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Dernière màj le 31/10/2019
Blog créé le 26/08/2009

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Le style PALLADIO

 31/10/2019
Andrea PALLADIO  (1508-1580) est généralement considéré comme le père de l'architecture occidentale. Fortement influencé par les temples de la Grèce et de la Rome antiques, il a été à l'avant-garde d'un renouveau de la symétrie et de la perspective classiques, et le créateur d'un langage architectural universel.


La Villa Almerico : La fameuse "ROTONDA" de Vicenze.

 

Le "teatro olympico" de Vicenze.....

 




"Il faut cultiver son jardin"....dit CANDIDE.....personnage central du conte Voltairien, tantôt en compagnie du philosophe optimiste Pangloss (Pan/gloss) qui signifie tout en langues ! et tantôt accompagné de l'autre philosophe Martin le pessimiste......

 

Nous vous faisons découvrir cette semaine un passage de "Candide"  qui effectue une sorte de "Grand tour" semé d'embûches à la recherche de la fameuse Cunégonde, qui à peine retrouvée s'empresse de disparaître à nouveau, pour une série de motifs tous aussi loufoques les uns que les autres......Dans cette galerie de personnages au comportement burlesque, Candide s'apprêtant à quitter son escale de Bordeaux  rencontre une sorte d'écclésiastique bien de son époque, que Voltaire présente ainsi lorsqu'il le met en scène dans le récit :

 

"Parmi ceux qui lui faisaient les honneurs de la ville, il y avait un petit abbé périgourdin, l'un de ces gens empressés, toujours alertes, toujours serviables, effrontés, caressants, accomodants, qui guettent les étrangers à leur passage, leur content l'histoire scandaleuse de la ville, et leur offrent des plaisirs à tout prix" !  

 

  A la fin du chapitre 22, il est bien écrit que l'abbé n'est  après tout vulgaire fripon.....ayant abusé de l'innocence de Candide.

Chères amies lectrices journalières, (six cents abonnées).......nous ne pouvons que vous souhaiter, à l'instar de Candide, de bien cultiver votre jardin.....


Nous présentons  à nos lectrices et nos lecteurs un travail effectué par le critique littéraire Alain Bernard (ex-de Normal'Sup) chroniqueur, dans le cadre d'une préface au conte philosophique

"
Eloge du Pays Vésunien"  Conte philosophique qui sera probablement édité de nouveau au cours de l'année 2019.....


                       "De Vésone à Vénus.

                        O combien de marins, à l'instar de Jean-Jacques Dallemand, se sont-ils embarqués sur la mer des mots, rêvant peut-être d'une houle discrète et de tempêtes pour jours de fête ?

Peu sans doute, sur cette Thalassa cruelle, ont pu peupler de syllabes fortes et tranquilles ce qu'ils avaient, au port, puis par des mers d'huile et d'olive.

L'auteur d'Eloge du Pays Vésunien  est de cette poignée de fiers-à-bras se colletant avec des muses pour ciseler sans fin des rimes de pur airain. Or ce matelot des lointains, ce capitaine des abysses africains, cette vigie des creux de vagues infinis, cet homme-verbe enfin est là; tapi dans le moindre recoin. Il nous livre avec la précision capiteuse des présocratiques les secrets de Bételgeuse (1) et nous révèle le trait acéré qui, au large de la Sicile, rendait le pouvoir temporel imbécile face aux miroirs captant le feu de Dieu !

Mais l'auteur ne brûle aucun de ses vaisseaux. Il assène des histoires terribles, au sens originel "de la terre". Ainsi celle du bouc de Reignac, cet infâme satyre que ses testicules de méchant empêchaient d'aimer à perdre la raison.

A Reignac (vallée de la Vézère) maison-forte merveilleusement étagée sur la falaise vézèrienne face au site de la Madeleine, son nouveau propriétaire, Jean-Max Touron, désespérait de jamais rien savoir sur ce bouc-là. De quoi devenir chèvre !
Il a lu avec religiosité cet "Eloge du Pays Vésunien" pour découvrir ce que le monstre recouvrait, au sens le plus large, de diabolique. Cerner le démon, c'est déjà commencer à le dominer plutôt que se résigner à tirer le diable par la queue.


Jean-jacques Dallemand, c'est toute cette richesse emblématique de mot lancé à la figure de la banalité, du mot créatif et créateur qui donne vie et transforme le monde de façon prométhéenne. Promettez-le !


Merci pour ce conte philosophique qui est plutôt un beau florilège philosophique. Merci pour cette floraison de termes touchant juste, qui à défaut de faire mal comme chez les négatifs bipèdes, visent au contraire à revivifier notre cerveau anémié par tous les sommeils dogmatiques et les paresses ontologiques.


(1) Bételgeuse : étoile 



                                                    Alain Bernard                 
Auteur - Critique littéraire et journaliste au Courrier Français:


En librairie MARBOT de Périgueux :  "BAUDELAIRE ou la FOLIE ESTHETIQUE"  signée JJ Dallemand

"L'Après-midi d'un fauve précédé de Journal de choses" Sur le double thème de la géméllité et de la métamorphose.....
En Librairie Montaigne de Bergerac aussi.....JJD

En rayon depuis le 3 Avril 2019



Un des chats de CARINA -roman de DLM- paru en 1993, illustré par José Corréa-  disponible sur Amazon... :

                               " Carina et ses chats"

 

Second ouvrage sur le thème du chat : "Ma Cabane au chanada"

Troisième ouvrage sur le thème de la métamorphose -en chat- :

"L'Après-midi d'un fauve"   (Avec une reproduction d'une oeuvre picturale signée José Corréa). En librairie MARBOT



Précision : L'acteur qui joue le rôle du chat photographié dans cette ruelle est honorablement connu de nos services.




   L'enfant et sa marraine; sera la couverture du prochain ouvrage à paraître à la fin du mois de Mars, sous le titre : L'Après-midi d'un fauve, précédé de Journal de choses. 

PRESENT EN RAYON LITTERATURE CE MATIN 3 AVRIL.......

Pour les lectrices résidant à Périgueux et aux alentours : Voir la Librairie MARBOT à Périgueux.
Pour les lectrices résidant à Bergerac; voir la Librairie MONTAIGNE à Bergerac.
Pour les lecteurs de Belgique, Australie, Italie....commandes auprès des Editions de l'îlot : Tél 0553531117. Périgueux - France -

Avec une préface et une postface de deux spécialistes de la littérature; MM T. Sarlat et Frédéric Teyssier, professeur de lettres classiques en Lycée et des commentaires signés Dr Peter Hodges, auteur australien, traducteur de Boris Vian et auteur de "Dad's' Diary" bientôt en librairie.

A propos de "l'Après-midi d'un fauve"  :

 
       
Commentaires
 
Jean d’Allemans est à la fois auteur, philosophe, personnage principal et comédien dans cette chantefable sur l’origine et les fondements de l’inégalité de la valeur artistique parmi les hommes; et bien que sa géméllité avec Pinocchio soit en réalité impossible, l’impossible devient une réalité avec le jumelage des nez Pinocchio-Cyrano.
 
Dans un style plutôt ésotérique et souvent sensuel/sexuel, faisant penser à Aziyadé, il profite de sa vaste connaissance de la culture littéraire, dérivée d’une enfance privilégiée avec ses livres cachés sous le lit, pour pleurer sur le sort d’une société pleine de “répugnants hommes d’affaires sordides” qui préfèrent la culture du ballon rond à celle des beaux-arts et belles-lettres.
 
Bien que quelques-unes des références littéraires soient bien évidentes, même pour ceux qui préfèrent chasser le sacré “Dieu-dollar”, il y en a cachées, ce qui nécessite, en ces Temps modernes, un peu de  réflexion, mais cela ne sert qu’à souligner l’esprit profond de J. d’A.  D’une plume agile, il jongle avec les mots: Voyage au bout de l’ennui, une quasi-homophonique attaque contre Céline?  La Chronique d’un menteur, une référence cachée à Vian?
 
Les textes sont manifestement autobiographiques: Lascaux, Bergerac et Eymet lui sont bien connus, ainsi que l’Araucanie.  Le thème et le style demandent une lecture analytique, et c’est là où réside le lien entre la première et la deuxième partie: Dieu aurait dû être une femme parce que, selon l’auteur-philosophe, les femmes, en général, sont plus sensibles aux arts que les hommes.
 
C’est dans cette optique que la question se pose: si Pinocchio était en effet une vraie femme, appellée Judy, sans Punch, la gratification intellectuelle, resterait-elle en famille?
 
 Dr Peter Hodges 
 Auteur australien : "Diad's Diary" et autres ouvrages.


Nouveaux rendez-vous  2019 !
 Préparation FELIBREE 2019 qui se déroulera à   PERIGUEUX Capitale du PERIGORD....

Le Vendredi 5 - Samedi 6 et Dimanche 7 JUILLET !

L'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Dordogne sera présente sur un espace de prestige, associée aux Editions "Echappée Belle"  à proximité du Village du Terroir dédié à nos traditions paysannes du Pays Périgord.

AVEC :   Roger TRENEULE - Fauteuil Quatre - Guide-émérite de l'abbaye de Saint-Avit Senieur.....
                Georges LABROUSSE - Fauteuil Cinq - Historien des guerres .....
                Peter HODGES - Fauteuil Six -  Auteur australien - Globe-trotter amoureux du Pays Périgord
                Martine SOMBRUN -  Auteure.....
                Benjamin HODGES - Photographe d'art....
                Jean-Pierre SOMBRUN - Musicien.....
                
                Alain BERNARD -  Auteur.....
                Jean-Charles POUYOT - Editeur.....
                Jean d'Allemans -dit Dallemand- Auteur
Doyen de l'Académie......



PABLO PICASSO A LA UNE

 05/10/2018
Pablo PICASSO et l'influence du Douanier ROUSSEAU....


Dans la boutique du père Soulié, bric-à-brac de la rue des Martyrs, à l'automne 1908, le jeune PICASSO découvre un portrait un portrait de femme signé du Douanier ROUSSEAU. 

Le père Soulié peu adepte de cette peinture le lui vend pour quelques sous, environ cinq francs de l'époque....
Il lui propose même de gratter la toile pour pouvoir la réutiliser...immédiatement intrigué par cette oeuvre singulière, PICASSO réussit à rencontrer ROUSSEAU.....puis, à son tour, signera le tableau ci-dessous .....

Dans un nouvel article nous vous présenterons l'oeuvre signée ROUSSEAU, celle qui inspira plus tard PICASSO.

Beaux-Arts Edition

Comme nous l'avions indiqué dans la précédente newsletter envoyée aux abonnés inscrits sur notre site, chaque lectrice -ou lecteur- a la possibilité de nous contacter directement pour de plus amples informations concernant le fonctionnement de l'Académie et de son rôle en France....En Belgique, en Amérique du Sud, en Australie.....


                                        §§§
"La jeune femme" inspirée de ROUSSEAU, intitulée par PICASSO : "Olga pensive"   1923.





Créateur génial et homme d'action :   Orélie-Antoine de TOUNENS......
Une oeuvre picturale unique signée José CORREA....


Qu'un grand créateur choisisse de faire un portrait, et aussitôt éclatera la force de son génie.

Pour donner à son oeuvre le maximum de vie, il tirera profit des caractéristiques essentielles, jusqu'aux laideurs et aux difformités physiques, et la moindre déviation psychique ou morale du modèle s'y lira plus ou moins clairement.

L'artiste soulignera suivant les cas, la vanité, l'insignifiance, la méchanceté, ou tout autre vil sentiment dominant, pour le fustiger, peut-être, mais bien plus, pour faire oeuvre plastique. Par l'attitude générale, autant que par l'importance donnée à tel ou tel détail, il fixerera la valeur humaine du modèle, trés différente souvent de sa réputation sociale ou de sa situation professionnelle.....

Nous avons choisi ce portrait singulier de BEETHOVEN réalisé par A. BOURDELLE, un créateur (1861-1929) à redécouvrir. Nous vous donnons rendez-vous à la fin du mois d'août, et d'ici là, chers amis retenus dans vos fermes, vos résidences et vos villas au bord de l'océan, nous vous souhaitons d'excellents séjours au repos !

Plus amoureux  de BEETHOVEN que Milan KUNDERA  (voir) les nombreuses références citées dans son fameux ouvrage "L'Insoutenable légéreté de l'être".......il y a probablement chacune d'entre vous !  Et comme le souligne fréquemment le fameux personnage "Tomas", reprenant la phrase du dernier mouvement du dernier quatuor : "Es muss sein" !  Il le faut !!!



L'Académie s'internationalise en accueillant un auteur australien, Peter HODGES, traducteur de Boris VIAN, un auteur riche de voyages et d'expériences qui viendra dédicacer le SAMEDI 16 JUIN en Périgord. Puis Georges LABROUSSE, en ce même jour, auteur d'ouvrages aux sujets variés, tandis que Benoît ESPALLIER, dessinateur et artiste hors normes -22 ans- recevra le Prix biennal VESUNA de la création décerné à un jeune talent.

Pour celles et ceux qui souhaitent participer dés le matin, le rendez-vous est fixé, à O9H 15, au coeur des magnifiques jardins sous la Tour de Vesone à Périgueux.
Les inscriptions seront closes au 1er Juin - Contacter la rédaction -


Quelques oeuvres signées Benoît ESPALLIER présentées à Brisbane....



Réponse :  Un maître du désir et de la puissance de la pensée....
Dans son fameux Traité de la volonté, BALZAC à recherché notamment la possession immédiate du monde par l'esprit, une possession intuitive, abstraite, anticipée, et comme à-priori....

Tentative de préhension des choses par l'idée, qui nous mettrait en communication avec les forces invisibles qui les dirigent, avec l'au-delà......

L'intuition -dit-il est une des facultés de l'homme intérieur dont le spécialisme est un attribut......

"J'ai le don de Spécialité.....La Spécialité consititue une espèce de vue intérieure qui pénétre tout.

Parmi les ouvrages moins connus que le Père Goriot ou le Colonel Chabert, pour les esthètes, nous suggérons une étude attentive de :   
 Le Chef-d'oeuvre inconnu".......un  manuel indispensable pour tout artiste débutant ou confirmé.....


CONDILLAC, fameux philosophe s'il en fut révèle en son "Traité des sensations" la valeur logique et la portée métaphysique de sa doctrine, toujours d'actualité, une somme restée célèbre sous le nom "d'hypothèse de la statue".


Il imagina une statue organisée intérieurement comme nous, et animée d'un esprit totalement privé de toute espèce d'idée. L'extérieur, tout de marbre, ne permettait pas à la statue l'usage de ses sens ( ce qui est le cas de notre démarche à propos de notre concept "Tutela Vesuna", personnage fictif, mais néanmoins relié à l'histoire personnelle de votre serviteur dans l'espace de la culture Celtique et Gallo-romaine en Pays Périgord).....

Notre liberté réside dans le fait d'ouvrir à notre choix les différentes impressions susceptibles d'être attribuées à la statue, qu'il s'agisse de la représentation métaphysique décrite par CONDILLAC où de notre réalisation mémorielle.
En résumé, l'originalité de CONDILLAC est simple et radicale. Elle peut s'exprimer en trois mots : Toutes nos idées sont des sensations transformées, et, stade ultime, la transformation que subit une sensation peut aboutir à une idée.

Pour nos fidèles lectrices au quotidien : "Le Traité des sensations" de monsieur CONDILLAC et sur le même sujet, voir "Pygmalion et sa Galatée" en un superbe tableau immortalisé par le célèbre et prodigieux Léon Gérôme.



Théophile GAUTIER  -1811-1872 -
né à Tarbes, faut-il le rappeler.....

Romantique absolu dont la posture dans l'existence va s'incarner en passion et en recherche "dandie" orientée vers le Beau et les plaisirs qui s'y rapportent.....

Il fut le Maître de Charles BAUDELAIRE.....

Voici un de ses fameux courriers poétiques dédié à madame la Marquise de M**
Gautier reprend ici un thème fort prisé des peintres ;  le " Profil perdu" une posture picturale singulière en vogue dès l'Antiquité -notamment utilisée  déjà par Apelle le Grec- puis reprise par les génies de la Renaissance......et aujourd'hui utilisée par les photographes d'art.....

Le Profil perdu

Qu'elle me plaît, en son costume antique,
Cette beauté, blanche sur un fond noir,
Rêve d'amour qu'un pinceau poétique
Cache à demi, pour mieux la faire voir !

On aperçoit de toute la figure
Qu'un bras superbe et qu'un profil perdu ;
Mais si charmant, si parfait, qu'on augure
Bien de trésors dans le sous-entendu !

Un lourd chignon baigne la nuque blonde,
Flots d'or où luit un peigne en diamants ;
Vénus ainsi dut, au sortir de l'onde,
Tordre et nouer ses cheveux écumants.

A l'art exquis s'éjoute le mystère,
Le sphynx coquet irrite le désir
Mais il dit tout en paraissant se taire ;
S'il se tournait, nous mourrions de plaisir !

                      Théophile GAUTIER

Cliché M.J.A. Collection privée JJDallemand (reproduction interdite sans autorisation, soumise aux droits).

A noter que le génial BALZAC avait en son temps décrit cette posture dite du "profil perdu" à laquelle il a consacré un superbe chapitre, in "La femme comme il faut".

Seconde référence à consulter du même BALZAC (trop peu étudié de nos jours) ;  "Le chef- d'oeuvre inconnu" .....Un remarquable traité sur la question de l'art à l'époque de Nicolas POUSSIN et de ses conceptions picturales. La question esthétique s'adresse bien entendu à tous les curieux d'érudition, aux esthètes, praticiens des arts mais aussi à chaque artiste-peintre......!





Jacques PREVERT

 07/04/2018
Jacques PREVERT : 19OO-1977
                       Sait-on jamais ?

Eux disent savoir toujours
Ils disent la terre la lune le cosmos l'infini le bien
le mal et les origines de la vie 
Ils disent tout comme si de rien n'était
mais quand l'appréhension de l'incompréhension les prend
lls prennent peur
et cette peur renverse la vapeur de leurs idées
Alors ils s'arrêtent à la première gare
à la première station standard
Et c'est toujours le même horaire
la même horreur
celle du vide
Alors ils font leur plein d'essence divine
démarrent à nouveau
et s'en vont de plus en plus vite
pour arriver de moins en moins loin.

                  Extrait de "Choses et autres"


Anton TCHEKOV

 05/04/2018
Anton TCHEKOV : 1860-1904, décrit le caractère Russe en quelques lignes ; au sein d'une Nouvelle intitulée "Lueurs"......

Le personnage "Ananiev" rencontre une ancienne amie nommée "Kissotchka"

"C'est une sensation de solitude terrible que de se croire seul dans tout l'univers, obscur et informe. Sensation orgueilleuse, démoniaque, accessible aux seuls Russes dont les pensées et les sensations sont aussi vastes, aussi infinies, et aussi rudes que le sont leurs plaines, leurs forêts et leur neige. Si j'étais peintre, à coup sûr je peindrais l'expression du Russe au moment où, assis immobile, les jambes repliées sous lui, la tête dans les mains, il s'abandonne à cette sensation.....
Et, en comparaison, les idées d'inanité de l'existence, de mort, de ténèbres d'outre-tombe....ne valent pas un kopek, mais l'expression du visage doit être magnifique.......

A noter que TCHEKOV, tout au long de ses merveilleux récits ne cesse de rendre hommage à ses maîtres, depuis PUCHKINE, jusqu'à TOLSTOI, sans oublier ni GOGOL, ni TOURGUENIEV......
En hommage à la pensée artistique et littéraire Russe ; nous attendons l'autorisation du maître  actuel de la peinture Vladimir VOLEGOF pour diffuser ses oeuvres et ainsi relier Anton TCHEKOV à l'expression picturale de Vladimir VOLEGOF, incarnant aujourd'hui, lui aussi, l'âme Russe authentique.

....La brièveté même des nouvelles de TCHEKOV implique la manière impressionniste de ses descriptions. Ce n'est jamais la réalité qu'il reproduit avec une exactitude de naturaliste, mais seulement l'impression reçue, filtrée, élaguée, épurée de tout élément second, réduite à son expression la plus dépouillée et la plus frappante.

Immense conteur objectif et réservé, dont, dit-il, les pièces doivent être mal écrites, avec insolence !

La plus grande simplicité est de règle (écrit-il en français) pour toute description, de même que le détail bien choisi : Pour souligner la pauvreté d'une demanderesse, il ne faut pas parler de son aspect misérable, il suffit d'indiquer en passant qu'elle portait une vieille mante roussie....un seul détail suffit...Ne pas donner une trop grande place à un dessin trop appuyé, trop détaillé.....

C'est le paysage des environs de Moscou qui parle au coeur de Tchekov, ce paysage simple et humble dont il aime la mélancolique poésie. Obligé de vivre en Crimée les dernières années de sa vie, Tchekov répétera sans cesse, comme ses Trois Soeurs : "Moscou, Moscou !" En décembre 1899, il demande à son ami le peintre Lévitan de peindre le paysage tant aimé.... "

Un pré, des meules, au loin une forêt, et sur tout cela règne la lune".....ne dirait-on pas un tableau plutôt signé Monet ?!.....

Tchekov appelait la Crimée, "cette Sibérie méridionale"..... Bon baisers de Crimée......

Les personnages héros sont complexes et ambigus, ils évoluent dans une atmosphère étrange, presque réelle, mais à laquelle un subtil décalage donne un ton inimitable, spécifiquement tchékovien. Ce décalage est créé avant tout par l'extrême précision des indications scéniques concernant la saison, l'heure, le temps qu'il fait, l'alternance des silences et des divers bruits "descriptifs" qui tous s'imbriquent dans la trame psychologique, lui conférant une richesse inattendue......

A suivre........



Un maître actuel de l'art pictural  -né en 1957- que la Revue du patrimoine VESUNA souhaite faire découvrir à ses lectrices et ses neuf cents abonnés (ées) quotidiennes !



Une couleur qui résonne comme un gong dans un paysage mystique, un détail qui semble insolite, mais dont le symbole contient tout le mystère du monde, un ciel qui couvre de son léger rideau l'immense profondeur du cosmos....une fleur sauvage qui pousse parmi la pierre taillée, le rythme d'une image qui se multiplie et rebondit comme un écho......disait de lui le critique d'art Christian Germak.

Un immense artiste protéiforme, un créateur  de qualité qui vient récemment de nous quitter et à qui nous rendons hommage dans nos colonnes.
Pour Pierre HENRY, le cadre dans lequel il confine sa pensée, son âme, ses vibrations, ce lieu magique dans lequel va se concentrer l'aboutissement de milliers d'heures, qui, depuis sa naissance l'ont conduit à cet instant.....l'instant de la sublime création.....

C.G.



Nous vous présentons une des gravures les plus énigmatiques de Dürer. Il met en scène une jeune fille que la créature marine tente de séduire.

Dürer, grand initié à la compréhension, à la lecture et à la représentation graphique et picturale de la symbolique, nous présente sous l'apparence de ce "monstre" , l'expression de ses passions dévorantes. L'artiste n'est jamais un prédateur.....


Cette allégorie de l'indifférence (et l'interprêtation que je vous livre)  est un de mes chefs-d'oeuvre préféré. On ne se lasse pas de le contempler, et de l'admirer. 

A noter que Dürer aurait, d'après nos recherches, réalisé environ sept auto-portraits...dont le premier à l'âge de treize ans ...

Nous sommes à la recherche d'autres éventuels auto-portraits que nous n'avons pu à ce jour recenser.



Une correspondance signée PETER HODGES !
Suite des récits de notre confrère PETER HODGES

Le Jilaboun (extrait)


Sous le ciel noircissant je marchais lentement sur le chemin rocailleux. Il y avait de temps en temps un éclair qui a rallumé le paysage. Le tonnerre grondait, puis c'était le déluge. Je ne voyais presque rien à cause de l'eau dans mes yeux mais je me suis souvenu du grand cèdre à droite à une centaine de mètres. Je voulais m'y mettre à l'abri sous ses branches.

Dans un orage, c'est peut-être pas trop intelligent, mais j'ai quitté le chemin quand même et j'ai couru vers mon but le plus vite possible. Je me suis blotté contre son tronc, j'ai rabattu mon manteau sur ma tête comme un bédouin dans le désert, et j'attendais ... et j'attendais ... on aurait dit une éternité. Puis, tout d'un coup, la pluie a cessé, mais le ciel restait la couleur d'une truffe périgourdine. C'était le moment ou jamais. Je me suis levé et, sans attendre, je me suis rué vers le chemin qui menait au kibboutz mais, avant d'arriver à ce sentier sinueux, une couleur très vive m'a pris par surprise. Il y avait une pancarte jaune rectangulaire, un triangle rouge, et deux mots reconnaissable: "Danger. Mines." C'était pas possible! Je courais par-ci par-là dans un champ de mines!
Avant mon départ pour le Jilaboun, personne ne m'en avait averti mais, à vrai dire, j'aurais dû m'en rendre compte.

 

 








Paru en Janvier 1948
"Peindre c'est aimer à nouveau" ...

..Dans ce singulier ouvrage (paru en livre de poche mais aujourd'hui introuvable), Henry Miller se livre à un exercice critique d'art qui vaut son pesant ; entre autres remarques, celle-ci :

"Peu importe que la vie d'Utrillo ait été triste et sinistre ; ce fut un jardin de roses auprès du désert où vécut Hawthorne (son confrère écrivain méconnu)..... 

Et cette autre réflexion à son propre sujet : "Une autre émotion, presque aussi intense que la vue d'un dormeur éveillé, c'est de voir son oeuvre encadrée".....

A titre personnel, je possède le dernier exemplaire assorti de quelques reproductions des aquarelles et encres signées Henry Miller. Je n'en ai encore rien dit à mes confrères de l'Académie...... 



FONT de GAUME

 08/02/2017
Un joyau de l'art pariétal  (-1500O ans) à visiter sur la commune des Eyzies de Tayac (en Périgord).....

Font de Gaume et ses fameux bisons polychromes.....
Clichés : JJDallemand 



Le 19° siècle Russe

 03/01/2017
Ce mois-ci : Pouchkine !


A partir de la passion pour l'écriture, à partir de cette source de tout désir esthétique où l'intuition et la pensée ne font plus qu'un, nous voyons naître le roman russe moderne dès que Pouchkine nous livre sa dame de Pique.

A inclure, si ce n'est déjà fait, dans votre Panthéon ! 



Une fable policière

 29/12/2016
"Meurtre à Francheville"

Une fable policière où les personnages -presque issus du réel- n'ont pas vraiment de mobiles mais plutôt des motifs...... 

Meurtre à Francheville
(Un témoin à l'index)

 

 

Ce n'était au fond rien d'autre qu'une espèce d' homme dans un corps de femme, une variété de créature dispensée de cervelle par la nature parfois injuste, privée de pénis évidemment, et puis, comme il ne suffit pas, ce serait trop facile, de ressembler au pire des hommes pour devenir un modèle de vertu, donc demeurer une vraie femme sans plâtrage superflu, sans coiffure de poulpe ni démarche de casoar, ainsi était-elle guidée par une inclination naturelle vers la paresse... Son itinéraire : enclencher le mode coulant, tout-terrain, sourire niais, bottée comme un gardien de chèvres, exhibant en toutes circonstances une fausse décontraction semblable à celle que toutes les filles, garçons manqués, sans féminité mais tout de même féministes à tout crin, affichent en marque volontaire de puissance.

Vivant à la fois une chose et son contraire ; vélléité de s'inscrire dans l'histoire conformiste de la ville le dimanche et s'en affranchir le lundi par caprice de femme-sandwich, incarnant de face et de profil sa propre publicité dédiée à l'exigence du phallus pour toutes..L'essentiel de sa philosophie tenait sur un ticket d'autobus, n'espérant rien moins que d' imposer à l'humanité tout entière, si possible le genre neutre, un genre très affecté qu'elle semblait tenir en grande estime.
Depuis Agnès Sorel et Ava Gardner, il n'y avait pas eu, sauf dans son imagination, une telle beauté comparable à la sienne sur la terre. Le plus magnifique nuage de printemps ne la portait pas, le meilleur des couturiers n'était pas digne de l'implorer, bref, une de ces personnalités décoratives, bien banalisée à l'extrême limite de l'imbécillité , un spécimen que l'on pourrait qualifier de clown malgré soi, tout comme certains clowns sont par nature machiavéliques ou politiciens malgré eux, tandis que d'autres orientent leur avenir en direction du métier de plombier malgré tout, parce que leur vocation de chirurgien-dentiste fut trop tôt contrariée.

De loin, la beauté physique, c'est quelque chose d'impitoyable, mais de près, et entièrement refaite sous le bistouri, parfois ce n'est rien, dès lors que le cerveau est posé sur la table du salon. D'emblée, elle avoua n'admirer que ces chanteurs du samedi soir encombrant les écrans, fausses idoles mais grands experts en guimauve dont la ridicule pilosité soigneusement mal rasée, dit le degré d' inculture à un point que l'on ne peut imaginer si toutefois la faculté d'imaginer, dès la naissance, leur avait été octroyée sous forme d'avantage en option. La môme loufoque, Moi-Je, vous balançait à tout vent sa fameuse devise : "S'il fallait réfléchir à tout" ! sentence qui en disait long sur son programme d'intérêt dans la vie. Mise à part la dédicace d'Arthur le télévisuel- virus dont la parenté avec Rimbaud n'est pas sujette à caution, elle n'avait visiblement pas retenu dix lignes de poésie depuis sa sortie du cours élémentaire première année. Or cette môme loufoque, malgré ses jérémiades perpétuelles et l'effroyable litanie de ses griefs à l'égard de l'homme en général, paraissait en bonne santé physique, mais en apparence seulement, parce qu'au fond, s'il y avait un fond, elle méritait en somme le grand prix de l'archétype de sa génération. A force, à force, trop d'anesthésies à répétition, trop de chirurgie prétendue réputée esthétique, trop de nuits blanches, .....et si Dieu avait existé, il n'avait pas manifestement encore trouvé le temps d'examiner ce que quelques années plus tard, l'Ecole de Police de Saint-Cyr Mont d'Or qualifia de cas unique en son genre.


Il est neuf heures quinze, madame, je vous mets en garde à vue sur Commission rogatoire de monsieur le Juge Rassis. Veuillez vous asseoir, vous avez droit à la visite d'un médecin, à l'assistance d'un avocat. Vous pouvez garder le silence......

La môme loufoque, plus connue à la ville sous l'aimable sobriquet de "mouchamerde", surtout dans le milieu de la nuit bordelaise, ne broncha pas. Seul son affreux caniche nain gronda, me lançant un oeil torve de djihadiste-né ennemi à la fois de l'intelligence et de la Police française réunies. Cette femelle caniche n'avait jamais dû déterrer la moindre truffe de sa vie sur le sol sacré du Périgord et me le faisait savoir sans avoir recours au biais d'un interprète bilingue Français-Chien-chien. Je la voyais bien incendiaire de niche à deux ans, rebelle à quatre ans et désormais irrécupérable.... Si j'avais pu inventer une sourate explosive déguisée en gentil biscuit, je devenais lauréat palmé au concours Lépine de l'année en cours. Mais non, l'éblouissement ne me vint pas, la fibre créative m'abandonna lâchement. Il fallut me résoudre au passage à l'acte administratif afin que la procédure entamée suive son cours.

- Inspecteur-chef Paillet ? roucoula t-elle ?
- Je vous préviens, j'ai horreur que l'on m'appelle Commandant, Monsieur suffira.
- Monsieur ! soit.
- Je vous écoute, j'aimerais entendre votre version des faits. Vous ne portez pas de lunettes ?
- Rarement Monsieur. alors voilà, je venais de garer mon Duster BMW dans le souterrain du parking Francheville lorsque j'ai entendu des gémissements....j'ai cru apercevoir un homme, à terre.....
- Petit, grand, corpulent, genre play-boy ? brise-coeur ou notaire en examen d'urine ?
- Plutôt athlétique, très proportionné....
- Hum-hum....
- Ah ça oui ! et je m'y connais, et puis ma petite Heidi a jappé toute tremblante, un rien la contrarie.....

- Heidi ? votre caniche s'appelle Heidi ?
- Ben oui : pourquoi ?
- C'est le prénom de la nièce du Chancelier Hitler, vous le saviez ?
- Ah ! un Chancelier ? ben moi, la chance... pas trop ces temps-ci, alors, je suis sortie en courant comme une..... Elle se reprit..... comme un lapin, disons un lapin de garonne....
- De garenne, le lapin, de garenne, d'après vous, il est mort ?
- Qui ça ? le Chancelier ?
- L'homme à terre ! dans le souterrain !
- Ben oui, peut-être, j'sais pas au juste.....
- Vous n'avez pas eu l'idée d'appeler les secours , le 18, vous savez, les pompiers !
- Les pompiers ? Mais y'avait pas le feu !
- Les sauveteurs à casquette rouge, ça vous dit quelque chose ?
- Casquette rouge ? j'avais pas remarqué.
- Bon, vous êtes la dernière personne ayant vu cet homme, pour moi, vous êtes à-minima témoin, forcément témoin. Je vais poursuivre mes investigations, donnez-moi votre téléphone portable, on va prendre vos empreintes, préparez votre index droit dans la foulée....


Extrait du premier procès-verbal :

"Mon mari me faisait dormir dans le grenier, il me battait, me trompait avec sa secrétaire, me donnait des coups de pied, comme ça, sans raison, et je tombais du lit, ça le faisait rire aux éclats. j'en avais parlé avec mon gynécologue parce que j'ai avorté, évidemment, j'avais déjà deux filles, dans ces conditions, vous savez, seule pour élever trois enfants, parce que c'est bien triste une femme seule qui dort dans un grenier, sans jamais recevoir la visite des beaux-parents qui, au passage, critiquaient sans arrêt ma façon de préparer les foies-gras en novembre.....et je passe sous silence sa façon de me tordre l'index de la main droite, pour satisfaire ses horribles manies de pervers.".....
- Revenons-en aux faits.
- Mon mari, Eric Marcheix est très copain, enfin quand je dis Marcheix, mon ex-mari donc, c'est un intime du Contrôleur général de la Police, votre Patron ! eh oui !!!! ça vous en bouche un coin ! Monsieur !
- Je vois, je vois, vous voulez pas un game-boy ou un accordéon par hasard ? rien que pour vous déboucher les neurones ? figurez-vous que ça tombe bien, moi, j'ai un frère qui habite Rome, très copain avec votre futur Patron au Vatican, le faiseur de miracles, à mon avis, vous n'allez pas tarder à prier Saint-Antoine, vous me suivez ? (Cette stratégie de la savonnette orchestrée par la môme Cadum commençait à me chauffer les oreilles). "Dans votre position, le Pape ne serait pas de trop pour vous fournir un alibi convenable et crédible". Piquée au vif, parce que toute position ne relevant pas du Kama-Soutra, semblait la déstabiliser, elle pointa soudain l'index de la main droite le long du front et d'un coup sec rejeta une mèche invisible vers les hauteurs du visage. Du pur Mary Poppins dans le texte.


- Je sens que je vais tomber en déprime....
- En quoi ?
- En déprime ! on voit que vous n'êtes pas une femme ! c'est juste avant la dépression, c'est moins grave, si...ah ben si ! j'croyais que la Police engageait des psychologues....vous me la copierez !
- Ne vous gênez pas pour moi.... je veux des réponses nettes et sans bavures, en attendant de réviser votre Kama-Soutra et votre dictionnaire de psychologie au plus vite, que faisiez-vous à vingt-deux heures quarante sous le parking Francheville ?

- Je garais mon Duster.
- Et puis ?
- Je partais en boîte de nuit.
- Quelle boîte ?
- J'allais au Lotus, chez Momo l'herboriste.
- Hum-hum. Le Momo, c'est plus un casier qu'il a chez nous, c'est une encyclopédie. Connaissiez-vous ce journaliste étendu sur le sol ?
- Pas plus que ça !
- C'est à-dire ?
- Ben, je lis pas les journaux...donc....
- Je m'en doute....Gardien ? redescendez madame au frigo, on reprendra à quatorze heures. Sandwich aux nouilles ?
- J'mange pas à midi.
- Je m'en doutais aussi.

 

On essuie toujours le même refrain, confrontés avec ce genre de nana sexagénaire qui se la joue pin-up entre-deux mers, pin-up cassoulet en chasse perpétuelle pendue aux basques, (et aux aquitains, girondins ou périgourdins) lorsque l'occasion se présente, bon maquignon en connaissance marchande, sachant estimer le prix d'une vache ou d'un individu et non la valeur d'une personnalité. Elles sont intimes avec le soi-disant Popaul qui connaît Jojo qui couche avec Mado, belle-soeur de Machin-Truc. Ici, à la Boîte, on s'en fout royalement. Sauf que, d'habitude chaque vendredi soir en été, celle-ci devait s'étaler en goguette sur le Bassin en compagnie de ses potes motards, en pleine marrade telle une dinde, le rire starter éclatant à la moindre vanne illuminant le ciel des cabanes de l'Herbe. Menue telle un pinson des piccadis, elle bouffe néanmoins comme quatre chasseurs du Médoc, d'après Joël D...... Jamais d'huîtres, mais du poisson et du meilleur, un mètre quatre-vingt-huit pour quarante-sept kilos, je me demande où elle le met. En principe, elle aurait dû rejoindre ses filles au Ferret, étant donné que sa résidence à Château-Lévêque était bouclée depuis le jeudi soir. Nous savions déjà que le Prix Nobel de chimie devait être décerné à l'ex-journaliste Alain Bérard (le seul en France à fabriquer des bonbons pour adultes, sans sucre et sans colorants) , une petite invention bien de chez nous qui suscite une ribambelle de jalousies morbides....mais qui pourrait amplement justifier l'intérêt témoigné par le jury du Nobel à son égard depuis des lustres. Lui aussi..... que mijotait-il à cette heure-ci dans ce souterrain bourré de caméras sans menottes ( encore une exception française), ceci dit, aucun criminologue n'a encore établi de statistiques précises à propos du procédé menottes/caméra jumelées)... Et là, mettre les pinces à un malfaisant, là, ça nous aurait bien rendu service. Va falloir appeler le Juge Rassis pour l'informer du déroulement de mon enquête, si toutefois il n'est pas sur scène au Palio en train de jouer au guignol.

- Alors ma bonne Jean-Louise ? ça donne quoi côté fréquentations ? (depuis l'autorisation d'identité neutre, entre nous, cool Raoul) fini les sous-entendus rigolards, du sérieux dans le taf, plus de bla-bla, du résultat, malgré le poids de la fatigue dû aux trois cents heures de Rtt que Paris nous sucrait allégrement....Un de ces jours, braves gens, faudra pas s'étonner si on pose le brassard au pied des marches du Capitole. Nous, on veut bien se surpasser, mais à condition toutefois que les élus du peuple cessent enfin de privilégier la parole du voyou en niant la parole du flic...
- Son portable a parlé, j'ai relevé quatre appels sur la borne Montaigne entre vingt heures et vingt-deux heures trente, te voici les fadettes.
- ????
- Son psychiatre !
- Montaigne ? Périgueux ?
- Exact !
- Y dit quoi le rabbin des cerveaux de pin-up ?
- Il lui donne rendez-vous à l'endroit habituel cet après-midi à quinze heures, dernier SMS, pour les autres appels, banal, rien à en tirer, la couturière, la masseuse, la vétérinaire, la maquilleuse, manque la coiffeuse......
- Bon, tu vas me convoquer le lascar pour demain matin huit heures, tu l'affoles pas, parle-lui de radar grillé, et pour la môme Cadum, qu'elle sonne son avocat, je la reprends après mon sandwich au canard.

 

- Jean-Louise, monte au quatrième, demande au Directeur les clés de sa bagnole perso, prends Nadin avec toi (autre collègue au genre neutre qui naguère répondait au prénom de Nadine)...Allez plutôt me cueillir le lascar au saut du lit.....
- Asseyez-vous docteur, je vous en prie. Nom, prénom, profession....
- Braustein Léon, médecin-psychiatre en cabinet et à l'Ephad.....
- Connaissez-vous madame Ophélie Marcheix ?
- Elle est ma patiente depuis six ans.
- Diagnostic ? névrose d'abandon peut-être ? "taedium vitaë" ? ou simple spleen Baudelairien ?
- Secret médical. Je suis au regret.
- Quelle est la nature de vos relations, au juste, mis à part le divan et l'horizontal associés ?
- Comprends pas !
- Hum-hum...donc divan, c'est bien ce que je dis, divan et canapé, bonne thérapie de base. Madame Récamier a dû vous inspirer.... Vous l'appelez souvent entre deux séances de confession ?
- Ma foi.....
- Combien de fois ? vous voulez jouer au petit Lacanien, relecteur humoristique du papy Freud ? c'est ça ?
- Du tout, du tout.... Puis-je savoir à quel titre vous m'avez convoqué Monsieur ?
- Au titre d'OPJ qui enquête sur un drame récent. Enquête préliminaire, j'interroge les quatre cercles dans l'entourage fréquenté par madame Marcheix, la routine, sans plus. Faudra changer non seulement votre adresse sur la carte grise mais aussi vos répliques quand je vous interroge Monsieur !
- Je vous prie de m'excuser, puis-je aller me laver les mains ?
- Encore ! ça fait la troisième fois depuis cinq minutes ! décidément....J'ai la peste ou quoi ? allez, faites, faites, laissez la porte ouverte, Jean-Louise, accompagne monsieur.

Je n'avais pas affaire à un psychiatre bien ordinaire....l'homme avait déjà fait l'objet de multiples condamnations, multi-récidiviste mais toujours frais comme un gardon.....usage de faux, faux certificats, faux diplômes, faux cursus aux USA, bref, ce mec en poste depuis huit ans s'était payé le luxe d'expédier en taule plusieurs pères de famille parfaitement innocents et quelques flics soupçonnés de magouilles présumées, sans que l'Administration ni le Conseil de l'Ordre n'aient pu le démasquer. Plus fort que Majax, et le comble, un faux blaze bien entendu. En réalité, José Ramirez Della Luna y Sanchez, catalan espagnol naturalisé lors d'un court séjour à Gradignan (par faveur spéciale signée de la main de.......) voyez qui....... Niveau d'études, infirmier spécialisé en soins esthétiques durant sa période au Club trois Etoiles des flots bleus, interné trois fois à Barcelone, reconverti en professeur maître de conférences à Dakar, puis en poste à Périgueux, sur recommandation du président....(voyez qui)....... A l'issue de nos vérifications, aucune concordance entre ses empreintes figurant sur les quatre passeports (Espagne, Israël, Malte et Turquie)....En revanche, bien connu sur notre fichier Canonge . Ce Josélito m'intéressait au plus haut point.
- Monsieur Ramirez : je vous soupçonne de meurtre sur la personne d'Alain Bérard, ne niez pas. Reste le mobile, expliquez-vous.
- Je ne nie pas. C'est bien moi l'assassin.
- Racontez-moi l'affaire en détail s'il vous plaît. Le magistrat ne se contentera pas de simples aveux.
- Je ne voulais en aucun cas que cet ancien journaliste hérite du prix Nobel de chimie, j'aurais préféré mon propre candidat. J'ai prémédité ce meurtre. J'avoue.

- Tsst, Tsttt.....c'était qui votre candidat ?
- Bernard-Henry Levide
- Il n'est pas chimiste !
- Il n'est pas écrivain non plus, mais, réflexion faite il est assez bon chimiste. Quand on est capable de transformer des idées débiles en sucreries humanitaires, faut le faire, non ? y'a en bien qui gobent......je voulais le pistonner......j'envisageais de me surpasser.....
- Se rendre esclave du surpassement n'est pas suffisant monsieur l'humoriste, réfléchissez-bien....nous savons que vous étiez à proximité des lieux du drame, certes, mais encore ? c'est net, escroc aux assurances sociales d'accord, mais de là à éliminer sans états d'âme....le mobile que vous me servez ne me convient pas, vous mentez mal monsieur Ramirez. Je vous ai piégé avec ces petites notions de vocabulaire, notamment quand j'ai dit "taedium vitae", puis spleen, ce sont deux termes identiques ayant varié selon les époques, j'aurais pu tout aussi bien associer en deux temps deux termes analogues : "acedia" et mélancolie, ah ! mon cher monsieur ! dommage pour vous d'ignorer si superbement l'histoire et la chronologie; le grand Charles Baudelaire il est vrai reste intraduisible en Catalan. Avec mes regrets, mais pour le meurtre, pas question, donc, je vous libère, allez vous coucher, vous avez la fièvre....Ne quittez pas la ville toutefois. Je peux encore avoir besoin de vos lumières...
.
- Vous m'offrez un verre d'eau monsieur l'Inspecteur ?
- Une seconde, on vous le porte, restez assise, ne vous décoiffez pas. Saviez-vous que votre prétendu médecin n'était qu'un imposteur ?
- Comment ? que me dites-vous là ? mais c'était un Freudien convaincu !-
- C'est bien ce que je dis. Mais pas moi madame ! Qui plus est, ni Freudien ni psychiatre le Gus !
- Il roulait en BMW, villa sur le Bassin, chartreuse dans le Médoc, deux hectares de Saint-Estèphe.....
- Vos bijoux de chez Cartier, c'est lui aussi ?
- Hum-hum, on projetait de se marier à Saint-Augustin !
- D'après vous, quel aurait été son mobile justifiant qu'il assassine de sang-froid ?
- Ah bon ! il a tué qui ?
- Vous vous croyez où là ? à Stars académie peut-être ? ou bien chez Ruquier ? vous avez pondu un CD électro-magnétique ?
- Je ne chante pas M'sieu ! J'suis pas Josélito.....

Ophéliediote, c'est le cas de le dire...
.

Il est vrai que cette môme Cadum possédait une diction assez bien travaillée, un physique avantageux, deux incisives de lapin et quelques atouts non négligeables placés aux bons endroits, mais en revanche, pour ce qui concerne le quotient intellectuel, je me pris à émettre en une cascade muette toute une série de judicieuses réserves. En premier lieu, cette attirance pour le Freudisme de Grande surface me paraissait bien insolite, sachant que ce clown à la jolie frimousse n'avait guère qu'une centaine de mots disponibles dans son arsenal de vocabulaire à portée de langue. Des mots sans aucune charge émotionnelle ni signification, aucun humour, pas d'intellect et pas d'esprit du tout. Le tout sur un support à base d'onomatopées du style : "Yahoo", "cool" et "Lol". Une sorte d'idiome...essentiellement primaire.

Après moult vérifications, il s'avéra que la Miss ignorait totalement, non seulement la nationalité réelle de l'imposteur, car si on lui disait "Yddish" elle approuvait tout aussi bien. Aucune notion de la géographie. Bien entendu, ce fut le même topo pour papy Sigmund qu'elle qualifia d'Alsacien ! Sa connaissance du sujet psychanalyse se limitait à l'achat d'un condensé, traînant, on ne sait pourquoi, sur les rayons du Monoprix, entre la gondole des outils ménagers et le rayon des carottes râpées sous cellophane. D'après moi, un authentique analyste avait dû le jeter ayant déjà chez lui du papier toilette de bonne qualité. Ce qui prouverait que le bonhomme Sigmund n'est pas à mettre entre toutes les mains, et si, d'aventure j'avais envie de me fâcher définitivement avec mon meilleur ami, il est certain que je lui offrirai les "Trois essais sur la théorie sexuelle", et je garderai Adler pour mon usage personnel. En réponse à la question : "Pourquoi Freud à la poubelle" ? je réponds : "Réfléchissez, allez-donc méditer sous les colonnades du Louvre"....
En résumé, son Ramirez "était dans le médical", il roulait carrosse, elle aussi. L'homme était un pervers, elle aussi, et polymorphe, de la pire espèce....Broum-broum Toto... L'amour des belles carrosseries, les meilleures tables, le Bassin sacré en week-end, les devantures scintillantes...."Il fait quoi ton mec" ? "Il est dans le médical" ! C'est dire à quel point les ingénues du vingt- et-unième siècle ressemblent à s'y méprendre aux naïves du siècle précédent....Ce sont parfois les mêmes, en pire.
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- Il a avoué Monsieur l'Inspecteur ? souffla-t-elle,
- Oui, bien sûr !
- Incroyable, lui ! j'aurais jamais crû...jamais, mais que vais-je devenir seule dans la vie.... soupira-t-elle, enfin, comme dit Michel Cadiot, le créateur du bien-manger, je ferai comme tout le monde...je volerai......
- Vous ne serez pas à la rue, il vous laisse quelques babioles, vous les revendrez en vide-grenier, ou mieux encore, vous travaillerez, vous vendrez des cravates sur le marché Saint-Michel....qui sait....
- Ah oui, mais quand même, ça me fiche un coup, mettez-vous à ma place...
- Ah Madame ! Je n'y tiens pas, il y a entre nous, comment dirais-je ; une sorte de fossé temporel......
- Un véritable chameau ! me faire ça, à moi ! moi qui me débrouillait si bien...quel salaud ! Oh, et puis je m'ennuyais tellement en compagnie de ce sale type...un alcoolique, un violent, pire que mon ex-mari...qui pourtant.... C'est terrible cet ennui Monsieur l'Inspecteur...Oh, je sens que je vais m'ennuyer cent fois plus....Je peux vous appeler Gaston ?
- Je sais, j'ai un prénom à la con. Un officier à la PJ qui traîne Gaston....mes amis m'appellent Mike, ne vous fatiguez pas, et d'une, je pourrais être votre fils, et de deux, je suis gay.
- Vous ? aucun tatouage, pas de percing, rien ! ça alors !
- Comme vous dites ! j'envisage bientôt mon coming-out, j'attends que le ministre de la Justice règle mon cas pour l'opération.
- Ouah ! chébran : Lol ! génial ! vous ferez du spectacle ?
- J'en fais déjà, sous le pseudonyme de Coccinelle, mais je serais probablement nommé au tableau pour l'Ecole de Commissaire, grâce à mon pote le juge Rassis, initié depuis pas mal de temps à l'art de la scène et de l'avancement dans la carrière grâce à ses talents de transformiste, patiemment acquis à la sueur de son front chez Michou.
- J'ai ma fille, justement, elle s'y connaît, un gros relationnel dans le milieu.....n'hésitez pas.....entre nous, je peux le dire maintenant, ce salaud attirait les mineures et pratiquait le massage "french touch" tous les mercredis après le catéchisme...j'avais oublié.....
- Cannabis à gogo ?
- Ben oui ! pour un imposteur, ça la fout mal ......Figurez-vous, une femme seule livrée à l'ennui, le démoniaque ennui....j'essaie de lire, ça ne marche pas, au bout de dix lignes, paf ! Tenez pas plus tard que le mois dernier, on devait se retrouver à Saint-Emilion, eh bien, vous ne me croiriez pas, pas de restaurant, pas d'invitation ! quel radin, avec tout ce qu'il a volé à la Sécu....J'en suis toute retournée !

-
- Jamais de croisière en vue ?
- Pensez-donc ! une semaine à Montpon sur l'isle, à l'auberge des Trois canards et basta ! tu parles d'une lune de miel !
- On a vérifié, votre Gus n'était pas atteint par le syndrome du quarante-cinquième parallèle, c'est déjà ça.....Je n'en dirais pas autant de tout un chacun.....parmi ses véritables confrères....
-???????
- Je vous expliquerai plus tard.
- C'est contagieux ?
- Non non, du tout, c'est pas de l'herpès de boîte de nuit.
- Vous me donneriez des leçons de psychologie ? La voilà qui tentait spontanément de surmonter le poids de ses instincts, mais sans succès...
- Hélas, pris par mes fonctions et le music-hall...bref....
- il m'avait monté une cabane !
- Une cabale....
- Hein ? quoi ?
Son seuil d'attention était au maximum de ses possibilités à l'issue de cinq minutes d'échanges. Elle se mit à bailler sans retenue ; Sa mine de fille sotte par vocation et non par nécessité ayant l'habitude de lire aux toilettes ne me disait rien qui vaille. J'abrégeais.
- Ce sera tout pour l'instant, on devait vous garder quarante-huit heures, mais puisque il a avoué ?....Je vous libère, vous pouvez rentrer chez vous. Bonne journée Madame.

Le dimanche matin, vers neuf heures, je fus réveillé en sursaut. Au bout du fil, le légiste m'apprenait que l'autopsie du caniche venait de révéler que la petite Heidi venait de succomber à un empoisonnement. Les analyses sont formelles. Alain Bérard, lui aussi est victime, on a retrouvé des traces dues à l'absorption de cyanure sous forme de bonbon à la tapenade truffée, or, s'il y a bien un type de bonbons que ne distribuait jamais l'ex journaliste, c'était bien celui-ci, puisqu'il les fabriquait en un procédé expérimental, non encore commercialisé...Conclusion.....


La môme Cadum est en pleurs : la mort d'un petit chien, c'est pas marrant, mais s'entendre accuser du meurtre d'un journaliste adepte de la truffe et de la chimie à ses heures l'est encore moins, et pourtant.....

- Je suis Robert Rassis, juge d'Instruction, Madame, je vous mets en examen et en détention provisoire dès ce soir à la maison d'arrêt de Limoges. Je vous accuse de meurtre avec préméditation, quant à Monsieur Ramirez nous verrons plus tard ce que nous lui réservons concernant ses fausses déclarations.
- J'ai pas de mobile ! mis à part mon O6, c'est pas moi, j'sais pas qui c'est mais c'est pas moi M'sieu, je peux rentrer chez moi si j'vous dit tout ?
- Si si, vous en avez un ! et de taille, ou plutôt vous avez ce que l'on appelle un motif d'agir !
- Faux ! pas de mobile, pas de preuves, pas d'aveux, vous n'avez rien, dossier vide ! Na. J'veux sortir ! C'est de la calomnie ! une enquête de tapettes ! ah ! elle est belle la pouliche !
- Police, pas pouliche, si vous n'y voyez pas d'inconvénient majeur. Rasseyez-vous.
- Moi, je m'ennuie, je m'ennuie tellement ici, c'est triste, c'est sale, beurk !

Je fis entrer les quatre amies de la môme Cadum, en rang d'oignon.

- Votre couturière a fourni le sac contenant les bonbons à la tapenade de truffes, une recette signée Michel Cadiot en réalité, elle vous a dénoncé, on en tiendra compte....la masseuse vous a décontracté les omoplates cinq minutes avant le passage à l'acte, la vétérinaire a concocté la tapenade, quant à la maquilleuse, je ne vous apprends pas avec quel talent elle vous a grimé en sorcière d'Halloween. Nous tenons les aveux, et votre A.D.N. sur les emballages, chacune vous charge tour à tour, vous êtes l'instigatrice, quand à votre Gus à l'heure du crime il subissait sa piqûre quotidienne de viagra. Et voilà le travail ! L'ex journaliste vous avait donné rendez-vous au parking souterrain de Francheville, vous deviez lui fournir le nom d'un autre candidat au prix Nobel de chimie, un concurrent potentiel, (information lâchée imprudemment sur l'oreiller par votre Gus énamouré)..... Vous avez tenté Alain Bérard, en lui offrant un bonbon contre la promesse d'un scoop. L'ancien journaliste, gourmand comme pas deux n'a pas résisté, une fois n'est pas coutume, bêtement, il a accepté. Vous le savez, sous nos cieux aquitains, une offrande à la truffe sacrée ne se refuse jamais..vous l'avez tenté, vous l'avez défié .En somme, la plupart du temps, les gens tuent soit par vengeance, parfois par démence, ou par prudence, ou par appât du gain, rien de tout ceci vous concernant. Il est vrai qu'il n'y a pas de mobile clairement établi, toutefois, avec les aveux de vos quatre complices....l'affaire est dans le sac. Il vous fallait de l'aventure pour casser votre routine, c'est réussi ! En vingt ans de carrière, je n'ai jamais vu un tel cas ! pas de mobile ! Vous êtes vraiment un cas unique dans les annales ! L'acte gratuit ! la rencontre criminelle à égale distance entre l'esthétique, la gourmandise et l'ennui pathologique....

- Je n'avoue rien, rien du tout, je nie en bloc. Je dis seulement que je m'ennuie dans la vie Monsieur le Juge, oui ça, je l'avoue, mais pour le reste, c'est niet. J'étais un jouet dans les mains de ce névropathe, j'étais un meuble à tiroirs...une faible femme suspendue à ses désirs...je ne pouvais rien lui refuser.....
- Il est hors de cause. Un homme abonné au Viagra est un homme qui a des projets érotiques immédiats et qui, je vous l'accorde, vit au-dessus de sa libido ; mais qu'importe, en résumé, la pulsion érotique n'est pas à confondre avec la pulsion de mort, chère madame. Impossible. Ne mélangeons pas Eros et Thanatos par pitié !
- Connais pas ces deux types, qu'est-ce qu'ils ont comme marque de voiture ?
- Laissez tomber....
- Je ne savais pas que ces bonbons étaient gavés au cyanure !
- Au cyanure ? eh oui, vous le dites. Vous refusez de signer votre déposition ? Bon, écoutez, Maître Boudin-Mollard plaidera la folie, ça vous fera des vacances et un petit passage sur Antenne 2. En attendant les Assises, je vous place en détention provisoire, c'est l'exception, mais là, ce sera la procédure. Gardiens ! menottes !
Un mobile qui n'en est pas un....tout de même....L'ennui est votre motif et reste l'unique motif, bien entendu, ce motif ne figure pas dans le Code pénal....Neuf-mille neuf-cent- quatre-vingt-dix-neuf femmes en Aquitaine ont subi l'ennui ce mois-ci, certes, mais est-ce au fond une raison suffisante pour empoisonner son prochain ? Je vous le demande ? Ah ! au fait, chère madame ! voyez-vous, le syndrome du quarante-cinquième parallèle, eh bien vous en êtes la titulaire du trimestre ! Félicitations.
Tout à fait entre nous, on a toujours le choix entre la chute et l'élévation; votre choix fut celui de la paresse, le refus de l'effort... assumez-le....parce que je vous le dis en confidence, l'ennui est une prison sans barreaux dont on ne s'évade jamais.
 

Copyright /Jean-jacques Dallemand

 

 

 




Les apprentis à l'honneur.......

Retour sur événement : Le prix biennal VESUNA du 11 Juin 2016 en mairie de Périgueux a distingué Stéphanie Mongibeaux  mais aussi deux apprentis particulièrement méritants, chacun dans leur domaine, l'une : Marine Martinet pour son chef-d'oeuvre en classe d'optique et l'autre : Wilfried Bachmair pour ses travaux de métallerie-ferronnerie d'art, tous deux brillants élèves, désormais en Lycée techniques, promis à un bel avenir. 
Cliché : de gauche à droite, Monsieur Christian Chevillot, fondateur de l'A.D.R.A.H.P. Melle Stéphanie Mongibeaux reçoit le Prix VESUNA 2016, Marine Martinet, Prix du meilleur apprenti VESUNA, JJ Dallemand, fondateur du Prix VESUNA et doyen de l'Académie des Sciences, des Beaux-Arts et des Belles-Lettres du Périgord-Limousin, Mr le Maire de Périgueux Antoine Audi, Wilfried, meilleur apprenti de France (métallerie-ferronnerie) et Mr Philippe Bachmair, professeur au CFA du bâtiment de la Dordogne.



En résumé :  Importer le parisianisme du type Salon "gourmand" en Périgord, c'est très gentil, mais on peut se demander quelle est au juste la place accordée à la création locale, tant au niveau de la création qu'au plan de l'impact mettant en valeur nos artisans et leurs apprentis. Soulignons que parmi les objectifs du Prix VESUNA du patrimoine et de l'Académie, les créateurs authentiques ont toute leur place, quelle que soit leur spécialité de création.
Faites-nous connaître vos productions et notre Journal vous consacrera l'espace nécessaire afin de mettre en relief l'ensemble de vos réalisations.

"marines poésies VESUNA" est diffusé en France, auprès des producteurs maraîchers ainsi que dans d'autres pays d'europe, notamment l'Angleterre et l'Italie, sachant apprécier nos particularités culinaires. 



La cuisine des anges

 24/11/2016
La cuisine des anges -  Fable policière en trois volets -

I.-   La cuisine des anges
II.-  Meurtre à Francheville
III.- Le procès 
I.-                         La cuisine des anges
                          (Mauvaise recette du tourain)
 

 

Ne dites surtout pas qu'ils s'étaient rencontrés par hasard un soir d'orage sur les berges de la rivière Dordogne. D'ailleurs, Il fut prétendu, et avéré plus tard qu'ils n'étaient donc pas faits pour s'entendre. Lui ne voulait parler que de sa propre mère. Elle ne voulait parler que de son père. Le prétendant aux désirs subits était issu de la culture entrecôte et haricots de gironde, elle, étant plutôt tourain du Périgord. Dès leur première conversation qui eut lieu en juillet 1945 Ils n'étaient donc pas faits pour s'entendre et ils ne s'entendirent pour ainsi dire jamais jusqu'à ce 13 janvier 196O, date à laquelle fut prononcé l'acte de divorce définitif.

 

Tous deux , selon leur expérience durant la guerre , excellents cuisiniers . Cinq années durant, elle s'était spécialisée dans l'art difficile de la cuisson de topinambours et de rutabagas tandis que lui, en captivité devint un expert en dégustation mensuelle de sardines made in Croix-Rouge. A force, à force, leur première idée mise en commun aurait pu aboutir à la confection d'un tourain à l'ail, mais à l'arrivée, ce fut une brouillade sans oeufs et bien entendu sans aucune trace de truffe. Tant sur le plan culinaire que sur le plan conjugal, il leur fallut tout de même quatorze années pour ne rien réussir .....

Bien que le futur père de famille soit atteint de sinusite aigüe le faisant renifler soixante fois par minute, c'est tout de même avec le nez, chaque soir, soulevant le couvercle de la soupière qu'il testait le potage, et, selon la saison, approuvait le choix légumier parce qu'il y avait le rhume d'été et le coryza de l'hiver correcteurs de goût malgré eux.

D'après le témoignage de la belle-soeur Rita, tout à fait digne de foi, parce que de souche auvergnate, il ne se fiait qu'aux filets de vapeur, les siens, en résumant ce qui statistiquement parlant constitue un élément fort méritoire, justifiant que l'on s'y attarde, non pas au titre d'anomalie du genre tic de comportement ou tout autre motif réputé de nature burlesque,  pas plus d'ailleurs qu'il ne faudrait -dit l'Insee- s'y pencher pour raison climatique.  D'après les annales girondines , le sujet des T.O.C. climatiques a fait l'objet d'un traité signé par madame de Saint-Ange, propriétaire d'un domaine situé entre Cérons et Sauternes, ce qui lui valut de se voir attribué le Prix Femina sans aucune contestation, assorti d'un excellent article du Figaro-madame. Le fond de la thèse, audacieuse s'il en est, démontre scientifiquement, à l'aide de shémas dessinés,  la nécéssité de mouiller une muqueuse sèche. C'est le fameux concept de l'humide radical. A muqueuse sèche, arrosage immédiat, quel que soit le liquide oenolique. N'importe quelle artiste du pays de Cérons, de Cadillac et autres lieux ne put égaler le génie spontané reliant à la science madame de Saint-Ange et ses visions nocturnes. Non seulement guidée par l'esprit scientifique mais également douée pour la peinture, n'utilisant comme produits que le Sauternes millésimé propre à sauvegarder sa création, offrant son oeuvre unique, copie parfaite de "la cuisine des anges" à la tante Marie-Louise qui à son tour, en bonne chrétienne, en fit une reproduction photographique, et c'est ainsi que Murillo orna les murs du salon conjugal de Jeanne et Jean....Faute de place, mais grâce au bon goût inné périgourdin de Jeanne, seul Murillo survécut à la mode Bordelaise Saint-Sulpicienne, tandis que d'autres chapelets de motifs à extases d'apôtres en lévitation n'eurent pas le loisir de dépasser l'enceinte des toilettes, au fond du couloir, sans doute par l'intercession de Léon Bloy, en mystérieuse correspondance d'avec Jeanne. Un Murillo, ça va, deux imitations le cas échéant par de mauvais élèves......c'est moins bien....

Madame de Saint-Ange, née Martine Poirot vit le jour sur la commune de Pineuilh, enclave Girondine insolente en terre Périgordine. Excellente danseuse de cabaret aux Folies-Bergères jusqu'à sa majorité, devenue modèle dans l'Atelier de Bernard Buffet par ailleurs incapable de la faire maigrir autrement que sur le chevalet, elle épousa le Baron Kahn-Meyer, grand propriétaire de vignobles, familier de la cellulose, et par extension grand amateur de cellulite, Château Saint-Ange en Sauternais,  puis, de sauterie en Sauternes, ajoutant six cents hectares de pins en lande girondine, éclot enfin sous forme de baronne de Saint-Ange. A la sueur de son front, et ce n'est que justice, elle obtint (à la force du poignet) son casuel de jouissance non feinte, puis son banc à la basilique Saint-Seurin par la même occasion. L'abbé Marc Deraison fut le parrain de son premier-né.

Sauf à exagérer négativement, l'exagération en Aquitaine étant positive par nature puisque le jus de raisin n'est pas considéré comme étant de l'alcool, bel exemple d'exagération positive, rien de plus sain en ces années 5O que le climat régnant sur la ville de Bordeaux ; une pluie saine et abondante venue de l'Atlantique, plus précisément des Antilles si l'on veut être juste et impartial, une fameuse pluie d'automne répercutant en un chant mélodieux son fameux toccata tout au long du Pont de Pierre, éclaboussant mille grues américaines, tapotant comme sous la baguette de Roberto Benzi les pavés toujours assoiffés de la rue Sainte-Catherine. Après cinq années d'orages Brandebourgeois, les pluies cyclonesques exotiques firent du bien au commerce local des parapluies et des imperméables couleur mastic.
 Mille couches d'abadaux, malgré tout honteux d'être nés tropicaux, se convertissaient dès le sol touché aux Quinconces, en airs d'opérette, parce que Bordeaux, première ville d'art après Lyon , exigeait que son Grand-Théâtre fut, comme Versailles, chaque semaine lavé à grandes eaux martiniquaises, la meilleure eau qui soit parce que légèrement aromatisée par le rhum agricole. Ainsi, ne faut-il pas à ce sujet rétablir quelques vérités puisque ce rhum, injustement fort décrié par les alcooliques invétérés, créolisés à outrance, ne serait, paraît-il qu' à peine capable de nettoyer un Grand-Théâtre Lyonnais, or, toujours selon la tante Rita, belle-soeur du futur père de famille, la cause essentielle du reniflement viendrait plutôt de la région volcanique de l'Auvergne, laissant par-là supposer que son beau-frère portait d'emblée , on ne sait pourquoi, une immense allergie aux bovins de Salers en particulier, sans aucun lien établi entre la région de Salers et le caractère de sa belle-mère.. Hélas, l'accordéon ne soigne pas la sinusite bordelaise, que l'on soit ou non en période d'estive ou simplement braves gens de l'Aubrac....

Rita aux affirmations spontanées, non réfléchies, Rita aux évidences rustiques non cautionnées par la Faculté, Rita insistante déplut au futur père. Pas plus que les pluies acides tropicales, il n'approuva l'option auvergnate, suivant ainsi son idée, une idée en apparence saugrenue mais, d'après sa propre soeur, institutrice en Ecole confessionnelle, Ecole Sainte-Marie de Cérons, non dénuée de vérité liturgique vers laquelle Theilhard de Chardin lui-même pourrait fort bien se pencher lorsque son emploi du temps le lui permettrait, et si, toutefois François Mauriac , depuis sa retraite de Malagar, n'y voyait pas d'inconvénient majeur mettant en péril sa nomination au Nobel 1952.

La soeur du futur père, Marie-Louise, fort judicieusement, démontra, burettes à l'appui, qu'il n'existait qu'un seul antidote capable de venir à bout d'un coryza chronique des quatre saisons , et cet antidote porte encore de nos jours plus qu'un nom, il porte à sa seule évocation l'impérieuse nécessité de faire silence, et lorsque en Gironde , au sortir de la messe de onze heures, une assemblée dominicale s'apprête à dénouer la blanche et traditionnelle serviette de table, religieusement, chaque dévôt en son for intérieur épèle les trois syllabes magiques : SAU-TER-NES ! En ce pays de Gironde, un enfant non baptisé à l'impérial Sauternes ne peut être Girondin, il n'est qu'un païen, un inculte, un rien du tout, une sorte de suppôt de Satan qui ne connaîtra de la sainte vigne que les sarments de trois ans destinés à l'entrecôte, et encore, dieu merci Sainte-Vierge, merci Saint- Joseph, merci doux Jésus, bien content si cet enfant indigne plus tard saura distinguer un sarment de trois ans d'avec la baguette magique de sa panoplie de Zorro. Dans ce cas d'espèce, il conviendrait de recommander -avant l'excommunication- un pélerinage de Pâques à Verdelais, en aube blanche et sans costume de Zorro, si possible, sachant que la prononciation méridionale trop appuyée " verre de lait" en pays Sauternais pourrait susciter quelques mauvaises passions si d'aventure certains se risquaient à l'essai d'accent parodique.

Entrer en religion sauternique dès le plus jeune âge est une chose, mais y rester chaque heure de chaque jour est un exercice auquel le futur père se livrait sans retenue, affichant une assiduité quasiment monastique, ayant bien conscience que le fait de briser un cendrier par pur caprice gratuit n'était en rien comparable au jet d'une soupière de haricots à la couenne contre la cloison de la salle à manger, sitôt débouchée la seconde bouteille, inondant au passage les ailes des deux anges du Murillo qui n'avaient rien demandé. Ô Murillo de Séville ! (cadeau de Marie-Louise) témoin de sévices infligés à tes admirateurs....Ô Murillo ! l'essor de ta picturale spiritualité ne méritait en rien de tels jets colériques aussi vils.

"Bon, voilà, en face , les Allemands sont derrière ce mur : moi, ici, je dégoupille, je compte jusqu'à trois, hop je lance. Je ne garde pas entre les cuisses l'engin plus de trois secondes, sinon, amputation. Compris ? Trois fois évadé à la grenade, deux fois repris, et me voici.....
La future mère sanglotant : "Mon Dieu, que je suis malheureuse, que je suis malheureuse"...... je vais te repasser une chemise blanche, calme-toi jean, calme-toi, tes amis Laugénie vont sonner.....calme-toi, les voici, on sonne...
- Ferme cette porte, tais-toi, je vais ouvrir, pas un mot.....
Epoux au statuaire brisé, en ce dimanche après-midi, que vous fûtes loin des serments de l'été 46, loin du tourain porté aux jeunes mariés en leur nuit de noces..... En cette année 1957, il ne restait que la soupière éclatée, rescapée de la liste de mariage, morne débris d'une jonchée de fleurs menant au donjon du château des buis, ce n'était plus qu'une soupière de Limoges en huit morceaux ;  (un cadeau de Rita), gisant sur le plancher...et dès lors l'ail du tourain devint amertume, la perspective d'une dégustation voluptueuse partagée en famille cessa d'exister, l'horizon des promesses euphoriques d'après-guerre s'éloignant, visiblement, la bonne cuisine des anges n'aurait pas lieu. Il manquait à cette union une mince part de vertu indispensable, sans laquelle aucune volupté n'est possible. La vertu étant parfois un mal nécessaire.
                                                          §§§

- Ma bonne Jeanne,
- Ma bonne Marie-Louise......
- Etes-vous certaine que vos deux petits anges vont apprécier l'ail du tourain ?
- Trois.
- Je vous demande pardon ?
- Trois petits anges !
- Mon Dieu ! où avais-je la tête, mais bien entendu, le temps passe si vite....
- C'est nous qui passons, mais qu'importe. Oui. Je suis persuadée que le tourain périgourdin ne leur fera que du bien. D'autant que de nos jours, nous ne le conservons plus guère sous l'édredon....
- Certes, certes.....mais tous ces oignons...
- Deux gros oignons seulement.
- Et ces aulx...
- Quatre gousses d'ail, et une cuillérée de farine, sur la recommandation expresse de madame de Saint-Ange, votre voisine au château de Cérons.....soit-dit en passant.....
- Une dame de qualité, soit dit en passant.
- Une demi-cuillerée de vinaigre par semaine ne leur fera pas de mal, bien au contraire.
- Et donc, une pincée de sel ?
- Tout de même aucun piment de Cayenne ?!
- Inconnu en Périgord, ma bonne Marie-Louise !
- Merci doux Jésus. merci. Et quand au pain rassis ?
- Aucune inquiétude pour le pain rassis. Nous en mangeons depuis dix ans. Votre cher frère est un garçon économe.
- Il a beaucoup souffert......Je me demande s'il supportera les deux jaunes d'oeufs....
- Je lui verserai les blancs dans la marmite, n'ayez crainte.... Quand à fouetter.....ce ne sera pas une surprise...
- Dans ce cas, j'émincerai l'ail et l'oignon, nous fouetterons ensemble.
- Nous les ferons suer à la graisse d'oie.
- Bel anniversaire de mariage, ma bonne Jeanne. Ce tourain trempera vingt-quatre heures, par respect pour la tradition en Périgord, je vous l'accorde. Ah, au fait, ne vous mettez pas en frais pour le Pécharmant, je ne bois pas, vous le savez, sauf en messe quotidienne, cas de force majeure.
- Vous êtes bien la seule dans la famille.
- Fort bien, ma bonne Jeanne. persiflons, persiflons, fort bien. Je prierai pour vous.


                                           §§§
                                      EPILOGUE

Les anges noirs.....
Jean, l'époux coléreux, maugréant, tout entier dévoué à ses libations parlait à sa mère absente :
- Mes fléchettes..maman....où sont mes fléchettes..maman....mon tir aux pigeons, sors mes jouets du grenier, je t'en prie.....
- Mon pauvre ange ! soupira l'absente. Mon pauvre ange noir ! Tu n'as donc pas d'amis !
- Oh oui maman ! bonne idée, envoie-moi un ami, buvons à l'amitié. Il me semble bien vieux ton messager, qui est-ce au juste maman ? je distingue mal....
- Pose ton verre un instant, écoute le monsieur...Tu verras..il sait nourrir les pigeons....
Il apparut, lumineux, dans l'encadrement de la porte du salon et déclara :

"Tu as fait appel à moi, et me voici", et ce fut tout.

"Ah ! le coup du père François ! François d'assises ?! pas mal François et ses oiseaux ! Non ?! François Mitterand peut-être ?! pas davantage ......François, François.....qui étiez-vous ? François Mauriac sans doute ? Ah j'y suis, maman ! Maman, Mauriac et ses anges noirs !
- Repens-toi mon fils. C'est l'heure du repentir. Je te l'avais bien dit, si la littérature, le partage du pain à l'ail et la vertu de nos pères ne t'ont pas sauvé, alors nul homme sur terre, pas même l'ombre de Mauriac ne pourra rien pour toi.

Alors, Jean fit un noeud coulant de sa cravate, et il tira d'un coup sec.
 


copyright Jean-jacques Dallemand 12 Juillet 2016
Corrigé le 24 Novembre 2016
(Illustration : Murillo) 

 




Au patrimoine européen...publié en 1883....le célèbre Pinocchio,
issu de l'imagination de Lorenzini -dit Collodi- Ecrivain et journaliste.

Une première version cinématographique avec Nino Manfredi dans le rôle de Gepetto , en 1964....
puis une seconde adaptation signée Roberto Benigni....

Chef- d'oeuvre de la littérature pour la jeunesse, Pinocchio possède une double nature qui lui permet d'évoluer aux confins de la fable et de la réalité.....capable d'affronter avec une infinie curiosité tous les dangers du vaste monde.....

Une sorte "d'homo duplex"  en devenir ? déjà ?!!!



27 Septembre

 29/09/2015

En compagnie de Roger Treneule - Ardent défenseur du patrimoine en Périgord et guide averti de l'abbaye de Saint-Avit-Sénieur -

Une escale historique incontournable en toutes saisons....

 

Cliché : Christian Chevillot

 




Un courrier peu connu signé jean Cocteau adressé à Léonard de Vinci :



Extrait : "Léonard était un poète, un poète actif et réaliste, le réalisme d'un poète consistant à dépeindre avec exactitude les formes d'un monde qui lui est propre et sans le moindre rapport avec ce qu'on a coutume de prendre pour la réalité. Il pensait en actes. Phénomène qui le métamorphose tour à tour en architecte, en géomètre, en alchimiste.
               Je prépare un vaste Requiem.
                Ce fleuve de paroles comportera des haltes. Une de ces haltes s'intitule Hommage à Léonard, poème assez obscur puisque c'est la seule forme sous laquelle je trouve une excuse à la poésie, le reste n'étant que discours.

               De cet hommage, je détache les deux dernières strophes. Elles diront mieux que cette courte notice ce que Léonard m'inspire et l'amour fraternel que je lui porte.


              O merveille : ce verbe auquel je m'abandonne
              Ce silence complice et comprendre la main
              D'un ange sac au dos sur le bord du chemin
              Avec n'en doutez pas sourire de Madone.


              Halte ! le stratagème encore a réussi.

              D'où j'allais son index adroitement m'écarte

              Et montre le royaume inconnu sur la carte

              Où triomphe l'échec glorieux de Vinci.



Selon certaines sources, Léonard de Vinci et Jean Cocteau auraient présidé la même institution....Un certain prieuré plutôt laïque, empreint d'un esprit de sagesse et d'amitié.....au bord d'un étang, au pied d'une colline sacrée appelée Ecorneboeuf...    







ELOGE DU PAYS VESUNIEN

 17/06/2013
Signature-dédicace ;

Samedi 22 Juin après-midi à la Librairie Marbot de Périgueux 



Discours ex-cathedra à l'intention de jeannot Boussuges du Coderc par Jean-jacques Dallemand


Dans mon village, sur une fresque fut dessiné pendu
un poète nommé "Homo Bolivarius"
Il avait trop aimé Simon Bolivar et de la tradition de liberté
les coutumes et les us.

Chaque Samedi ; sur la Place du Coderc,
Jeannot 1er, Prince des poètes en Périgueux
Vous parle entre onze heures et midi précises.
Il est le Colosse de Vésuna..

Le voici immortalisé par Marcel Nino PAJOT...  
de notoriété publique, Jeannot BOUSSUGES
est un monument; il est LE COLOSSE de VESUNA! Hélas, il ne se visite
pas..
Il est également un membre éminent du Mouvement des Hydropathes animé en Dordogne par Maurice MELLIET.



HEPHAISTOS

 30/07/2012
HEPHAISTOS ;

Celui qui brille pendant le jour !



Fils d'Hera par parthénogénèse, dieu-gnome, difforme, boiteux, si débile à sa naissance que sa propre mère le précipita à la mer du haut de l'Olympe....


Il vécut neuf ans dans une grotte sous-marine et y installa sa première forge.... et plus tard fut l'époux de la belle et sensuelle Aphrodite, un aspect de la mythologie -amis esthètes- dont Jean Cocteau s'inspira pour écrire "la Belle et la bête"


Pour lui rendre hommage l'an prochain, le Cercle Vesuna des auteurs et créateurs d'art du Périgord organisera les "Vulcanies" probablement sur le territoire de la commune de Saint-Georges de Montclar, aux environs du mois de mai 2013. Notre ami, le maître Philippe Bachmair présidera ces deux journées en compagnie de jacques Teulet, le talentueux artiste-peintre symboliste concepteur de "motifs à rêves".....dont nous conseillons la lecture de son fameux "Billet des arts"....


Bonnes vacances en Août pour nos lectrices et lecteurs à terre ou en mer ! et rendez-vous début septembre !!!!!!!!!!!!     


Notons pour les curieux que les Celtes eurent aussi un dieu forgeron "GOBNIU", équivalent du GOVANNAN britannique.             



Gaïa de Delphes

 09/07/2012
Une oeuvre sensualiste signée jacques Teulet au Panthéon des "motifs à rêves" : Gaïa de Delphes.


"j'ai vécu assez longtemps pour la nature comme pour la gloire"... nous souffle-t-elle en une interrogation oratoire superbement mise en abyme par l'artiste symboliste. Le vouloir-vivre éternel de Gaïa abolit nos peines, nos chagrins, nos souffrances. Gaïa a besoin de l'autre, l'autre est le spectateur, le spectateur est l'esclave du beau. C'est une oeuvre qui donne envie de vivre sans réserves. Gaïa la "première" n'est pas une dame frayeur, non, elle est plutôt une faemina sapientia, elle est celle qui donne de la saveur à l'existence de l'amateur d'art ou du passant attentif, heureux habitants de la planète et du Pays Périgord.


Jean-jacques Dallemand 

pour consulter l'ensemble des oeuvres disponibles de Jacques Teulet : http://www.jacteulet.4yu.fr de la part de "marine poésie"  



Extrait du chapitre XXII :

"Ce qui arriva en France à Candide et à Martin"




Portrait actuel de Candide 




 
Candide ne s'arrêta dans Bordeaux qu'autant de temps qu'il en fallait pour vendre quelques cailloux du Dorado et pour s'accomoder d'une bonne chaise à deux places car il ne pouvait plus se passer de son philosophe Martin. Il fut seulement très fâché de se séparer de son mouton qu'il laissa à l'Académie des sciences de Bordeaux, laquelle proposa pour le sujet du prix de cette année de trouver pourquoi la laine de ce mouton était rouge. Le Prix fut adjugé à un savant du Nord, qui démontra par A plus B, moins C, divisé par Z que le mouton devait être rouge, et mourir de la clavelée...



brève escale donc et remontée sur Paris: "parmi ceux qui lui faisaient les honneurs de la ville, il y avait un petit abbé périgourdin, l'un de ces gens empressés, toujours alertes, toujours serviables, effrontés, caressants, accomodants, qui guettent les étrangers à leur passage, leur content l'histoire scandaleuse de la ville, et leur offrent des plaisirs à tout prix. Celui-ci mena d'abord Candide et Martin à la comédie. On y jouait une tragédie nouvelle...."   



Amies lectrices et lecteurs, en relisant nos classiques, voyez le chapitre consacré à votre pays natal.....!!!  

Agréable recherche pour nos Equipages en mer !   



Prix VESUNA 2012

 20/06/2012
Le prix Vesuna 2012 - Prix des créateurs d'art a été attribué à Jean-marc Pradier pour son invention "chromage tous supports".

La statuette Vesuna a été réalisée par Philippe Bachmair - maître métallier-ferronnier d'art,  en présence de M.M. Bourgeois architecte et maire-adjoint de la Ville de Périgueux, Bernard Mousnier, président de Cobaty,  Garcia-Benévente, du Rotary-Club, J.M. Jardry, Nicolas Géraud de la Librairie Marbot, et des meilleurs apprentis du CFA de Périgueux.


Une centaine d'invités -décideurs économiques- du département a assisté à la cérémonie au pied de la Tour de Vésone puis à la remise du Prix Vesuna, dont le diplôme : "l'âme de Vesuna" est une oeuvre signée jacques Teulet, l'artiste symboliste dont on aperçoit une partie du Tableau "Gaïa". Pierre Bru le célèbre auteur de "Tourmentes au Vatican" présidait le jury 2012.   



MUCHA & L'Art NOuveau

 22/04/2012
Alphonse MUCHA

    1860-1939




Surnommé le" Watteau des rues", il développa un style très personnel inspiré de peintres du XVIII° siècle comme Watteau, Tiepolo et Fragonard. Mais parallèlement, son emploi de formes abstraites et de couleurs chatoyantes ainsi que sa représentation des parisiennes de la Belle Epoque éprises de plaisirs semblaient alors très modernes. 
Cette nouvelle forme d'art fut marquée de manière décisive par l'affiche saisissante peinte en 1892 par Henri de Toulouse-Lautrec pour le chanteur de cabaret Aristide Bruant...




Tandis que la relation symbiotique de MUCHA avec Sarah Bernhardt  dans les années 1890 devint extrêmement profitable à l'un comme à l'autre : le talent de la comédienne associé au génie du dessinateur d'art ...... visionnaire.....


Le couple d'artistes idéal en quelque sorte....



Mijo de Vésuna  :   pour "marine poésie" 



MAURIAC & BORDEAUX

 28/03/2012
Né à Bordeaux en 1885 -juste en face de l'ancienne Faculté des lettres- devenue Musée d'Aquitaine, il est entré à l'Académie Française en 1933 et a reçu le Prix Nobel de Littérature pour l'ensemble de son oeuvre en 1952. Il a terminé sa carrière romanesque juste avant sa mort survenue en 1971 par un dernier chef-d'oeuvre :


"Un adolescent d'autrefois" 


François Mauriac a écrit ce roman à plus de 8O ans et pourtant on le sent bouillonnant de passion vive, d'amour, de mépris pour la souillure que provoque l'argent, et d'inquiétude pour tout ce qui touche la foi.


C'est une oeuvre d'une poésie riche et frémissante. Du Mauriac de Bordeaux, la rue sainte-catherine, la galerie Saint-rémy, les dames de France et le fameux port disparu en 1974.


Dans ce retour aux sources, n'oubliez pas le passage à Malagar( près de Verdelais)  son ancienne demeure afin de vous recueillir quelques instants face à sa bibliothèque intacte.  




Cliché : Le Grand-Théâtre de Bordeaux     



MARINE POESIE EN DEUIL

 02/03/2012
              Nous apprenons avec tristesse le décès subit d'une de nos fidèles lectrices de Dordogne, Marie-José Amblard bien connue et très appréciée du milieu socio-culturel. Dans tous les postes occupés, Marie-José n'a laissé que de bons souvenirs à ceux qui l'ont côtoyée.

A sa famille éplorée, ses enfants amis et alliés notre Journal présente ses condoléances attristées et se joint à leur douleur. 



Lamartine

 03/01/2012
LAMARTINE



Extrait du Pélerinage d'Harold    :




Italie ! Italie ! adieu, bords que j'aimais !
Mes yeux désenchantés te perdent pour jamais !
O terre du passé, que faire en tes collines ?
Quand on mesuré tes arcs et tes ruines,
Et fouillé quelques noms dans l'urne de la mort,
On se retourne en vain vers les vivants : tout dort,
Tout, jusqu'aux souvenirs de ton antique histoire,
Qui te feraient du moins rougir devant ta gloire !
Tout dort, et cependant l'univers est debout !

........   
Chers Amis de marine poésie, voyez-vous,  
sans la sensualité, point d'âme. Plus nous sommes voluptueux   et plus nous sommes intelligents !


La belle saison de l'homme, c'est celle des désirs et des plaisirs.
Le sage fait tout pour la prolonger......



Janvier 2012                 
In Méditations poétiques


A. de Lamartine
1790-1869  






Sous une oeuvre signée Léon Gérôme. 



Château de Lamonzie-Montastruc

Entre Bergerac (12 km)

Et Périgueux     (35km)


Ce magnifique château aurait abrité durant l'exode (1940) la famille du Grand-Duché du Luxembourg -selon les annales locales-....  




Cliché de JJD pris Mardi 22 Novembre à 11 heures



Verlaine à Rimbaud :

"Venez chère grande âme, on vous appelle, on vous attend !
Acte de renonciation de Rimbaud :



"Je soussigné Arthur Rimbaud, 19 ans, homme de lettres, demeurant ordinairement à Charleville (Ardennes-France), déclare, pour rendre hommage à la vérité, que le jeudi courant, vers deux heures, au moment où M. Paul Verlaine, dans la chambre de sa mère, a tiré sur moi un coup de révolver qui m'a blessé légèrement au poignet gauche, M. Verlaine était dans un tel état d'ivresse qu'il n'avait point conscience de son action.... Que la cause de l'ivresse de M. Verlaine tenait simplement à l'idée de ses contrariétés avec madame Verlaine, sa femme.


In Oeuvres complètes dans la Pléiade



Rétrospective

 17/02/2011

Au rayon souvenirs d'enfance

La période 1947-1957 :



Les fameux albums à relire avec délice....



Marcel Nino PAJOT

 24/12/2010
L'Atelier de perfection au service de Don Quichotte.

Mortelle sagesse :

Cette mort soudaine de Don Quichotte a fait couler des flots d'encre. Pour les romantiques il est normal que le héros incapable de vivre hors de son monde idéal de l'apparence meure en reprenant contact avec l'horrible monde reél...




Bravissime Picaro vu par Marcel Nino Pajot est un être dont il faut parler afin de lui maintenir ses lettres de noblesse à l'envers mais en couleurs. Il semble nous dire "Mon père est un voleur, ma Mère est une putain, Dulcinée une traînée mais je vous aime malgré tout".

En partant à la découverte de l'univers il n'a de cesse de se découvrir lui-même. Le Picaro est non seulement un aventurier de génie, un singulier observateur de l'humanité et de la nature, mais qui plus est il est aussi poète à sa façon et surtout philosophe. Et là, voici que le maître PAJOT nous l'a bien rendu tel quel.


BAUDELAIRE A GAUTIER

 09/12/2010
AU POETE IMPECCABLE
AU PARFAIT MAGICIEN ES LETTRES FRANCAISES
A MON TRES-CHER ET TRES-VENERE

                       MAITRE   &   AMI  

                    THEOPHILE GAUTIER

                Avec les sentiments de la plus
                        profonde humilité


                           JE DEDIE
                 CES FLEURS MALADIVES

                


FRANCIS BACON

 11/11/2010
1561 - 1626


Souvent considéré comme le premier des Modernes et le dernier des Anciens, il rompt avec la scolastique et introduit en philosophie la méthode expérimentale...
Théoricien et partisan d'une république des savants préfigurée dans l'utopie de la Nouvelle Atlantide...

Cf aussi "Novum Organum" du même auteur.


Commentaire de marine poésie :

BACON un grand esprit qui nous manque aujourd'hui...



Le Gynécée

 11/11/2010
Léon Gérôme



Sonnet d'Arvers

 11/11/2010
Mes heures perdues...
En 1833


Mon âme a son secret, ma vie a son mystère
Un amour éternel en ce moment conçu.
Le mal est sans espoir, aussi j'ai dû le taire
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.

Hélas ! j'aurai passé près d'elle inaperçu
Toujours à ses côtés et pourtant solitaire
Et j'aurai jusqu'au bout fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demander et n'ayant rien reçu.

Pour elle quoique Dieu l'ai faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d'amour sur ses pas ;

A l'austère devoir, pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
Quelle est donc cette femme ? et ne comprendra pas.

                                           Mes heures perdues
                                           Félix ARVERS





On peut aussi lire son drame "La mort de François 1er"
Le Tableau accompagnant est signé Marcel Nino Pajot.



LE STYLE COCTEAU

 06/11/2010

Cocteau flotte à la surface de la mode, coule et ressurgit...
Il meurt à Milly-la-Forêt le 11 octobre 1963 après s'être intronisé :
"Premier poète parapsychologique"


A retenir son film "ORPHEE" écrit et réalisé par ses soins avec bien entendu jean Marais, François Périer et l'inoubliable maria Casarès.

Très récemment deux anciens normaliens Vésuniens en reparlaient. Il s'agit de Jean-Claude Bonnet éminent spécialiste de Proust et ancien élève de Maurice Albe) d'une part et du poète Jacques Lafont -grand admirateur en son temps- de maria Casarès...

"Etonnez-moi" !!! tel fut le mot d'ordre de
  jean Cocteau.




THEODORE GERICAULT

 26/10/2010
Derby d'Epsom

C'est parfois la photographie qui ment et c'est la sculpture qui a raison affirmait Rodin ;
Mais là, les chevaux de Géricault dans le "Derby d'Epsom" donnent cette impression étrange de courir éternellement sur la toile, comme un bas-relief en relief, la vie en mouvement...
Le romantisme à l'état pur....



CHARLES BAUDELAIRE

 24/10/2010

La vie antérieure

J'ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,
Rendaient pareils, le soir aux grottes basaltiques.

Les houles, en roulant les images des cieux,
Mêlaient d'une façon solennelle et mystique
Les tout-puissants accords de leur riche musique
Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.

C'est là que j'ai vécu dans les voluptés calmes,
Au milieu de l'azur, des vagues, des splendeurs
Et des esclaves nus, tout imprégnés d'odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,
Et dont l'unique soin était d'approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.




ARTHUR RIMBAUD

 24/10/2010
Confins du monde....


Je voyageai un peu. J'allai au nord, je voulus reconnaître là toutes mes odeurs féodales, bergères, sources sauvages. J'aimai la mer, l'anneau magique dans l'eau lumineuse comme si elle dût me laver de ces aberrations....


A.R.
In Correspondances


LOUISE LABE

 06/10/2010

Louise Labé surnommée La Belle Cordière
1526-1566


Poétesse Française toujours d'actualité :

"Le plaisir le plus doux qui soit après l'amour, c'est d'en parler"...

A relire  entre autres magnifiques textes de sa main ;

Je vis, je meurs

Je vis je meurs; je me brûle et me noie.
J'ai chaud extrême en endurant froidure...

A vous mes amies Certiferme de découvrir la suite de ce poème...




PERI-POLAR
Rencontre d'auteurs latins du Grand Midi et du Gai Savoir


1 & 2 Juillet 2011 en Vésuna-Périgueux



PROVISION LITTERAIRE

 12/08/2010
     Se cultiver, se souvenir, transmettre, tel est le but proposé par marine poésie dans sa modeste mission d'aide-mémoire.

     Un court article, une petite mise en valeur, un questionnement et parfois un léger regard critique. Nous ne présentons à nos lecteurs que ce qui nous paraît digne d'être retenu -et redécouvert- :
                                 
"le dignum memoratu"
de nos ancêtres littéraires en résonance avec notre temps, nos racines et notre socle gréco-latin. Nous souhaitons contribuer à enrichir et développer notre passion à l'égard de l'Antiquité si présente en Aquitaine et en terre Périgord.

     Voici en ce mois de Juillet 2010 quelques royales destinées mises en perspective; quelques petits rappels  en somme pour se changer les idées et se nourrir l'esprit :

A relire -grâce à Hérodote- l'histoire de Crésus dernier roi de Lydie (un canton situé dans la vallée du Pactole) en Turquie actuelle, d'une part !


et pour celles et ceux qui passeront le Channel cet été :


A admirer au British Muséum les fragments du tombeau du roi Mausole
d'où la fameuse appelation "mausolée" tombeau érigé par l'épouse du défunt de la non moins célèbre Artémise. Mausole fut -d'après le récit de Marcus Tullius- roi de Carie et son tombeau (couvert de larmes et de caresses) par l'épouse rongée par le chagrin , fut classé parmi les sept merveilles du monde. Il était situé à Halicarnasse -aujourd'hui Bodrum en Turquie- et fut détruit par un séisme avant le 5° siècle de notre ère.

Amies lectrices de Certiferme c'était notre recette "esprit vacances" composée à votre intention...

marine poésie vous souhaite un excellent mois de Juillet !!!  et d'Août.Je vous remercie de votre assiduité (1) et je vous donne rendez-vous dès la première semaine de Septembre. En attendant vous pouvez me joindre sur face-book et c'est avec plaisir que je vous répondrai !

(1) Pour les puristes : le mot assiduité est formé avec le préfixe aes qui signifie pièce de bronze ou d'étain à l'époque romaine -le fameux as- et du verbe dare -donner- !!!

Retrouvez-moi sur face-book chers amis !
http://www.facebook.com/jeanjacques.dallemand

Jacquou le Craquant (Croc-Mignon) défend la tradition en Périgord car la cuisine à la graisse d'oie est sans beurre et sans reproche... Bonne fin de vacances à toutes et à tous de la part de marine poésie, de Certiferm et de Ferm'Adour.




"Celui qui de son vivant, ne vient pas à bout de la vie...il est donc mort de son vivant et il est essentiellement le survivant"...

Une excellente préface de P. Klossowski datée de 1945. débute le fameux Journal de Franz KAFKA .

Pour les lectrices et lecteurs de marine poésie ( et tous les adhérents de Certiferme) qui souhaitent entrer dans l'univers de notre "grand peintre du malaise" dont l'esprit séditieux et néanmoins espiègle devrait séduire sans conditions.

Une pensée notée un 27 décembre :

"J'eus quelques appréhensions quant à savoir si ma vie suffirait pour toute la durée de ma vie"...



PLEIADE

 27/06/2010
Quand vous serez bien vieille au soir à la chandelle
Assise auprès du feu, dévidant et filant
Direz, chantant mes vers en vous émerveillant
Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle.

Lors, vous n'aurez servante oyant telle nouvelle
Déjà sous le labeur, à demi-sommeillant
Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange éternelle...

Sonnet à compléter par nos lectrices et lecteurs.

"marine poésie est cet ilôt Vésunien 
  dans l'océan de la connaissance"...
   



VICTOR HUGO

 17/06/2010

L'empereur des Lettres Françaises

Lorsqu'il s'adresse à Charles Vacquerie, l'époux défunt de sa fille chérie.


Il ne sera pas dit que ce jeune homme, ô deuil,
Se sera de ses mains ouvert l'affreux cercueil
Où séjourne l'ombre abhorrée..



Cliché Wikipédia-Wikimédia/Commons
Portrait réalisé par Léon Bonnat (1833-1922)






LEOPOLDINE & CHARLES

 17/06/2010
"Il y a des hommes océans en effet...

En hommage au Maître j'aurais aimé m'appeler Victor EGO ...


-Que penses-tu de cet exil ?
-Qu'il sera long !
-Comment comptes-tu le remplir ?

Le père répondit :
-Je regarderai l'océan.

Cliché photographique Google/Wikipédia

D'après le dessin exécuté par HUGO à Guernesey en 1864...

Retrouvez Hugo chez Claude Durieux
librairie.maritime@gmail.com


Il semblerait que l'Etat se préoccupe du mauvais entretien des tombes de Léopoldine et de Charles et
nous avons pu constater qu'aucune indication particulière n'est signalée par la Municipalité de Villequier indiquant ce haut lieu de mémoire lié à la famille Vacquerie et à la famille Hugo.

marine poésie rend hommage à Léopoldine
chaque nuit car :

dit Hugo ;

Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne...

et pour Charles ;

"Il ne sera pas dit que ce jeune homme, ô deuil !..

A vous la suite amis de marine poésie...





    A VILLEQUIER
    Pour Léopoldine et Charles



DLM aux pieds de Léopoldine



Cliché : Angela Catrouillet-Dallemand



SERGIO CECCOTTI

 06/06/2010

GALERIE BLONDEL :




Marine poésie en suit l'actualité
et nous ne sommes pas les seuls puisque notre confrère le Peintre symboliste Jacques Teulet -concepteur du fameux Bulletin des Arts-  lui consacre régulièrement un article .




LE BEAU NAVIRE

 25/05/2010
Charles Baudelaire
fait escale à Vésuna
Le beau navire


Je veux te raconter, ô molle enchanteresse
Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ;
Je veux te peindre ta beauté
Où l'enfance s'allie à la maturité........


La suite est à la disposition des lectrices et lecteurs in "Les Fleurs du Mal"
Charles et votre serviteur vous remercient
de nous lire chaque nuit. La consultation moyenne et régulière de notre journal littéraire marine poésie
est d'environ une centaine de lectrices chaque nuit et une centaine dans la journée depuis le mois d'octobre 2009. Lecteurs de Corse, d'italie, de Belgique, de Roumanie, Artistes-peintres, philosophes, amateurs d'art, amoureux de la poésie, nous vous remercions de votre fidélité.
Cordialement ;
DLM (Dallemand)


Nos amis libraires en France ;

Librairie Des livres et nous de J. Raimbault
Librairie maritime de Claude Durieux
Librairie Bonne aventure
Les manants du roi


http://www.lesmanantsduroi.com/a_visiter.php









du BELLAY

 22/05/2010
Hommage à nos ancêtres littéraires !
Joachim du Bellay ; sur le thème de la belle matineuse...

Ce qu'il doit à Antonio RINIERI !!!
marine poésie le restitue à l'Italie
Le devoir de mémoire en quelque sorte ...
Déjà la nuit en son parc amassait
Un grand troupeau d'étoiles vagabondes,
Et pour entrer aux cavernes profondes
Fuyant le jour, ses noirs chevaux chassait...



L'idée de ce sonnet est la comparaison de la femme aimée avec le soleil levant  -inspiré d'un sonnet italien- du célèbre Antonio RINIERI né à Colle Val d'Elsa en 1535 et fameux poète érudit à qui nous rendons hommage dans nos colonnes.


Va à ton isolement mon frère, avec tes larmes.
j'aime celui qui veut créer au-dessus de lui et ainsi va à sa perte...

                           §§§§§§§

J'apprécie beaucoup la compagnie de Nietzsche, surtout lorsqu'il prend ses désirs pour ma réalité.
DLM
Bien que membre du cercle 
Et du cloître pour esprit libre
je ne suis pas au centre de cette photographie...




                           cliché Wikipédia



THEOPHILE GAUTIER

 01/05/2010
Cité par Oscar Wilde et reconnu Maître O combien ; notamment par Charles Baudelaire


..."Sur une gamme chromatique
    Le sein de perles ruisselant
    La Vénus de l'Adriatique
   Sort de l'eau son corps rose et blanc"

Extrait d'Emaux et camées
In la main de Lacenaire
Editions Charpentier
Eau-forte de Jacquemard

En hommage à Sergio Ceccotti
Andria Santarelli
Narcisa Lambrecht de Roumanie
Et à nos lectrices de Corse et d'italie

De Vésuna à Venezia...


Cliché photographique extrait de Google France



ARNO RINK
ULRICH HACHULLA
MICHAEL TRIEGEL


TROIS PEINTRES DE LEIPZIG

WWW.GALERIEBLONDEL.COM

de la part de marine poésie

A VISITER ABSOLUMENT A PARTIR DU SAMEDI 22 MAI 2010




JEAN de la FONTAINE

 23/04/2010
LE SINGE ET LE DAUPHIN


C'était chez les grecs un usage
Que sur les mers tous voyageurs
Menaient avec eux en voyage
Singes et chiens de bateleurs....

Extrait du Livre IV
Fable conseillée par marine poésie



Portrait réalisé par Rigaud
Collection Wikipédia



Assassinée le 31 mai 1431 mais toujours présente en notre mémoire...



Portrait réalisé par Dominique INGRES



GUY de MAUPASSANT

 23/03/2010
La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le...


Guy de Maupassant
dont chacun connaît la passion à l'égard des voiliers ; Bel-Ami I et Bel-Ami II...

"Pythagore" c'est moi !!!
Nous a-t-il confié à l'issue de ce déjeuner des canotiers...

Découvrir son fameux "Docteur Héraclius"
en librairie voir :

lib.deslivresetnous@orange.f


"Quand il fait beau comme aujourd'hui, j'ai dans les veines le sang des vieux faunes lascifs et vagabonds. Je ne suis plus le frère des hommes mais le frère de tous les êtres et de toutes les choses..."





BIZET GEORGES
1838-1875
OU LA SUPREMATIE FRANCAISE DANS LE GENRE DU DRAME LYRIQUE
(Avec GOUNOD et MASSENET) ne les oublions pas !
Georges BIZET compose successivement ;

. Les Pêcheurs de perles
. La Jolie fille de Perth -d'après Walter Scott-
. Djamilah
. L'Arlésienne (inspirée par A. Daudet)
 
Puis CARMEN..

Son oeuvre orchestrale comprend une symphonie descriptive ; ROMA, une ouverture ; "PATRIE", des mélodies variées ainsi qu'un recueil pour piano à quatre mains intitulé "jeux d'enfants".

Il est suggéré -pour les amateurs de partitions rares- de demander conseil à notre confrère MILLESCAMPS -7 Rue Saint-Front- PERIGUEUX FRANCE.. éminent
spécialiste bien connu des lecteurs de marines poésies.



APRES LE VIBRANT HOMMAGE DE LA REPUBLIQUE DES ARTISTES
RENDU ;
ALAIN BERNARD RENONCE AUX ADIEUX A LA FONTAINE BLEUE
-AU COEUR DE PERIGUEUX-


"Argentine fontaine vive
  De qui le beau cristal courant
  D'une fuite lente et tardive
  Ressuscite le pré mourant...

  Pierre de RONSARD
  In Odes VI-Livre III
  1550
  
 RONSARD - Prince des Poètes, Toi qui mesure
 tes poèmes à la lyre, Ton Nom et ta Mémoire
 ne périront jamais...
















Fontaine de RAMON
Place Saint-Louis
PERIGUEUX
Ici, Alain BERNARD, Auteur et journaliste recueille les mots aimés, les recettes des mets locaux et les "mais je n'ai jamais dit ça"...



POETES D'AUJOURD'HUI

 26/12/2009
POETES EN PERIGUEUX
JEAN BOUSSUGES


                                             Une plume de virtuose que celle tenue inlassablement par notre poète Périgordin Jean BOUSSUGES qui sur le Marché du Coderc  de Périgueux chaque mercredi et samedi matin nous chante ses états d'âme, ses émotions, son enthousiasme fraternel. Il exhale à certaines heures propices (entre 11Heures et 12 heures) la puissance lyrique de son inspiration tant il est vrai que son métier de diseur va bien au-delà de la simple poésie parolière de circonstance. Guidé par son éternel et  profond besoin de partager les beautés de la vie, poussé par l'ombre nostalgique d'un Périgueux dont il incarne à lui seul la mémoire vivante, il est notre grammairien rustique et mélancolique, il est un grand diseur expressionniste, passionné de la souffrance des autres, si sensible, si précis ,à tel point que lorsque s'allume son oeil noir ironique étoilé, nous savons dès lors que toute chose banale sera transformée en bien dire et bien écrire. Il est notre Prince du bien-dire et du bien-écrire .
Extrait de son recueil paru ce matin 23 décembre, lisons et relisons (parmi une cinquantaine d'autres textes) le fameux "TANGO" dédié aux vivants, aux passants du monde perdu, aux amis et aux danseurs de corde raide dans l'existence.

Le recueil est illustré par une couverture originale signée : PAUL ANDRE ENARD


 Jean-jacques DALLEMAND a illustré cet article grâce à un célèbre tableau de Marcel Nino Pajot représentant Jean Boussuges en "Colosse de Vésuna".

                                                                         
                                                              
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CHRONIQUE DU MARCHE DU CODERC
A PERIGUEUX

liens  :

http://periblog.fr
http://www.hoteldesbarris.com




Sous le règne de Marc-Aurèle
l'éminent poète philosophe... Maître ès-rhétorique APULEE conte avec brio la manière dont son héros se déplace d'un bout à l'autre de lui-même. Cet immense poète -natif de Cirta- démontre à quel point la métamorphose possède une valeur éducative, or, affirmera plus tard Nietzsche, l'homme a été éduqué par ses erreurs, notamment celle qui consiste à se croire intermédiaire entre l'animal et la nature. Cet aller-retour dans l'asinité enchanta le roi des Parthes et laissa Nerval plus mélancolique que jamais. De la rose au chardon, sachons -écrit Victor Hugo- écouter la façon dont l'homme fait hi-han.
Avec une préface du regretté jean-louis Bory.
DLM
APULEE

Raconte l'existence tumultueuse de Lucius apprenti sorcier maladroit qui se retrouva dans la peau d'un âne, un âne en or mais un âne tout de même...
Un conte fantastique que l'on peut aborder à condition toutefois de maîtriser tant soit peu les petites questions fondamentales que pose
la psychanalyse des contes de fées. Les Métamorphoses (ou l'Ane d'or) ne sont pas à mettre entre toutes les mains. Ainsi,les jeunes filles (au présent séraphique) -ou en résidence au Parthénon- au titre d'officiantes, ne sont-elles pas autorisées à emprunter le récit d'Apulée.


Traduction de Pierre Grimal
gage de fidélité au texte original
Dans toutes les bonnes librairies



Hélas : Jean-Baptiste !
les ratés ne te rateront pas !!!


Qui parmi mes spectateurs se souvient de ma Princesse d'ELIDE ?
Comédie-ballet en cinq actes, ma pièce fut jouée pour la première fois à Versailles le 8 mai 1664. Elle fit partie des fêtes que Louis XIV
donna à la reine sa mère et à Marie-Thérèse son épouse, sous le titre
des Plaisirs de l'Ile Enchantée...

Noter à ce propos que Molière fut le contemporain de Pierre-césar RICHELET -1631/1698- fameux grammairien auteur d'un dictionnaire
de la langue française que peut-être possède aujourd'hui un de nos lecteurs ?




LE TOURIN BLANCHI

Pour 4 personnes ; deux oignons, 4 gousses d'ail - deux oeufs et du pain de campagne au levain (même rassis). Ajouter cinquante cl de graisse d'oie, cinquante grammes de farine, sel poivre et une demi-cuillère de vinaigre de vin.
Faire revenir ail et oignons émincés dans la graisse d'oie, saupoudrer de farine, verser doucement deux litres d'eau chaude, saler, poivrer, cuire quarante cinq minutes...
Avant de déguster, verser les blancs dans le faitout et fouetter énergiquement. Couper le pain dans une soupière et verser le tout sur celui-ci. reste plus qu'à faire le chabrol en toute dernière opération.






Voici la manière dont j'ai vu le patron de "La Frusta" à Rome composer
sa Bruschetta. Après avoir soigneusement pelé douze minuscules pommodori (tomates), il les expédie -molto veloce- au fond de la poële dont l'huile d'olive en frétille d'avance -encouragée par les petits croûtons à l'ail des Pouilles (une sorte d'ail presque aussi délicieuse que l'espèce
vivant en Périgord)... Un tendre bouquet de basilic, un dé à coudre de vino
bianco de la casa, et hop, il étale la merveilleuse composition sur les
tranches de pain. Il est vingt-heures trente, je ne suis encore que le seul
client. Derrière les rideaux j'entends "Caruso" chanté par L. Pavarotti.
je suis à Rome -Allées Fornacci- à cinq cents mètres de laChapelle
Sixtine. Rome, la seule affectueuse Ville où l'on peut tranquillement
attendre la fin du monde en dégustant sa bruschetta. Et basta cosi !

D'après mes calculs il me faudrait trois siècles
pour prétendre connaître ROME...



Ce cher LAMARTINE

Mon coeur lassé de tout, même de l'espérance,
N'ira plus de ses voeux importuner le sort.
Prêtez-moi seulement vallon de mon enfance
Un asile d'un jour pour attendre la mort.

Voic l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais,
Qui courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.

Extrait du VALLON
A. de LAMARTINE
In Méditations poétiques




PANTHEON SISTINA

 17/09/2009
L'HOMME UNIVERSEL
J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement
ciselé  jusqu'à l'en libérer...

Michelangelo
La création du monde



PATRIMOINE

 17/09/2009

LE PRIEURE DE MERLANDE

Il est probable de rencontrer davantage de lapins en liberté que d'amateurs d'art en ces Journées du Patrimoine.

Merlande
Prieuré datant du milieu du 12° siècle
après jules César.
itinéraire ; lire les panneaux liliputiens.
Juste après Chancelade
Périgord

Consulter aux archives de Périgueux les ouvrages du regretté Jean Secret, notamment à propos d'architecture romane en Périgord


Souvenons-nous de la divine MADO ROBIN
En souvenir de son immense talent. L'inoubliable soprano interprête de LAKME de Léo Delibes.
Trop tôt disparue -1960-  elle enchanta notre adolescence.


Si l'on se sent fatigué, ce petit conseil de mon ami CIORAN ;

"L'épuisement spirituel conduit 
 à la momification d'une culture".


                                                 
          in La France
                                 Cahiers de L'Herne



CINECCITA

 13/09/2009
FEDERICO FELLINI
IO FF REI DEL CINEMA


Entre Rome et Vésuna, quelques maîtres m'en séparent...
DLM in "Carina et ses chats"

Roman paru en 1993
Bibliothèque municipale de PERIGUEUX

Jean-jacques DALLEMAND
Romancier et scénographe






DE  Pascal QUIGNARD "le sexe et l'effroi" chez Folio
A mettre en parallèle avec l'oeuvre de Michel ONFRAY sur ce thème du plaisir.
Pour ceux qui vont découvrir Onfray et Quignard prévoyez de mettre votre GAFFIOT à portée de main car un simple dictionnaire latin-français n'y suffira pas. Il faut aussi un crayon et de quoi prendre des notes si vous voulez vous régaler bien que les recettes de Lucullus ne soient pas révélees. Lecture FASCINANTE y compris pour les érudits ou les simples amateurs intéressés par les périodes antiques.



Pour celles et ceux qui n'ont pas eu le privilège
de vivre un automne
sous le règne de Tibère;
Je suggère ...
Par jean-jacques Dallemand



 

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