Les blogs
du village
les aventures de petrus

les aventures de petrus

un chat-pitre nommé Petrus

S'inscrire à la newsletter du village
Bienvenue sur mon blog !
Petrus chat persan roux ne fait que des bêtises, il a trois copains Uranie Lapsa Apso, Volga bouvier bernois.. et tzarine chatte persanne .
Je suis un chat-cabot et j'adore les commentaires -

Textes - sous copyrigth -
<< 1 2 3 4 5 6 7 >>

PETRUS ET L'ORDINATEUR

 22/05/2008
Ma maîtresse est souvent devant une machine qu’elle appelle « ordinateur

Ma maîtresse est souvent devant une machine qu’elle appelle « ordinateur ». Elle y consacre beaucoup de temps et je suis toujours intrigué par ce qu’elle fait. Souvent, je saute sur le bureau à côté d’elle et regarde les images.

Hier, je l’ai entendu se plaindre de sa souris. Tiens, j’ignorais que cette machine avait une souris. Mon maître me dit toujours que je suis un chat dégénéré parce que je n’attrape pas de souris. Je vais me rentre utile et débarrasser ma maîtresse de cette souris qui semble l’ennuyer.

Alors que ma maîtresse est sortie, je grimpe sur l’ordinateur et vais voir cette espèce de souris noire qui semble ne pas bouger. Je l’observe pendant un long moment. Elle ne paraît pas effarouchée par ma présence. Bizarre, elle n’a ni queue ni tête ! Seule une lumière rouge émane de son corps. Je ne connais pas cette race de souris…..

Soyons prudent, on ne sait jamais. J’avance timidement une patte et fait bouger la souris : elle ne crie pas, ne coure pas ! Un autre coup de patte la déplace de quelques centimètres sur le bureau. Toujours aucun signe de vie. Serait-elle déjà morte ?

Je m’enhardis en essayant de la mordre, mais mes dents heurtent quelque chose de très dur qui ne semble pas comestible. Je ne comprends pas la raison pour laquelle ma maîtresse se plaint de cet animal qui ne bouge pas, ne crie pas, ne se mange pas… A quoi peut-elle bien servir ?

Je donne un coup de patte plus violent. La souris tombe du bureau sur le sol avec un petit bruit mat . Son ventre s’est ouvert, un objet en jaillit. C’est une espèce de long tube qui roule, roule, mais la souris éventrée est toujours sans mouvement sur le sol. Cela m’énerve, cette inertie ! Je donne un grand coup de patte et l’envoie cinq mètres plus loin, un autre coup de patte lui fait franchir la porte du bureau. Je m’amuse ainsi avec elle durant une bonne dizaine de minutes, l’envoyant un peu partout dans la pièce, toujours sans aucune réaction de sa part. Au bout d’un moment, je me fatigue de ce jeu sans partenaire et abandonne cette souris, laquelle a glissé sous le canapé.

Ma maîtresse est rentrée et se dirige vers son ordinateur. Je l’entends qui cherche quelque chose, s’exclamant « mais où est passée la souris ? ». Je ne comprends pas qu’elle se soit autant attachée à un animal qui lui fait peur ! . Elle s’énerve et demande à mon maître de l’aider à la chercher. Les voici tous les deux à quatre pattes dans le bureau, soulevant des papiers.

Elle vitupère « mais enfin, elle ne s’est pas envolée, cette souris ! Lorsque je suis partie tout à l’heure, elle était sur le bureau ! ».

Voyant sa peine devant la disparition de cet animal, je décide de l’aider. Je vais donc récupérer la souris sous le canapé (ce qui n’a pas été chose facile !), et la pousse au milieu du salon.

Mon maître arrive sur ces entre faits. « Jaldane, dit-il, ne cherche plus ! C’est TON chat, tu sais ton a-d-o-r-a-b-l-e chat qui ne fait jamais de bêtises qui l’a, TA SOURIS !

Jaldane arrive et ramasse la souris. « Mais elle est cassée, ma souris ! dit-elle, attristée. Petrus, tu as cassé la souris ! Comment vais-je travailler moi, maintenant ? Ton maître a raison, tu es insupportable, tu cherches vraiment les punitions ! ».

Franchement, je ne comprends pas pourquoi je me suis fait punir, alors qu’on me reproche sans arrêt de ne pas m’occuper des souris.

A vous dégoûter de rendre service !




Je l’ai échappé belle

Je l’ai échappé belle

J’adore me coucher dans le linge surtout quand il est propre et bien repassé ; Ce matin, je suis gâté, je vois un monceau de linge dans une corbeille, et je décide de me coucher dedans. Ah, mais apparemment ce n’est pas du linge propre, ce n’est pas grave, j’aime bien aussi l’odeur de mes maîtres.

Une avalanche de linge me tombe sur le dos, personne n’a vu que j’étais couché dans la panière, maintenant je suis bien enfouie sous les vêtements et je m’endors heureux et ronronnant.

Je me réveille dans la buanderie où l’on a dû transporter la panière, j’aime bien la buanderie c’est un endroit où il fait chaud et il y a plein de linge, de vêtements à laver, qui sèche, où qui est à repasser. Malheureusement, je n’ai pas le droit d’y aller car il paraît que je mets plein de poils partout.

La porte de la machine à laver est ouverte, je suis un chat très curieux de tout ce qui est nouveau et je n’ai jamais visité cet endroit. Je saute du panier et entre dans l’ouverture ronde de la machine. Cela fait une espèce de cage ronde qui n’est pas très stable, c’est grand.

A ce moment là, j’entends la porte de la buanderie qui s’ouvre et le fils de ma maîtresse qui entre. C’est un garçon assez distrait en général, mais que fait-il il m’envoie une paquet de linge sur le dos et horreur il ferme la porte. Au secours, je ne veux pas rester coincé là-dedans moi.

La machine se met en route et la roue à l’intérieur se met à tourner de plus en plus vite, de l’eau m’arrive sur la figure, je miaule, griffe le hublot, je panique, je vais mourir à cause de ce distrait qui ne m’a pas vu à l’intérieur. Je suis complètement trempé et étourdi. Je crois que je vais m’évanouir !

Heureusement, j’entends le bruit de la machine qui s’arrête, et la porte du hublot qui s’ouvre, ma maîtresse ahurie et effarée m’appelle « Petrus, Petrus mais que fais tu là-dedans ? »

Je n’ai pas envie de lui expliquer, je saute hors de la machine à toute allure, lui passe dans les jambes sort comme une furie dehors. Il pleut mais au point où j’en suis cela n’a aucune espèce d’importance.

La porte de la maison est ouverte, je cours m’y réfugier, ma maîtresse sur les talons.

Mon maître arrive à me coincer et me sèche vigoureusement avec une grande serviette, et j’ai le droit bien entendu à l’appareil qui miaule comme un chat et crache du feu comme un dragon.

Après une discussion houleuse avec son fils, ma maîtresse comprend que c’est lui qui m’a enfermé dans la machine à laver. C’est un miracle dit elle qu’elle avait besoin de prendre la panière de linge propre dans la buanderie et qu’elle m’a vu tourner et hurler dans la machine à laver sinon je crois que je serais mort.

Pour aujourd’hui j’ai ma dose, de linge qui sent bon la lavande, de l’eau, et des machines


ma copine uranie

 20/05/2008
c'est la peste de la maison, elle aboie sans arrête mais je l'adore



MA COPINE VOLGA

 20/05/2008
elle adore me courser mais elle n'est pas méchante



PETRUS SUR LA PAILLE

 20/05/2008
ET DE DEUX

 

Ce matin, j’ai vu arrivé mon maître avec des drôles d’objets. C’était carré, jaune et cela sentait bon, comme les prés.

Il a dit à ma maîtresse que c’étaient des ballots de paille pour faire du compost pour le jardin et l’a entreposé dans la remise.

Deux jolis monceaux de ballots de paille s’entassent les uns sur les autres. Je suis curieux de nature et je veux aller voir ce que c’est de la paille.

J’ai réussi à force de ruse et de discrétion à ma faufiler dans la remise car depuis mes péripéties avec le vin, mon maître me surveille de près.

Toutefois il n’est pas assez vigilant et j’arrive à me faufiler derrière lui. La porte se referme et je vois devant moi, le tas de paille.

Ma déception est grande car les ballots sont ficelés et je ne peux pas sentir la douceur de la paille. Je n’ai pas vu que derrière moi, c’était faufilé également Volga, toute aussi curieuse que moi.

Elle aussi s’approche des ballots, renifle, gratte avec sa patte et s’attaque sauvagement aux ballots de paille qui au bout d’un moment volent en éclats.

Ah, c’est aussi drôle que les plumes de l’édredon, la paille, en plus cela sent bon et je suis heureux de me rouler dedans. Volga me poursuit et la paille vole partout tombe comme des flocons d’or dans toute la remise qui bientôt est constellée de morceaux de paille dorée.

Notre agitation est telle que nous ébranlons un peu les étagères sur lesquelles sont rangées les précieuses bouteilles de vin de mon maître et dans un fracas épouvantable, elles s’écroulent, m’aspergeant de leur liquide violet et de leur odeur épouvantable.

Non seulement je suis couvert de vin complètement trempé jusqu’aux os mais la paille s’est collée à mes poils et je ressemble à un épouvantail à moineaux. Le bruit a alerté mon maître qui entre en trombe dans la remise et la surprise est telle qu’il n’arrive même pas à articuler un son. Il reste interdit au milieu de la remise, les mains sur la tête. Volga en profite pour se jeter dans ses jambes et s’échapper au dehors. Je fais de même sans y parvenir parce que mon maître m’a attrapé à la manière d’un ballon de rugby et m’a plaqué au sol.

Je hurle de douleur mais il n’en a cure, il me secoue violemment en me traitant de chat dégénéré et m’emmène voir ma maîtresse.

Ma maîtresse pousse des cris d’horreur en me voyant car j’ai constellé sa cuisine de tâches violettes et de paille. Je crois pourtant qu’à ma vue elle est encore plus horrifiée.

Elle est vraiment très en colère et sans ménagement me mène dans la baignoire où elle me douche, il y a tellement de paille dans mes poils qu’elle en a bouché l’évacuation de celle-ci.

Elle du me peigner soigneusement pendant très longtemps avec un peigne (je ne sais pas si je déteste le plus le peigne ou bien le truc qui crache comme un chat et brûle comme un dragon) mais là j’ai eu le droit aux deux, mes protestations et mes velléités de griffer n’y ont rien fait, sinon de prendre une claque sur les fesses.

Mon maître a mis des heures à nettoyer la remise et se débarrasser des morceaux de verre et de la paille. Volga a disparu au fond du jardin car elle a eu très peur de se faire punir.

Ma maîtresse m’a dit que je serais privé de Noël et que j’ai intérêt à rester sage d’ici là si je ne veux pas terminer à la SPA ;

Mon maître a dit qu’il finirait sur la paille avec moi !




J’ai vu arrivé ce matin, dans la cour, un gros camion jaune.

J’ai vu arrivé ce matin, dans la cour, un gros camion jaune. Un monsieur, coiffé d’une casquette, en est sorti et a agité la cloche de la maison. Mon maître est arrivé, très excité. Il a déchargé des caisses, puis les a rangé dans la remise qui lui sert de cave. J’entendais des bruits de verre et le maître sifflotant de plaisir.

D’humeur joyeuse, il m’a gratifié d’une caresse et d’un :

- Bonjour Petrus, tu vas bien ?.

Bizarre ! Qu’a-t-il pu ainsi ranger dans la cave ?

Puis il est allé dans la cuisine et a dit à ma maîtresse :

- Ça y est, tout est livré. Je les ai rangé soigneusement dans les casiers. Il faut attendre que cela repose.

- Ah, c’est bien ! a répondu ma maîtresse, j’espère que nous ne serons pas déçus.

Il y a trop de mystère autour de cela. Je décide d’aller voir ce que contenaient ces caisses.

Je profite d’un instant de distraction de mon maître pour me faufiler derrière lui et pénétrer dans la remise.

A première vue, je ne vois rien d’extraordinaire ou d’anormal.

Puis, tout à coup, levant les yeux je vois, empilée sur une étagère, une collection de bouteilles qui n’était pas là auparavant.

Je ne comprends pas pourquoi tant d’agitation et de manifestation de bonheur pour une vingtaine de bouteilles. Les bouteilles sont foncées, ce n’est donc pas de l’eau, c’est certain.

Je saute sur les bouteilles afin d’en renifler l’odeur. Cela ne sent rien du tout et le verre est froid. J’entends des bruits de pas qui approchent. Je choisis de me cacher mais, dans ma précipitation, je dérape, une bouteille bascule, tombe au sol alors que j’étais déjà redescendu et m’éclabousse entièrement en se brisant.

Ah ! Du vin, c’est du vin ! Je sens une affreuse odeur et je suis devenu violet. Mon maître a ouvert la porte et hurle :

- Mais il est incroyable ce chat ! Il m’a cassé deux bouteilles de vin de Bourgogne destinées aux fêtes de Noël … si je l’attrape, j’en fais du saucisson et je l’envoie aux Chinois. Petruuusss… !

Je cours me cacher dans un coin car j’ai peur qu’il ne m’attrape par la queue, ainsi qu’il sait si bien le faire et je ne veux pas finir en pâté pour les Chinois. J’ai trouvé un coin tranquille pour lécher mon pelage. Ce n’est vraiment pas bon le vin, dire que les humains aiment cela !

J’ai passé un long moment à faire ma toilette pour me débarrasser des taches violettes qui clairsemaient mon corps. Je me sens un peu bizarre. Le calme est revenu dans la maison, je dois pouvoir rentrer sans que l’on me voit et aller dormir dans mon « couche couche » car, tout à coup, j’ai vraiment sommeil.

J’ai presque atteint mon « couche couche » quand j’entends ma maîtresse rire et me dire :

- Mais enfin, Petrus, tu as vu comment tu avances ? Tu marches tout de travers. On dirait que tu es saoul ! Mais tu sens le vin ! Tu as bu du vin, ce n’est pas possible….

Je me suis retrouvé dans la baignoire pour être lavé.

Ma maîtresse est descendue et a dit à mon maître :

- Ne le gronde pas, tu vois bien que Petrus a mis de l’eau dans son vin !

Très drôle ! C’était bien la peine que je passe des heures à faire ma toilette. !




Moi qui n'aime pas l'eau

Depuis une nuit ou deux, je ne dors pas très bien. Il y a dehors un chat bizarre qui rôde, un chat noir et gris avec de grands yeux verts. Il est très maigre et miaule toute la nuit. Volga voudrait bien le croquer et Uranie aboie comme une folle après lui. Je n’aime pas que l’on vienne sur mon territoire, mais celui-là me fait pitié, il n’a pas l’air méchant du tout. Ma maîtresse a essayé de l’approcher mais, dès qu’il la voit, il se sauve. Aussi, pour un peu l’amadouer, elle a déposé une gamelle avec des croquettes. Elle a enfermé les chiens. Le chat, méfiant, regarde d’une manière craintive dans toutes les directions, prêt à fuir au moindre bruit.

La faim doit lui tenailler les entrailles car il est très près de la maison. Il avance l’une de ses pattes contre la gamelle afin d’en faire sortir une croquette. Il hume puis, d’un seul coup, se jette sur la nourriture et mange goulûment tout le contenu. La nuit, pourtant, il recommence à miauler, ce qui ne ravit pas mes maîtres qui crient après lui. Volga, toujours à l’affût des courses poursuites, le guette et espère bien le faire grimper à l’arbre.

Ma maîtresse continue de lui mettre une gamelle et le chat, de jour en jour, devient de plus en plus confiant. Elle est sortie, a essayé de le caresser, il a reculé et s’est enfui.

Ce matin, jour de marché, ma maîtresse laisse la fenêtre entr’ouverte, ce qui me permet de faire un petit tour dans le jardin. Le chat noir et gris est là et me regarde apeuré, prêt à fuir. Je vais au devant de lui, il couche ses oreilles, fait le dos rond et crache afin de me montrer qu’il est prêt à se battre si je m’approche encore. Je ne suis pas un chat méchant. Il me fait pitié et, bien que ma maîtresse le nourrisse depuis une semaine, il n’a pas engraissé.

Je monte sur la table du jardin et l’observe un moment. Je tente un « salut, tu vas bien ? » Il me répond par un grognement significatif de guerre.

Le lendemain, je recommence mon manège. Après mon essai de politesse, il daigne me répondre par « salut, je m’appelle « mistigri ». Pas très original comme nom, me dis-je, mais enfin tout le monde ne peut pas avoir des maîtres tels que les miens, aimant le bon vin !

Tous les jours, durant une semaine, j’ai échangé des banalités avec Mistigri. Il était né dans une petite maison blanche aux volets bleus, mais il s’était perdu et ne savait plus comment retrouver sa maison. Il regrettait son « couche couche », les caresses de sa maîtresse, ses croquettes enfin tout ce qui fait qu’on est un chat heureux et choyé.

Je l’invitais à entrer dans la maison « viens tu verras, c’est confortable et les chiennes ne sont pas méchantes, elles aiment jouer, courir un peu après toi, mais ce n’est qu’un jeu … ».

Mistigri curieux se décide à mettre une patte dans la maison, ma maîtresse le voit et laisse faire. Il va à la cuisine, inspecte le salon, se cache sous un meuble à l’arrivée de Volga et d’Uranie et se met à cracher et à siffler pour leur faire peur. Volga, heureuse de trouver un nouveau compagnon aboie, ainsi qu’Uranie. Mon maître dit « Ah ben voilà ! il ne nous manquait plus que cela, un nouveau compagnon à quatre pattes. Comme si nous n’en avions pas assez, surtout que Petrus compte pour deux ! ».

Ma maîtresse met Volga dehors afin de ne pas trop effrayer notre nouvel ami. Uranie n’est pas très courageuse et fait un détour quand elle croise le chat.

Le soir arrive et Mistigri s’est octroyé mon « couche couche ». Il est sans gêne, tout de même ! Toutefois, je n’ai pas le courage de le chasser, le pauvre, il y a tellement longtemps qu’il n’a pu dormir dans un vrai lit….

Aussi, après avoir tourné un moment dans la maison afin de trouver un endroit où dormir, (je me souviens, il ne faut pas que j’aille dans les placards, ni dans les lits, ni sur le canapé, ni dans la couche couche d’Uranie ni dans celle de Volga….), je trouve l’objet de mes désirs : une bassine, une jolie bassine bleue, en plastique. Je saute dehors, je me mets en boule et dors comme un bienheureux même si, au fond de celle-ci, il reste un peu d’eau.

Que ne ferait-on pas pour les amis !




PETRUS EN CORSE

 17/05/2008

Aujourd’hui je me prépare pour un grand voyage : la maman de ma maîtresse habite en Corse et je suis du voyage.

Aujourd’hui je me prépare pour un grand voyage : la maman de ma maîtresse habite en Corse et je suis du voyage. Je ne suis jamais allé en Corse. Il paraît que c’est très joli. Nous allons partir en avion. C’est la première fois que je vais traverser la mer et j’ai un peu peur, mais je suis tout excité par cette idée.

Ce qui me plaît moins, c’est d’être obligé de rester dans ma cage en plastique. Je la déteste celle-là ! J’’aime la liberté….

Le matin, dans le couloir, de nombreuses valises sont entassées. Le maître ronchonne, disant « qu’on a pas besoin de tout ça, une brosse à dents et deux pull auraient très bien fait l’affaire », mais ma maîtresse tient bon et nous voici partis, les valises et moi dans ma boîte.

L’aéroport de Lyon est bruyant, il y a plein de monde et je suis très content d’être enfermé dans ma boîte.

Ah ! Pourquoi me sépare-t-on de ma maîtresse ? Un monsieur habillé en bleu saisit la cage et la dépose avec les valises. Je veux rester avec ma maîtresse, au secours !!

Personne n’entend mes miaulements désespérés et je me retrouve avec des chiens qui me montrent les dents, des chats qui miaulent aussi fort que moi. Un bruit énorme, d’un seul coup, empli l’espace et j’ai vraiment très peur. C’est quoi ? Un dragon, un chat en colère, un troupeau d’éléphants ? J’ai un peu mal au cœur. Le voyage n’a pas duré très longtemps et je suis très, très heureux de retrouver ma maîtresse qui me fait plein de câlins et de bisous.

Cette fois-ci nous partons en voiture, car sa maman habite dans la montagne, juste au-dessus d’Ajaccio. J’en ai un peu assez de ce voyage, c’est long, j’ai faim, envie de faire mes besoins…. j’en ai vraiment assez d’être dans cette boîte infâme !

Nous voici arrivés devant une maison typiquement corse, en pierre et en hauteur. La maman de ma maîtresse nous accueille avec un grand sourire, des bisous. J’ai le droit à « ah, mon Petrus, comme tu es beau, gentil » et plein de caresses.

Il fait chaud et l’on me permet d’aller sur une terrasse surplombant le jardin, où je peux boire, manger et observer les oiseaux dans le jardin. Il fait soleil, je m’allonge et m’endors.

J’entends ma maîtresse dire « Tiens, Petrus prend les habitudes corses, il fait déjà la sieste ! »

Je voudrais bien la voir, elle, enfermée dans une boite en plastique.

Tout à coup, un chat affreux, pelé et borgne arrive à côté de moi et me dit :

- Eh l’étrrrranger, que fais tu sur mon terrrritoirrre ? »

- Ton territoire ? Mais je suis chez moi, enfin chez la maman de ma maîtresse.

- Ah bon, et tu te crois tout permis parce que tu es chez la maman de ta maîtresse ? Mais ici, c’est chez moi. Tu vois, tout le périmètre qui va de cette maison au bout de la fontaine là-bas, c’est mon domaine. Je suis le chef, on m’appelle « le bandit calabrais », dit il avec son drôle d’accent qui roule les « r » et traîne les fins de phrases.

- Oui et alors ? Je ne vais pas l’emporter avec moi, TON TERRITOIRE, je suis là en vacances.

- Tu es en vacances ? Tu viens de quel coin ? »

- Je viens de l’Isère, c’est un joli pays.

- Dans ce cas, l’hospitalité corse est sacrée. Viens, je vais te faire visiter mon quartier.

Je me lève à regret et suis ce chat bizarre, tout tordu, qui a un miaulement rauque et une démarche chaloupée.

Je descends une rue très pentue et me retrouve dans un coin où il y a plein de poubelles. Le « bandit calabrais » retourne l’une d’elle et commence à fouiller dedans.

- Tu fais les poubelles ?

- Il faut bien que je mange !

- Ah, on ne te donne pas des croquettes ?

- Des croquettes ? Tu te moques, je suis libre moi, je n’ai pas de maître !

- Moi, j’aime bien les croquettes, ma « couche couche » et les caresses.

Les poubelles me m’attirent pas plus que cela ! Mais, afin de ne pas vexer mon hôte, je hasarde mon museau pour manger mais recule devant l’odeur…Non, décidément, je ne peux pas.

Une chatte rousse et blanche arrive, superbe, majestueuse et me regarde intensément.

J’ai le poil qui frémit. Je m’approche en lui faisant un compliment. Le « bandit calabrais » saute sur moi, me mord et griffe !

Surpris, je me défends, je suis tout de même costaud !

J’arrive à me dégager et m’enfuit à toutes pattes vers la maison de ma maîtresse qui me reçoit fraîchement.

- Petrus ! tu commences déjà tes bêtises, à peine arrivé ! Regarde-toi, il te manque une partie de tes poils. Mais tu es blessé !!!

Elle me prend dans ses bras et m’emmène dans la salle de bain où elle me met un liquide qui pique. Je crie un peu.

Je me réinstalle sur la terrasse et vois, de nouveau, arriver « le bandit calabrais ». Je me lève, prêt encore à me battre et lui demande pourquoi il m’a sauté dessus.

- Ici, me dit le « bandit calabrais », on ne regarde pas les chattes ainsi. De plus, c’est ma compagne.

A ce moment, je vois la maman de ma maîtresse prendre le tuyau d’arrosage et asperger le chat qui part en courant

- Ah mais, dit elle, il ne va pas venir faire la loi chez moi, celui-là !

- Bravo Mamie, et merci !!




J’ai vu arrivé ce matin dans la cour, un énorme camion orange qui a déversé sur le parking un monticule de terre végétale.

J’ai vu arrivé ce matin dans la cour, un énorme camion orange qui a déversé sur le parking un monticule de terre végétale.

Je suis intrigué. Toute cette terre, pour quoi faire ?

Mon maître est allé chercher sa brouette et a commencé à pelleter pour répandre la terre devant la maison. Il dit à ma maîtresse, qu’au printemps, il va créer de jolis massifs de fleurs.

Cette terre sent bon l’humus, et j’adore la terre meuble..

La fenêtre du salon étant entrebâillée, j’en profite pour sauter à l’extérieur et aller examiner de plus près ce gros tas de terre. Volga et Uranie m’ont rejoint. Je commence de gratter la terre qui vole un peu partout. Volga, qui adore faire des trous, m’imite, et Uranie se retrouve, tout à coup, couverte de terre de la tête à la queue. Elle aboie furieusement et court après moi.

Nous trouvons ce jeu très amusant. Je retourne sur le tas de terre et le gratte à nouveau, frénétiquement. Une légère pluie s’est mise à tomber, rendant la terre un peu collante, ce qui ne nous freine nullement dans notre activité.

Tout un côté du monticule de terre s’est affaissé et répandu mollement, couvrant deux ou trois mètres de bitume du sol du parking.

Tout ceci est bien fatiguant ! Je retourne vers la fenêtre du salon et saute dans le salon. Mes maîtres sont partis au marché, aussi j’en profite pour m’installer sur le canapé et m’allonger de tout mon long.

Volga, qui sait comment pousser les portes avec ses pattes, a réussi à ouvrir la porte d’entrée puis est venue se coucher au milieu du salon sur le tapis, près de la cheminée. Uranie, elle, s’est mise à côté de moi sur le canapé. Tout le monde s’endort d’un sommeil juste et mérité.

J’entends la voiture de mon maître arriver. Je descends vite du canapé, car je sais que je ne n’ai pas le droit d’y monter, et je vais sur mon tabouret favori. Uranie fait de même et se couche dans son panier. Seule Volga va au devant des maîtres pour les accueillir.

Mon maître est devant le tas de terre, l’air dubitatif, se demandant comment tout un pan de terre s’est retrouvé au milieu du parking. Il hoche la tête d’un manière entendue et dit à Volga :

- C’est toi qui a fait ça Volga, mais …

Il n’a pas le temps de terminer sa phrase, car il entend ma maîtresse hurler :

- Yves, viens voir, ce n’est pas possible ! Mais viens voir !

Le maître arrive en courant et découvre notre travail : le sol du salon est couvert des traces de pattes d’Uranie, de Volga et de moi-même, ainsi que le tapis chinois qui est devenu couleur de suie….quant au canapé, il est passé du jaune au gris sombre, constellé de marbrures marron. Le couloir n’est guère plus reluisant. Le pire, c’est Uranie qui ressemble à un caniche noir ! Elle se secoue, se frotte le long du canapé lequel, sous son passage, devient de plus en plus sombre….

Ma maîtresse ne sait plus par quel bout commencer. Uranie et moi-même sommes douchés avec, en plus, une bonne fessée. Volga s’est retrouvée dehors pour la journée. Ma maîtresse a passé l’aspirateur et la serpillière durant une bonne partie de l’après-midi. Quant à mon maître, il a repris sa pelle et sa brouette pour réparer nos dégâts.

Il paraît que, si nous continuons à faire des bêtises, nos maîtres vont construire une cabane et nous enfermer dedans…




- Ben mon Petrus, qu’est- ce- que tu fais là ? On te chercher partout depuis deux jours !

Ce matin, j’ai décidé d’aller faire un grand tour. Le ciel est bleu, les oiseaux chantent, je suis d’humeur champêtre. Comme à l’accoutumé, je prends la poudre d’escampette lors de la sortie matinale de Volga. Le maître a beau crier:

- Petrus, reviens ici !

Peine perdue, je suis déjà loin…..

Dans la maison située en contre-bas, j’ai repéré une superbe chatte noire et blanche. Nouvellement arrivée dans le quartier, une visite de politesse s’impose.

La chatte en question se repose sur un banc de pierre du jardin, se lèchant méthodiquement.

Je me gratte le fond de la gorge et hasarde un :

- Bonjour !

La chatte relève la tête, me regarde de la tête à la queue, puis me salue.

- Bonjour ! Je m’appelle Minette, et toi ?

- Petrus, je m’appelle Petrus. J'habite la maison qui surplombe la tienne.

Minette se lève et m’invite à venir me reposer dans la cave où on accède par la porte du garage. Je la suis. Dans la cave, il y a des bouteilles de vin, des pommes de terre, des vieilles valises et tout un bric-à-brac.

Une partie du mur du fond s’est écroulée, des pierres y sont amoncelées. La maison a été construite sur des rochers.

Minette me dit qu’elle vient de la région parisienne où elle n’avait ni jardin ni copain, et qu’elle est heureuse d’être venue dans la région. Après avoir échangé nos impressions, elle sort, me disant « je reviens ». A ce moment la porte du garage se ferme violemment et je me retrouve tout seul dans le noir, sans pouvoir sortir.

Je me dis que ce n’est pas grave, que Minette va revenir. Je n’ai qu’à m’installer sur une valise et attendre. Les heures passent et pas de Minette, pas de bruit. Je commence à en avoir assez. J’ai faim, j’ai soif. Je miaule, mais aucun écho à mes miaulements qui deviennent désespérés.

Je vais vers les pierres éboulées, mais l’une d’elle tombe et je reste coincé.

Cette fois-ci, c’est la panique ! Je me mets à hurler des miaulements à fendre l’âme. Rien, je n’entends rien, pas un bruit, même pas une souris pour me distraire.

J’ai très peur tout à coup. Je ne vais tout de même pas finir ma vie dans ce trou, coincé entre deux pierres, sous un éboulis de sable et de rochers !

J’ai passé toute la nuit ainsi. Brusquement, je vois arriver une femme qui rampe et qui m’appelle « Petrus, Petrus, tu es ici ? » Je miaule, mais je suis terrorisé et mon premier réflexe est d’essayer de fuir, ce qui fait s'écrouler encore un peu plus le sable.

Mon sauveteur arrive à ma portée,. Je la reconnais, c’est Chantal, la nounou de la maison, échevelée, couverte de poussières et toute rouge.

- Ben mon Petrus, qu’est- ce- que tu fais là ? On te chercher partout depuis deux jours !

Deux jours ! Je suis resté deux jours ! Cela ne m’étonne pas que mon estomac crie famine !

Elle arrive à me dégager et me prend dans ses bras.

La sortie est folklorique parce que ma maîtresse est furieuse après la voisine.

- Comment ! Vous avez entendu mon chat miauler toute la nuit, puisque vous dites que vous n’avez pas pu dormir, j’ai mis des affiches dans tout le quartier pour le retrouver et il a fallu que je me fâche pour que Chantal puisse aller dans votre cave dont vous interdisiez l'entrée sous le prétexte que votre mari n’était pas là ! Et en plus, vous n’êtes pas contente !!

- Ah, mais je n’ai pas que cela à faire ! répond la voisine excédée.

- Eh bien, s'il était arrivé quelque chose à Petrus, j’aurais porté plainte, rétorque ma maîtresse.

C’est quand même agréable de se sentir aimé....

Chantal n’a pas attendu la fin de l’altercation. Elle est rentrée avec moi dans la maison, en me disant plein de mots d’amour.

J’avais, dans les poils, du sable qui me démangeait. Elle m’a brossé, lavé (hélas, quoi que je fasse, c’est une fatalité, il faut que l’humain me lave !).

J’ai eu très, très peur. Je n’irai plus voir Minette car je crains que sa maîtresse ne me reçoive à coups de balai.

Dommage, elle avait l’air sympathique, Minette !




PETRUS A LA RECHERCHE DE SON LIT

Horreur ! Je vois ma maîtresse prendre mon « couche-couche » et aller le mettre dans la machine à laver. Elle nomme ainsi un truc qui se remplit d’eau, soi-disant pour enlever les puces... mais je n’ai pas de puces moi !

En attendant, je n’ai plus de « couche-couche ». J’ai bien réussi à somnoler toute la journée sur mon tabouret favori, mais ce n'est tout de même pas très confortable ! La nuit venue, toujours pas de « couche-couche ». Je monte à l’étage, et la porte de leur chambre étant légèrement entrebâillée, je me faufile et essaie de me mettre sous l’édredon tout neuf et moelleux. Mon maître, dans son sommeil, a dû sentir qu’il avait un poids sur les jambes et, dans une grande envolée, je me suis retrouvé par terre, un peu étourdi.

Bon, ce n’est pas le bon endroit pour passer la nuit. Je redescends.

Volga est confortablement installée, elle, sur sa couverture. Je tente de me glisser à côté d’elle. Un grognement me répond et elle me montre les dents. Je bats en retraite, je n’ai pas envie de servir de croquettes.

Je vais voir si les portes des placards sont bien fermées. Déception, elles sont bien fermées à double tour...je ne pourrais pas me vautrer dans le linge qui sent la lavande.

Regard d’espoir vers le panier d’Uranie, mais celui-ci est trop petit pour deux.

Il commence à se faire tard et j’ai vraiment sommeil. Je ne vais tout de même pas finir ma nuit sur mon tabouret, surtout que la cheminée est éteinte. Je suis furieux.

J’essaie de m’allonger sur le rebord de la fenêtre, mais il y a un léger courant d’air et j’ai froid. Je suis de plus en plus furieux. Je devrais dormir depuis longtemps d’un sommeil lourd et profond en rêvant de croquettes.

Retournant vers la cuisine, je m’aperçois que la porte de l'armoire où mon maître range ses vêtements n’est pas tout à fait fermée. Je décide d’aller terminer ma nuit dans les vêtements de mon maître. En voulant sauter sur une étagère, une pile instable de vêtements s'écroule sous mon poids et tous les pulls se répandent au sol. Ce n’est pas grave ! Je choisis l’autre étagère où il y a une pile de linge blanc bien rangée. Je saute et me roule avec délice dans les vêtements, de façon à créer un petit creux pour me lover dedans. J’ai bien dormi et ne regrette pas mon « couche couche ».

Le lendemain matin, je suis réveillé par un rugissement du maître, pas content du tout, de voir ses pulls en vrac sur le sol. Il ouvre la porte, et bien sûr, me trouve sur ses maillots de corps qui ne sont plus tout à fait blancs. Je les ai constellé de poils et de traces de pattes. Je file sans demander mon reste, mais il est plus agile que moi et m’attrape par la queue (chez lui c’est une manie), me secoue très fort en me traitant de « sale chat » bon pour faire de la nourriture pour les Chinois ! Enfin plein de choses gentilles dont il a le secret....

Ma maîtresse, alertée par tout ce bruit, arrive les yeux encore bouffis de sommeil.

Elle constate le désastre dit à mon maître «que si il fermait les portes de son placard, Petrus n’aurait pas l’idée de s’y mettre » - (ah mais !). Maintenant il faut qu’elle fasse de la lessive et du repassage…

En tout cas, j’ai récupéré mon «couche-couche » tout propre avec délectation.




PETRUS ET LA NEIGE

 12/05/2008
Certes ce n'est pas un temps de neige, mais je n'ai pas résisté à vous conter mon aventure de cet hiver.
Je préfère actuellement me dorer au soleil c'est nettement mieux

Ce matin, lorsque je me suis réveillé, le paysage était tout blanc. Je me demande par quel enchantement cela s’est produit.

Normalement, je n’ai pas le droit de sortir à l’extérieur parce qu’aux dires de ma maîtresse, elle a trop de problèmes pour démêler mes poils ensuite.

Pourtant, j’aime bien aller à l’extérieur. Il y a des oiseaux, des lézards, des mulots, des arbres, plein de choses intéressantes pour un chat, mais ma maîtresse n’est absolument pas d’accord avec moi. Aussi, je profite du momen où mon maître ouvre la porte à Volga pour me faufiler derrière elle.

Arrh ! je suis stoppé net dans mon élan. Sous mes pattes, je sens quelque chose de très, très froid et mouillé. Je secoue mes pattes l’une après l’autre, mais rien n’y fait, c’est toujours là.

Je comprends que le paysage blanc, c’est cette chose qui est sur le sol : de l’eau.

A ce moment Volga, toute contente de me voir dehors, veut jouer à son jeu favori, me courir après. Je déteste cela car, si elle m'attrape, elle me roule par terre avec ses grosses pattes.

J’essaie de détaler mais je suis pris de vitesse. Elle fait un crochet et me coince entre le tas de bois et un monticule de ce truc blanc. Elle me roule par terre, dans le grand monticule. C’est vraiment très, très froid.

Je ne suis pas content du tout et essaie de la mordre et de la griffer, mais elle est déjà loin.

Je suis trempé et cette espèce de poudre blanche se met à durcir sur mon dos, formant des petites boules. C’est collant,très dur, j’ai l’impression d’être un sapin de Noël, il ne me manque que les guirlandes !

La rentrée vers la maison a été très difficile. Tout s’était durci autour de mes pattes, ma queue et mon ventre en formant des glaçons. Je n’e suis pas fier du tout. J’ai du mal à mettre une patte devant l’autre.

De plus, j’ai beau miauler derrière la porte, ma maîtresse n’entend rien, elle passe l’aspirateur. Au bout d’un moment, la porte s’ouvre et ma maîtresse me regarde d’un air consterné :

- Petrus comment as-tu fait pour sortir ? Regarde un peu l’état dans lequel tu es, tu es tout givré, on dirait une momie et tu vas attraper froid ! .

Je ne demande pas mon reste, je rentre en trombe dans le salon, au désespoir de ma maîtresse qui crie :

- Petrus arrête, tu mets de la neige partout !

Ah! ce truc cela s’appelle de la neige. Elle me prend dans ses bras, me sèche avec une grande serviette éponge, mais j’ai droit à ce truc qui crie comme un chat et crache du feu comme un dragon....

C’est joli la neige, derrière les carreaux. Mais je ne mettrai plus une patte dehors


magret de canard

 11/05/2008
une recette toute simple et hyper rapide
J'adore regarder ma maîtresse faire la cuisine et elle m'a autorisé à vous donner un plat très facile à faire :

Ingrédients

un magret de canard
du saté ou du cinq parfums
soja
eau

--------
Le saté est un mélange d'épices on le trouve ainsi que le cinq parfums dans les boutiques exotiques.
---------

Entaillé la peau du canard coté gras
Disposer dessus une couche épaisse de saté ou cinq parfus (voire les deux si voulez)
Arroser avec du soja et un peu d'eau (car sinon c'est trop salé)
Cuire au four à feu moyen thermostat 7 pendant un quart d'heures suivant l'épaisseur de votre magret.

Servir avec du riz.



e vous parle souvent d’Uranie et de Volga mais je ne vous ai pas encore présenté Tzarine.

Je vous parle souvent d’Uranie et de Volga mais je ne vous ai pas encore présenté Tzarine.

Tzarine est une chatte persane chinchilla (blanche avec l'extrémité des poils noire). Elle est absolument adorable, fait plein de câlins, de ronrons, est très propre et ne commet jamais de bêtises.

Ma maîtresse la laisse sortir car, dit-elle, ses poils ne sont pas aussi longs que les miens et sont moins difficiles à entretenir. D’ailleurs, je n’ai jamais vu doucher Tzarine (elle a de la chance, elle !).

Ce matin, Tzarine n’est pas très en forme, elle boude ses croquettes, éternue sans arrêt, et le bout de son nez coule. Elle est allée se coucher dans mon « couche-couche » et me regarde avec ses yeux d’amour. Je viens lui faire une léchouille qu’elle accepte en ronronnant.

Ma maîtresse dit à mon maître que le vétérinaire est de passage dans le coin et va venir l’examiner. Je ne veux pas le voir celui-là, il va encore me raser ou bien me couper les griffes.

La cloche de la maison retentit et le vétérinaire est dans l’encadrement de la porte avec une grande malette. Je m’avance prudemment. C’est bizarre les humains, on ne sait jamais....

Il me fait une caresse, je suis toujours réticent, mais me laisse faire volontiers, une caresse c’est toujours bon à prendre.

Il s’approche de Tzarine et sort de sa malette, les grandes oreilles (ça ne fait pas mal) mais je l’observe attentivement, je ne veux pas qu’il fasse mal à mon amie.

Tzarine ne dit rien et se laisse faire.

Il dit à ma maîtresse que ce n’est pas très grave, qu’il va lui faire une piqûre et que dans deux ou trois jours tout sera terminé, à condition qu’elle ne sorte pas. C’est quoi, une piqûre ?

Puis il sort de sa boite une petite trousse, - mais je reconnais cet engin barbare – je ne veux pas qu’il pique mon amie, non, non, cela fait trop mal.

Je ne sais que faire pour l’empêcher de lui administrer ce remède. La seule idée qui me vienne, c’est en voyant apparaître un morceau de peau nue de la jambe du vétérinaire lorqu'il se se baisse pour lui faire la piqûre : je fonce et mords la cheville, le plus fort possible.

Un hurlement de douleur jaillit, mais je suis déjà loin sous mon meuble favori.

Le vétérinaire n’en revient pas, il se frotte vigoureusement la cheville.

Ma maîtresse va chercher son balai favori pour me faire sortir de dessous le meuble, mais j’avais prévu la contre-attaque, je suis déjà loin sous le meuble de la cuisine, là où l’on ne peut pas m’attraper (je crois que je vais l’adopter celui-là).

Ma maîtresse dit : « Petrus, tu ne perds rien pour attendre, attends un peu lorsque tu vas sortir ». Cela m’est complètement égal, le vétérinaire aussi aura eu sa pîqûre !

En tout cas, cela a été inutile., Tzarine a tout de même eu droit à sa piqûre. !

Allez Tzarine, ce n’est qu’un mauvais moment à passer....




PETRUS TRICOTE

 10/05/2008
Ma maîtresse est arrivée ce matin avec un grand paquet dans lequel se trouvaient plein de pelotes de laine.

Ma maîtresse est arrivée ce matin avec un grand paquet dans lequel se trouvaient plein de pelotes de laine. Elle a sorti de grandes aiguilles et, près du feu, elle tricote un pull pour son petit filleul.

Je regarde, fasciné, les mailles qui avancent sur ses aiguilles. Mais ce qui retient le plus mon attention, c’est la pelote de laine qui se dévide. Elle tire sur le fil, et la pelote parfois le lève, tourne et virevolte.

Je suis un peu agacé, car elle ne veut pas que je vienne voir la pelote de plus près. Je ne vais rien lui faire à cette pelote, je veux juste regarder à l’intérieur. Ce fil qui se déroule et la pelote qui maigrit m’intriguent.

Ma maîtresse a posé son ouvrage dans un panier d’osier et va à la cuisine.

Le champ est libre, je vais pouvoir examiner cette pelote. Je saute sur la table et veut regarder à l’intérieur du panier, mais le tricot commencé est posé sur la pelote et je ne peux, de ce fait, la voir. Ce n’est pas grave. Avec mon poids j’arrive à faire basculer le panier, le tricot tombe à terre ainsi que diverses pelotes. Oh ! il y en a une qui ressemble à une balle, elle roule, roule, roule. Je cours après et la balle-pelote se dévide autour des pieds de la chaise et de ceux de la table du salon. J’essaie de la dégager, mais elle continue sa course autour des pieds du fauteuil puis elle se dirige sous le meuble du salon. Je vais la déloger et repars en courant comme un fou dans l’autre sens. Cette fois-ci, elle va dans le couloir où il y a une petite console et se niche dessous, impossible de l’attraper. Je suis un peu dépité.

Je me souviens qu’il en reste beaucoup dans le sac de ma maîtresse. J’y retourne et attrape la première pelote qui me tombe sous la patte. Tiens, j’entends un bruit métallique ! Un regard derrière moi et je vois que je traîne le tricot de ma maîtresse monté sur les aiguilles, mais dans la chute, une aiguille s’est dégagée du tricot.

Le fil s’est accroché dans l’une de mes griffes et je n’arrive pas à me dégager, je le secoue et le tricot fond comme neige au soleil, bientôt il n’y a plus qu’un fil en tas, sur le sol.

Je trouve cela vraiment très amusant et je continue mon travail artistique avec les autres pelotes restées au fond du panier. Bientôt, tout le salon est jonché de pelotes et de fils multicolores qui s’entrelacent entre les pieds des chaises, fauteuils, canapé et meubles du salon. Moi, je trouve que c’est vraiment très joli et je suis content de mon œuvre !

Je suis un peu fatigué et je vais m’allonger près de la fenêtre, mon endroit favori d'où je peux observer les oiseaux.

J’entends le bruit mat d’une chute à terre et ma maîtresse qui crie, mais alors qui crie comme je ne l’avais jamais entendu auparavant.

- PETRUSSSSSS où te caches-tu ?

Je ne peux même pas filer sous le meuble de la cuisine, ma maîtresse est dans le couloir, à quatre pattes, essayant de démêler les écheveaux de laine entourant les pieds des meubles. Elle est toute rouge et, apparemment, très, très en colère.

Lorsqu’elle est arrivée dans le salon, sa colère a triplée et je n’ose pas vous répéter les noms d’oiseaux dont j’ai été gratifié.

Mon maître est arrivé à la rescousse, il avait l’air hébété et un peu idiot au milieu du salon, répétant lui aussi « ce n’est pas possible, ce n’est pas possible, il est enragé ce chat ! »

J’ai bien senti qu’il fallait que je me fasse tout petit, ils étaient tous les deux très, très fâchés....

J’ai eu peur quand j’ai vu arriver le maître avec une paire de ciseaux. J’ai cru qu’il allait me couper la queue…. Non, ouf ! c’était juste pour couper tous les fils du salon. Ils ont mis deux heures pour remettre tout en ordre.

Mon maître a fini par me prendre par la peau du cou en me disant

- Tu as vu Petrus ce que tu as fait ? Tu es un impossible sale chat ! Je ne sais pas si je vais te garder, j’en ai vraiment assez de toutes tes bêtises !

Oh là là, je n’ai même plus le droit de jouer à la balle, dans cette maison !




<< 1 2 3 4 5 6 7 >>

 

J'invite un ami à créer son blog
 
Votre prénom :
Prénom de votre ami :
E-mail de votre ami :
 
Message :