Les blogs
du village
malika2004

malika2004

L'histoire du manuscrit volé par Vanessa Bondjemah

S'inscrire à la newsletter du village
Bienvenue sur mon blog !
"Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée." René Descartes
<< 1 2 >>
En décrétant l'armistice, j'avais supprimé les articles précédemment publiés. Je voulais montrer à Vanessa que je n'avais point l'intention de nuire à sa personne.
   Quelques jours plus tard, voyant qu'elle ne réagissait pas, j'envoyais un message via facebook à sa mère et à une de ses collègues de l'hôpital  Beaujon dont j'avais trouvé les coordonnées en faisant les recherches pour retrouver celle qui avait disparu avec mon manuscrit. Le message disait; "Dites à Vanessa que Ousmane Sané, son ami du Sénégal attend de ses nouvelles."
   En procédant ainsi, je voulais montrer à Vanessa que maintenant, elle ne pourrait pas m'échapper.
   Elle n'avait pas dû comprendre cela ainsi parce que quelques jours plus tard, elle m'envoya un message électronique qu'elle commençait ainsi;"merci de cesser immédiatement votre harcélement". Plus loin, elle poursuivait;" Je compte des démarches auprès des autorités judiciaires françaises et vais dès à présent porter plainte".sic Elle terminait ainsi;" Je me réserve le droit d'avoir recours à tous les moyens légaux à ma disposition dans le cas de toute intrusion dans ma vie ou auprès de mon entourage ainsi qu'à la suite de tous propos publiques que vous tiendriez à mon sujet"


"L'honneur appartient à ceux qui jamais ne s'éloignent de la vérité, même dans l'obscurité et la difficulté, ceux qui essayent toujours et qui ne se laissent pas décourager par les insultes, l'humiliation ou même la défaite."
                                                                    Nelson Mandéla

   Vanessa venait de lâcher la mauvaise nouvelle à laquelle elle me préparait dans ses "mille excuses". Toutefois, je ne me laissai pas aussitôt aller. Le 14 juillet arrivait. La fête nationale de la France. Occasion ne pouvait être meilleure pour décréter l'armistice. Comme elle était, disait-elle en vacances, elle avait le temps de fouiller et de farfouiller, de cogiter pour voir s'il faut réellement aller au clash ou pas. Tout ce qui s'est passé depuis que je lui ai remis mon manuscrit m'empêchait d'avoir foi en ses allégations. Je voulais encore lui laisser le temps de se dire:"A quoi bon continuer à garder ce manuscrit ?...Je ferai mieux de le remettre à son auteur..."
    C'est pas parce qu'à ma connaissance elle n'avait pas publié mon roman qu'elle n'avait pas l'intention de le faire ultérieurement. Publier une telle oeuvre suppose avoir vécu un tant soit peu en Afrique et au Sénégal en particulier. N'attendait-elle pas d'avoir assez d'informations sur les us et coutumes de mon pays pour enfin publier le livre et pouvoir se prévaloir de l'avoir écrit?
   


Le premier article publié sur mon blog le 7 juillet 2013 avait pour titre "Vacances au Sénégal". Il commençait comme débute l'article du même nom publié le 27 juillet: "Ces deux étudiantes..." mais s'arrêtait à "Nous étions cinq:Barry; le gardien de nuit, Omar Sarr, les deux étrangères et moi."
  Je ne voulais pas citer nommément Vanessa et Aurélia. Ayant visité beaucoup de blogs sur certiferme, je me suis aperçu que même lorsqu'un blog n'est plus alimenté, les écrits peuvent demeurer longtemps en ligne. Ne voulant que récupérer mon manuscrit et non nuire à de jeunes personnes qui ont toute la vie devant elles, je voulais prendre tout mon temps en attendant que Vanessa se manifeste.
    C'est ainsi que je lui ai donc transmis  l'e mail de Katia pour qu'elle prenne contact avec elle et voit comment lui faire parvenir "Illusions perdues en Eldorado".A charge pour cette dernière de me ramener le manuscrit.
   Craignant sans doute de voir cette dernière débarquer à l'hôpital Beaujon pour la voir, si elle ne se manifestait pas, elle m'envoya un message électronique le 12 juillet. Elle commence le mail par cette phrase:" Je n'ai malheureusement pas de bonnes nouvelles." Elle poursuivait en disant qu'elle  était en vacances depuis trois jours et qu'elle avait fouillé toutes les affaires de ses parents de fond en comble et n'avait malheureusement pas retrouvé mon manuscrit. Elle disait croire qu'elle ne pourrait pas faire plus pour le retrouver et se disait navrée.
   Rien de tout cela ne m'a offusqué. Ce qui m'a mis hors de moi, c'est qu'elle affirme avoir toujours été de bonne foi. Elle en voulait pour preuve l'authenticité des coordonnées qu'elle m'avait données. Elle se demandait pourquoi je n'avais jamais pu la joindre auparavant. En totale contradiction avec ses "mille excuses"! De qui se moque-t-elle?


Dans l'un des messages précédant l'ouverture de mon blog, j'avais transmis à Vanessa la proposition qu'une amie en partance pour l'hexagone avait faite: jouer les intermédiaires entre nous.
Je devais la mettre en rapport avec la gastroentérologue.Si celle-ci la contacte, elle lui donnerait l'adresse postale de sa mère.Elle pourrait ainsi lui faire parvenir mon manuscrit. A son retour au Sénégal, Katia du blog mon Sénégal (puisque c'est d'elle qu'il s'agit),m'amènerait le document. Et tout rentrerait dans l'ordre.
   Quand je lui ai parlé de cette affaire pour la première fois, j'avais senti cette Française qui a choisi de vivre au Sénégal gênée. Quelques jours après avoir reçu les "mille excuses", je lui ai dit tout de go, quand on s'est revus:
"- Je l'ai retrouvée."
Elle n'avait pas compris.Elle me regarda, l'air pantois:
"-Qu'est-ce que vous avez retrouvé?
-J'ai retrouvé Vanessa Bondjemah.
-Ah! Comment l'avez-vous retrouvée?"
Je lui expliquai tout et lui montrai le message électronique de sa compatriote. Lorsqu'elle a fini de le lire, elle lâcha:
"-En plus, tu n'es pas sûr de retrouver ton manuscrit... Ce serait dommage que tu la retrouves mais que tu ne puisses pas récupérer ton oeuvre.
  -Je pense qu'elle va le retrouver et me le rendre, lui ai-je répondu."
  Elle a donc proposé son aide pour faciliter la "transaction". En me remettant  son e mail quelques jours avant de s'envoler pour la France,elle me dit avec le sourire:
"-C'est un bon e mail,...Tu peux être rassuré."
 A l'époque, je ne savais pas qu'elle a un blog sur certiferme.
La balle était dans le camp de Vanessa.


En publiant mon premier article sur le blog, le 7 juillet, j'ai pris soin de ne pas citer nommément Vanessa et  Aurélia. J'ai seulement dit que je raconterais l'histoire de ces deux étudiantes françaises qui ont abusé de ma confiance pour s'emparer de mon bien.
   J'informai Vanessa, par mail de la création du blog et lui fit savoir le pourquoi de cet acte. Je l'invitai à y faire un tour, histoire de s'assurer que je ne badine pas.
   Je voulais savoir ce qu'est devenue ma création. Y a-t-il possibilité de la récupérer? L'a-t-elle utilisée à d'autres fins? Je voulais régler cette affaire à l'amiable parce que je ne suis pas quelqu'un qui cherche à faire le buzz.
   Mais, pour communiquer, il faut être deux. Si elle ne se manifestait pas, je lui promis de ne plus communiquer avec elle qu'à travers mon blog. 


Fuite en avant

 18/05/2014
Lorsqu'elle a reçu ma réponse à ses "mille excuses", Vanessa a opté pour la fuite en avant. Elle a préféré ne pas réagir. Le message suivant ne changera rien.
   Se sachant démasquée, elle a certainement décidé de réadopter la posture de l'autruche. J'aurais pu laisser tomber comme neuf ans auparavant. Mais, interprétant son attitude comme un manque de respect à mon égard, je me suis dit qu'il fallait réagir.
   La première réaction a été la création de ce blog, le 7 juillet 2013. Il fallait partager mon expérience avec  le maximum de personnes pour aider à échapper à ce genre de personnes, même s'il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac.


Je ne peux continuer à parler du roman volé sans revenir sur certains événements dont j'aurais voulu parler à chaud, mais que je n'ai pas pu faire, faute de temps.
1- Le 14 octobre dernier disparaissait Bruno Metsu. Ce nom peut ne rien dire à certains Français.Mais, ici au Sénégal, c'était une personne jouissant d'une grande estime de la population. Il a en effet qualifié notre pays, en 2002 à sa première coupe du monde de football. Le 31 mai 2002,lors du match d'ouverture du mondial organisé en Corée du Sud et au Japon, cet entraineur français n'a ménagé aucun effort pour faire gagner le Sénégal face à son pays: la France. C'était sans doute pour honorer son contrat ou encore montrer à la face du monde que c'est un bon coach. Mais, cela témoignait aussi de son amour pour le Sénégal où il demandera à être enterré après sa mort. Ce qui fut fait. A cette occasion, la Nation sénégalaise lui a réservé des funérailles empreintes de reconnaissance.
2- Le 5 décembre 2013, Nelson Mandéla s'est éteint dans son pays, n'atteignant pas les 100 ans que je lui souhaitais de vivre sur ce même blog. Emporté par mon admiration pour ce personnage et craignant que le monde soit à jamais privé d'un homme d'une telle dimension, j'avais plus écouté mon coeur que la raison. Mais, dans le commentaire qu'elle avait fait à mon article, Grainedesucre m'avait de façon subtile rappelé que Madiba vivait ses derniers instants. Autrement dit, elle avait été plus lucide.


Coucou...

 26/04/2014
À bientôt pour la suite de l'histoire du roman volé par Vanessa Bondjemah...


Que Vanessa réponde à ma lettre ne m'a pas surpris( je l'avais prévenue que de son attitude dépend la suite que je réserverais à cette affaire). Ce qui m'a surpris, c'est qu'elle raconte une histoire à dormir debout pour justifier ce silence long de près de dix ans. Mais, à bien y penser, j'y suis pour quelque chose. Pour l'encourager à répondre au courrier, je lui avais affirmé que je continuais à croire en sa bonne foi malgré ce qui s'était passé.
    Se disant surement qu'elle a affaire à un demeuré, elle à imaginé ce conte des mille et une nuits dans lequel, tout le monde a été malade, exceptée elle, pour évacuer l'affaire et passer à autre chose.
  Non, ce serait trop facile."L'adresse que je vous avais donnée n'était pas la bonne" Elle dit se tromper en donnant cette adresse. C'est invraisemblable.Un numéro de téléphone, j'aurais peut être pu laisser passer, mais un e mail, non. On n'oublie pas ce genre de chose.L'adresse électronique et le mot de passe sont des choses qu'on utilise tout le temps et n'importe où si bien qu'on est obligé de les mémoriser. En plus, pour ce qui concerne cette prétendue erreur,elle aurait pu être évitée parce qu'elle a eu le temps d'écrire ses coordonnées sur une feuille dans leur chambre et aurait pu en cas de doute demander à Aurélia si l'adresse qu'elle avait inscrite est bien la bonne.
   Elle dit avoir eu des remords, je n'y crois pas. Elle n'aurait pas "fait l'autruche". C'était facile de me retrouver, même si tout ce qu'elle a dit était vrai.On s'est connus à l'auberge "Les dunes" de Malika,elle aurait pu me faire parvenir une lettre par la poste adressée à: Ousmane Sané, gérant de l'auberge "Les dunes" de Malika-sur-mer, Dakar Sénégal. J'aurais reçu la lettre. Elle aurait pu passer par d'autres canaux également, pour me contacter.
    En lisant le message de la gastroentérologue, j'ai eu l'impression qu'elle me préparait à recevoir une mauvaise nouvelle qu'elle n'osait toutefois pas me dire tout de suite.
   Le "N'hésitez pas à me recontacter", c'était justement pour avoir mon avis sur tout ça avant de le faire.
     Je l'ai donc recontactée. Je lui ai exprimé toute ma déception et lui ai réaffirmé ma ferme intention d’être rétabli dans mes droits. J'ai trimé pour créer cette œuvre, je ne lâcherai pas l'affaire aussi facilement.
    Le manuscrit peut bien être perdu, mais son intention n'a jamais été de le saisir et me l'envoyer. Son dessein ne se serait pas réalisé.Ce souhait c'était certainement d'apposer son nom ou son pseudonyme sur la couverture de cette création qu'elle avait trouvée "super".
 



mille excuses

 25/08/2013

Je m'en vais  vous faire prendre connaissance du contenu du courriel que Vanessa m'a envoyé exactement le mardi 11 juin 2013 à 21h51mn, heure française(19h51mn TU) en réponse à ma lettre.L'objet est:mille excuses.


"Cher Ousmane Sané,

Je suis ravie et anxieuse d'avoir enfin de vos nouvelles.
En effet je les ai longtemps attendues mais je ne pouvais pas les recevoir puisque l'adresse que je vous avais donnée n'était pas la bonne.
Depuis des années je me trompe en donnant cette adresse mail si bien que maintenant j'en donne une autre pour être sure de ne pas me tromper.
Je pense que toute cette histoire n'est qu'une suite d'évenements non controlés et je vis depuis avec le remord d'avoir pris votre manuscrit ce jour là à Malika.

Tout d'abord il y a l'erreur dans mon adresse mail.
Puis je ne me souviens pas qu'Aurélia m'ait transmis votre mail mais elle a traversé de grandes épreuves et a été très malade. Ca fait maintenant des années que je ne l'ai pas vu...

Pour ce qui est de votre manuscrit, je l'avais transmis à ma mère pour qu'elle le saisisse. Elle avait commencé mais a du s'arrêter en cours de route puisqu'elle aussi a eu de graves problèmes de santé en effet elle a été traité pour un cancer du sein.Quand elle s'en ai remise après plusieurs mois de traitement je lui ai redemandé votre manuscrit mais elle ne le retrouvait plus. J'étais déséspérée mais ne pouvait malheureusement vous contacter puisque j'avais perdu vos coordonnées et que je n'avais pas d'adresse mail.
J'ai ensuite été prise par mes études de médecine et j'avoue avoir oublié ce probleme que j'ai enfoui dans le sable. J'ai fait l'autruche et je n'en suis pas fière.

Dès la réception de votre courrier une énorme culpabilité m'a envahi. J'imagine à quel point vous devez vous sentir dépossédé, spolié,trahi...

J'ai cependant immédiatement rappelé mes parents qui ont récémment du déménager puisqu'ils ont divorcé.
Il semblerait qu'en faisant les cartons ma mère ait retrouvé le manuscrit. Elle l'aurait rangé dans un de leur cartons sans m'en tenir informé et il faut maintenant que je le retrouve. ça ne va pas etre très simple mais mon père est sur le coup.
Je n'ai évidemment pas publié votre roman sous un autre nom. Jamais je n'aurais fait une chose pareille.Toute ma démarche était sincère mais malheureusement une suite d'évenéments m'a empéché d'aller jusqu'au bout.
Je regrette encore tous les jours d'avoir pris ce manuscrit sasn honorer la promesse queje vous avais fait.
J'éspère pouvoir le retrouver.

Je vous done des nouvelles très rapidement.
N'hésitez pas à me recontacter.
A très bientôt.
Vanessa"

NB:Je n'ai rien modifié, corrigé,...de son message électronique.C'est ainsi qu'il m'est parvenu.Si elle a pu me répondre via internet, c'est parce que j'avais pris le soin de joindre à ma lettre mon e mail, mon numéro de téléphone et mon adresse postale.Comme dans le courrier je lui disais être sûr qu'il y a eu un malentendu...




Après l'acte commis (de connivence avec Aurélia?),Vanessa n'a plus donné signe de vie.Ne me décourageant pas,j'ai expédié une lettre à l'adresse postale qu'elle m'avait remise:111ou 118(je ne me rappelle plus bien) Porte de Clignancourt.Je n'ai pas reçu de réponse.Fausse adresse?Refus de répondre?
    De guerre lasse,je jetai l'éponge tout en me promettant de faire tout ce qui est dans mes possibilités pour mettre la main sur l'une ou l'autre de mes touristes des "Dunes"C'était comme chercher une aiguille dans une botte de foin car elles sont en France, moi au Sénégal..
   Je fondais mon optimisme sur le fait que j'avais passé d'innombrables heures à rédiger cette histoire.Or, l'adage dit:"La réussite est au bout de l'effort".Un autre dicton affirme:"Il faut semer pour moissonner".J'avais fourni un effort,j'avais semé,j'allais forcément moissonner,inéluctablement réussir.
   Toutefois,cette déception et d'autres raisons qui me sont propres m'ont fait quitter le travail de gérant à l'auberge"Les Dunes".C'est là que j'ai connu les "bonnes âmes",je voulais me tenir à l'écart de tout ce qui me rappellerait  cette déconvenue ou qui pourrait m'amener à rencontrer d'autres"Mère Térésa".
  Je fais l'économie de ce qui a pu se passer depuis lors.
   Un jour, je parlai de mon histoire avec Vanessa à Djibril Mbengue,ex collègue de travail.Il me conseilla de ne pas me décourager et de poursuivre les recherches, notamment sur internet.Nous étions au mois de mars...2013.Neuf ans presque que mes deux étudiantes en médecine ont disparu de la surface de la terre.
   Je lui promis de le faire sans trop y croire:les longues années avaient ébranlé mon moral "d'acier"Cependant,un jour où je surfais sur internet,j'écrivis dans le moteur de recherche google Vanessa Bondjemah.Si vous le faites maintenant, vous verrez ce qui s'est produit à cet instant là.L'étudiante en médecine était devenue chef de clinique à l'AP-HP Hôpital Beaujon de Clichy.Toutes ses coordonnées étaient là,devant moi.De vraies coordonnées,celles-là.J'avais l'embarras du choix sur la manière d'entrer en contact avec elle.
   J'optai pour le courrier postal.Je lui envoyai une lettre recommandée(pour être sûr qu'elle a reçu ou non la correspondance) dans laquelle je lui demandai de me restituer mon manuscrit, si toutefois,elle ne l'avait pas publié sous un pseudonyme et avec un titre différent.Tout en essayant de ne pas l'effaroucher,j'affichai toute ma détermination à récupérer mon bien.Je terminai en lui affirmant que je n'avais pas l'intention d’être le dindon de la farce dans cette histoire.

   
.


Ouf! Le message envoyé à Aurélia est passé.Fausse alerte!
Les jours passèrent.Je surveillais ma boite électronique comme du lait sur le feu.Aucune réaction de la part de l'une ou l'autre de "mes amies".
   Au bout d'une dizaine de jours, je réessayais de transmettre un message à Aurélia.Le message est bloqué et je reçois aussitôt un message de Mailer-Daemon:failure notice.
  Le sol sembla se dérober sous mes pieds.Cette adresse, elle, est bien existante.Il n'y a pas de faute de frappe ou quoi que ce soit. Mais comme dans ces situations, on aime s'accrocher à tout ce qui peut nous éviter d'admettre l'évidence,je vérifiai l'adresse saisie.C'était bien la bonne.
  La boite électronique d'Aurélia n'a pas pu être fermée, c'est impossible.La seule explication que j'ai trouvée à ce mail rejeté était que la destinataire l'avait provoqué.Comment? Je l'ignorais.Mais, il n'y avait pas de doute.
Soit, elle est de mèche avec Vanessa et ne veut plus recevoir mes mails, ou alors elle ne l'est pas, mais ne veut pas gêner son amie en communiquant avec moi alors que je lui avais appris dans le message que je lui avais écrit que celle-ci avait dû me filer une mauvaise adresse pour sans doute me rouler dans la farine.


Pas de panique...

 05/08/2013
Un mois s'écoula.Pas encore de nouvelles de Vanessa Bondjemah, ni celles d'Aurélia Crescenzi.Bah!C'est qu'avec la poste, le courrier peut trainer en route.J'aurais dû leur donner une adresse électronique aussi pour faciliter les contacts. La solution pour résoudre ce manquement est de les contacter via internet. Ainsi, elles pourraient disposer de mon e mail et pouvoir communiquer avec moi en temps réel.
   J'envoyai donc un courriel à Vanessa à l'adresse électronique qu'elle m'avait donnée.Ce mail ne passera pas.Je reçus aussitôt une "failure notice"de Mailer-Daemon.On me signifiait l'impossibilité de transmettre le message à la jeune française.
  Que se passe-t-il? Ai-je fait une erreur en écrivant son adresse? Il n'y avait qu'à rectifier . Vérification faite, il n'y avait aucune erreur. J'avais bien transcrit l'adresse que j'avais là sur une feuille, sous mes yeux.
    Pourquoi le message n'est-il pas passé?Non!Non!Non! Pas de panique!Vanessa n'est pas ce genre de personne. J'essayai de me convaincre qu'il y a bel et bien une erreur,non un acte délibéré.
   Toutefois, après avoir encore tenté en vain d'envoyer le message, je me suis finalement rabattu sur l'adresse électronique d'Aurélia.Après les salamalecs d'usage, je lui faisais savoir que j'ai essayé sans succès d'envoyer un courriel à son amie.Je la chargeai de lui transmettre mon adresse pour qu'elle puisse me contacter.


Publication en vue

 04/08/2013
Le soir, Omar Sarr et moi étions dans la cour de l'auberge, en train de palabrer. Nous fûmes rejoints par nos deux vacancières.
"- Voilà mon adresse et mon e mail,fit Vanessa en me tendant un papier."
Aurélia me remit aussi son e mail.
De mon coté, je leur remis mon adresse postale.Omar Sarr aussi reçut leurs coordonnées et leur donna les siennes.
   Vanessa réitéra sa promesse de saisir le roman et de me l'envoyer par la poste et/ou de me démarcher un éditeur dans l'Hexagone. Aurélia de signaler:
"-Il ne faut jamais remettre ses œuvres à n'importe qui".
Je venais de réaffirmer ma confiance en Vanessa.
    Le lendemain matin, elles quittèrent "Les Dunes" pour une autre destination avant de rallier quelques jours plus tard, la France. J'étais content que Vanessa m'ait soulagé en proposant de m'aider.Mon premier roman est en route...Je vais suivre les pas d'illustres écrivains Sénégalais: Ousmane Sembène, Ousmane Socé, Abdoulaye Sadji, mais aussi Africains: Amadou Hampaté Ba, Mongo Béti, Bernard Dadié,etc.


La bonne âme

 02/08/2013
"- Je pourrais peut-être vous aider", me lança-t-elle.
Je la fixai du regard.
"- En quoi faisant? demandai-je.
 - Je pourrais saisir le roman pour vous, si vous me le laissez. Ensuite, je le mettrais sur disquette que je vous enverrais."
 J'étais surpris par sa proposition. Qu'est-ce qui la motivait? Etait-elle sincère? Voulait-elle vraiment m'aider ou est-ce qu'elle avait des intentions cachées? Comme si elle avait lu dans mes pensées, elle s'empressa d'ajouter:
" -Vous devriez d'abord aller l’enregistrer au niveau de la structure en charge des droits d'auteur."
  La structure en question est le BSDA(Bureau Sénégalais du Droit d'Auteur).Elle se trouve au centre-ville, à environs 25kms.Vanessa Bondjemah et Aurélia Crescenzi étaient à la veille de leur départ pour Saint-Louis, si mes souvenirs sont bons. On était vendredi.Avec la grande prière musulmane  et la longue pause qu'elle entraine dans les lieux de travail, à partir de treize heures, il y avait de fortes chances que je fasse le déplacement pour rien. Certains travailleurs profitent en effet de l'occasion pour anticiper leur week-end.
   Je voulus me rassurer par le fait qu'elle a elle-même fait la proposition de sécuriser l’œuvre. Que craindre alors d'elle?
   "- C'est inutile ,lui répondis-je.Je vous fais confiance.
     - Si vous le dites...
     -Si ça ne vous dérange pas, poursuivais-je, vous pourriez ensuite me chercher un éditeur en France.Mon intention était d'ailleurs de me faire publier par les éditions "Gallimard", dans la collection"Continent noir".
    -Pas de soucis.me rassura-t-elle".


<< 1 2 >>

 

J'invite un ami à créer son blog
 
Votre prénom :
Prénom de votre ami :
E-mail de votre ami :
 
Message :