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Blog créé le 09/12/2009

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LE LEZARD

 11/04/2010




Le lézard des murailles      
Une espèce protégée

Le lézard des murailles, le plus commun en Europe. 
Le corps des lézards est entièrement couvert d'écailles qui peuvent être, selon les familles, lisses, tuberculeuses ou épineuses. Leur couleur est adaptée au milieu dans lequel ils vivent. Par exemple es lézards des steppes ou des déserts sont en général bruns, alors que les lézards des forêts sont souvent verts. Certains, comme les caméléons, peuvent modifier leur couleur en fonction de stimuli externes. Ils muent régulièrement, et la vieille peau, ou exuvie, se détache par morceaux.

Au stade adulte il a une silhouette élancée, une tête longue, un peu déprimée et au museau conique, un corps mince et assez aplati, une longue queue effilée et des pattes fines à longs doigts. La coloration et le dessin présentent une grande variabilité selon les individus. Les parties supérieures de la majorité des exemplaires varient du gris au brun, avec parfois une teinte verdâtre. Les flancs montrent, surtout chez la femelle, deux raies longitudinales ou séries de taches claires qui délimitent une bande brun foncé souvent tachetée de clair. Le milieu du dos montre fréquemment une ligne vertébrale foncée ou une série de taches sombres. Le dos, en particulier celui du mâle, est moucheté ou marbré de brun foncé ou de noir. On observe assez régulièrement des sujet ayant une queue anormalement courte: résultat d' une autonomie.

Les jeunes de l'année présentent une coloration gris foncé avec des taches plus claires. Les deux raies latérales claires, comme chez la femelle, sont généralement très nettes et constituées de taches plus ou moins confluentes; la ligne vertébrale sombre est souvent présente.


Comme les autres lézards, cette espèce se repère souvent à l' ouïe: un frou-frou signale la présence possible d' un individu. Souvent aussi, on peut observer une simple "fuite". Ce lézard étant peu craintif et assez curieux, il est en général aisé de voir ou d' entendre l' individu, car il ressort en général rapidement de sa cachette.


L'observation d' un lézard dans une fente d' un mur n'indique pas, a priori, que l'on a affaire à un lézard des murailles, les deux autres espèces, le lézard des souches et le lézard vivipare, pouvant aussi s' y abriter. Toutefois, le lézard des murailles est bien meilleur grimpeur que les deux autres espèces.


Les lézards subissent des mues régulières: il peut arriver de découvrir des lambeaux d' exuvie. Cette peau est fragmentée et non d'une seule pièce comme chez les serpents.


Le Lézard des murailles se nourrit surtout d' insectes, mais aussi d' araignées, de petits mollusques, de cloportes, de lombrics,... L' eau indispensable provient non seulement de la rosée, mais aussi de certaines feuilles ou fruits charnus.



gros plan de lézard des murailles ou podarcis muralis





On rencontre cette espèce dans les milieux pierreux bien ensoleillés, naturels ou artificiels: affleurements rocheux, carrières, murs de pierres sèches ou cimentés, ballast de voies ferrées, terrils, talus de route,... Dans certaines régions, elle semble uniquement liée à des éléments pierreux d'origine anthropique. C' est le cas notamment en Lorraine belge où elle n' a été observée que sur des murs (murs de cimetières, de maisons, de jardins, ruines de château,...) et sur le ballast de voies ferrées désaffectées. En montagne on peut l' observer jusqu' 2000 m d' altitude.


Le territoire d' un individu est situé dans un endroit pierreux bien ensoleillé. Il doit lui fournir des ressources alimentaires en quantité suffisante, ce qui implique la présence d'une couverture végétale suffisante pour héberger de nombreuses proies et
des abris utilisés en cas de danger ou en cas de trop forte chaleur pendant la journée. Il s' agit principalement de fissures et cavités entre des pierres, mais aussi de cavités entre des blocs de béton, des trous de micromammifères ou des fentes dans le sol servant comme abris pour la nuit, les périodes de mauvais temps, d' hivernage et de sites de ponte adéquats.



Son système reproductif est du type ovipare. Comme site de ponte, la femelle dépose les oeufs dans un trou creusé dans le sol meuble ou sous une pierre, là où la couverture végétale est faible ou nulle. 
La ponte est constituée de 2 à 10 oeufs blancs, longs de 10-12 mm. Dans certaines régions plus méridionales d'Europe, les femelles déposent deux ou trois pontes par an. 
La durée d' incubation est liée aux conditions climatiques et de l' exposition du lieu de ponte. Soit de 6 à 11 semaines. A la naissance, le jeune lézard mesure de 50 à 60 mm. 
La maturité sexuelle est généralement atteinte à l'âge de deux ans. 
La longévité est en moyenne de 4 à 6 ans et au maximum de 10 ans.



lezard_murailles_01.jpg



L' altération et disparition des habitats naturels, en particulier les affleurements rocheux à la suite de leur boisement, de leur utilisation comme sites d' escalade intensifs, l' ouverture de carrières sont les menaces les plus connues quant' à la survie du biotope des lézards. 
D' autres aménagements tels la remise en activité de carrières désaffectées, la création de décharges ou terrains de motocross, le boisement spontané ou non, la reprise de l' activité extractive sont égalements des éléments défavorables au développement et à la survie des lézards.


On peut citer d' autres menaces comme: la gestion des voies ferrées (enlèvement du ballast des voies désaffectées, transformation de celles-ci en pistes cyclables asphaltées, boisement spontané d' anciennes voies).. 
La diminution constante des murs riches en fissures et cavités. Soit: démolition des vieux murs, enlèvement de la végétation, construction de nouveaux murs dépourvus de cavités, restauration des ruines, en particulier celles des châteaux occupés par l'espèce. 
Les effets toxiques de la pulvérisation d' herbicides au pied des murs, notamment dans les cimetières ou en bordure des routes, et le long des voies ferrées.
La densité élevée de prédateurs "domestiques" (chats, chiens) ou anthropophiles dans les sites proches des habitations.


Les prédateurs, notamment parmi les mammifères, sont la belette, la fouine, la musaraigne. Parmi les oiseaux: la buse variable, le faucon crécerelle et la pie-grièche écorcheur. La couleuvre coronelle et par ailleurs, l' action prédatrice des chats domestiques a certainement une influence néfaste sur les populations localisées dans les villages ou à proximité de ceux-ci.



En Europe, l' espèce est protégée par Annexe 4 de la Directive 92/43/CEE sur la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages.

Les travaux de restauration des vieux murs et des ruines, par exemple celles des châteaux, devraient tenir compte de la présence de cette espèce protégée, comme cela a été fait à Maastricht dans le cadre des récents travaux de restauration et consolidation d'une partie des fortifications (Prick & Kruyntjens, 1992). Des actions d'information et de sensibilisation au patrimoine que représente l' "écosystème murs" sont indispensables, tant au niveau des propriétaires privés que des communes (cimetières notamment).

Des actions d' information à l'intention des propriétaires et gestionnaires de sites occupés sont nécessaires, ainsi qu' auprès de certaines catégories de touristes (grimpeurs en particulier).









 

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