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Blog créé le 29/01/2009

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J'estime qu'il vaut mieux être bien informé

 04/06/2009

C'est lors d'un contrôle de la médecine du travail, que le docteur a repéré

le goître.

La thyroïdectomie consiste en l’ablation plus ou moins importante

de la glande endocrine (qui fabrique les hormones), située dans la partie antéro-inférieure et médiane du cou.

 

L’intervention peut avoir plusieurs buts :

 

- Préciser la nature d’un ou des nodules décelés par l’examen clinique,

voire une échographie ou scintigraphie, la chirurgie, dans ce cas, a pour but de procéder à l’ablation du nodule en enlevant tout ou partie de la thyroïde pour définir la nature bénigne ou maligne de la tumeur.

    Soit cette intervention est justifiée par un mauvais fonctionnement de la glande, qui ne peut être contrôlé par des traitements médicamenteux.

Il est alors demandé au chirurgien de réaliser l’ablation de la glande, soit de façon totale, soit sub-totale, soit de façon partielle selon les cas.

 

Réalisation de l’intervention

Cette intervention se déroule habituellement sous anesthésie générale. Elle est de la compétence du médecin-anesthésie-réanimateur.

L’incision cutanée est horizontale, située dans la partie antéro-inférieure du cou, si possible dans un pli cutané naturel.

La longueur de l’incision sera adaptée au type d’intervention ainsi qu’au volume de l’hypertrophie de la glande (goitre).

Selon l’intervention proposée, il s’agira de réaliser :

-          l’exérèse d’un nodule isolé (énucléo-résection)

-          une lobo-isthmectomie, à savoir l’ablation de la moitié de la glande thyroïde,

-          une thyroïdectomie sub-totale

-          une thyroïdectomie totale.

En règle, une analyse histologique du ou des nodules sera réalisée pendant l’intervention afin de préciser la nature de la tumeur.

En cas de tumeur maligne, la thyroïdectomie totale est de règle, ainsi qu’une vérification et l’ablation de tous les ganglions situés dans la région du cou d’une part, et le long de la tranchée d’autre part. Ce geste nécessite d’agrandir l’incision chirurgicale.

Un ou plusieurs drainages aspiratifs seront habituellement mis en place selon l’importance de l’intervention chirurgicale. Ils seront retirés au bout de quelques jours.

La durée de l’intervention est très variable en fonction du type d’intervention, des difficultés chirurgicales, mais aussi des résultats de l’examen histologique pendant l’intervention.

Les soins postopératoires et la durée d’hospitalisation seront précisés par le chirurgien.

 

Risques immédiats

Dans les suites immédiates, comme tout acte opératoire, une complication hémorragique peut survenir ; elle nécessite alors une ré-intervention.

Un hématome postopératoire peut également être constaté. Il est rarement  grave, toutefois, il faut souligner la gravité particulière d’un hématome compressif au niveau de la trachée.

La position  opératoire, qui nécessite la mise en hypertension du cou, est responsable de douleurs dans la nuque qui peuvent bénéficier de quelques séances de kinésithérapie, si nécessaire.

 

Risques secondaires

La suppression de la glande thyroïde, de façon totale ou quasi-totale, impose un traitement substitutif pour compenser l’absence de sécrétion hormonale. Ce traitement est institué dès qu’on a connaissance des résultats de l’analyse histologique et sera poursuivi sous contrôle de l’endocrinologue, ou du médecin traitant.

En cas de geste limité à une moitié du corps thyroïde, il convient de contrôler la sécrétion thyroïdienne peut être nécessaire pendant quelques mois après l’intervention.

Malgré les soins apportés à la réparation chirurgicale, la cicatrice peut présenter des adhérences ou devenir épaisse, voie « chéloïde ». Un traitement local est dans certains cas souhaitable.

 

 Complications graves et/ou exceptionnelles

 

Tout acte médical, investigation, exploration, intervention sur le corps humain, même conduit, dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelle de la science et de la réglementation en vigueur, recèle un risque de complication.

Deux complications sont particulières à la chirurgie de la glande thyroïde :

1 Troubles de la voix : ils peuvent être dus à la dissection des nerfs récurrents, destinés à l’innervation des cordes vocales, qui passent juste en arrière de la glande thyroïde, de part et d’autre de la trachée. Ce trouble, peut être minime, passager. Il peut être immédiat, ou se manifester secondairement par une gêne dans la voie chantée ou lors de la voix d’appel.

Habituellement ces troubles sont passagers ; ils peuvent nécessiter, dans certains cas, une rééducation orthophonique pour récupérer une voix satisfaisante le plus rapidement possible.

En cas d’intervention difficile (ré-intervention, adhérences ou extension de la tumeur, cette paralysie des cordes vocales peut être définitive, voie bilatérale. Ceci est très exceptionnel. Cette paralysie bilatérale peut être responsable de la survenue d’un trouble respiratoire postopératoire, qui nécessite une surveillance étroite, permanente de l’opéré.

Dans quelques rares cas un geste complémentaire devra être pratiqué pour permettre de mieux respirer.

En cas de thyroïdectomie totale, et compte tenu de la place des glandes parathyroïdes qui siègent à la face postérieure de la glande thyroïde, on peut observer des crampes, des fourmillements dans les pieds ou les mains. Ceci est dû au manque de calcium, lié au dysfonctionnement des glandes parathyroïdes. Dans ce cas, un traitement médical de remplacement est prescrit.

 

Qu’est ce que l’anesthésie ?

Est un ensemble de techniques  qui permet la réalisation d’un acte chirurgical, obstétrical ou médical (endoscopie, radiologie etc.…) en supprimant ou en atténuant la douleur.

Il existe deux grands types d’anesthésie : générale et locorégionale.

La 1ere est un état comparable au sommeil, produit par l’injection de médicaments, par voie intraveineuse et/ou par voie intraveineuse et/ou par la respiration de vapeurs anesthésiques, à l’aide d’un dispositif approprié.

La seconde permet, par différentes techniques, de n’endormir que la partie du corps sur laquelle se déroulera l’opération. Son principe est de bloquer les nerfs de cette région, en injectant à leur proximité un produit anesthésique local. Une anesthésie générale peut être associée ou devenir nécessaire, notamment en cas d’insuffisance de l’anesthésie locorégionale.

La rachianesthésie et l’anesthésie péridurale sont deux formes particulières d’anesthésie locorégionale, où le produit anesthésique est injectée à proximité de la moelle épinière et des nerfs qui sortent de celle-ci.

Toute anesthésie, générale ou locorégionale, réalisée pour un acte non urgent, nécessite une consultation, plusieurs jours à l’avance et une visite pré anesthésique, la veille ou quelques heures avant l’anesthésie selon les modalités d’hospitalisation ; comme l’anesthésie, elles sont effectuées par un médecin anesthésiste-réanimateur. Au cours de la consultation et de la visite, vous êtes invité à poser toutes questions utiles à votre information ; le choix de l’anesthésie sera déterminé en fonction de l’acte prévu, de l’état de santé et du résultat des examens complémentaires éventuellement prescrits ; le choix final relève de la décision et de la responsabilité du médecin anesthésiste-réanimateur qui pratiquera l’anesthésie.

 

Comment est-on surveillé pendant l’anesthésie et à son réveil ?

L’anesthésie, quel que soit son type, se déroule dans une salle équipée d’un matériel adéquat, adapté à son cas et vérifié avant chaque utilisation. Tout ce qui est en contact avec notre corps est soit à usage unique, soit désinfecté ou stérilisé. En fin d’intervention, nous sommes conduits dans une salle de surveillance post-interventionnelle (ou salle de réveil) pour y être surveillé de manière continue avant de regagner la chambre ou de quitter l’établissement.

Les conditions actuelles de surveillance permettent de dépister rapidement les anomalies et de les traiter.

Les nausées et les vomissements au réveil sont devenus moins fréquents avec les nouvelles techniques et les nouveaux médicaments. Les accidents liés au passage de vomissements dans les poumons sont très rares si les consignes de jeûne sont bien respectées.

L’introduction d’un tube dans la trachée (intubation) ou dans la gorge (masque laryngé) pour assurer la respiration pendant l’anesthésie peut provoquer des maux de gorge ou un enrouement passagers.

Des traumatismes dentaires sont également possibles. C’est pourquoi il est important de signaler tout appareil ou toute fragilité dentaire particulière.

Une rougeur douloureuse au niveau de la veine dans laquelle les produits ont été injectés peut s’observer. Elle disparaît en quelques jours. La position prolongée sur la table d’opération peut entraîner des compressions, notamment de certains nerfs, ce qui peut provoquer un engourdissement ou, exceptionnellement, la paralysie d’un bras ou d’une jambe ; Dans la majorité des cas, les choses rentrent dans l’ordre en quelques jours ou semaine.

Des troubles passagers de la mémoire ou une baisse de facultés de concentration peuvent survenir dans les heures suivant l’anesthésie.

Des complications imprévisibles comportant un risque vital comme une allergie grave, un arrêt cardiaque, une asphyxie, sont extrêmement rares. Seuls quelques rares cas sont décrits, alors que des centaines de milliers d’anesthésies de ce type sont réalisées chaque année.

Après une rachianesthésie ou une anesthésie péridurale, des maux de tête peuvent survenir ;

Ils nécessitent parfois un repos de plusieurs jours et/ou un traitement local spécifique ; Une paralysie transitoire de la vessie peut nécessiter la pose temporaire d’une sonde urinaire. Des douleurs ou niveau du point de ponction dans le dos sont également possibles ; Une répétition de la ponction peut être nécessaire en cas de difficulté.

 




 

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