fois romantique et très fortement spirituelle.

La beauté des paysages marins idéalisés lie intimement poésie et peinture, peinture à l'huile spontanée dans un parcours jonché de brumes lumineuses; la clef de voûte de ces oeuvres dépasse l'esthétique.

L'ensemble brillant d'originalité transforme avec véhémence tous les éléments et toutes les variations de temps, de lieux et d'espaces sacrés....

Avec nos compliments océaniques....

J.d'A.

A l'espace ARAGON de Périgueux, jusqu'à demain dimanche 16 Décembre 2018. Situé 1 Place du 8 Mai 1945.



Peter HODGES

 23/11/2018
Le récent ouvrage signé Peter HODGES sera bientôt sur les rayons des librairies de France......

L'édition en langue anglaise déjà disponible avec un commentaire couverture de votre serviteur.

Pour tout renseignement, contacter la revue du Patrimoine VESUNA.



Le récent ouvrage signé Peter HODGES, bientôt sur les rayons des librairies !

En avant-première : la couverture offerte aux lectrices et lecteurs de la Revue du Patrimoine VESUNA.
Première dédicaces en France dès l'été 2019 !

>> Voir le PDF

De gauche à droite :  Peter HODGES, José CORREA et le doyen de l'Académie en périgord-dordogne......

Sous les auspices de Fernando PESSOA, Charles BAUDELAIRE et Guillaume APOLLINAIRE.


Au programme de la rencontre :  Le maître Pablo PICASSO.



En souvenir de LAMARTINE....


Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
         Jeter l'ancre un seul jour ?

"O temps suspends ton vol ! et vous, heures propices, 
                    Suspendez votre cours !
Laissez-nous savourer les rapides délices
               Des plus beaux de nos jours !



Un immense artiste beaucoup trop méconnu qu'il nous paraît judicieux de faire connaître à notre lectorat toujours attentif et soucieux d'entretenir la belle flamme artistique :

Raphaël DROUARD : 1894-1972 : Il fut peintre, dessinateur, mais aussi graveur, spécialiste des scènes mythologiques et religieuses, portraits, natures mortes...Ses sujets sont aussi variés que ses techniques, eau-forte, burin, pointe sèche ou gravure sur bois.

Contemporain du grand Maurice ALBE, tout aussi prestigieux.

Nous vous présentons une oeuvre signée DROUARD, issue de notre collection privée, il s'agit de sa fameuse "Eve future", créée en page de garde à l'intention de Villiers de l'Isle-Adam, oeuvre figurant en son célèbre ouvrage intitulé "L'EVE FUTURE" .....

Nous vous suggérons l'étude attentive de cette oeuvre graphique, réalisée en 1925, à mettre en comparaison avec le dessin "ALICE", signé ludivine Blanc de la Morinerie (âgée seulement de quinze ans), une artiste découverte lors des "Hivernales" de SARLAT, grâce au travail d'Exposition de l'animateur culturel Benoït Olive.

Elle signe ici une oeuvre singulière,(parmi tant d'autres), un véritable poème-symbole, doté d'une quantité d'idées-mères et d'une qualité graphique originale et exceptionnelle. Son ALICE revisitée, montre ici la force symbolique de l'auto-portrait adolescent, nymphe mystérieuse, et presque mallarméenne, tant la puissance de l'intention résume à elle seule la magnifique sensibilité de cette jeune artiste en devenir.





En avant-première cette semaine : Florence DARIGNAC et son récent ouvrage paru ces jours-çi :

                                        "UNIS VERS FLORA"

Remarquable ouvrage d'une écriture à la fois romantique et inspirée par les lieux et paysages du Périgord profond.Nous lui consacrerons un article de fond dans les jours à venir.


Ayant eu l'honneur de préfacer son oeuvre.....



DALLEMAND : Introduction critique au langage symbolique graphique et pictural à travers l'oeuvre naissante de Benoît ESPALLIER. Eléments d'identification pour une étude comparative -in VESUNA- Décembre 2017 à Janvier 2018.


Une nouvelle série de trois dessins réalisée par Benoît Espallier, futur lauréat du Prix biennal VESUNA de la création pour le patrimoine qui se déroulera le SAMEDI 16 Juin 2018, en compagnie de Ludivine Blanc de La Morinerie.

BENOIT ESPALLIER : La patience et la passion.

Un climat est né parce que la représentation des villes qu'il offre à notre vue est essentiellement une atmosphère que nous refusons, surtout si l'on possède tant soit peu le goût du rêve. Traversées par un souffle à la puissance énumératrice, chaque fenêtre, chaque porte étant à elles seules une succession d'un univers étouffant où l'humain n'est vraiment pas indispensable.

A l'épreuve du réel, le centre des choses représentées devient un matériau du langage symbolique, et c'est précisément ce centre qui nous intéresse, ce centre sans pouvoir, sans relations humaines, sans instincts inavouables, sans accidents de la vie, sans massacres fanatiques.

En effet, quoi de plus médiocre qu'une banale fenêtre sans mandragore captive hurlant au secours, quoi de plus bête qu'une porte fermée aux passants, aux habitants, et à leurs mouvements intimes..Et lorsque l'artiste s'efface derrière son oeuvre et ne s'embarrasse pas des circonstances du quotidien, rien, absolument rien d'abstrait ou de fictif ne peut être attribué à ce centre de choses.

Dans cette troisième série particulière de trois tableaux, nous assistons à une mise en scène qui va permettre au spectateur de construire librement sa propre geste.

Dans l'oeuvre naissante de Benoît Espallier ,il ne convient pas d'y chercher de la fantaisie ou de la connaissance, il faut juste accepter de se laisser guider par son goût du voyage intérieur.

JJ Dallemand
Doyen de l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne.




Introduction à l'oeuvre de Benoît ESPALLIER - Page 3 - Série 3 - Oeuvres ci-dessus :

Qu'est-ce qu'un tableau signé Benoît ESPALLIER, sinon une révélation graphique au-delà des apparences, une sorte de descente épurée au coeur des choses. Grâce à une perception visionnaire et intime des formes, dans une atmopshère d'harmonie silencieuse ,naît une espèce d'anti-paradis tellement symétrique, révélateur de son âme lumineuse.
Si nous savons être attentifs aux vérités funestes de l'univers minéral du 21° siècle, Benoît ESPALLIER, en réaction, donne au spectateur profane sa définition de son propre Eden aussi avantageusement coloré qu'un Livre d'Heures de jadis.
En un choc visuel vigoureux, en un fascinant prétexte à idées.....et à confidences cryptées à-travers lesquelles il nous invite à partager sa très originale atmosphère de solitude.

La robuste simplicité de ses compositions réinvente un genre urbain vertical, hiératique, noyé dans des espaces bleutés d' architectures imaginaires à la "Desiderio", et, plus près de notre époque, d'un Bernard BUFFET.

C'est ici, précisément, dans ces scènes de genre, que réside toute la subtilité de son style.

A noter que trois tableaux sont visibles actuellement à la Librairie "Les Gargouilles" à Bergerac.




Un confrère australien rejoint l'Académie du Périgord-Dordogne 

L'auteur de : "If I Say If" disponible sur commande auprès du journal Vesuna.
Peter HODGES parmi nous !

grand voyageur, dans la lignée des Jack London ou Kerouak, australien dans le plus pur style, aussi talentueux que ses prédécesseurs australiens ; Morris West et Bruce Chatwin, Peter Hodges rejoint l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne......

Il nous fera l'honneur de présenter dans les colonnes de notre revue littéraire VESUNA,  d'ici quelques jours son plus récent article....

Peter Hodges, spécialiste de la littérature française du XII° et XX° siècles est aussi le traducteur émérite de Boris Vian....
Peter Hodges sera élu membre de l'Académie le samedi 14 Octobre 2017 et reçu le 16 Juin 2018.

Pour raison de compatibilité technique de fichier, sa biographie apparaîtra d'ici peu ! L'oeuvre ci-dessus est une sculpture signée William E. sculpteur bruxellois.




Moulin fleuri

 05/09/2017

       A un moulin (naguère) fleuri

Adieu persiennes bleues des siècles précédents,
J'ai grand pitié de vous, vous jadis ailées
Transies de lumière par dehors par dedans,
Passoires des étés et gardiennes zélées.

C'était un moulin à aube :
Mais de vos gonds rouillés orphelins du lavoir

La mort n'en voudra guère...
La mort n'en voudra guère.

Vieux moulin du Caudeau (1) vos marronniers sont niais.
Et mon chat gris enfui a emporté la clé,
Ici, la menthe ment, pour rien mon coeur n'y est.
Piano gisant ouvert, la boucle est bouclée.

C'est un moulin du crépuscule...

Mais vous, mes chers regrets, orphelins du manoir :
La vie n'en voudra guère,
La vie n'en voudra guère.

(1) affluent de la dordogne.

Copyright Jean-jacques Dallemand
3 Août 2017




Les maîtres-penseurs

 14/08/2017
Critique explosif du Kantisme; Nietzsche reproche à Kant de désisncarner le sujet connaissant, et surtout, d'élaborer "un empire moral" chimérique et suranné......

Voir à ce sujet l'ouvrage de Guillaume Tonning intitulé : "Nietzsche, une philosophie de l'épreuve" (Ellipses, 22016) 



et ceux de l'INFLEXIBLE .......et à tous les Equipages sous-mariniers passés ou présents de chaque génération.
A lire et à relire (ou à découvrir) en version livre de poche....chez les bouquinistes ou sur un réseau de distribution :

"Le jour ne se lève pas pour nous"    ..
...Un excellent récit d'une patrouille ordinaire à bord d'un de nos fameux sous-marins.....La mission sacrée vécue par l'équipage.......


Un ouvrage à destination de ceux qui souhaitent partager notre passion de la mer..... 

Une dédicace spéciale de "marinespoésies" en hommage à nos disparus en mer. 
Créditphotographique propriété de la"marine nationale". 



CARINA

 01/03/2017
CARINA

Extrait de Carina et ses chats paru en 1993
Roman-Poésies...... 
Recueil : la librairie des châtaignes




AVVERTIMENTO




Ne nous mosquons plus
de l'Isle âme du poète
même si Emma omet
d'endiguer le flot
berbère.



Et si mesdames beuveries
se saoulent d'ennui


Et si mesdames se  détestent   
parce qu'elles ne sèment plus,
un jour viendra
où elles mettront les voiles
sous une bouteille
de Beyche
velles.          



Jean-jacques Dallemand

copyrightDallemand "Carina et ses chats" (Editions I.E.).      



POSEIDON

 12/11/2013
POSEIDON (deviendra Neptune) si cher aux Equipages !



Les dieux marins soumis à Poséidon :


Poséidon régnait sur tout un peuple de divinités marines présidant aux divers domaines de la plaine mouvante. D'Eole, nous avions déjà dit qu'il régissait les vents. 

L'immense troupeau des flots moutonnants qui pâturent dans les prairies salées des eaux avec les compagnies de phoques huileux, chiens de mer aboyant dans les tempêtes, avait pour bergers des dieux marins, jouissant, comme les vagues, du don de revêtir des aspects multiples et des formes variées.....



Presque tous étaient prophètes ; mais pour obtenir d'eux la communication des secrets de l'avenir, il fallait pouvoir les étreindre et ne pas se troubler des aspects successifs, bête féroce, flamme, eau, etc......   Un exemple de pieuses transformations (ou moins avouables) qu'il ne convient pas de recommander aux membres de l'Equipage à bord...


Poséidon ! " paré pour l'inspection ?  A vos ordres Capitaine d'armes" !   et tous à la Ligne !!!    


Nous en profitons pour remercier chaleureusement nos deux cents lectrices et lecteurs fidèles au quotidien depuis octobre 2009 !!!      



Le soleil royal

 18/07/2013
Navire de ligne lancé en 1669



Saison 2013
Signature-dédicace à la Librairie Marbot de Périgueux 



MICHEL ONFRAY

 01/06/2013
"Faut-il brûler l'art contemporain" ?!


Conférence disponible  en CD chez votre libraire (Editions Arte-Filosofia)


Chers amis des Equipages en mer : vous pouvez écouter cette conférence à l'issue de vos quarts !!!!!
                      

                    Cet univers est un continent qui dispose de son langage. Mais qui dirait d'une langue qu'il n'a pas apprise qu'elle ne veut rien dire ? Personne. Pour être plus juste, on doit bien plutôt dire qu'on ne la comprend pas, parce que, justement, on ne l'a pas apprise, dit Michel Onfray.



Quoi de plus hermétique pour le profane que l'art contemporain ? Michel Onfray nous offre une rare occasion de s'interroger sur les fondements de ce qui constitue la production artistique de notre époque, pour la comprendre, la juger, l'apprécier. Avec son habituelle clarté, il livre les clés d'un monde trop souvent fermé au public, absent de notre éducation ert délaissé par les penseurs.......


Lola Caul-Futy Frémeaux 



En écho, consulter le Billet des Arts de jacques Teulet qui consacre un article à ce sujet.  voir sur le lien http://www.jacteulet.4yu.fr       


Carina

 27/05/2012
Textes libres extraits de :
"La Librairie des châtaignes"
 de jean-jacques Dallemand

Editions La Lauze -1993-   
Appuntamento !

Essere due
être doué
être deux
êtred double
être two



Derniers jours
à Etretat
Naître tard
N'être rien


Mettre tout
hors 
de l'être



C'était l'époque
où les nanas raisonnaient
en centimètres


C'était l'époque
des pastèques diplômées
quand dieux et dieux
faisaient Troie


Mais toi, la guerre
des trois, Carina
tu t'en balances.
Octobre est là ;
et on s'aime.



Copyright : jean-jacquesDallemand
in Carina et ses chats                   


Eugène Sue fut marin !


Fils d'une médecin célèbre, Eugène Sue fut lui-même médecin de la marine. L'héritage paternel lui permit bientôt de mener une vie brillante dans le monde. Il débuta en littérature par des romans d'aventures maritimes riches en scènes de pirateries ou de massacres ! "Atar-Gull" notamment -en 1831- dédié à Fenimore Cooper.
Eugène Sue possède à un haut degré deux qualités qui séduisent le public populaire : la fertilité d'invention et le don de la vie !


A redécouvrir d'urgence amis de quart à la passerelle ! 


La chute du Caire

 15/02/2012
Métaphysique des ruines
de
Michel ONFRAY  
Sous le patronyme commun de "Monsu Desiderio", deux peintres lorrains du XVII° siècle - Didier Barra et François de Nomé- ont composé, dans leur atelier napolitain, des tableaux fascinants et apocalyptiques qui n'ont cessé d'intriguer. Or, tandis qu'André Breton se contentait d'intégrer ces oeuvres à l'Art magique" Michel ONFRAY va beaucoup plus loin : pour lui, si la peinture de Monsu Desiderio regorge de cathédrales qui s'écroulent, de villes en ruines, de citadelles abandonnées, de géographies infernales, de personnages en désherence au pied des cités vides, çà n'est pas pour signifier quelque chose qui échapperait à la raison, mais pour illustrer la contre-réforme catholique.


Cette oeuvre -dit-il- met en scène la fin d'un monde, l'effondrement d'une civilisation. En l'occurence, celle du catholicisme romain.  


La chute du Caire : Monsu Désidério  


L'Enigme LAZARILLO

 13/02/2012
La vie de Lazarillo de Tormes



          La vie de Lazarillo de Tormes fut longtemps attribuée à Diégo Hurtado de Mendosa ; or il est aujourd'hui démontré que ce livre est d'un auteur inconnu ! La date et le lieu de publication de l'ouvrage sont incertains. Tout ce que nous savons, c'est que les premières éditions parurent à Alcala de henares, à Burgos et à Anvers en 1554.


      
         Le livre est une autobiographie de Lazarillo qui raconte sa naissance et décrit ses épreuves comme conducteur d'aveugles, puis comme domestique de diverses personnes, notamment un prêtre avare, un écuyer famélique et un vendeur d'indulgences.


Ce livre est un petit chef-d'oeuvre amusant et savoureux d'un réalisme vigoureux, une épopée comique en prose décrivant la misère "fastueuse" des Castillans de cette époque. Ce livre fut probablement le premier roman picaresque...




Le portrait  illustrant l'article est signé Alexandre Cabanel        

  



LE JEU DES ANAGRAMMES

 30/01/2012
Anagrammes renversantes

         ou

le sens caché du monde par Etienne Klein et jacques Perry-Salkow  



Dès son origine, l'anagramme fut un moyen d'interroger les noms mais aussi les préceptes des livres sacrés. La kabbale en fit un grand usage, prêtant à cet art des vertus révélatrices. Le monde pouvait accoucher d'un "démon"... Aux 16° et 17° siècles, ce jeu savant s'immisça dans les cours d'Europe. Entre gens lettrés et courtois, il était de bon ton de trouver dans un nom propre une flatterie délicate ou une maligne satire. Thomas Billon, gentilhomme provençal, fut un fameux anagrammatiste et il obtint de Louis XIII une pension de douze cents livres pour amuser la Cour.    



A l'intention particulière de nos lecteurs embarqués -sur les navires  qui parfois trouveraient le temps long entre deux escales, MARINE POESIE a sélectionné une anagramme parmi cent autres :


Le radeau de la méduse ou "au-delà de la démesure".

Chers amis des Equipages : à vos pupitres !      




      
Le recueil est disponible dans toute bonne librairie.



Cliché du Louvre : L'étonnant tableau si romantique signé GERICAULT.   



      On a pris l'habitude d'entendre sous le nom de baroque le style qui marque la dissolution de la Renaissance ou -selon une expression plus fréquente- sa dégénérescence.


Cette transformation stylistique revêt dans l'art italien une signification essentiellement différente de celle qu'elle a dans le Nord de l'europe. L'intérêt du processus qu'on peut observer en Italie réside dans le passage d'un art rigoureux à un art "libre et pittoresque, d'une forme stricte à une absence de forme. Les peuples du Nord ne sont pas passés par cette évolution. Chez eux, l'architecture de la Renaissance n'a jamais connu une mise en forme parfaitement pure et conforme aux règles, comme dans le Sud; elle est toujours restée plus ou moins prisonnière d'un arbitraire de nature décorative. 
 
Il n'y a donc pas eu dans ce cas de "dissolution" du style rigoureux de la Renaissance.

En revanche l'histoire de l'art antique, où le vocable "baroque" commence à trouver sa place, fait apparaître un phénomène parallèle. L'art antique "meurt" en présentant les mêmes symptômes que l'Art de la Renaissance.


Notre but n'est pas aujourd'hui de tracer une rétrospective complète de l'art baroque et de ses dizaines de maîtres l'ayant illustré à jamais. Nous vous présentons -signée par le Bernin- la fameuse Fontaine des quatre fleuves, située bien évidemment  Piazza Navona.  


Nous vous souhaitons un bon séjour à Rome !       
Fontaine du Bernin
Piazza Navona
Rome

Cliché Fonds Wikipédia   


Paul Valéry

 21/12/2011
Paul VALERY  l'éternel

1871-1945

Une tristesse inconnue : 


La Jeune Parque  se présente à nous comme une entité vivante, mais indescriptible, sans visage ni apparence extérieure, mais suggérée, semblable à l'Hérodiade mallarméeenne, sous les espèces de la féminité.

C'est d'une Psyché qu'il s'agit, dont le mythe est restreint, ici, à un seul personnage, ne contient aucune anecdote. Il est celui d'une pure intériorité.


Au début  du poème, la Parque s'éveille, alertée par un bruit de sanglots ; et ces larmes sont celles qu'elle est mystérieusement prête à verser.


Qui pleure là, sinon le vent simple, à cette heure
Seule avec ses diamants extrêmes?... mais qui pleure,
Si proche de moi-même au moment de pleurer ?     



Pour la suite, reportons-nous au rayon poésie de notre bibliothèque ! et bonnes fêtes de fin d'année



Le Grand-Théâtre de Bordeaux conçu par l'architecte Victor Louis, inauguré le 17 Avril 1780.

A noter que Victor Hugo, très superstitieux, détestait le 13. Il arriva à Bordeaux un 13 et logea 13 rue Saint-Maur chez Monsieur Porte. Au cours de la nuit Victor Hugo entendit 13 coups au chevet de son lit. Charles Hugo mourra subitement devant le café de Bordeaux le 13 mars 1871.

Le grand poète, fortifié dans sa croyance en ce chiffre maléfique, quittera Bordeaux quelques jours plus tard...


Voir au sujet de l'histoire du Grand-Théâtre l'excellent ouvrage de Roger Galy et les photographies de Roland Castelnaud (Edition Loubatières) chez tous les bons libraires.     



CREATION du MONDE

 06/12/2011
On crie au miracle en voyant que Michel-Ange a pu forcer ses états d'âme à entrer dans une forme plastique, mais ce qui tient encore plus du miracle, c'est qu'il ait réussi à faire servir l'architecture à l'expression de pensées analogues.


Ses constructions ont partout un caractère extrêmement personnel, plus que chez tout autre artiste. Elles traduisent un état d'âme avec une acuité et une force auxquelles l'architecture n'était jamais parvenue, et que plus tard personne d'autre n'a atteintes.  
Pour autant, Michel-Ange a-t-il représenté une existence heureuse où est-il déjà hors époque Renaissance, c'est-à-dire dans un univers fondamentalement grave.




Voir ses fameuses figures tombales à la chapelle Médicis de Florence.
Du même Michel-Ange, dédiées à son cher Tommaso Cavalieri, ses poésies.  


Rencontre fortuite entre François Villon et son rapport à la fleur de lys
à la Galerie VESUNA ...
                 



                           BALLADE DES MENUS PROPOS   



Je connois bien mouches en lait,
Je connois à la robe l'homme,
Je connois le beau temps du laid,
Je connois au pommier la pomme

Je connois l'arbre à voir la gomme,
Je connois quand tout est de mêmes,
Je connois quand tout est de mêmes,
Je connois qui besogne ou chôme,


Je connois tout, fors que moi-même.


François Villon

1431-1463 ?        

    

     
,


       


FRANCIS BACON

 14/04/2011
Une famille templière :

       
Francis Bacon naquit en 1561 et fut inscrit sur les registres comme fils du Garde des Sceaux Nicolas Bacon et de son épouse Lady Ann. A noter un fait d'un intérêt certain ; Nicolas Bacon était le chef de la branche britannique de la famille française Bascoin de Molay (Bacon étant la forme anglicisée de Bascoin). Or, souvenons-nous que le membre le plus illustre de cette famille avait été jacques de Molay, Grand Maître de l'Ordre du Temple, que le roi de France Philippe le Bel fit brûler vif à Paris en 1314.

Les armoiries de Bacon révèlent d'ailleurs cette appartenance à la fameuse famille templière. Elles sont en effet les suivantes : "Des gueules, au chef d'argent chargé de deux molettes de sable". Toutes les couleurs dont sont formées ces armoiries évoquent l'Ordre du Temple : argent et gueules, c'est-à-dire blanc et rouge, qui  sont celles du manteau des Templiers, blanc orné d'une croix rouge ; argent et sable (noir) sont celles de l'étendard de l'Ordre; les deux molettes d'éperon, signe de chevalerie, indiquent par jeu de mots le nom de la famille de Molay; enfin, placées en chef comme elles le sont, indiquent que  Nicolas Bacon était le chef de cette famille.

Un Génie universel :

A la fois philosophe, savant, juriste, cryptologue et homme d'Etat, Francis Bacon fut un génie encyclopédique qui fit ses études au collège de Cambridge.
Il est l'auteur d'une utopie inachevée "la Nouvelle Atlantide" dans laquelle il expose ses vues sur la société idéale. Thèse fort intéressante au demeurant si l'on aime l'utopie, ce qui peut être le cas de bien des lectrices et lecteurs de marine poésie.

Enfin, à la mort de la reine Elisabeth Ière en 1603, le roi Jacques le nomma Lord-Chancelier du royaume. Dans un prochain article nous reviendrons sur le sujet épineux de son éventuelle paternité à propos des oeuvres signées Shakespeare.
 En effet :
               le savoir est lui-même pouvoir.

F.B.


Pour nos lecteurs férus de cryptologie voir aussi notre confrère Pierre BRU membre du Premier Cercle sur f/Book.



ROBERT SURCOUF

 23/02/2011

Corsaires engagés volontaires !




Robert SURCOUF 1773-1827

Véritable héros des mers SURCOUF demeure -pour marine poésie- à jamais dans le souvenir.

Engagé volontaire mousse dès l'âge de treize ans à bord de l'AURORE, ce cousin de DUGAY-TROUIN -natif de Saint-Malo- devient midship (aspirant) sur le HERON. En 1794 il est Enseigne de vaisseau lieutenant en troisième à bord de la CYBELLE. dans l'escadre de l'Océan Indien.
Capitaine à vingt ans, il commande successivement les navires corsaires la CLARISSE, la CONFIANCE, le REVENANT. Véritable héros des mers il demeure à jamais dans le souvenir de ses admirateurs.







Fontana di Trévi

 27/06/2010
BAROQUE TARDIF :                           
                            Sous le geste impérieux d'un Neptune, devant une façade digne d'un palais, l'Aqua Virgine vient former ses cascatelles.
                             La Fontaine de Trévi, élevée par Nicolas Salvi -1697/1751- est la plus magnifique des fontaines de la Rome éternelle.


DLM



NINO MANFREDI

 22/05/2010
Inoubliable interprête d'un chef-d'oeuvre d'humanité signé Ettore Scola

"Affreux, sales et méchants"
"Brutti, sporchi e cattivi !!!

Il faut avoir été Italien, -ne serait-ce que le temps de vivre une oeuvre d'art -écrite et réalisée par Ettore Scola.

DLM



retrouvez Ettore Scola sur http://www.facebook.com/quemaco
Cliché collection Allo-ciné



POESIE PICROCHOLINE

 06/03/2010
CY-ENTREZ ! CY N'ENTREZ PAS !
Affiche "l'abbaye" de Thélème     !
Véritable communauté laïque conçue par ;

"Alcofribas Nasier"...!!!
1483-1553

THELEME ; ou l'utopie d'une société sans lois -imaginée par François Rabelais- dans Gargantua. Thélème représente le contre-pied exact de l'institution monacale. A Thélème "Fais ce que voudras"


Picrochole signifierait en langue grecque "bile amère" ?!



Lecteurs en Périgord voyez au sujet de Gargantua Catherine et Jacky Raimbault
Librairie Des Livres et Nous.
lib.deslivresetnous@orange.fr



PAYSAGES HEROIQUES

 15/02/2010
John Mallord William TURNER
1775-1851



La Bataille de Trafalgar
en octobre 1805


TURNER ou la synthèse de la poésie et de l'idéalisme.

Amiral de Villeneuve ! je ne vous félicite pas !
DLM
"..Mais toi TURNER, tu as fait de l'émotion romantique le principe même
de la force créative"...



http://wwwdoutremanche@louvre.fr




Cliché photographique extrait du Fichier Commons WIKIPEDIA
"Comme le paysagiste a de la chance, comme il est motivé par la transformation incessante de la Nature qui ne lui offre jamais les mêmes effets et réclame à tout moment et avec véhémence son admiration et son attention afin de remplir son esprit de toutes les variations de temps et de lieux..."


PEINTRES FLAMANDS

 13/02/2010

BRUEGEL  L'ANCIEN
1525-1569

TOUR DE BABEL

Symbole d'échanges et de communication entre les hommes...
Une aspiration commune aux natifs du signe astrologique BALANCE ?
Tableau visible au Muséum de VIENNE.

Un complèment de cet article sera consacré  à cette famille dans les jours qui viennent.



Moi, Charles Baudelaire

..."Le 9 Juin 1841 j'ai été contraint -par la volonté de Monsieur Aupick- d'embarquer à Bordeaux à bord du Paquebot-des-Mers-du-Sud à destination de Calcutta. J'avais parait-il de trop mauvaises fréquentations à Paris. j'ai logé la veille du départ Place de la Bourse à quelques mètres à peine de la statue signée Visconti (les Trois Grâces). J'ai débarqué une première fois à l'ile de France (Maurice) puis j'ai ensuite fait escale à Bourbon. Ce grand tour m'a fait découvrir à quel point la Poésie est ce qu'il y a de plus réel... la Poésie n'a pas d'autre but qu'elle-même. Ce long périple m'a permis d'écrire six poèmes directement liés aux tropiques...
notamment ;

"J'ai longtemps habité sous de vastes portiques

Que les soleils marins teignaient de mille feux

Et que leurs grands piliers droits et majestueux

Rendaient pareils le soir aux grottes basaltiques...



"Et de grâce ! ne me décernez aucun prix. Les prix portent malheur.*

Votre Charles

C'est à la fois par la poésie et à travers la poésie que l'âme entrevoit les splendeurs situées derrière le tombeau...

Votre Charles.
30 Octobre 2009


Toujours poète, voici ce que Victor HUGO m'écrivit récemment ;
"Vous aimez le beau : donnez-moi la main. Et quant aux persécutions ce sont des grandeurs. Courage !

mercredi 11 novembre

A CELLE QUI EST TROP GAIE
Madame Sabatier

Ta tête, ton geste et ton air
Sont beaux comme un beau paysage,
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair...

Lecteurs de France,
calez-vous sur marine poésie, sur les manants du roi...


Vendredi 1er Janvier 2010

Le Spleen de Paris
Petits poèmes en prose

"Le miracle d'une prose poétique, musicale, sans rythme et sans rime, assez souple et assez heurtée pour s'adapter aux mouvements lyriques de l'âme, aux ondulations de la rêverie, aux soubresauts de la conscience"...

Votre Charles Baudelaire et tous les pensionnaires de la Villa Vésuna (et de la Villa Médicis) vous présentent leurs voeux pour l'année 2010.


















 

J'invite un ami à créer son blog
 
Votre prénom :
Prénom de votre ami :
E-mail de votre ami :
 
Message :